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Une petite douleur

De Harold Pinter
Adaptation : Eric Kahane

Mise en scène : Hadda Djaber




Une création Leila Soleil

UNE PETITE DOULEUR

De Harold Pinter
Adaptation : Eric Kahane
Mise en scène : Hadda Djaber
Avec : Catherine Abadie, Claude Antony, Jean Luc Serretta

Costumes/Scénographie : Virginie Virot

Lumières : Stéphane Lavis

Le spectacle a été créé à l’Espace 44 à Lyon en Mars 2005 où il a été joué du 8 au 20 mars 2005.
Représentation spéciale en partenariat C.C.O de Villeurbanne / Espace 44 / Cie Leila Soleil "Autour de Harold Pinter" – représentation suivie d'un débat avec la présence entre autres personnalités du théâtre de  Jean Pavans, traducteur de Harold Pinter" et de Bernard Rongier, spécialiste du théâtre contemporain britannique à Lyon II.

Harold Pinter a obtenu le Prix Nobel de Littérature en 2005.


A propos d’ « Une Petite Douleur »






Edouard et Flora vivent dans un univers clos et confortable. Ils se parlent mais s’écoutent à peine. Une vie d’apparence paisible qui camoufle le chaos intérieur : illusions perdues, rêves non réalisés, sexualité refoulée…

C’est le marchand d’allumettes, rêvé ou réel, peu importe, qui va bouleverser la vie de ces petits bourgeois. Alors le paysage s’anime, Flora et Edouard se révèlent.

Pour affiner l’adaptation d’Eric Kahane, nous avons travaillé sur le texte original de Pinter. Pour cela, nous avons bénéficié des connaissances de Claude Antony, spécialiste en traduction anglaise. Cette double traduction a permis de mettre à jour d’autres aspects des personnages non révélés par l’adaptation française, notamment d’accentuer particulièrement l’humour et l’absurdité liés à un type de comportements chers à Pinter.

Ce qui me fascine chez ce dramaturge, c’est sa capacité à créer un climat singulier avec des mots simples. Les dialogues de Pinter, d’apparence anodine, reflètent des comportements humains précis, finement analysés et qui font mouche à tous les coups.

La communication est un mot à la mode. On communique à tout va dans un monde où règnent de plus en plus la confusion et l’incohérence… Mais sait-on vraiment communiquer ?

C’est peut-être la question que pose Pinter dans sa Petite Douleur.



Hadda Djaber


HAROLD PINTER




LA PIECE




« Une Petite Douleur, qui est une pièce à laquelle je suis particulièrement attaché, était toute prête en moi, mais je ne le savais pas. Elle a coulé de ma main. Elle m’attendait. Je suis certain qu’elle serait sortie tôt ou tard ». Harold Pinter




Cette pièce fait partie d’un ensemble de pièces radiophoniques créées en 1959 pour la radio (BBC) ; puis elle a été représentée sur la scène de l’Arts Théâtre à Londres en 1961. En 1971, elle est traduite en français par Eric Kahane et publiée par Gallimard.
C’est le plein été. Pour Edouard et Flora, une nouvelle journée commence. Jardin enchanteur, fleurs à foison. Ce couple de petits bourgeois est déchiré par l’indifférence et le mensonge.
Désoeuvrés, ils s’attaquent à une guêpe. Le premier intrus, qui préfigure l’autre. Ils l’exterminent. Edouard ressent une petite douleur. Rien d’extravagant. Juste une petite douleur, comme si le sommeil, le repos, ne pouvaient plus venir. Alors, l’autre peut apparaître.
Son entrée agit comme un détonateur. Est-il réel ? Est-il rêvé ? Qu’apporte-t-il, ce marchand de feu ? La lumière ? Et le thriller commence. Qui est-il ? D’où vient-il ? Où va-t-il ? Tout resurgit. Désirs, peurs, culpabilité, névrose, folie. La petite douleur en cachait une plus grande.


LA VIE

« On peut considérer le langage comme un stratagème systématique pour cacher sa nudité. »
Né le 10 octobre 1930 dans les quartiers populaires de Londres, Harold Pinter est le fils d’un tailleur juif. L’expérience des bombardements (le Blitz) pendant la Seconde Guerre mondiale, mais aussi celle du racisme ordinaire et de ses persécutions, l’ont marqué de manière décisive. Il restera toujours obsédé par les situations de conflit qui aboutissent à l’assujettissement de l’autre, voire à son anéantissement. Il étudie brièvement à la Royal Academy of Dramatic Art, puis devient acteur après divers petits métiers qui lui permettent de côtoyer des marginaux qui surgiront dans son œuvre.

Sa première pièce en un acte, La Chambre (The Room, 1957), comme la suivante, L’Anniversaire (The Birthday Party, 1958), reçoit un accueil mitigé. Suivront des œuvres radiophoniques, chaleureusement accueillies par le public, en particulier Une Petite Douleur (A Slight Ache, 1959). Une trentaine d’œuvres en tout. La dernière, Célébration, sera jouée fin mars à Paris dans une traduction de Jean Pavans et une mise en scène de Roger Planchon.

