«Et n’enrobez pas de faux la vérité, ni ne cachez le droit, alors que vous savez.»





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Première Partie




LE CADRE GENERAL DES ECRITURES SAINTES




LA BIBLE ET LE SAINT CORAN



Parce que nous ne traiterons que du contenu de ces livres dans les pages qui vont suivre pour donner la preuve de ce que la Soumission (al islam) est la seule religion établie par Dieu pour les hommes, et aussi, parce que toute la « Doctrine » fondamentale de la religion en question doit être tirée de la parole authentique de Dieu, il nous faut donner une réponse claire à celle que l’on peut sans erreur considérer comme la question la plus déterminante du débat « utile » sur la religion de Dieu; une question dont les termes peuvent être simplifiés comme suit:
« la parole attribuée à Dieu dans la Bible et dans le Saint Coran est-elle réellement celle que Dieu a adressée aux hommes par l’intermédiaire de Ses messagers qui se sont succédés les uns après les autres, au fil des siècles ? »
Parce qu’il ne convient pas d’attribuer à Dieu ce qu’Il n’a pas dit et le prescrire ensuite aux gens, dans le Saint Coran, cet avertissement solennel est lancé:
<< Malheur, donc, à ceux qui, de leurs mains écrivent le Livre puis disent: « C’est de la part de Dieu », pour le vendre à vil prix !
Malheur à eux à cause de ce qu’ils s’acquièrent !
( Notes du traducteur: le Livre (Kîtab), ou plutôt une Loi, Une Prescription. ) >>
( Le Saint Coran, Sourate La Vache, verset 79 )

<< Oui, et il n’y en a parmi eux qui roulent leurs langues avec une Prescription pour vous faire croire qu’elle est du Livre, alors qu’elle n’est point du Livre; et ils disent: « Elle vient de Dieu » alors quelle ne vient point de Dieu. Et ils disent le mensonge contre Dieu. alors qu’ils savent ! >>
( Le Saint Coran, Sourate La Famille d’Amran, Verset 78 )

Qu'est ce que la Parole de Dieu ?
La Bible et le Saint Coran qui nous sont parvenus, nous mettent tous d’accord sur la meilleure définition que nous pouvons avoir de ce que nous entendons par « la parole de Dieu » : il ne s’agit pas de ce que disent des hommes qui auraient été inspirés par Dieu, mais bien de ce que Dieu Lui-même a transmis aux hommes par l’intermédiaire d’autres hommes qu’Il a choisis avant même que le monde fut.
En ce qui la concerne, la Bible qui nous est parvenue attribue à Jérémie les paroles suivantes :
« La parole de l’Eternel me fut adressée en ces mots:
Avant que je ne te forme dans le ventre de ta mère,

Je te connaissais,

Et avant que tu ne sortes de son sein,

Je t’avais consacré

Je t’avais établi prophète pour les nations.

Je répondis: Ah! Seigneur Eternel !

Je ne sais point parler, car je suis un jeune garçon.

Et l’Eternel me dit:

Ne dis pas: Je suis un jeune garçon.

Car tu iras vers tout ce que je t’ordonnerai.

Ne les crains pas;

Car je suis avec toi pour te délivrer,

- Oracle de l’Eternel.

Puis l’Eternel étendit la main et toucha ma bouche; et l’Eternel me dit: Voici que je mets mes paroles dans ta bouche.

Regarde, je t’établis aujourd’hui sur les nations et contre les royaumes, pour que tu arraches et que tu abattes, pour que tu fasses périr et que tu détruises, pour que tu bâtisses et que tu plantes. »
( Jérémie 1: 4-10)
Voir Exode 4:15; Esaïe 6:7.
A Muhammad (bénédictions et salutations de Dieu sur lui), l’illettré né, Dieu dit:
« Au Nom de Dieu le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé,
Qui a créé l’homme d’un embryon,
Lis, ton Seigneur est le Tout Généreux,
Qui a appris [à l’homme à écrire] par le calame.
Il a enseigné à l’homme ce que [l’homme] ne savait pas. »
( Le Saint Coran, Sourate l’Embryon (Al’ ALAQ), Versets 1 à 5 )
On sait que devant l’appel de l’Ange Gabriel (paix sur lui), Muhammad (bénédictions et salutations de Dieu sur lui), qui ne savait ni lire ni écrire dû plus d’une fois se plaindre « Je ne sais pas lire » ce à quoi Dieu répondit par un autre « Lis ! », voulant par là lui signifier que, bien qu’illettré né, il « lira » par Sa volonté: et Muhammad (bénédictions et salutations de Dieu sur lui ) a effectivement lu, il a transmis le message que Dieu avait destiné aux hommes. Il l’a fait par l’intermédiaire de l’ange Gabriel (paix sur lui):
« Par l’étoile quand elle s’abaisse [ou, se lève] !

Votre ami ne s’est pas égaré et n’est pas dans l’erreur,

il ne s’exprime pas la passion,

[ce qu’il dit] n’est qu’une Révélation [qui lui est] révélée,
[Gabriel la] lui a transmise, [l’ange Gabriel,] doté de force intense,

doué de vigueur, s’est tenu devant [lui pour lui transmettre la Révélation],

quand il était à l’horizon supérieur,

puis il s’est approché, et est descendu [avec la Révélation]
il était à deux portées d’arcs, ou moins.

