Cours Révolution & Empire





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Cours – Révolution & Empire

Séquence sur le Sacre de Napoléon par Jacques- Louis David


  • Répondre aux questions en fonction de la fiche-travail donnée aux élèves.




      1. Le sacre est une cérémonie religieuse conférant à un souverain un caractère sacré (parfois même divin), le distinguant ainsi des autres laïcs. C'est une cérémonie distincte du couronnement. Un couronnement est un terme pouvant désigner plusieurs choses : il s'agit notamment d'une cérémonie pendant laquelle on remet une couronne, en général à un roi, prince ou seigneur. C'est une cérémonie distincte du sacre. Les rois de France étaient sacrés à Reims.




      1. Les symboles de la royauté sont:




  • Le sceptre (Lebrun). Bâton de commandement, indique le chemin à suivre.

  • La main de justice (Cambacérès), bâton d'or surmonté d'ivoire, exprime la bénédiction du roi sur ses sujets.

  • Globe terrestre surmonté de la croix (Berthier). Rappel du règne de Charlemagne, empereur comme Napoléon. Symbole de l'Empire qui se veut universel.

  • Fleur de Lys. Symbole de la royauté


→ Le but de de Napoléon est de s'approprier les symboles de la monarchie, que l'on peut d'ailleurs voir sur le portrait officiel de L14 par Hyacinthe Rigaud. De ce fait, il se crée une légitimité.


      1. Cette exposition nous montre comment Napoléon Ier utilisa les arts décoratifs afin de consolider son pouvoir par la diffusion des symboles choisis par le régime impérial. En rappelant l'empire romain (l'aigle impérial) ou la dynastie mérovingienne (les abeilles) l'empereur marque ainsi une rupture avec les symboles révolutionnaires et la fleur de lys monarchique tout en se rattachant à la tradition antique et aux origines de la France.


Parmi les symboles:



  • Le pourpreRome, c'est le symbole du pouvoir : la largeur de la bande pourpre portée sur la toge (clavus), et la couleur plus ou moins vive des vêtements rouges indiquent le statut social du porteur du vêtement. Seuls les imperatores portaient des vêtements entièrement teints de pourpre. Vitruve évoque la fabrication de la pourpre à partir des 'limaçons'. À Constantinople, la chambre de l'empereur était pourpre (les murs étaient revêtus de porphyre, une pierre pourpre), et le fils d'un empereur né alors que son père régnait, c'est-à-dire dans cette chambre, bénéficiait du prestige de porter le surnom de Porphyrogénète)




  • La couronne de laurier (Rome reprend l’usage de couronner de lauriers les poètes vainqueurs des jeux. Mais les Latins en font aussi un usage militaire, lors du triomphe. Un général victorieux défilait traditionnellement sur le champ de Mars selon une cérémonie nommée triomphe. Le triomphe se faisait selon un ordre bien établi : butin, sénateurs, chefs vaincus et leurs familles, char triomphal, tiré par quatre chevaux blancs, où se tenait le général vainqueur (imperator), le visage peint, couronné de lauriers comme les légionnaires (sans armes) qui le suivent. D’une part, le général était comparé par sa mise à Jupiter, d’autre part, l’esclave tenant la couronne au-dessus de sa tête lui rappelait sa condition mortelle : Memento mori, « souviens-toi que tu vas mourir », devait-il lui répéter à l’oreille. Cela avait pour but de rabattre son orgueil qui aurait offensé les dieux). Attention à ne pas la confondre avec la couronne du sacre!



  • Jules César (100-44)


→ Réappropriation des symboles de la gloire romaine. Néanmoins, rappeler que Napoléon garantit, à l'issue de la cérémonie, les droits et les libertés acquis pendant la Révolution. Il veut donc réconcilier les Français en garantissant des acquis révolutionnaires.


