Littérature québécoise





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Pamphile Le May

Les gouttelettes

sonnets



BeQ

Pamphile Le May

(1837-1918)

Les gouttelettes

sonnets

La Bibliothèque électronique du Québec

Collection Littérature québécoise

Volume 119 : version 1.1

Du même auteur, à la Bibliothèque :

Contes vrais

Reflets d’antan

Les gouttelettes

(selon l’édition nouvelle de l’Action Catholique, 1937)

La première édition a paru en 1904.

Préface


Les Gouttelettes de Pamphile Lemay méritaient cette édition d’honneur, à l’occasion du centenaire de la naissance du poète. Elles ont été comme le couronnement heureux de toute la carrière, l’aboutissement logique de toute l’œuvre de l’ouvrier qui depuis sa jeunesse d’étudiant à l’Université Laval de Québec, jusqu’à sa vieillesse toujours laborieuse, n’a cessé d’aiguiser son outil, de limer avec plus de soin ses strophes, d’enrichir de pensées et d’images son inspiration. Pamphile Le May, lorsqu’il mourut en 1918, ne travaillait-il pas encore lui-même à une réédition de ces Gouttelettes qu’il avait publiées en 1904 ?

Donc, les Gouttelettes occupent un sommet de l’esprit et de la vie de leur auteur. Sommet qu’enveloppent de douce lumière les horizons prochains de Lotbinière, du pays natal dont il chante avec piété les gens et les choses ; sommet qu’éclairent aussi des visions de la Bible et de l’Évangile, et qu’animent des souffles religieux, des souffles d’amour, des admirations patriotiques, des jeux de fantaisie. Tout ce qui a séduit la vie et l’âme du poète se retrouve sur ce plus haut lieu où lentement, péniblement parfois, il est monté prendre sa place dans notre histoire.

Pamphile Le May naquit en 1837. Il est né poète. Combien n’a-t-il pas déploré – il nous le confia souvent – les conditions ingrates de travail que 1860 faisait à ceux-là qui chez nous, à cette époque, émus, comme lui, par le mens divinior, osaient rimer ! Il savait l’imperfection de ses propres essais, poèmes où l’on sent bouillonner de la ferveur, mais qui souffrirent d’une insuffisance fatale de nos disciplines littéraires. Il faut le louer d’avoir voulu quand même se soumettre à la loi du progrès, et d’avoir préparé avec plus d’art ces Gouttelettes qui, en 1904, jaillirent de sa veine profonde et sont restées l’œuvre maîtresse de sa pensée.

Toute l’œuvre ancienne, celle des Essais, et celle des Vengeances, les Petits poèmes, les Fables canadiennes, Une gerbe, tout cela vint se replacer sous la méditation plus exigeante, sous la lime plus aiguë du travailleur ; tout cela replongé dans le feu d’une inspiration que la vieillesse elle-même ne faisait qu’accroître, réapparut sous la forme nouvelle, plus ciselée, plus artiste du sonnet.

Pamphile Le May fut l’un des pionniers de la poésie canadienne-française. Il faut reconnaître l’effort des défricheurs ; il faut être indulgent pour tout ce qui dans leur œuvre tient aux déficiences de l’époque où ils ont travaillé ; il faut admirer tout ce qu’il y eut en eux d’original, de spontané, tout ce qui dans leurs poèmes représente la fleur matinale de la vie.

Pamphile Le May eut l’inspiration terrienne, agreste, celle-là qui s’emplit des rumeurs, des parfums, des chants, des mœurs de la campagne.

Bien d’autres ont passé depuis dans ces champs, sur ce terroir, pour y glaner à leur tour les objets de leurs poèmes. Toujours la silhouette de Pamphile Le May se détachera en forme svelte, attachante, durable sur ces sillons plus que jamais fréquentés, parmi tous ces chercheurs de la beauté rustique.

Une lignée spirituelle s’honore quand elle peut compter un tel ancêtre. L’ancêtre s’est réjoui lui-même de tous les progrès accomplis après lui. Le poète sut admirer d’autres fleurs que celles qui fleurissent en son jardin. Mais les fleurs de son jardin ont conservé un arôme, un goût du sol canadien, que bien peu d’autres contiennent en même mesure.

C’est pour cela que cent ans après la naissance de Pamphile Le May, il fallait rééditer les Gouttelettes. La piété filiale s’est chargée de ce soin délicat. Il faut louer une telle piété, qui à tant d’affection sut mêler tant d’intelligence.

Camille Roy, ptre

Recteur de l’Université Laval.

Avis au lecteur


On a proclamé les Gouttelettes « le meilleur de l’œuvre de Pamphile Le May, ce poète qui a tant aimé sa famille, sa patrie, Dieu et la poésie. »1

« Dans les Gouttelettes un vaste symbolisme enveloppe et harmonise tout, et il est rare que le poète chante la nature sans que le dernier tercet de son poème soit tout rempli des pensées qu’éveillent en son esprit les ressemblances mystérieuses. Et ceci lui est souvent une occasion de manifester en même temps que l’acuité de sa vision, la sensibilité ardente, complexe et délicate de son âme d’artiste. »2

« Le May finit par se raconter, et c’est alors que sa plume se surpasse, et parvient à rendre en beauté son impression poétique, délicatement vibrante. »3

Cette œuvre, « où le poète promène avec amour la pointe affinée de son pinceau »,4 a connu de la vogue et l’édition en est épuisée depuis longtemps.

L’auteur avait songé à la réimprimer, et dans un exemplaire il avait apporté à son texte de nombreuses modifications. Certains sonnets ont même été biffés sans merci. D’autres ont été remaniés. La plupart ont vu certains mots remplacés par de plus pittoresques. Enfin quelques poèmes nouveaux ont été introduits. Le May avait formé le dessein d’un polissage encore plus complet de cette œuvre, comme ce fut le cas de toutes ses autres ; mais la mort le prit déjà vieux et presque inapte à un tel travail.

Si la réalisation de son projet reste imparfaite, c’est que l’octogénaire est parti trop tôt ou, mieux, a songé trop tard à raffermir son miel. Nous le lirons tel quel, avec toute sa saveur de trèfle blanc. Si vous y trouvez une pointe de sarrazin ou de dent-de-lion, dites-vous que le bon Le May, à l’instar d’Homère, dormait quelquefois le crayon aux doigts, rêvant de poèmes parfaits, « quandoque bonus dormitat Homerus. »

Dieu nous garde de jamais dormir en lisant ce livre ! Il est vivant et parle au cœur des Canadiens et des Canadiennes.

« Si jamais notre peuple en venait à perdre ses traditions familiales, nationales et religieuses, elles se retrouveraient toutes dans les Vengeances et les Gouttelettes. »1

Cette parole du vénéré Recteur de Laval est le plus précieux éloge qu’un poète patriote et chrétien puisse mériter.

Enfin, les illustrations dues au pinceau du petit-fils artiste, témoignent-elles d’une sincère communion de son âme à l’âme de son grand-père ? Nous serions tentés de croire que le public en jugera ainsi.

Les éditeurs.
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