[Dieu] a révélé à Son adorateur (Muhammad) ce qu’Il a révélé. »
( Le Saint Coran, Sourate l’Etoile, Versets 1à 10 )
Le mot « prophète », cet homme que Dieu a choisi et envoyé aux hommes, qui vient du grec prophêtês, de pro « à la place de » et de phênai « dire », peut donc être rendu comme suit: celui qui dit à la place de Dieu.
La légitimité qu’on peut tirer d’une telle définition se trouve dans la parole qu’on vient de lire dans le texte de la Bible ci-dessus:
« Voici que je mets mes paroles dans ta bouche »
Ainsi, le prophète devient la bouche avec laquelle Dieu parle.
Plus tôt, à Moïse (paix sur lui) Dieu dit:
«  Moïse dit à l’Eternel: Ah! Seigneur, moi je ne suis pas un homme qui ait la parole facile, et ce n’est ni d’hier, ni même d’avant-hier, ni même depuis que tu parles à ton serviteur; car moi j’ai la bouche et la langue pesantes.
L’Eternel lui dit: Qui a donné une bouche à l’être humain ? Et qui rend muet ou sourd, voyant ou aveugle ?

N’est-ce pas moi, l’Eternel ?
Va donc maintenant, c’est moi qui suis avec ta bouche, et je t’enseignerai ce que tu auras à dire.
Moïse dit: Ah! Seigneur, envoie qui tu voudras envoyer.
Alors la colère de l’Eternel s’enflamma contre Moïse, et il dit: N’y a-t-il pas ton frère Aaron, le Lévite ? Je sais qu’il parlera facilement. D’ailleurs, le voici lui-même qui vient à ta rencontre. Quand il te verra, il se réjouira de tout coeur.
Tu lui parleras et tu mettras ces paroles dans sa bouche; et moi, je serai avec ta bouche et avec sa bouche, et je vous enseignerai ce que vous aurez à faire.
Il parlera pour toi au peuple; il te servira de bouche, et tu tiendras pour lui la place de Dieu. »
( Exode 4: 10-16)
Plus tard, selon la Bible, Jésus fils de Marie (Paix sur lui) eut ces mots :
Et maintenant, toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j'avais auprès de toi, avant que le monde fût1
J'ai manifesté ton nom aux hommes que tu m'as donnés du milieu du monde. Ils étaient à toi et tu me les as donnés; et ils ont gardé ta parole.
« Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m'as donné vient de toi.
Car je leur ai donné les paroles que tu m'as données;

ils es ont reçues; ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi et ils ont cru que tu m’as envoyé. »
( La Bible, Matthieu 17, Versets 7 à 8 )
«  Celui qui ne m’aime pas, ne garde pas mes paroles. Et la parole que vous entendez n’est pas de moi, mais du Père qui m’a envoyé. »
( La Bible, Jean 14 : 24 )
Voyez avec quelle humilité, Jésus fils de Marie (paix sur lui) reconnaît sa qualité de simple envoyé de Dieu.
Ces versets de la Bible et du Saint Coran sont suffisamment clairs pour nous permettre de dire sans risque de nous tromper, que : ce que le prophète transmet au peuple doit être la parole que Dieu a mise dans sa bouche. Dès lors, il est nécessaire de distinguer la parole du prophète lui-même vivant parmi ses contemporains et les prescriptions de Dieu. Tel est le cas de l’Islam où les paroles de Muhammad (bénédictions et salutations de Dieu sur lui) qui ont fait l’objet d’une science particulièrement rigoureuse ont été compilées : les Hadith. Ces paroles forment avec la conduite de Muhammad (bénédictions et salutations de Dieu sur lui) ce qu’on appelle la Sunna du Prophète (Tradition du Prophète). Les musulmans ont donc dans leur mains, d’une part le Saint Coran qui est la parole de Dieu descendue sur Muhammad (bénédictions et salutations de Dieu sur lui) comme la Thora, le Zabour et l’Injil descendus respectivement sur Moïse, David et Jésus fils de Marie (paix sur eux tous), et d’autre part, la Sunna de Muhammad (bénédictions et salutations de Dieu sur lui).
Ces versets de la Bible, comme bien d’autres, sont aussi suffisamment explicites sur le fait que Jésus fils de Marie (paix sur lui) reconnais qu’il ne fait que transmettre aux hommes ce que Dieu lui dit de transmettre. Les pollutions de la philosophie grecque tant au niveau des textes qui ont été ajoutés à ce qui devait être la prédication de Jésus fils de Marie (paix sur lui) pour constituer avec les autres textes les Bibles qui nous sont parvenus, qu’au niveau des commentaires des prédicateurs chrétiens qui ont suivi, ne peuvent jeter le trouble que dans les cœurs pervers, car les affirmations de Jésus fils de Marie (paix sur lui) sur ces sujets qui constituent la controverse d’aujourd’hui sont décisifs.
L’histoire de la révélation nous indique qu’il y a différentes façons que Dieu a utilisées pour « mettre » Ses paroles « dans la bouche » de Ses prophètes. Tantôt Il parle directement à celui qu’Il a choisi, tel est le cas d’Abraham et de Moïse (paix sur eux), tantôt c’est à l’ange Gabriel (paix sur lui) que revient le mérite de communiquer au prophète les paroles de Dieu, tel est le cas de Jésus et de Muhammad (paix sur eux).
La qualité de prophète tient donc d’abord du fait même qu’il est choisi par Dieu pour révéler le Message qu’Il veut communiquer aux hommes à tel moment de leur histoire et à tel endroit de la terre choisis par Lui. Ainsi, il ne parle pas de son propre chef, comme on vient de le voir et, surtout, il est infaillible.
Le choix que Dieu porte sur un homme en l’élisant prophète auprès des hommes transcende la réalité de la vie sur la terre : un prophète ne se proclame pas. On peut aisément le constater dans la Bible avec la longue lignée hébraïque des prophètes qui s’est arrêtée avec Jésus fils de Marie (paix sur eux). Il n’y a pas dans la maison d’Israël, après Jésus fils de Marie (paix sur lui), un autre prophète qui s’est levé ; Paul et les autres prédicateurs du Nouveau Testament reconnaissent très clairement leur qualité de simples prédicateurs.
L’exemple de Jérémie consacré par Dieu, avant même qu’il ne sorte du sein de sa mère relève non pas de la métaphore, mais bien de la prescience de Dieu. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre les paroles de Jésus fils de Marie (paix sur lui) lorsqu’il dit aux juifs:
« Abraham, votre père, a tressailli d’allégresse (à la pensée) de voir mon jour: l ‘a vu et il s’est réjoui.
Les juifs lui dirent: Tu n’as pas encore cinquante ans et tu as vu Abraham ?
Jésus leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, moi, je suis.
Là-dessus, ils prirent des pierres pour les lui jeter; mais Jésus se cacha, et sortit du temple. »
(Jean 8: 56-59)
Jésus fils de Marie (paix sur lui) ne dit pas autre chose que ce qui est dit à Jérémie:
« Avant que je ne te forme dans le ventre de ta mère,