      1. Napoléon est au centre du tableau. Le centre et les lignes directrices du tableau se trouvent juste au-dessus de sa tête. Selon Eginhard, le biographe de Charlemagne, l'empereur serait sorti furieux de la cérémonie : il aurait préféré que l'on suive le rituel byzantin, à savoir l'acclamation, le couronnement et enfin l'adoration – c'est-à-dire, selon les Annales Royales, le rituel de la proskynèse (prosternation), le pape s'agenouillant devant l'empereur. C'est en se souvenant de cet épisode que Napoléon prend soin, un millénaire plus tard, lors de son couronnement en présence du pape, de se poser la couronne lui-même sur la tête. Bonaparte était très pâle, ému, troublé selon les contemporains.




  • Joséphine de Beauharnais est représenté en impératrice. David a préféré représenter Napoléon couronnant Joséphine plutôt que Napoléon se couronnant, pour donner plus de générosité et de grandeur à l'empereur.




  • Napoléon veut créer une nouvelle dynastie. Présence de Letizia (en fait, elle est absente), des frères de l'empereur (à gauche du tableau), les dames d'honneurs sont les sœurs et les belle-sœurs de l'empereur, sans oublier le futur Napoléon III.




  • Le Pape a un rôle effacé. En acceptant de ratifier, le 15 août 1801, le Concordat conclu entre Rome et le gouvernement français, le pape Pie VII s’engage dans la voie d’une normalisation relative des relations entre le Saint-Siège et la République française. Néanmoins, la promulgation unilatérale des 77 Articles Organiques, le 18 avril 1802, tend à faire de l’Église de France une Église nationale, aussi peu dépendante de Rome que possible, et soumise au pouvoir civil. Ces articles stipulent notamment que « les papes ne peuvent déposer les souverains ni délier leurs sujets de leur obligation de fidélité, que les décisions des conciles œcuméniques priment sur les décisions pontificales, que le pape doit respecter les pratiques nationales, qu’il ne dispose enfin d’aucune infaillibilité. » Ainsi le gallicanisme est-il en partie restauré mais le Saint Père ne peut accepter la subordination de l’Église de France à l’État. Le ministre des Cultes doit donner son accord à la publication des bulles et des conciles. La réunion des synodes diocésains et la création de séminaires sont également soumises à son aval. Enfin le clergé devient un corps de fonctionnaires, les prêtres des desservants de leur paroisse salariés par l’État. C’est pour tenter d’obtenir l’abrogation des Articles Organiques qu’il accepte, contre l'avis de la Curie, de venir sacrer Napoléon Bonaparte empereur des Français à Notre-Dame de Paris le 2 décembre 1804, mais il rentre à Rome sans avoir obtenu gain de cause. Cf. texte de Mme de Rémusat, une amie intime de l'impératrice Joséphine.







      1. Voir question précédente sur le pape.




      1. Jacques-Louis David (1748-1825), devenu peintre officiel de l'empereur après avoir été celui de la Révolution, est chargé d'immortaliser l'évènement. Dans une toile de plus de 6 m sur 9, achevée en 1808, il glorifie l'empereur et résume le régime napoléonien: il montre le triomphe d'un pouvoir monarchique, une société stable fondée sur la famille et une Église de France soumise à l'empereur depuis le Concordat. En voyant ce tableau, Napoléon se serait exclamé: « que cela est grand! Quel relief! Quelle vérité! Ce n'est pas une peinture, on marche dans ce tableau! ». Il s'agit donc d'une œuvre de propagande qui glorifie l'empereur.




      1. En peignant le sacre de l'Empereur, Jacques-Louis David, peintre officiel du régime, cherche à glorifier Napoléon et à montrer qu'il est supérieur à tous ceux qui l'entourent, y compris le pape. Napoléon se veut le continuateur de l'Empire romain. Il rassemble à la fois des symboles de la monarchie mais aussi de la révolution puisqu'à l'issue de la cérémonie, l'empereur garantit par serment les droits et les libertés acquis depuis 1789. Enfin, ce tableau résume le pouvoir tels que le conçoit Napoléon, en mettant en exergue la famille, la religion et l'armée.



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