Dissertation réalisée par Elise Gandou, élève de Seconde 6, le mardi 20 janvier 2015, de 13h45 à 16h45 dans le cadre du premier Devoir Commun des Secondes, aimablement organisé par le Lycée Pablo Picasso de Perpignan





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date de publication19.04.2017
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Dissertation réalisée par Elise Gandou, élève de Seconde 6, le mardi 20 janvier 2015, de 13h45 à 16h45 dans le cadre du premier Devoir Commun des Secondes, aimablement organisé par le Lycée Pablo Picasso de Perpignan.

Cette dissertation a reçu la très excellente note de 20/20. Je laisse le lecteur prendre connaissance de la copie, puis dans un second temps, je mettrai en valeur la méthode employée afin de pouvoir parler docimologie (science de la notation).
La vocation de la poésie est-elle, selon vous, de célébrer l’amour ?
L’amour est le langage universel qui unit et rassemble les Hommes. Qu’il soit fraternel, amical, patriotique, filial ou bien passionné, l’amour se retrouve en chacun de nous et se ressent à travers les écrits. Mais pourquoi ce sentiment qu’est l’amour est-il un thème aussi récurrent dans l’art ? L’amour, c’est un fort sentiment d’attirance envers quelqu’un ou quelque chose. Le célébrer, ce serait en parler, en faire le sujet principal de nos conversations, de l’Art. La poésie, quant à elle, c’est à la fois un genre littéraire et un art qui transmet des émotions intenses à travers les diverses utilisations des mots (figures de style, sonorités, rythme). Cet art qu’est la poésie a-t-il pour finalité de faire de ce sentiment, l’amour, son sujet maître ? Dans quelles mesures retrouve-t-on l’amour en poésie ? D’autres sujets ne peuvent-ils pas être évoqués ? Certains poètes n’ont-ils pas essayé de lier l’amour à d’autres thèmes tels que l’engagement politique ou la mort ?




La poésie et l’amour sont deux thèmes complémentaires, qui sont généralement liés l’un à l’autre. Dans l’Antiquité déjà les poètes célébraient l’amour dans leurs écrits. Le poète latin du Ier siècle avant J. C., Ovide, évoque fréquemment l’amour dans ses œuvres, telles que Les Métamorphoses où il raconte le mythe de Pygmalion et de Galathée. Pygmalion voue sa vie au célibat mais tombe amoureux d’une statue en ivoire qu’il a lui-même sculptée. La déesse de l’amour, Aphrodite, transforme la statue en femme afin que Pygmalion puisse l’épouser. Ovide a également évoqué l’amour dans de nombreux autres poèmes. « L’amour, affirme Balzac dans La Recherche de l’absolu, n’est pas seulement un sentiment, c’est un art aussi. » Il considère l’amour comme un art à part entière, il fait partie intégrante de l’art. C’est pour cette raison que la poésie et l’amour sont indissociables, les arts sont tous liés les uns aux autres.

L’amour est un sujet qui a traversé les siècles et les époques grâce notamment aux poètes. Quel que soit le siècle, nous y retrouvons forcément un poème d’amour, et contrairement aux autres arts tels que le théâtre ou la peinture, des femmes ont su se faire connaître dans le monde de la poésie. Des femmes comme Louise Labé, au XVIème siècle, où elle évoque l’amour dans son Sonnet VII. Les poèmes d’amour traversent les époques pour arriver jusqu’à nous. Marie Rouille a déclaré : « La poésie c’est un sourire un jour de pluie / L’amour un poème qui se récite chaque jour. ». L’amour est ici directement associé à la poésie, il doit même être « récité » tous les jours. L’amour et la poésie sont donc une seule et même idée.

Même s’il n’est pas toujours explicite comme dans les poèmes cités précédemment, l’amour est omniprésent, nous le retrouvons toujours dans un poème. L’abbé de l’Attaignant dans son poème Le Mot et la Chose parle tout au long des douze strophes qui le composent de l’amour, à la fois sous son aspect platonique et sous son aspect charnel. Breton a écrit dans Pas Perdus « Les mots font l’amour ». La poésie est l’art de jouer avec les mots, que ce soit avec les sonorités produites, le rythme créé, les différentes figures de style employées ou encore grâce aux formes qui leur sont attribuées comme pour les calligrammes de Guillaume Apollinaire, inventeur du style. Ainsi la poésie, à travers les mots, recrée ce sentiment fort et intense qu’est l’amour. La poésie est l’amour.
L’amour en poésie est intemporel, il traverse le temps et atteint toutes les générations. D’autres poètes n’ont-ils pas essayé de traiter d’autres thèmes que celui de l’amour ?
Le XXème siècle a marqué l’essor de nouveaux styles tels que les calligrammes d’Apollinaire ou encore la poésie en prose. Mais aussi d’autres sujets ont été évoqués, des sujets de la vie quotidienne. Blaise Cendrars dans Les Pâques de New York traite du sujet des villes qui se développent de plus en plus à cette époque. Dans ce texte, la peur ainsi que l’anonymat causés par la taille de la ville sont perceptibles. En novembre 1986, Haar a déclaré dans le Magazine littéraire « L’image poétique fait voir le monde mais comme mystérieux. ». Ainsi nous pouvons comprendre que la poésie nous fait part de sujets du quotidien, de sa vision du monde sans nécessairement devoir parler de l’amour comme tant de poètes le font.