Je te connaissais,

Et avant que tu ne sortes de son sein,

Je t’avais consacré

Je t’avais établi prophète pour les nations. »
(Jérémie 1 : 5 )
D’ailleurs, Paul l’un des personnage de premier plan dans la foi des chrétiens, auquel ils croient au même titre que les prophètes n’aurait-il pas déclaré, au sujet de la prescience de Dieu, dans ses écrits aux corinthiens :
« Cependant, c’est une sagesse que nous prêchons parmi les parfaits, sagesse qui n’est pas de ce siècle, qui vont être réduits à l’impuissance ;
nous prêchons la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée, que Dieu avait prédestinée avant les siècles, pour notre gloire ; »
(1Corinthiens 1 : 6-7)
Les juifs qui n’ont pas compris le sens de ces paroles très claires de Jésus fils de Marie (paix sur lui) qui met en exergue la prescience de Dieu ont voulu le lapider. Les juifs n’avaient compris de ces paroles que leur sens littéral, malgré la pertinence des explications de Jésus fils de Marie lui-même (paix sur lui).
Lorsqu’on voit l’enthousiasme des uns et des autres citant les textes qu’ils disent détenir de Dieu, pour justifier telle ou telle autre pratique religieuse, la réponse à la question de savoir si « la parole attribuée à Dieu dans la Bible et dans le Saint Coran est réellement celle que Dieu a adressée aux hommes par l’intermédiaire de Ses messagers qui se sont succédés les uns après les autres, au fil des siècles  »  peut être considérée comme un préalable à toute discussion sérieuse sur la religion de Dieu.

LA BIBLE.
Dans la foi musulmane, une place incontestable est accordée au Pentateuque (Tawrat), au Psautier (Zabour) et à l’Evangile (Injil) comme livres que Dieu a donnés respectivement à Moïse, à David et à Jésus fils de Marie (paix sur eux tous), pour servir de directions aux hommes, en continuité du message éternel et universel, à leurs époques respectives, comme Dieu Lui-même nous le dit dans le Saint Coran:
<< Ho, les croyants ! Croyez en Dieu et en Son messager, au Livre qu’Il à peu à peu descendu sur Son messager et au Livre qu’auparavant Il avait fait descendre en bloc. Quiconque mécroit en Dieu et Ses anges et Ses livres et Ses messagers et au Jour dernier, eh bien il s’égare loin dans l’égarement. >>
( Le Saint Coran, Sourate Les Femmes, Verset 136 )
<< Il a peu à peu fait descendre sur toi (Muhammad) le Livre, avec vérité, en tant que confirmateur de ce qui était avant lui. Et il a fait descendre en bloc la Thora et l’Evangile,
auparavant, en tant que guidée pour les gens. Et Il a fait descendre le discernement.>>
( Le Saint Coran, La Famille d’Amran, Versets 3 et 4 )
Mais cette place incontestable du Pentateuque, du Psautier et de l’Evangile dans la foi musulmane, n'est pas celle de ces textes qui nous sont parvenus et qui constituent l’ensemble de « ces bibles », différentes les unes les autres, que tiennent dans leurs mains juifs et chrétiens et qui les attribuent à Dieu, alors que ces bibles elles-mêmes, quelle que soit la version, relayées par la critique historique objective, les attribuent très clairement à des auteurs humains différents, appartenant à des époques et à des milieux différents.
Ces auteurs relatent généralement, sur la base de la tradition orale, plusieurs années après eux, les faits sensés se rapporter à la mission des prophètes auprès des peuples vers lesquels ils étaient envoyés par Dieu.

