Art et Culture d’Edo Littérature





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Art et Culture d’Edo – Littérature

L’époque Edo et les livres

Edo : la ville s’est toujours vanté de la force de caractère de ses habitants.

  1. Edo et les livres

Edo a beaucoup écrit, produit et imprimé. Le développement des imprimés est considérables, pour tous les genres de livres. L’imprimerie est devenu une caractéristique de l’époque Edo, c’est un moyen de diffusion d’informations ou de loisirs.

    1. L’alphabétisation

C’est difficile à estimer car que faut-il estimer ?

On pense que les guerriers, les marchands, leurs commis, les femmes et filles de marchands savaient lire, les artisans possédaient, comme les commis, les bases de calcul. C’est aussi valable pour les chefs de village, d’administration, les moines (permet de diffuser la propagande religieuse). Les paysans pour la plus grande masse ne savaient pas lire. Il y avait de fortes disparités entre les régions et les quartiers.

Il existait une culture orale paysanne qui a aussi existé en ville : il y avait une culture des histoires, théâtre et chansons dans les villes. Cette culture n’était pas livresque mais des textes complexes classiques étaient connues par l’oreille.

Il existait un réseau d’école Tera-Koya 寺 子 屋, non liés au temple. Ces cours privés sont de plus en plus nombreux. Il y a aussi des écoles de clans pour guerriers. Il existe des écoles pour l’apprentissage des différents arts populaires (tenka, haikai, danse, poésie, musique) même s’ils visent surtout une population aisée. Le développement est de plus en plus rapide à Edo et aux alentours.

En 1870, il y avait 15% de femmes et 40% d’hommes sachant lire. L’instruction exerce une certaine attraction, les façons des guerriers attirent et pénètrent dans les maisons marchandes. Avant, à Kyôtô, il y a eu le même phénomène avec la cour : son prestige a aussi pénétré les chônins.

    1. Les débuts de l’imprimerie

Fin 16ème, les débuts de l’imprimerie arrivent via la Corée, la Chine et des missionnaires catholiques. Avant le 16ème, on se limitait à l’impressions de textes bouddhiques dans les temples. Au 16ème, on parlait de Sôshiya (de sôshi, « roman »). Dans ces boutiques, on fabriquait des livres en les recopiant ou, pour l’aspect commerciales, on créait des histoires.

Pendant Edo, c’est la civilisation de l’imprimerie, même si le manuscrit garde toujours son prestige (les textes sont précieux, plus confidentiels et permettent d’être plus libre, évitent la censure).

En 1690, des missionnaires catholiques éditent en langue occidentale et en romanji dans le Kyûshû. Ils ont peu d’influence, mais les fables d’Esope sont appréciées.

Les début de l’impression se font en caractères mobiles : 活 字 (かつじ)Katsuji, gravés sur bois. Ce sont des commandes pour des administrations, pour le shôgun, de gros commerçants, qui ont lieu début 17ème (de véritables chef-d’œuvres sont édités). Sumikura et Kôetsu (CF. Ise monogatari) font des impressions artistiques des classiques japonais.

En 1610-20, des maisons d’édition apparaissent à Kyôtô. Au 17ème siècle, on publie beaucoup de classiques chinois commentés (Confucius…), des œuvres nouvelles. Très tôt, aussi, on publie du théâtre de Joruri. En 1630, il y a une centaine d’éditeurs actifs à Kyôtô.

1624-1644 : ère ???

C’est un tournant dans l’imprimerie , on passe des katsuji aux planches gravées : possibilité de la refaire à l’identique, de la réparer, de la conserver pour de nouveaux tirages. Elles sont le capitales d’une librairie.

L’un des plus forts aspect commercial d’Edo est cette obligation de toujours produire quelque chose de nouveau.

Le commerce fonctionne à plein régime vers 1688, époque Genroku. A Kyôtô, il y a 200 honya 本 屋 avec 800 titres spécialisés (livres bouddhiques…) et 10 honya sont permanentes. Le premier catalogue de livres paraît en 1659, d’autres suivront.

L’édition arrive vraiment à Edo mi-17ème siècle. Il y a 24 éditeurs en 1687, qui sont des succursales de Kyôtô. Dès 1670, Osaka édite aussi.

Texte 4 : Autorités d’Edo en 1648 : Iemitsu, 3ème shôgun.