D’autres poètes encore se servent de la poésie pour soulever de grandes questions. Mais quelles sont-elles ? La poésie, comme tout art est le langage des idées, elle permet à son lecteur de réfléchir. Dans Le Dormeur du Val Arthur Rimbaud évoque deux sujets majeurs qui sont la mort et la dangerosité du métier de soldat. Tout au long de ce poème, un paysage nous est décrit pour au final, découvrir que ce n’est autre que le lieu où repose un pauvre soldat, présentant « deux trous » au niveau du cœur. « Le poète, souligne Pierre Reverdy, est une véritable fabrique d’images. ». « L’esprit du poète » crée à travers les mots utilisés des « images » familières à son lecteur afin qu’il puisse comprendre le message implicite et explicite qu’il souhaite délivrer.

La poésie peut aussi être engagée, elle peut véhiculer des idées fortes sur des sujets parfois tabous. Comment le poète s’y prend-il ? L’engagement poétique est particulièrement perceptible dans les poèmes écrits en période de guerre. Un poète français anonyme et clandestin a écrit L’an I de la Kollaboration alors que la France était occupée par les nazis allemands. Au premier abord, ce poème semble célébrer l’occupant et condamner l’allié. En réalité, c’est tout le contraire. Il a été écrit de telle sorte que chaque alexandrin comporte une césure. Lorsque nous lisons les premiers hémistiches, à gauche, à la suite, puis les seconds hémistiches à la suite, le poème prend un tout autre sens, dénonçant l’occupation allemande et réclamant l’aide des Alliés anglais et américains. Louis Aragon a écrit dans En français dans le texte « Poésie, Ô danger de la dérive des mots ». La poésie peut donc transmettre un message fort grâce à l’ajustement et à la bonne utilisation de chacun des mots comme dans ce poème clandestin.
D’autres thèmes que l’amour peuvent être traités en poésie tels que l’urbanisme, elle peut aussi faire réfléchir sur des questions importantes comme la mort ou être une preuve d’engagement, de révolte. Le poète se sert de sa plume pour exprimer ses émotions, ses sentiments, son ressenti.
La poésie peut avoir pour rôle comme vu précédemment d’engager ses idées contre une cause, tout en la liant à l’amour. Guillaume Apollinaire dans Une colombe poignardée et le jet d’eau tiré de son ouvrage Calligrammes, parle à la fois des femmes qu’il a aimées durant sa vie et des horreurs de la Grande Guerre, depuis laquelle il écrit la plupart de ses poèmes. Cet écrit constitue un adieu au monde vivant, il ne croit pas pouvoir revenir vivant de la Guerre. Il mourra peu d’année après avoir écrit ce calligramme, des suites d’une blessure de guerre, à la fin de celle-ci. « Le rôle de la poésie : elle dévoile dans toute la force du terme. ». Cette citation de Jean Cocteau issue du Secret Professionnel confirme l’exemple du poème d’Apollinaire. La poésie dévoile au lecteur ce qu’il ignore tout en gardant sa dimension poétique à travers l’adieu qu’Apollinaire adresse à ses amantes et à ses amis.

La poésie peut parfois servir d’hommage, d’écrit en mémoire de certaines personnalités, pour que leur souvenir reste présent et intact après des années. Dans son poème Strophes pour se souvenir, Louis Aragon rend hommage aux vingt-trois membres du groupe de résistance des Francs-Tireurs-Partisans exécutés froidement par les nazis. Il transmet également un message d’amour en reprenant dans quelques strophes des extraits de la dernière lettre écrite par Missak Manouchian, chef du groupe, avant son exécution, qu’il avait adressée à son épouse. Louis Aragon nous permet de nous souvenir de ces hommes et femmes morts pour la France à travers le message d’espoir de Missak Manouchian notamment. « Qu’est-ce que la poésie ? s’est interrogé Goethe, Une pensée dans une image. ». De nombreuses « pensées » nous sont transmises, comme le souvenir de personnes, à travers les images qu’utilise le poète à travers avec ses mots.