La Bible elle-même constitue le démenti formel aux allégations de ceux qui l’attribue à Dieu.
La préface de l’évangile de Luc est, à ce point de vue, fort éloquente. En effet, parfaitement en accord avec la critique historique, l’évangéliste reconnaît explicitement qu’ils sont « plusieurs » à avoir « entrepris de composer » LE RECIT DES EVENEMENTS qui ont eu cours lors de la mission de Jésus fils de Marie (paix sur lui) auprès des fils d’Israël, et que ces événements leur auraient été « transmis » par les témoins oculaires; il écrit en effet:
« Puisque plusieurs ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, tels que nous les ont transmis ceux qui, dans le commencement en ont été les témoins oculaires et qui sont devenus des serviteurs de la parole.
Il m’a semblé bon à moi aussi, après avoir tout recherché exactement depuis les origines, de te les exposer par écrit d’une manière suivie, excellent Théophile, afin que tu reconnaisses la certitude des enseignements que tu as reçus ».
Luc, l’un des quatre évangélistes, dont l’autorité parmi les auteurs des livres du Nouveau Testament est incontestable, nous donne ici une indication importante sur le fait que ces auteurs n’ont pas toujours été les témoins oculaires de des événements dont ils font la narration dans leurs écrits : ils nous rapportent des récits qui leur ont été rapportés.
Après cet aveu de Luc, donc de la Bible elle-même, personne ne peut soutenir que les paroles attribuées à Jésus fils de Marie (paix sur lui) ont été littéralement prononcées par le prophète et que les faits relatés par les évangélistes sont toujours authentiques. Ce qui était à l’origine la révélation (la bonne nouvelle) que Dieu a mise dans la bouche de Jésus fils de Marie (paix sur lui) lorsqu’Il l’a envoyé aux fils d’Israël, comme l'envoyé le reconnaît lui-même, n’est plus, après lui, d’après la Bile elle-même, dans les mains des chrétiens, qu’un « récit », par les hommes, des «événements » qui se seraient déroulés lors de sa mission.
En tout cas, Luc donne ici la meilleure réponse que l’on peut donner à la question de savoir pourquoi plusieurs évangiles (les quatre canoniques, les apocryphes connus et inconnus ) traitant du même sujet, et non pas un seul. Son aveu est en même temps le meilleur éclairage pour la compréhension de ces contradictions, invraisemblances, omissions et incohérences nombreuses, monumentales et manifestes qui caractérisent l’ensemble des textes de la Bible et auxquels se sont accommodés juifs et chrétiens pendant des siècles, des textes qu’ils attribuent, leurs prédicateurs en tête, à Dieu (Pureté et Grandeur à Lui).
Afin de faire la démonstration de ce que notre critique des textes qui nous sont parvenus dans la Bible et qui sont faussement attribués à Dieu est plus une contribution à la manifestation de la Vérité, qu’une simple confrontation des fanatismes religieux et, pour ne pas livrer notre propos à la raillerie des gens auxquels on a inculqué, depuis leur innocente enfance, que Jésus fils de Marie (paix sur lui) est le fils unique de Dieu, en même temps Dieu Lui-même qui s’est fait chair sur la terre, que ce dieu a été mis à mort sur la croix pour racheter leurs péchés, qu’il est resté enseveli trois jours sous terre et qu’il a ensuite ressuscité (que Dieu nous en protège), il nous faut montrer comment la Bible elle-même, en tout cas, celle qui nous est parvenue, laisse apparaître très clairement qu’ elle n’est pas toujours la parole que Dieu a descendue sur ses prophètes qui se sont succédés les uns après les autres.
Dans son Livre « La Bible, le Coran et la Science », Maurice Bucaille nous dit qu’  « Il faut regarder les Ecritures bibliques non pas en les parant artificiellement des qualités que l’on voudrait qu’elles possèdent, mais en examinant objectivement ce qu’elles sont. Cela implique non seulement la connaissance des textes, mais encore celle de leur histoire. Cette dernière permet, en effet, de se faire une idée des circonstances qui ont conduit à des remaniements textuels au cours des siècles, à la lente formation du recueil tel que nous le possédons, avec des soustractions et des additions nombreuses. »