L’engagement exigé par les chônins passent par les associations et les organisations. Les machibugyô contrôlent les chônins, ils s’occupent des quartiers de chônin dans la ville d’Edo. Il existe une part d’autogestion dans chaque quartier, chacun est responsable. Le port d’un sabre ou d’un petit sabre est autorisé pour les chônins. Il existe un décret interdisant aux chônin de porter des vêtements trop luxueux. Ils ressemblent aux guerriers qui exercent une grande fascination mais il y a aussi un rappel des différences entre chônin et guerriers, il faut garder sa place.

A Edo, il y a beaucoup de locataires (les chônins vivent sur 20% du territoire, dans des baraques exigües qu’ils louent). Edo fut longtemps à majorité masculine : les guerriers (femmes en provinces), les chônins (clercs de succursales, maisons-mères à Kyôtô ou Osaka). La police était faible, heureusement, l’ordre s’auto-gérait, mais edo n’était pas parfaitement gardé.

  1. L’instruction

Au milieu du 18ème siècle, le domaine de l’instruction se développe. La population des villes à tendance à vouloir améliorer son statut social en faisant éduquer ses enfants.

Texte 5 : Deux jeunes filles bavardent au sujet des cours qu’elles prennent.

Ukiyoburo : livre comique (kokkeibon) qui dépeint la population fréquentant les bains à Edo.

Trouver une place chez les guerriers exigeait un certains savoir vivre, certaines connaissances.

Ce phénomène est assez massive, O-kaku représente les jeunes filles de l’époque.

D
’après ce texte, on peut supposer qu’il existait alors tout un réseau d’écoles, de maîtres, de spécialistes (danse, musique).

  1. organisation et censure 

Il existe à l’époque des problèmes sur les droits des livres.

On a gardé le souvenir des premiers best-sellers :

  • Kiyomisu Monogatari en 1638, 2 à 3 000 exemplaires vendus. Un maître confucéen explique le confucianisme. Les gens ont besoin de livres de vulgarisation pour agrandir leur culture et les occuper utilement.

  • Kashoki , il y en aurait eu au moins 10 000 exemplaires. Ce livre est une sorte de cours chapitres adressés aux guerriers qui leur donne des conseils. Cet ouvrage fut utilisé comme un manuel de lecture. L’auteur regrette beaucoup la déchéance des guerriers.

Pour mieux vendre des produits assez chers, les éditeurs privilégient des livres utiles (confucianisme, religion, pratique..) mais aussi des classiques japonais(la série Hyakunin isshu 百人一道, les contes d’Ise, le Genji monogatari…) en éditions annotées, commentées.

Au début du 17ème siècle, sont publié dans le milieux proches de la cour des éditions commentées des classiques (Ex. “les heures oisives”, la bible du bon goût et de la culture). Dans les commentaires, il y a beaucoup de vers chinois, de poésie chinoise ou japonaise. Cela permet d’apprendre en lisant les commentaires des textes classiques.

Au début les auteurs sont majoritairement des guerriers. Pour mieux vendre, les éditeurs vont trouver de nouvelles formules, de nouveaux formats. C’est un secteur très créatif mais aussi très copié. Dès qu'une formule fonctionne, elle est irrémédiablement copiée.

Le problème des éditions pirates :

En 1682 paraît Kôshoku Ichidai otoko (好色一 代 男 )(Saikaku) considérer comme le premier Ukiyozôshi. C’est le premier grand roman de la période d’Edo mais l’édition est très modeste. Aussitôt le livre est repris à Edo avec des illustrations de Moronobo. On imagine que c’est une édition pirate.

Saikaku va s’associer avec un libraire à Edo, à Kyôto et à Sakai c’est à dire au Santoban 三 都 版. Ainsi il fut édité conjointement chez trois libraires dans les grandes villes.

Nakamura (libraire/ auteur) à une succursale à Edo ce qui lui permet d’éditer aussi bien à Kyôto qu’à Edo. Dans les années 1680, les éditeurs vont former une confrérie (nakama 仲 間 ) qui va être reconnu par le bakufu en 1714 (200 membres). Les nakama serviront aux autorités de contrôle, il n’y a pas de bureau de censure, pas d’organisme de contrôle. Il y avait des décrets : interdiction des récits guerriers, de citer nommément les personnes, des koshokumono (litt. Frivole et érotique), les interdits ne sont pas forcement respecté à la lettre et souvent détourné. Les auteurs se montrent plus prudent mais jouissent d’une grande liberté.