Enfin, les auteurs retranscrivent à l’écrit leurs émotions et sentiments. La finalité première de la poésie est d’émouvoir le lecteur à travers notamment les ressentis du poète lui-même. Victor Hugo a écrit un poème intitulé Demain dès l’aube qu’il a adressé à sa fille Adèle décédée jeune. Nous pouvons ressentir à la lecture de ce poème les émotions fortes qu’Hugo éprouvait lors de l’écriture de ce poème. La profonde tristesse, le désarroi d’un père mais aussi et surtout l’amour qu’il portait à sa fille sont perceptibles tout au long du texte. « Les hommes se servent des mots, a affirmé Octavio Paz dans L’Arc et la Lyre, le poète les sert ». Cela signifie que le poète est au service des mots, il leur donne leurs lettres de noblesse, à travers différents procédés, il les rend porteurs de nouveaux sens, il leur donne vie grâce aux émotions qu’il transmet.
La poésie n’a pas pour unique vocation de célébrer l’amour. Il est vrai que celui-ci est un thème fétiche des auteurs mais il n’est pas sa seule finalité. La poésie peut avoir une dimension philosophique en mettant en avant des questions telles que celles de la mort ou une dimension politique à travers les idées mises en avant et soutenues par les auteurs comme Aragon ou enfin une dimension personnelle, émotionnelle où le poète se libère de ses émotions, ses pensées et s’adresse à un être cher. Ainsi la poésie, comme tout art et genre littéraire, est vectrice d’émotions et d’idées fortes.

Méthodes et docimologie.
Le lecteur ayant pu apprécier la qualité de la copie, je vais à présent mettre en valeur la méthode (en vert dans le texte) et commenter le devoir proposé (en rouge dans le texte).

Avant cela, quelques explications : le sujet a été donné cinq mois après l’arrivée des collégiens au lycée. Avec mes classes de seconde, j’ai décidé de commencer l’année par la dissertation. Si elle est l’un des plus beaux exercices auxquels exhorte l’Éducation Nationale française, elle est aussi l’un des plus compliqués. Ce qui fait sa beauté (mise en avant de la faculté de questionner de l’apprenant, rigueur d’analyse, structure de la pensée, puissance argumentative, imagination, etc.) peut tout aussi bien rendre compte de sa difficulté. On songe alors à la dernière phrase de L’éthique de Spinoza : « Mais tout ce qui est très précieux est aussi difficile que rare.1 » Aimer, s’occuper de ses amis, réussir sa vie, etc., c’est très compliqué aussi, s’abstiendra-t-on pour autant ?

Mais commencer le programme de lettres de seconde par la dissertation, n’est-ce pas mettre volontairement les élèves en difficulté ? Non pas si, pédagogiquement, l’on comprend que l’exercice de la dissertation contribue à faire césure entre le mode de pensée propre au collège et le mode de penser qui spécifie le lycée. Un élève qui passe de la 3e à la 2nde s’apprête tout simplement à affiner sa scientificité, son rapport personnel à la vérité scientifique. Qui plus est, inaugurer la nouvelle année par la dissertation offre mathématiquement plus de temps à la familiarisation et à la préparation à l’un des exercices phares du baccalauréat.

Comment justifier la note mise à la dissertation de Madame É. Gandou ? N’y aura-t-il point quelques inquisiteurs ou gentils débatteurs pour nous signaler qu’il est aberrant de mettre 20/20 à une dissertation et, à plus forte raison, à la première donnée en examen ? Allons au devant de leurs objections.

Ne pas mettre 20/20 en sciences humaines, en France, obéit à une pétition de principe que l’on pourrait résumer ainsi : les élèves ne peuvent obtenir 20/20 parce qu’ils sont jeunes, inexpérimentés, non au fait des méthodes, en général, ils lisent peu, etc. (Un lecteur attentif aura remarqué que toutes ces critiques ne tiennent pas la route quand on les confronte à la dissertation proposée). Autre argument de nos détracteurs : mettre 20/20 à une copie de sciences humaines signifierait que l’élève a trouvé la vérité ! Or prétendre trouver la vérité en sciences humaines tient de la prétention, la démonstration peut éventuellement parvenir à la vérité mais pas des sujets de type argumentatif, on peut avoir 20 en mathématiques mais pas en littérature ou en philosophie ; deux et deux sont quatre mais qui répondra à une question comme : « La littérature rend-t-elle heureux ? ». Soyons sérieux : quel enseignant espère se voir offrir la vérité en partage par un de ses élèves du secondaire ? À partir du moment où l’élève respecte la méthode réflexive dispensée en cours, à partir du moment où il montre qu’il s’interroge, qu’il ferraille contre un sujet, qu’il a lu et pensé ce qu’il a lu, pourquoi l’enseignant de sciences humaines laisserait-il le monopole du 20 aux enseignants des sciences dites exactes ? Prétendre d’une science « molle » qu’elle ne peut pas mener à des vérités revient à préjuger que les sciences « dures », elles, y parviennent toujours, ce qui est faux. Ce que je veux dire par-là c’est que la littérature aussi obéit à un principe de vérité, la preuve c’est qu’un élève peut se tromper, donner dans le faux : c’est que le vrai existe bien quelque part. Si l’élève respecte donc ce pacte de scientificité avec les consignes données, il mérite d’être récompensé, et plus tôt il le comprend et plus il mérite d’être récompensé plus avant. Aussi bien, cette manière de faire n’est pas une originalité. J’ai eu l’infini bonheur de réaliser ma maîtrise (ex Master I) de philosophie avec le programme Erasmus en Roumanie, en Transylvanie. Là-bas, les enseignants ne s’ennuient pas à proposer des « morales impossibles » à leurs étudiants ; si ces derniers « restent dans les clous » et donnent le meilleur d’eux-mêmes, on ne fait pas semblant d’enlever deux points au nom du principe de l’imperfection essentielle de celui qui est en formation intellectuelle.