Enrôlé par la critique britannique dans le mouvement des « angry young men » (« les jeunes gens en colère », parmi lesquels Osborne, Wesker, Bond…), il poursuit une œuvre singulière qui se développe par l’écriture de scénarios. A partir de 1962, il commence sa collaboration avec Joseph Losey pour qui il travaille sur trois films : The Servant, Accident, et The Go-Between (Le Messager, 1971). Plus de 20 scénarios suivront.

Dramaturge (pour la télévision également), comédien, metteur en scène, scénariste, cinéaste, (Butley, 1973), poète, Harold Pinter est un touche à tout de génie, virtuose qu’une aisance folle autorise à passer d’un moyen d’expression et d’un genre à un autre. Son écriture l’a mené à la célébrité, matérialisée par l’anoblissement. Il est traduit dans la plupart des langues et joué dans le monde entier. De nombreux prix ont couronné son œuvre : prix Shakespeare, prix européen de littérature, Molière d’honneur pour l’ensemble de son œuvre en 1997. Il est aussi membre de la Société royale de littérature (l’équivalent de l’Institut de France). Une quinzaine d’universités lui ont conféré le grade de Docteur Honoris Causa.

Célèbre, il l’est aussi par ses colères publiques qu’il met au service de ses idées, largement reprises par la presse britannique (en particulier, The Guardian et The Independent) : la défense des droits de l’homme - au Chili, en Yougoslavie ou en Irak -, le combat contre le racisme et toute forme d’oppression. En 1999, il produit un documentaire diffusé par la BBC, où il affirme que les Etats-Unis ont soutenu le programme de nettoyage ethnique en 1995.
C’est logique pour celui qui fut objecteur de conscience à l’âge de 18 ans, en 1938…

« Une des répliques les plus importantes que j’aie jamais écrites est dans L’Anniversaire :" Stan, ne les laisse pas te dicter ce que tu dois faire. "

J’ai suivi ce précepte toute ma fichue vie. »


L’ECRITURE



Les pièces de Pinter, rangées par les histoires littéraires parmi les œuvres du Théâtre de l’Absurde, sont en réalité des comédies de « l’inquiétante étrangeté » (Comedies of Menace) : l’auteur y reproduit le parler populaire, avec ses redondances et ses illogismes ; utilise un espace clos, comme une pièce ou un jardin ; met en scène des couples (ou des amis) mal assortis et des étrangers qui font irruption dans un monde tranquille et y provoquent la mise en question et le bouleversement des identités. A l’intérieur de situations ordinaires plane toujours la menace d’une brusque explosion de violence.
Le parallèle avec l’œuvre de Samuel Beckett est frappant : les deux auteurs se connaissaient bien. Dans ces mondes, la vie quotidienne est un duel, et les seules armes la parole et le silence.
Mais le théâtre de Pinter, c’est avant tout une langue, énergique, elliptique, riche dans sa simplicité et consacrée par l’adjectif « pinteresque » dans les dictionnaires de langue anglaise.
Le dialogue pintérien désigne tout échange de propos apparemment anodins, voire vides de sens, mais où couvent tantôt de sourdes tensions, sinon de véritables luttes à mort, tantôt des désirs larvés : l’écriture de Pinter réveille la blessure, l’écart entre le dit et le non-dit. Mais l’auteur se défend d’avoir mis en place, à travers ce dispositif, un théâtre de l’incommunicabilité. La communication existe, mais elle est camouflée ou niée : selon l’auteur, « nous ne communiquons que trop bien, par notre silence, par ce que nous ne disons pas ». Son théâtre se joue entre les mots. Chaque personnage a sa vision contradictoire des événements : la vérité semble alors insaisissable, et sans réelle importance. Les relations, de ce fait imprévisibles, sont tissées par d’obscurs désirs, nouées et dénouées par d’étranges mouvements de domination physique, souvent sexuelle.
Liste des œuvres dramatiques, entre autres :