Du point de vue historique.
Voici, ce qu’on lit dans l’exposé liminaire de l’une des nombreuses versions de la Bible ( La BIBLE, L'Ancien et le Nouveau Testament; Traduit de l'hébreu en grec; Alliance Biblique Universelle; 1997 ):
« LA BIBLE, Son unité, Sa formation, son texte.
Pour les chrétiens des premières générations, qui parlaient en majorité le grec, l'expression ta biblia (les livres) désignait la collection des livres saints qui servaient de fondement à leur foi. En français, cette expression est devenue un nom féminin singulier, LA BIBLE.
Parce qu'ils ont reconnu en Jésus de Nazareth le roi sauveur (le Messie ou le Christ) annoncé par les prophètes, les premiers chrétiens ont tout naturellement adopté comme Bible les Ecritures Saintes du peuple d'Israël. Mais ils n'ont pas tardé à y ajouter un certain nombre de livres concernant Jésus, le Christ, grâce à qui se trouvait établie maintenant la Nouvelle Alliance annoncée en particulier par le prophète Jérémie (Jer.31.31; voir aussi 2Cor 3.6; Hébr. 9.15). C'est ainsi que l'expression <> en vint bientôt à désigner l'ensemble de ces nouveaux livres saints consacrés à Jésus, le Christ. Son équivalent latin Novum Testamentum est à l'origine de l'appellation NOUVEAU TESTAMENT. Par analogie, la Bible d'Israël se voyait désignée comme ANCIEN TESTAMENT.
Ancien et Nouveau Testament constituent donc la Bible chrétienne.
Dès la première page de la Bible, le lecteur découvre un Dieu qui agit par la parole. A sa seule parole, en effet, des hommes se mettent en route, d'autres passent à l'action, des événements nouveaux surgissent. Dieu parle ainsi à Abraham, à Moïse, aux Juges, aux prophètes...
Sa parole entraîne même des étrangers comme Cyrus, le roi de Perse (Es 45.1). Elle prend forme dans des mots humains, que transmettent les hommes qu'il a choisis comme messagers. Pour le Nouveau Testament, cette parole se trouve tout entière condensée en la personne de Jésus de Nazareth (Jean 1.1-18; Hébr. 1.1-2). Les auteurs bibliques apparaissent donc comme les témoins de la Parole de Dieu. C'est à travers leur témoignage que cette parole, toujours vivante, peut parvenir encore aux hommes d'aujourd'hui.
L'ANCIEN TESTAMENT est donc le premier recueil de témoignages concernant la Parole de Dieu. Mais il ne représente q'une sélection parmi les nombreux livres écrits dans l'Ancien Israël (voir par exemple Nomb. 21.14; Jos 10.13; 1 Chr 29.29 etc.)
A. -Cette sélection de livres reconnus comme faisant autorité pour la foi et la vie pratique du peuple de Dieu, le CANON, semble avoir pris forme au temps d'Esdras, aux environs de l'an 400 avant J.-C. Elle comprenait alors les cinq premiers livres de la Bible sous le titre de Livres de la Loi (voir Néh. 8). Plus tard on ajouta les Livres prophétiques (Josué, Juges...Esaïe, Jérémie...), d'où l'expression <> (Matt 5.17; 7.12) employé au temps de Jésus pour désigner l'ensemble des Ecritures Saintes d'alors. Cette sélection s'enrichit aussi des Psaumes (voir Luc 24.44), étant donné leur usage officiel dans le culte du temple de Jérusalem et des synagogues.
C'est seulement aux environs de l'an 90 de notre ère que les Maîtres de la Loi, réunis à Jamnia en Palestine, établirent la liste complète et définitive des livres saints, du judaïsme palestinien, répartissant ceux-là en trois séries: la Loi (de la Genèse à Deutéronome), les Prophètes (de Josué à Malachie) et les Autres Ecrits (des Psaumes aux Chroniques). Tous ces livres étaient rédigés en hébreu, sauf quelques passages en araméen, langue parente de l'hébreu.
Depuis plusieurs siècles cependant, de nombreux Juifs vivaient en dehors de la Palestine. Ceux qui s'étaient établis à Alexandrie en Egypte avaient éprouvé le besoin de traduire les livres saints dans la langue qui était la leur, le grec. C'est ainsi que se constitua la Bible grecque, dite des Septante. Celle-ci inclut d'ailleurs des livres qui ne furent pas retenus comme canoniques à Jamnia, tels ceux de Judith, Tobit, du Siracide, etc., et même certains écrits rédigés directement en grec, tels le second livre de Maccabées et la Sagesse dite de Salomon.
Etant donné que le christianisme se développa plus tard principalement dans le milieu parlant le grec, c'est cette Bible grecque qui fut naturellement adoptée par les premières générations chrétiennes. Cet usage fut officiellement reconnu par l'Eglise romaine au 4e siècle, puis confirmé au Concile de Trente (1546). Dans l'Eglise catholique le canon inclut donc les Livres Deutérocanoniques propres à la Bible grecque.
Du côté protestant ces livres, groupés sous l'appellation d'Apocryphes, ont figuré en appendice dans les éditions bibliques jusqu'au 19e siècle, mais ils n'ont jamais été reconnus comme faisant autorité en matière de foi.