Après ces propos liminaires, rappelons que les élèves ont eu connaissance du thème (« la poésie ») avant l’épreuve et revenons à la copie de Madame Gandou : en vert, la méthode ; en rouge, les commentaires justifiant la note :

La vocation de la poésie est-elle, selon vous, de célébrer l’amour ?

[L’élève prend bien soin de réécrire le sujet en tête de sa copie ; tous les étudiants ne se donnent pas cette peine ; pourtant, l’examinateur n’est pas censé deviner quel sujet a été sélectionné par l’élève… Il est conseillé en début d’épreuve de noter le sujet choisi sur un bout de papier que l’on prendra soin de ne pas quitter des yeux pendant l’épreuve afin d’éviter le pire ennemi de celui qui disserte : le hors-sujet]
[La dissertation commence par une amorce] L’amour est le langage universel qui unit et rassemble les Hommes [L’examinateur est ici surpris par la fermeté de la pensée d’une élève de quinze ans et, déjà, par la pureté de son style. Un élève n’oubliera pas que, dès les premières lignes d’une dissertation, un enseignant est capable de jauger quel candidat a envie de penser, quel a envie de sortir de la salle d’examen au plus vite]. Qu’il soit fraternel, amical, patriotique, filial ou bien passionné, l’amour se retrouve en chacun de nous et se ressent à travers les écrits [ : L’élève déploie bien le sens des mots et leur portée, ce qui va lui permettre de créer mentalement des arguments et ce, plus facilement, que si elle avait composé exclusivement avec l’amour érotique. Ce déploiement est d’autant plus judicieux qu’en composant son sujet, l’examinateur confesse ici qu’il pensait surtout aux affaires d’Éros…]. [La finalité de l’amorce n’est pas seulement d’aguicher le lecteur mais aussi de trouver un problème, un angle d’attaque du sujet : ] Mais pourquoi ce sentiment qu’est l’amour est-il un thème aussi récurrent dans l’art ? [Des ébauches de définitions permettent de commencer à voir clair dans le sujet, je dis « ébauches » parce que, finalement, le corps de la dissertation va permettre de conceptualiser plus avant les mots en jeu dans le sujet : ] L’amour, c’est un fort sentiment d’attirance envers quelqu’un ou quelque chose. Le célébrer, ce serait en parler, en faire le sujet principal de nos conversations, de l’Art. La poésie, quant à elle, c’est à la fois un genre littéraire et un art [L’élève emploie les mots justes, et pas d’autres. On notera aussi qu’elle ne donne pas dans le « baratin », qu’elle ne s’invente ni un style ni des connaissances qu’elle n’a pas. Il y a une sincérité dans cette pensée volontaire. Paradoxalement, la sincérité qui est subjective doit rentrer comme composant d’une docimologie qui se veut objective…] qui transmet des émotions intenses à travers les diverses utilisations des mots (figures de style, sonorités, rythme) [Effectivement, l’élève fait bien d’ordonner sa pensée et ses définitions ; l’art sert l’émotion avant de servir la pensée. Un élève qui prétend ne pas aimer lire dit sans le savoir : « je n’aime pas ressentir ».] [ : Toute personne qui se demande pourquoi il est nécessaire de définir les mots du sujet en introduction peut méditer cette citation de Platon : « En toute chose, mon enfant, quand on veut honnêtement discuter, il n’est qu’un seul moyen de commencer. Il faut savoir sur quoi porte la discussion, si l’on ne veut pas tout à fait s’égarer. La plupart des hommes oublient qu’ils ignorent l’essence de chaque chose. Aussi, comme s’ils la connaissaient, ils ne s’entendent pas au début du débat ; et, à mesure qu’ils avancent, ils se rendent compte, comme il est naturel, qu’ils ne sont d’accord, ni avec eux-mêmes, ni avec les autres. Ne souffrons donc pas, toi et moi, ce dont aux autres nous faisons un reproche. » (Platon, Phèdre, 237 b-c, disponible ici http://philoctetes.free.fr/phedre237.htm, dernière visite le 7/05/2015)]. Cet art qu’est la poésie a-t-il pour finalité [L’élève emploie le terme « finalité » qui sied mieux aux sciences humaines que les mots « but » (vocabulaire footballistique) ou « objectif » (vocabulaire balistique)] de faire de ce sentiment, l’amour, son sujet maître [La problématique adhère bien au sujet] ? Dans quelles mesures retrouve-t-on l’amour en poésie [L’élève fait bien en employant l’expression « dans quelle mesure… ? » parce que cette expression invite à la nuance des propos]? D’autres sujets ne peuvent-ils pas être évoqués ? Certains poètes n’ont-ils pas essayé de lier l’amour à d’autres thèmes tels que l’engagement politique ou la mort ? [L’annonce du plan est bonne parce qu’elle est originale, se présente sous forme de questions, fait fi de la traditionnellement lassante formulation « Dans un premier temps, blabblabla, dans un deuxième temps, nous essaierons de montrer que… ». Passer par le médium des questions a cet impact psychologique non dédaignable de solliciter l’intelligence et la curiosité du lecteur, conséquemment de le sortir de sa torpeur le cas échéant. Certains élèves ont peur de terminer leur introduction par des questions parce qu’ils redoutent que le correcteur ne confonde l’annonce du plan sous forme de questions avec la problématique. Rien n’empêche ceux-là d’aller à la ligne et de mettre un alinéa après la problématique, pour annoncer ensuite leur plan. Si le plan proposé est bon, c’est aussi parce qu’il n’est pas unilatéral, univoque : il change de perspectives sur son objet (i. e. son sujet…). La plurivocité est un des critères d’appréciation d’une dissertation digne de ce nom. Pour le dire autrement : une dissertation qui défend le même point de vue dans ses diverses parties n’en est pas une.]
[L’introduction respecte à la lettre les instructions suggérées et pensées en cours]

