Trois traductions pour ne pas oublier





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TROIS  TRADUCTIONS POUR NE PAS OUBLIER

 

Elegia ai caduti

 

Che libertà salga dal fumo delle stoppie
e lascerà il suo respiro fra noi
e sul sorriso della sera
canteremo ogni vittoria.
Che libertà valga l'ingiuria dell'oltraggio
e porterà i suoi colori fra noi
e ci terrà strette le mani
fino a quando sarà buio.
Contro ogni potere
ogni tracotanza
in alto la speranza
libertà!
Contro ogni dolore
contro ogni vendetta
ogni connivenza
libertà!
Contro la violenza
dell'indifferenza
per non dimenticare20mai
libertà sara!
Libertà sara!

                ***

Élégies à ceux qui sont tombés [1]

 

Que la liberté s’élève de la fumée des bûchers 

et laisse sa forge entre nous,

et sur le sourire du soir

nous chanterons tous victoire.

nous chanterons tous : victoire.

Que la liberté l’emporte sur l’injure de l’outrage

et elle portera  ses couleurs parmi nous.

Et nous tiendrons  nos mains entrelacés

jusqu’à ce que tombe l’obscur.

contre tout pouvoir

toute arrogance

l’espérance brandie haut

Liberté ! 

contre toute douleur.

contre toute vengeance

toute connivence,

Liberté ! 

contre la violence

de l’indifférence

pour ne jamais oublier

La liberté sera !

La liberté vivra !




 [1] Poème écrit par le poète italien Italien né en Sicile,  Pippo Pollina : «Lettre à Adrienne», dans le recueil, «Les pierres de Montségur»

traduit par Paul d’Aubin.

 

El poeta frente al mar

d’Angel PARRA


(A Pablo Neruda)


Hay un poeta en mi tierra
que vivía frente al mar,
amaba las mariposas
las rocas, la soledad.

Con su pupila perfecta
él nos enseñó a mirar
la tela de las cebollas,
de Lautaro el galopar.

Tenía voz de profeta
y despacio el caminar,
gigantescos mascarones
vigilan su descansar.

De Temuco ferroviario,
estudiante por Chillán,
cóndor en la cordillera,
del Caribe, capitán.

Amaba desde los siglos
las manos de los obreros,
el vuelo de la gaviota,
el vino y el pan centeno.

Yo no diré que te has ido
sino que vas a volver.
El pueblo toma su tiempo,
toma su tiempo crecer.

 

Hay un poeta en mi tierra
que ya no descansará
hasta que su patria toda
recobre la libertad.

***

Le poète face à la  mer 

 

pour Pablo Neruda

 

C’était un poète de ma terre 

qui vivait face à ma mer
aimait les papillons
les rochers, la solitude


avec son regard attentif,
il nous apprenait  à regarder
et la pelure  de l’oignon,
et le grand galop de Lautaro.

 

Il avait la voix d’un prophéte
et allait son chemin tranquille 
parmi les  statues  de pierre géants

Qui veillaient  sur son repos .
des cheminots à  Temuco,
des étudiants à  Chillan,
le condor sur la Cordillère 
“capitan”  aux “Caraibes ".

depuis des siècles il aimait
les mains des ouvriers
le vol de la mouette 
le vin et le pain de seigle

 

Je ne le dirais pas que tu es parti

Sinon à celui  qui ne revIendra pas 

car le  peuple a besoin de ta mémoire 

et  gagner du temps pour se renforcer

 

C’était un poète de mon pays
qui désormais n’aura point  de  repos
jusqu’à la patrie toute   entière

ne recouvre  sa liberté

 

Traduction en français du texte d’’ Angel PARRA :

 El poeta frente al mar par - Paul d’Aubin -

 

***

Il  giorno del falco


De Pippo Pollina

Lingue: Italiano, 1998


Una delle più belle e celebrate canzoni di Pippo Pollina, dall'album omonimo.
Una canzone che racconta il giorno del golpe fascista cileno, l'11 settembre 1973, che il cantautore siciliano ha eseguito anche assieme agli Inti-Illimani.
Una canzone che parla di Victor Jara.
(Riccardo Venturi)

 

E venne il giorno del falco
Una mattina di settembre
Spalancarono il giorno
Ne squartarono il ventre
E venne scivolando a valle
Alle porte di Santiago
Con gli artigli del fuoco
E con gli occhi del drago
E tua moglie implorando
All`ambasciata in preda ai venti:
"Datemi un segno di speranza
In questo nido di serpenti"
E sul far della sera
Spensero i fuochi nello stadio
"Datemi un fiore per non morire"
E una bandiera per morire

E venne il giorno del falco
Sotto l`artiglieria dei traditori al soldo
Di un padrone di polizia
E venne scivolando a valle
Sulle piazze e sulla Moneda
Mentre Victor cantava
Vide il falco sulla preda
"Io non canto per cantar
Non per aver una bella voce"
Gridavi al popolo in catene
Per alleviarne le pene
"Canto per la chitarra che ha ragione e sentimento"
mentre le lame dei coltelli
sibilavano nel vento.
"Yo no canto por cantar
ni por tener buena voz
canto porque la guitarra
tiene sentido y razón."

(inviata da Riccardo Venturi)

 

***

Le jour du faucon

 

Et puis vint le jour du faucon

par un matin de septembre,

le jour éclatait de feu

à s’en éclater les yeux
Et vinrent, en fondant sur la vallée  
aux portes de Santiago,
avec les griffes de feu
et aussi les yeux du dragon

alors que ma femme en implorant
à l’ambassade en proie aux fugitifs

«Donnez-moi un signe d’espoir
dans cette nuit de serpents »

et à la tombée du soir

Ils firent feu dans le stade

«Donnez-moi une fleur pour survivre»

Et un drapeau pour mourir. 
Et puis vint le jour du faucon

Sous la mitraille, des traitres à leur solde
d’un chef de la police
par un matin de septembre
sur les places et sur la «Moneda»
pendant que Victor chantait

il vit fondre le faucon sur la proie
«Je ne chante pas pour chanter

ni pour  retentir ma voix »

vous criant le peuple dans ses chaînes

ni pour lui enlever ses plumes
«Je chante pour la guitare qui a raison et passion»
pendant que les lames des couteaux
s’aiguisent dans le vent

«Je ne chante pas pour chanter
ni pour déployer ma voix
je chante parce que la guitare


Souffle passion et  raison.»

 

Traduction  par Paul d’Aubin – Toulouse le avril 2010.

Une chanson qui raconte le jour du coup d’état fasciste au chili, le 11 septembre 1973, que le chanteur sicilien interprète avec le groupe musical, Inti-Illimani. Une chanson qui fait référence   au  chanteur Chilien assassiné, Victor Jara.

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