Pour l'Ancien testament, en effet, les Eglises de la Réforme ont adopté le canon du Judaïsme officiel. Ainsi, la confession de foi dite de la Rochelle (1559) déclare à leur sujet: <<...encore qu'ils soient utiles, on ne peut fonder (sur eux) aucun article de foi>>.
Les Eglises orthodoxes, quant à elles, n'ont pris aucune décision officielle à leurs propos, mais les incluent dans leurs éditions de la Bible.
Conformément à l'accord établi en 1968 entre l'Alliance biblique universelle et le Secrétariat romain pour l'Unité des chrétiens, la BIBLE EN FRANCAIS COURANT, dans son édition œcuménique a regroupé les livres deutérocanoniques après l'Ancien Testament hébreu.
B- LE TEXTE de l'Ancien Testament a une longue histoire dont bien des moments restent encore obscures. On ne possède aucun original des livres de l'Ancien Testament, mais seulement des copies de copie, les manuscrits. La plus ancienne copie complète de l'Ancien Testament hébreu que l'on ait conservé ne date que du début du IIè siècle après Jésus-Christ. Elle reproduit un texte traditionnel, que quelques siècles plus tôt de savants juifs, les «Massorètes» avaient soigneusement inventorié pour s'assurer qu'il ne subirait pas de changements. L'hébreu était devenu, à leur époque, une langue morte comprise seulement des spécialistes. Les «Massorètes» ont donc muni le texte de signes facilitant la lecture, en particulier de ponctuations et de voyelles, car l'hébreu classique se contentait de noter les consonnes. Ce faisant ils ont fixé définitivement l'interprétation du texte, conformément à la tradition dont ils avaient hérité.
Avant eux, vers la fin du premier siècle de notre ère, le texte de l'Ancien Testament avait bénéficié du travail d'un autre groupe de savants, les Maîtres de la Loi. Ceux-ci ayant constaté des différences entre les manuscrits existants, s'étaient attachés à établir un texte officiel.
Après quoi ils firent détruire les copies non conformes à leur texte.
En 1947 on a pourtant trouvé à Qumrân, près de la mer Morte, des manuscrits beaucoup plus anciens, plus anciens même que le travail d'unification réalisé par les Maîtres de la Loi.
Grâce à de minutieuses comparaisons, il est donc possible de rétablir éventuellement un texte plus exact, quand le texte hébreu traditionnel semble avoir été mal transmis. Ces cas sont relativement rares. D'une façon générale , c'est le texte hébreux traditionnel qui a servi de base à la présente traduction, des notes indiquant les points sur lesquels on a cru devoir s'en écarter.
LE NOUVEAU TESTAMENT rassemble des écrits datant de la seconde moitié du premier siècle de notre ère. Il a été rédigé en grec, la langue parlée alors dans tout le bassin oriental de la Méditerranéenne.
A- Il comprend 27 livres: 4 évangiles et les Actes des Apôtres, 13 lettres de l'apôtre Paul, un écrit anonyme appelé <>, 7 lettres plus courtes dites <> (universelle) parce qu'elles sont adressées à un large cercle de lecteurs, et un livre de vision, l'Apocalypse de Jean.
Comme l'Ancien Testament le CANON du Nouveau Testament s'est constitué par étapes. Le 1er groupe d'écrits reconnus comme faisant autorité pour la foi est l'ensemble des lettres de Paul (voir 2Pi 3.15-16).
On y adjoignit bientôt les évangiles et les Actes. Ce n'est que plus tard, et non sans discussions, que furent admis des écrits comme la lettre aux hébreux, celle de Jacques, la seconde de Pierre, celle de Jude et l'Apocalypse. L'usage de tous ces livres pour la lecture publique lors du culte finit par prévaloir sur celui d'autres écrits, qui furent écartés parce qu'on ne pouvait pas garantir qu'ils provenaient des apôtres.
B- En ce qui concerne le TEXTE du Nouveau Testament, on se trouve devant le même problème général que l'Ancien Testament: connaître le libellé original, alors qu'on n'en possède que des copies. Mais l'établissement du texte du Nouveau Testament bénéficie de plusieurs facteurs favorables. D'abord ces copies sont, dans le temps, beaucoup plus proches des originaux: les plus anciens manuscrits complets que l'on ait conservés datent du 4e siècle après J.-C., mais on a découvert aussi de nombreux fragments plus anciens.
Ensuite les manuscrits disponibles sont beaucoup plus nombreux: on en compte plus de 5000.
C'est dire que leurs différences peuvent être d'autant mieux analysées et que le texte original peut être d'autant mieux reconstitué. On peut estimer que le texte du Nouveau Testament est actuellement très solidement établi, infiniment mieux, par exemple, que les textes classiques de l'antiquité grecque ou latine. »
Notons que celui qui a écrit cet énoncé liminaire l'a terminé comme ceci:
«  Je veux dire merci au seigneur,