[À bien y réfléchir, le mouvement d’une dissertation va toujours du subjectif pour parvenir à l’objectif ; la troisième partie d’une dissertation est toujours plus profonde que la première. Or, le plan proposé par la candidate suit exactement le même parcours : il part de l’amour privé pour aller vers le politique, l’intérêt commun].
[Le paragraphe commence bien par un argument (une idée générale)] La poésie et l’amour sont deux thèmes complémentaires, qui sont généralement [et non pas universellement] liés l’un à l’autre. [L’argument est bien suivi par un exemple (un cas particulier)] Dans l’Antiquité [Bonne technique littéraire que de prendre l’Histoire de la Littérature par le bon bout, c’est-à-dire de manière chronologique] déjà les poètes célébraient l’amour dans leurs écrits. Le poète latin du Ier siècle avant J. C., Ovide [choix heureux puisqu’il a écrit un Ars amatoria [L’Art d’aimer, titre repris au XXème siècle par le psychanalyste E. Fromm2]], évoque fréquemment l’amour dans ses œuvres, telles que Les Métamorphoses [Souvenir du programme de 6?] où il raconte le mythe de Pygmalion et de Galathée [Un mythocritique chevronné pourrait ergoter et dire à raison qu’un mythe passé en littérature, figé dans l’écriture n’en est plus un, mais comme on n’attend pas de secondes cette culture, on ne les sanctionne pas non plus]. Pygmalion voue sa vie au célibat mais tombe amoureux d’une statue en ivoire qu’il a lui-même sculptée [Dernièrement, j’ai encore rencontré un adulte qui pense qu’un verbe au participe ne s’accorde jamais quand il est conjugué avec l’auxiliaire « avoir »…]. La déesse de l’amour, Aphrodite [Vénus : Ovide est romain], transforme la statue en femme afin que Pygmalion puisse l’épouser. Ovide a également évoqué l’amour dans de nombreux autres poèmes. [L’élève introduit une citation à la suite de son argument et de son exemple : les auteurs l’aident à penser son sujet et non l’inverse, c’est-à-dire qu’elle ne fait pas penser les auteurs à sa place. Elle respecte bien la règle qui dit sagement qu’il vaut mieux éviter de commencer un paragraphe argumentatif par une citation d’auteur. L’examinateur risquerait de croire qu’il doit noter tel ou tel auteur plutôt que l’élève…] « L’amour, affirme Balzac dans La Recherche de l’absolu, n’est pas seulement un sentiment, c’est un art aussi. » [L’élève a bien compris qu’une citation non expliquée, non interprétée dans une dissertation ne vaut rien] [C’est aussi la thèse du livre d’E. Fromm, The Art of loving] Il considère l’amour comme un art à part entière, il fait partie intégrante de l’art [Ici on pourrait reprocher à l’élève de confondre art au sens « beaux-arts » et art au sens « technique » (cf. l’art d’être grand-père ou l’art de ne rien faire) mais cette connaissance vient du cours de philosophie de terminales]. C’est pour cette raison que la poésie et l’amour sont indissociables, les arts sont tous liés les uns aux autres. [En citant plusieurs exemples, l’élève respecte bien cette différence essentielle entre une copie de lettres et une copie de philosophie. En philosophie, la note est motivée par la force des arguments, en lettres elle est plus déterminée par la force des exemples convoqués3. Que ce soit pour avoir des arguments ou des exemples, pas de secret : IL FAUT LIRE.]