Au 18ème siècle, la liberté de publier devient plus encadrée grâce au système des nakama : les auteurs et les éditeurs doivent avoir la permission du censeur avant d’éditer un livre. Restriction de la littérature licencieuse. Sont interdits : les doctrines, la généalogie, tout comme mes allusions à la maison du shôgun. La critique publique de la politique gouvernementale est interdite ou alors très détournée.

A cette époque, le monde artistique vit au rythme de la politique et de la sévérité du gouvernement.

Ex ; santô Kyôden : auteur comique réprimandé. Son éditeur Tsutaya Jûzaburô va voir la moitié de ses biens confisquée.

La fin de la période d’Edo est encore une période de restriction. Il n’y a pas vraiment d’expressions politiques dans le canal des livres imprimés. Il existe aussi une production non imprimé, ce sont les livres sur les sujets sensibles, tabou.

L’expression reste relativement libre dans des cadres assez précis, les marchands sont de fait écartés des affaires publiques, ils n’ont pas d’influence directe sur la politique et se sentent donc peu concerné par celle-ci.

  1. Nature des publications

Il y a une grandes diversité de contenus. Au début, ce furent des écrits sur les religions puis suivit une diversification populaire : carnets de jôruri, abondamment publié pour lire et chanter soi-même mes textes ; livres de poésie haikai…

Pour le haikai, il faut des manuels, c’est une poésie de groupe, très populaire, mais il faut connaître certaines règles.

Le livres est lié à d’autres activités, comme accompagnement d’autres pratiques culturelles. Mais les livres ne disent pas tout, il y a encore des enseignements secrets, cela dit, il y en a de moins en moins.

Au 17ème, il y a beaucoup d’ouvrages pratiques :

  • Guide de voyage (voyage par procuration)

  • Guide de quartiers de plaisir (hyôbanki) plus tard, sur les acteurs de kabuki.

  • Guide sur les courtisanes (répertoires critiques)

Ce sont des écrits qui parlent d’une réalité proche. Il y a aussi des ouvrages plus généraux, de vulgarisation. « best-sellers » : confucéens, fictions ; les deux sont souvent mêlés au 17ème dans les kanazôshi : livres de distraction avec des éléments didactiques.

En 1682, apparaît avec Saikaku, une autre forme de roman, l’UKIYOZOSHI : vraie forme littéraire, ces écrits parlent de l’Ukiyô, cette tendance s’arrête en 1760.

Au 18ème siècle, la production va se diversifier et les tirages deviennent de plus en plus important. On a une massification de l’édition. Edo émerge comme vrai centre culturel principal.

Dès 1760, apparaissent de nouveaux genres qui sont des FORMATS. La littérature est très liée à l’édition : alternance pages de textes et d’images.

Il y a beaucoup de genres à la fin du 18ème, avec correspondance aux formats.

KIBYOSHI : livret à couverture jaune, 10 à 20 pages, illustré, texte mêlé à l’image comme un manga. C’est la littérature la plus populaire.

A Edo, entre 1775 et 1806, il y a 2000 titres, dont certains sont vendus à 10000 exemplaires. Surtout grâce aux allusions à l’actualité (mal perçues par autorités). La littérature est un effet de mode, mais il y a un phénomène de professionnalisation des écrivains, mais peu se spécialisent dans un genre.

Bakin, 19ème, genre sérieux.

Entre 1750-1800, de grands éditeurs apparaissent : Tsutaya Jûzaburô (1750-1797), très symbolique de cette époque, fut très actif comme poète de kyoka.

Son édition est faste jusqu’en 1868. Il est né dans une famille liée aux quartiers de plaisir. Dès 1773, il commence modestement puis devient écrivain indépendant et débute dans le kyoka (poésie comique très importante à l’époque). Il se retrouve au centre de la vie culturelle de son époque. En 1783, il achète un 日 本 ば し et publie beaucoup de kyôka-bon, kibyôshi et portraits de courtisanes. En 1791, il est touché par les réformes de l’ère Kansei (1789-1801). Il est lié à Bakin, Ota Nanpo, Shippen Baiku.

18ème-19ème : les maisons de prêt se développent : Kashi Honya. En 1808, 656 membres inscrits dans le nakama à Edo, Osaka a 300 membres. En 1830, il y a 800 membres à Edo. On estime à 40000 le nombre de lecteurs sur 1 millions d’habitants à Edo.

  • Achat : 15-26 monme (argent)

  • Prêt : 6-30 mon (cuivre)

袋とじ(ふ くろとじ)cahier japonais avec reliure japonaise, feuilles pliées.


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