de tout mon cœur je veux remercier le Dieu Saint,

Oui, je veux remercier le Seigneur

Sans oublier un seul de ses bienfaits. »
Dans le livre « L’HUMANITE A LA RECHERCHE DE DIEU », sur les preuves de l’authenticité de la Bible, on lit dans l’encadré de la page 340:
«  Son auteur unique: De son premier livre, la Genèse, au dernier, la Révélation, la Bible se compose de 66 livres écrits par une quarantaine de personnes issues de milieux différents ayant reçu une éducation différente et ayant exercé des métiers différents. Sa rédaction s’est échelonné sur 16 siècles, de 1513 avant notre ère à 98 de notre ère. Pourtant, il en est résulté un livre harmonieux et cohérent, qu développe avec logique un thème dominant: la justification de Dieu et l’accomplissement de son dessein grâce au Royaume messianique. -Voir encadré page 241 1.

1 ( Encadré page 241).
Qui a écrit la Bible ?
La Bible des chrétiens se compose de 39 livres pour ce qui est des Ecritures hébraïques (voir encadré page 220 ), que beaucoup appellent Ancien Testament, et de 27 livres pour ce qui est des Ecritures grecques chrétiennes, souvent désignées par l‘expression Nouveau Testament *. La Bible est donc une bibliothèque miniature renfermant 66 livres qu’une quarantaine d’hommes écrivirent sur une période de 1600 ans (de 1513 av. N. E. A 98 de n.è.).
Les Ecritures grecques comptent quatre Evangiles, ou récits rapportant la vie de Jésus et parlant de a bonne nouvelle qu’il prêcha. Deux d’entre eux furent rédigés par des disciples proches du Christ: Matthieu, un collecteur d’impôts, et Jean, un pêcheur. Les deux autres le furent par des croyants du Ier siècle: Marc, et le médecin Luc (Colossiens 4:14).
Les Evangiles sont suivis des Actes des Apôtres, écrits par Luc, qui retracent l’activité missionnaires des premiers chrétiens. Ensuite figurent14 lettres envoyées par l’apôtre Paul à divers chrétiens et congrégations, puis des lettres émanant de Jacques, de Pierre, de Jean et de Jude. Le dernier livre est la Révélation, ou Apocalypse, rédigée par Jean.
Que tant de personnes, issues de milieux différents, ayant vécu à des époques différentes et baigné dans des cultures différentes, aient produit un livre aussi harmonieux prouve avec force que la Bible n’est pas simplement le fruit de l’intelligence humaine, mais qu’elle fut inspirée par Dieu. Du reste, ne déclare-t-elle pas elle-même: « Toute Ecriture est inspirée par Dieu[ littéralement « soufflée par Dieu »] et utile pour enseigner. » C’est donc sous l’influence de l’esprit saint, ou force agissante de Dieu, que les Ecritures furent rédigées. -2 Timothée 3:16, 17, Int. »
Son exactitude historique: Les événements rapportés dans la Bible sont en complète harmonie avec les faits historiques établis. Le livre Un juriste examine la Bible (angl.) renferme cette remarque: « Les romans, les légendes et les faux témoignages ont bien soin de situer les événements qu’ils relatent dans des endroits reculés et à des époques indéfinies (...). Par contre, les narrations bibliques nous donnent avec une très grande précision la date et le lieu des événements qu’elles relatent. » (Ezéchiel 1: 1-3). Le Nouveau Dictionnaire biblique (angl.) déclare de son côté: « [ Le rédacteur des Actes] situe sa narration dans le cadre de l’histoire contemporaine; ses pages sont pleines de références à des magistrats siégeant dans des villes, à des gouverneurs provinciaux et à des rois soumis à l’Empire, ainsi que d’autres détails du même genre. Ces références s’avèrent l’une après l’autre conformes aux lieux et aux époques dont il est question. » -Actes 4:5, 6; 18: 12; 23: 26.
Son exactitude scientifique: Dans le livre du Lévitique, les Israélites reçurent des lois sur la quarantaine et l’hygiène, alors que les nations environnantes ignoraient tout de telles mesures. Le cycle de la pluie et de l’évaporation sur les océans, inconnu dans l’Antiquité, est décrit en Ecclésiaste 1:7. Les versets d’Esaë 40:22 et de Job 26:7 affirment que la terre est sphérique et suspendue dans l’espace, ce que la science ne confirma qu’au XVI è siècle. Plus de 2 200 ans avant que William Harvey ne publie ses découvertes sur la circulation du sang, Proverbe 4:23 parlait du rôle du cœur humain. Ainsi, bien que la Bible ne soit pas un manuel de science, quand elle aborde des questions scientifiques elle témoigne d’une connaissance profonde et largement en avance sur son temps.
Ses prophéties infaillibles: La destruction de l’ancienne Tyr, la chute de Babylone, la reconstruction de Jérusalem, l’avènement puis la chute des rois médo perses et grecs étaient prédits avec tant de détails que les critiques ont prétendu à la légère que ces prophéties avaient été écrites après coup (Esaïe 13:17-19; 44:27 à 45:1; Ezéchiel 26: 3-7; Daniel 8:1-7,20-22). Des prophéties concernant Jésus et énoncés des siècles avant sa naissance se sont accomplies à la lettre. (Voir encadré page 245.) Quant aux prophéties de Jésus annonçant la destruction de Jérusalem, elles se réalisèrent avec précision (Luc19:41-44; 21:20,21). Les prophéties de Jésus et de l’apôtre Paul désignant les derniers jours s’accomplissent à notre époque (Matthieu 24; Marc 13; Luc 21; 2 Timothée 3: 1-5). Toutefois, la Bible attribue toutes les prophéties à une seule et même Source, Jéhovah Dieu. - 2 Pierre 1: 20, 21. »
Devant ces garantis d’authenticité de la Bible, tout contestataire ne risque t-il pas la fureur des passions et des fanatismes ? Pourtant, à la lecture de la Bible, on se rend aisément compte que les choses ne sont toujours pas ainsi et que, de telles affirmations relèvent véritablement de la surenchère, la réalité qu’offrent les textes attribués à Dieu est étonnante et même consternante pour les auteurs des écrits tels que celui-ci. La situation de ces gens est comme celle de ceux dont Dieu parle dans le Saint Coran lorsqu’Il dit :
« Oui, ceux qui mécroient, c’est égal, pour eux, que tu les avertisses ou ne les avertisses pas : ils ne croiront pas.
Dieu a scellé leurs cœurs et leurs oreilles. Et sur leurs yeux, un bandeau ; et pour eux, un grand châtiment.
Parmi les gens, il y a ceux qui disent : « Nous croyons en Dieu et au jour dernier ! » Tandis qu’ils ne sont pas croyants.
Ils cherchent à tromper Dieu et ceux qui ont cru ; mais ils ne trompent qu’eux-mêmes, et ils sont inconscients