L’amour est un sujet qui a traversé les siècles et les époques grâce notamment aux poètes [En effet, comment aimerions-nous si les poètes n’inspiraient pas notre verbe et nos comportements érotiques ? Éros est mimétique dans les conduites aussi par les pouvoirs de la littérature…]. Quel que soit le siècle, nous y retrouvons forcément un poème d’amour [Qui veut contredire cet argument ? Implacable ! ], et contrairement aux autres arts tels que le théâtre ou la peinture, des femmes ont su se faire connaître dans le monde de la poésie [accent posément féministe qui montre que l’élève est sensible à la condition des femmes dans l’Histoire intellectuelle de l’humanité]. Des femmes comme Louise Labé, au XVIème siècle, où elle évoque l’amour dans son Sonnet VII. Les poèmes d’amour traversent les époques pour arriver jusqu’à nous. Marie Rouille a déclaré : « La poésie c’est un sourire un jour de pluie / L’amour un poème qui se récite chaque jour. ». [Au bout du deuxième paragraphe, l’examinateur comprend à la lumière de la multiplicité des auteurs convoqués que la candidate lit et a bonne mémoire (qualité intellectuelle cardinale)] L’amour est ici directement associé à la poésie, il doit même être « récité » tous les jours. L’amour et la poésie sont donc une seule et même idée. [Tout à l’heure, le sujet demandait si la poésie ne parlait exclusivement que d’amour, l’élève se demande à présent si l’amour n’est pas un poème à lui tout seul : exemple de dialectique réussi.]

Même s’il n’est pas toujours explicite comme dans les poèmes cités précédemment, l’amour est omniprésent, nous le retrouvons toujours dans un poème. L’Abbé de l’Attaignant dans son poème Le Mot et la Chose parle tout au long des douze strophes qui le composent de l’amour, à la fois sous son aspect platonique et sous son aspect charnel. Breton a écrit dans Pas Perdus « Les mots font l’amour ». La poésie est l’art de jouer avec les mots, que ce soit avec les sonorités produites, le rythme créé, les différentes figures de style employées [La question de la technique poétique n’apparaît que maintenant mais cela n’est pas dommageable puisque l’élève dit dans son introduction que la poésie est d’abord émotion] ou encore grâce aux formes qui leur sont attribuées comme pour les calligrammes de Guillaume Apollinaire, inventeur du style. Ainsi la poésie, à travers les mots, recrée ce sentiment fort et intense qu’est l’amour. La poésie est l’amour.
[L’élève n’oublie pas d’insérer une transition qui montre le résultat obtenu dans la partie précédente et qui annonce les manquements de l’analyse première qui seront résorbés dans la partie à venir. C’est dire que la transition est un exercice éminemment critique] L’amour en poésie est intemporel, il traverse le temps et atteint toutes les générations. D’autres poètes n’ont-ils pas essayé de traiter d’autres thèmes que celui de l’amour ?
[Dans cette deuxième partie, l’élève amorce sa dialectique et s’attaque à la thèse implicite dans le sujet, à savoir que la poésie ne parlerait jamais que d’amour. Il est fort plaisant de constater que le programme de lettres de 3e n’est pas passé à la trappe] Le XXème siècle a marqué l’essor de nouveaux styles tels que les calligrammes d’Apollinaire ou encore la poésie en prose. Mais aussi d’autres sujets ont été évoqués, des sujets de la vie quotidienne. Blaise Cendrars dans Les Pâques de New York traite du sujet des villes qui se développent de plus en plus à cette époque. Dans ce texte, la peur ainsi que l’anonymat causés par la taille de la ville sont perceptibles. En novembre 1986, Haar a déclaré dans le Magazine littéraire « L’image poétique fait voir le monde mais comme mystérieux. » [Combien d’étudiants de Master de Lettres lisent Le Magazine littéraire ? Combien aussi sont capables de ne pas écrire en phonétique ? ]. Ainsi nous pouvons comprendre que la poésie nous fait part de sujets du quotidien, de sa vision du monde sans nécessairement devoir parler de l’amour comme tant de poètes le font.