  • La Chambre 1957 The Room

  • L’Anniversaire 1957 The Birthday Party

  • Le Monte-Plats 1957 The Dumb Waiter

  • Une Petite Douleur 1959 A Slight Ache

  • The Hothouse 1959

  • Le Gardien 1960 The Caretaker

  • A Night Out 1960 Une Soirée en Ville

  • Night School 1960 Cours du Soir

  • Les Nains 1960 The Dwarfs

  • La Collection 1961 The Collection

  • L’Amant 1962 The Lover

  • Tea Party 1964

  • Le Retour 1964 The Homecoming

  • Le Sous-sol 1996 The Basement

  • Paysage 1967 Landscape

  • Le Silence 1968 Silence

  • C’était Hier 1970 Old Times

  • Monologue 1972 Monologue

  • No Man’s Land 1974

  • Trahisons 1978 Betrayal

  • Family Voices 1980

  • Other Places 1982

  • A Kind of Alaska 1982

  • Victoria Station 1982

  • Un pour la Route 1984 One for the Road

  • Langue de la Montagne 1988 Mountain Language

  • Le Nouvel Ordre du Monde 1991 The New World Order

  • Party Time 1991

  • La Lune se Couche 1993 Moonlight

  • Ashes to Ashes 1996

  • Célébration 2000 Celebration

LA MISE EN SCENE : HADDA DJABER

Hadda Djaber fonde en 1986 la Compagnie Leïla Soleil à la faveur du spectacle qui porte le même nom. Hadda Djaber écrit et met en scène ses propres textes et adapte des textes d’auteurs.contemporains .

Principaux textes et mises en scènes :


  • Federico Garcia Lorca- autour de Mariana Pineda (théâtre en cabaret).



  • 2005 : Une petite douleur d’Harold Pinter




  • 2003 : Un Amour d’Eté à Alger d’après une nouvelle de Maïssa Bey




  • 2002 : Hébron, la Maison (adaptation d’après Leïla Sebbar et Mahmoud Darwich)




  • 2001 : Paroles sur Place : mise en scène de la parole associative – thème : le cirque




  • 2001 : Faits Divers




  • 2000 : Le Cheval Blanc Venu de la Mer et autres contes tsiganes – contes
    traditionnels manouches créés  sur le terrain des gens du voyage




  • 1999 : Lettres d’Algérie – Adaptation des lettres parues dans Le Monde




  • 1997 : Le Malentendu – adaptation du texte d’ Albert Camus




  • 1995 : Liouba, la Sorcière




  • 1994 : Shéhérazade ou la Métamorphose d'un Roi



  • 1988 : Sois Secrétaire et Tais-toi




  • 1985 : Leïla Soleil


Faits Divers et Le cheval Blanc Venu de la mer ont été créés dans le cadre de la résidence de la Cie Leïla Soleil au CCO.


LES COMEDIENS

CLAUDE ANTONY (dans le rôle Edouard)
Claude Antony a signé de nombreuses mises en scène et interprété de nombreux rôles, entre autres :


  • Le Marchand de Venise, de Shakespeare (rôle de Shylock)

  • Victor ou les Enfants au Pouvoir, de Vitrac

  • La Folle de Chaillot, de Giraudoux

  • Amadeus, de Peter Shaffer (rôle de Salieri)


Sa collaboration en qualité de comédien avec Leïla Soleil a débuté en 1988 :


  • Sois Secrétaire et Tais-toi (rôle de M. Crayon)

  • Shéhérazade ou la Métamorphose d’un Roi (rôle de Shahriar)

  • Lettres d’Algérie (assistant à la mise en scène)

  • Hébron, la Maison


Claude Antony est également connu pour ses traductions d’auteurs de théâtre anglais et de conférences de presse au T.N.P. (Bob Wilson, Ken Russel et le directeur du British Théâtre…)
CATHERINE ABADIE  (dans le rôle de Flora)


Comédienne depuis 1986, après une formation au Théâtre des Marronniers avec Daniel Claude Poyet, Catherine Abadie alterne divers rôles tant au théâtre qu’au café théâtre. Elle a déjà collaboré avec Leïla Soleil en 1997 en interprétant la mère  dans Le Malentendu d’Albert Camus.
Ses rôles principaux :

Au théâtre


  • La reine Marguerite dans Le Roi se Meurt de Ionesco

  • Toinette dans Le Malade Imaginaire  de Molière

  • La nourrice dans Antigone  d’Anouilh

  • Madame de Staël dans L’Exilée 

  • La mère dans Le Malentendu de Camus

  • Canina dans Volpone de Ben Jonson

  • Madame Jourdain dans Le Bourgeois Gentilhomme  de Molière

  • Ida Mortemard dans Victor ou les Enfants au Pouvoir  de Vitrac

  • La Grande Duchesse dans Les Justes  de Camus

  • Madame Pinchard dans Le Dindon  de Feydeau

  • Philaminte dans Les Femmes Savantes  de Molière

  • La Folle de Chaillot dans La Folle de Chaillot de Giraudoux

  • 4 rôles dans Théâtre sans animaux" de Jean-Michel Ribes

Au café théâtre
Quenelles et Gratons de Philippe Capony

Les Voisines de Jean-Louis Rapini (Avignon 2002)

JEAN- LUC SERRETTA (dans le rôle du marchand d’allumettes)




Jean Luc Serretta a collaboré à maintes reprises avec la Compagnie Leïla Soleil, en interprétant notamment


  • le rôle de l’intégriste dans Leïla Soleil 

  • le rôle d’un cadre dans Sois Secrétaire et Tais-toi.


Cette fois, Jean-Luc a accepté une nouvelle aventure avec la compagnie avec l’interprétation de l’énigmatique « marchand d’allumettes ».






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