Il y a dans leurs cœurs une maladie : Dieu donc les fait croître en maladie. A eux, donc, un châtiment douloureux, pour avoir menti ! »
( Le Saint Coran, Sourate La Vache, Versets 6 à 10 )
Parce que, on ne peut pas justifier autrement l’attitude ce ces gens, de culture souvent élevée, qui se sont contentés d’affirmations aussi gratuites depuis des siècles et des siècles, alors qu’ils ont la capacité de distinguer le vrai du faux, tels qu’ils distinguent clairement dans les textes qu’ils évoquent.
Quelle est la réalité ? Non pas selon nos passions, mais selon les textes mêmes que nous lisons chaque jour !
Dans son livre « LA BIBLE, LE CORAN ET LA SCIENCE », Maurice Bucaille écrit :
Qui est l’auteur de l’Ancien Testament ?
Combien de lecteurs de l’Ancien testament à qui cette question serait posée ne donneraient de réponse qu’en répétant ce qu’ils ont lu dans l’introduction de leur Bible, à savoir que ces livres ont tous Dieu pour auteur, bien qu’ils aient été écrits par des hommes inspirés par l’Esprit Saint.
Tantôt, l’auteur de la présentation de la Bible se borne à instruire son lecteur à l’aide de cette brève notion qui coupe court à toute interrogation, tantôt il y ajoute un correctif l’avertissant que des détails ont pu, par la suite, avoir été ajoutés par des hommes au texte primitif, mais que, néanmoins, le caractère litigieux d’un passage n’altère pas la « vérité » générale qui en découle. On insiste sur cette « vérité » dont se garant le Magistère de l’Eglise, assisté de l’Esprit Saint, seul susceptible d’éclairer les fidèles sur ces points. L’Eglise n’a-t-elle pas promulguée, dès les conciles du IV è siècle, la liste des livres saints, liste qui fut confirmée pour former ce qu’on appelle le Canon par les conciles de Florence (1441), Trente (1546) et Vatican I (1870). Tout récemment, le dernier concile de Vatican II n’a-t-il pas, après tant d’encycliques, publié sur la révélation un texte de toute première importance, laborieusement mis au point pendant trois ans (1962-1965). L’immense majorité des lecteurs de la Bible trouve ces renseignements réconfortants en tête des éditions moderne se contente des garanties d’authenticité données au cours des siècles et n’a guère songé qu’on puisse en discuter.
Mais, lorsqu’on se réfère à des ouvrages écrits par des religieux qui ne sont pas destinés à la grande vulgarisation, on s’aperçoit que la question de l’authenticité des livres de la Bible est beaucoup plus complexe qu’on avait pu le penser à priori. Si l’on consulte, par exemple, la publication moderne, en fascicules séparés, de la Bible traduite en français sous la direction de l’Ecole Biblique de Jérusalem 1, le ton apparaît très différent et l’on se rend compte que l’Ancien Testament, comme le Nouveau, soulève des problèmes dont les auteurs des commentaires n’ont pas caché, pour beaucoup, les éléments qui suscitent la controverse.
1. Editions du Cerf, Paris.
On trouve également des données très précises dans des études plus condensées et d’une grande objectivité, comme celle du professeur Edmond Jacob : L’Ancien Testament 1. Ce livre donne une parfaite vue d’ensemble.
Beaucoup ignorent qu’il y avait à l’origine, comme le souligne Edmond Jacob, une pluralité de textes et non un texte unique. Vers le III è siècle avant J.-C., il y avait au moins trois formes du texte hébreu de la Bible : le texte massorétique, celui qui a servi, au moins en partie, à la traduction grecque et le Pentateuque samaritain. Au Ier siècle avant J.-C., on tend à l’établissement d’un texte unique, mais il faudra attendre un siècle après J.-C. pour que le texte biblique soit fixé.
Si l’on possédait ces trois formes du texte, des comparaisons seraient possibles et l’on arriverait peut-être à se faire une opinion de ce qu’avait pu être l’original, mais le malheur veut qu’on en est pas la moindre idée. Mis à part des rouleaux de la grotte de Qumrân, datant de l’époque pré chrétienne proche de Jésus, papyrus du Décalogue du II è siècle après J.-C. présentant des variantes avec le texte classique, quelques fragments du Vè siècle après J.-C. (Géniza du Caire), le texte hébreu le plus ancien de la Bible est du IX è siècle après J.-C.
En langue grecque, la Septante serait la première traduction. Datant du III è siècle avant J.-C., elle fut entreprise par les juifs d’Alexandrie. C’est sur son texte que s’appuieront les auteurs du Nouveau Testament. Elle fera autorité jusqu’au VII è siècle après J.-C. Les textes grecs de base généralement utilisés dans le monde chrétien sont ceux des manuscrits conservés sous les noms de Codex Vaticanus à la cité du Vatican et de Codex Sinaiticus au British Museum de Londres et qui datent du IV è siècle après J.-C.
En latin, saint Jérôme aurait pu faire un texte à partir de documents hébreux dans les premières années du V è siècle après J.-C. C’est l’édification appelée plus tard Vulgate en raison de sa diffusion universelle après VII è siècle de l’ère chrétienne.
Pour mémoire, citons les versions araméennes, syriaques (Peshitta), qui ne sont que partielles.
Toutes ces versions ont permis aux spécialistes d’aboutir à la confection des textes qu’on appelle « moyens », sortes de compromis entre des versions différentes. On établit également des recueils en diverses langues, juxtaposées, donnant côte à côte les versions hébraïque, grecque, latine, syriaque, araméenne et même arabe. Telle est la célèbre Bible de Walton (Londres, 1657). Pour être complet, ajoutons qu’entre les diverses Eglises chrétiennes, les conceptions bibliques divergentes font que toutes n’acceptèrent pas exactement les mêmes livres et qu’elles n’eurent pas jusqu’à présent, dans une même langue, les mêmes idées sur la traduction. Œuvre d’unification en cours d’achèvement, la traduction œcuménique de l’Ancien Testament réalisé par de très nombreux experts catholiques et protestants devrait aboutir à un texte de synthèse.
Ainsi apparaît considérable la part humaine dans le texte de l’Ancien Testament. On réalise sans peine comment, de version en version, de traduction en traduction, avec toutes les corrections qui en résultent fatalement, le texte original a pu être transformé en plus de deux millénaires.

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