D’autres poètes encore se servent de la poésie pour soulever de grandes questions. Mais quelles sont-elles ? La poésie, comme tout art est le langage des idées [fortes tensions philosophiques dans tout le devoir, l’élève ne sait pas que Platon chasse les poètes de sa cité idéale utopique parce qu’ils manquent d’idées mais elle va vers la poésie sans naïveté pour la faire sortir du monde des affects pour la penser sur le mode intellectuel], elle permet à son lecteur de réfléchir. Dans Le Dormeur du Val Arthur Rimbaud [voilà en effet un poème qui ne vient plus d’Éros, mais d’Arès] évoque deux sujets majeurs qui sont la mort et la dangerosité du métier de soldat. Tout au long de ce poème, un paysage nous est décrit pour au final, découvrir que ce n’est autre que le lieu où repose un pauvre soldat, présentant « deux trous » au niveau du cœur. « Le poète, souligne Pierre Reverdy, est une véritable fabrique d’images. ». « L’esprit du poète » [le lecteur ne comprendrait pas comment on passe des « idées » aux « images », de l’intellectuel à l’iconique sans cette réintroduction de l’ « esprit » du poète, bien joué] crée à travers les mots utilisés des « images » familières à son lecteur afin qu’il puisse comprendre le message implicite et explicite qu’il souhaite délivrer.

La poésie peut aussi être engagée, elle peut véhiculer des idées fortes sur des sujets parfois tabous. Comment le poète s’y prend-il ? L’engagement poétique est particulièrement perceptible dans les poèmes écrits en période de guerre [Vous voyez qu’en plus de la tension philosophique qui traverse cette dissertation, l’élève ne perd jamais de vue l’Histoire. Ses connaissances en la matière donnent plus de solidité à sa pensée]. Un poète français anonyme et clandestin a écrit L’an I de la Kollaboration alors que la France était occupée par les nazis allemands. Au premier abord, ce poème semble célébrer l’occupant et condamner l’allié. En réalité, c’est tout le contraire. Il a été écrit de telle sorte que chaque alexandrin comporte une césure. Lorsque nous lisons les premiers hémistiches, à gauche, à la suite, puis les seconds hémistiches à la suite, le poème prend un tout autre sens, dénonçant l’occupation allemande et réclamant l’aide des Alliés anglais et américains. Louis Aragon a écrit dans En français dans le texte « Poésie, Ô danger de la dérive des mots ». La poésie peut donc transmettre un message fort grâce à l’ajustement et à la bonne utilisation de chacun des mots comme dans ce poème clandestin.
[L’élève n’oublie pas d’insérer une 2e transition et cela signifie donc qu’elle s’apprête à relever le défi du calibrage canonique français en matière de dissertation : le fameux plan en « III x 3 » (3 grandes parties + 3 sous-parties] D’autres thèmes que l’amour peuvent être traités en poésie tels que l’urbanisme, elle peut aussi faire réfléchir sur des questions importantes comme la mort ou être une preuve d’engagement, de révolte. Le poète se sert de sa plume pour exprimer ses émotions, ses sentiments, son ressenti.
[Dans cette troisième partie, l’élève fait sortir le sujet de ses gonds pour déployer le potentiel politique et psychologique de la poésie] La poésie peut avoir pour rôle comme vu précédemment d’engager ses idées contre une cause, tout en la liant à l’amour. Guillaume Apollinaire dans « Une colombe poignardée et le jet d’eau » tiré de son ouvrage Calligrammes, parle à la fois des femmes qu’il a aimées durant sa vie et des horreurs de la Grande Guerre, depuis laquelle il écrit la plupart de ses poèmes. Cet écrit constitue un adieu au monde vivant, il ne croit pas pouvoir revenir vivant de la Guerre. Il mourra peu d’année après avoir écrit ce calligramme, des suites d’une blessure de guerre, à la fin de celle-ci [Le danger de citer beaucoup d’auteurs au début de la dissertation pour ne plus en citer que peu à la fin a été écarté]. « Le rôle de la poésie : elle dévoile dans toute la force du terme. ». Cette citation de Jean Cocteau issue du Secret Professionnel confirme l’exemple du poème d’Apollinaire [l’élève va vite en besogne quand elle interprète la citation de Cocteau mais l’erreur semble vénielle quand on perçoit qu’elle tente aussi un petit exercice de littérature comparée entre Apollinaire et Cocteau ; elle a la sagesse de penser le lien qui peut exister entre les auteurs]. La poésie dévoile au lecteur ce qu’il ignore tout en gardant sa dimension poétique à travers l’adieu qu’Apollinaire adresse à ses amantes et à ses amis.

La poésie peut parfois servir d’hommage, d’écrit en mémoire de certaines personnalités, pour que leur souvenir reste présent et intact après des années. Dans son poème Strophes pour se souvenir, Louis Aragon rend hommage aux vingt-trois membres du groupe de résistance des Francs-Tireurs-Partisans exécutés froidement par les nazis. Il transmet également un message d’amour en reprenant dans quelques strophes des extraits de la dernière lettre écrite par Missak Manouchian, chef du groupe, avant son exécution, qu’il avait adressée à son épouse. Louis Aragon nous permet de nous souvenir de ces hommes et femmes morts pour la France à travers le message d’espoir de Missak Manouchian notamment [Les entrelacs réalisés avec la littérature et l’Histoire montrent que l’élève a l’intuition d’un rapport essentiel entre les deux disciplines]. « Qu’est-ce que la poésie ? s’est interrogé Goethe, Une pensée dans une image. » [L’examinateur est sensible au fait que l’élève s’évertue à ne convoquer que des classiques, c’est-à-dire des auteurs qui ne font pas polémique, qui sont reconnus par la science littéraire (ceci n’est pas un oxymore) moderne]. De nombreuses « pensées » nous sont transmises, comme le souvenir de personnes, à travers les images qu’utilise le poète avec ses mots.

Enfin, les auteurs retranscrivent à l’écrit leurs émotions et sentiments. La finalité première de la poésie est d’émouvoir le lecteur à travers notamment les ressentis du poète lui-même [L’élève réemploie ici son ébauche de définition de « poésie », donnée à lire en introduction. Son devoir n’en est que plus organique, ses parties sont interdépendantes]. Victor Hugo a écrit un poème intitulé Demain dès l’aube qu’il a adressé à sa fille Adèle décédée jeune. Nous pouvons ressentir à la lecture de ce poème les émotions fortes qu’Hugo éprouvait lors de l’écriture de ce poème. La profonde tristesse, le désarroi d’un père mais aussi et surtout l’amour qu’il portait à sa fille sont perceptibles tout au long du texte. « Les hommes se servent des mots, a affirmé Octavio Paz dans L’Arc et la Lyre, le poète les sert ». Cela signifie que le poète est au service des mots, il leur donne leurs lettres de noblesse, à travers différents procédés, il les rend porteurs de nouveaux sens [belle sensibilité littéraire : l’élève comprend bien que la poésie bataille avec le langage quotidien, être poète, c’est « parler hors le commun »], il leur donne vie grâce aux émotions qu’il transmet.
[La conclusion n’est pas oubliée, elle ne répète pas non plus mot pour mot les résultats trouvés plus haut] La poésie n’a pas pour unique vocation de célébrer l’amour. Il est vrai que celui-ci est un thème fétiche des auteurs mais il n’est pas sa seule finalité. La poésie peut avoir une dimension philosophique en mettant en avant des questions telles que celles de la mort [la proposition est d’autant plus saillante et intéressante qu’en France, rares sont les élèves à goûter la philosophie dès la seconde] ou une dimension politique à travers les idées mises en avant et soutenues par les auteurs comme Aragon ou enfin une dimension personnelle, émotionnelle où le poète se libère de ses émotions, ses pensées et s’adresse à un être cher. Ainsi la poésie, comme tout art et genre littéraire, est vectrice d’émotions et d’idées fortes. [À partir d’un sujet qui demandait de réfléchir aux rapports entre Éros et poésie, l’élève parvient de manière déductive à un débat qui a aujourd’hui beaucoup de succès en littérature, celui de ses rapports à la philosophie].
[Le style est net, clair, la motivation est au rendez-vous, la lecture n’est pas ennuyante, le niveau est largement supérieur à ce que la téléréalité ou une licence de lettres produisent de pire.

Le fil tendu entre affect et intellect l’est de manière harmonieuse.

Les citations restent précises malgré leur nombre impressionnant.

Les œuvres sont replacées dans leur cadre historique (ce qui constitue le minimum syndical d’une méthode littéraire qui se veut scientifique).

D’un sujet vague, l’élève a fait une réflexion précise.

À la lecture de cette copie, un seconde lambda doit comprendre que la maîtrise du français (Socle COMMUN de compétences du collège) ainsi qu’une certaine culture constituent les nécessaires alliées d’une réflexion aboutie.]

1. B. Spinoza, Ethica More Geometrico Demonstrata (L’Éthique, 1677, posthume), trad. Roland Caillois, Paris, Gallimard, 1954 (« Folio Essais »), p. 388.

2. E. Fromm, The Art of loving (L’Art d’aimer, 1956), Paris, Desclée de Brouwer, 1995.

3. A. Chassang et Ch. Senninger, La dissertation littéraire générale, Paris, Hachette, 1955, p. 7.

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