Où le passant ne voit qu’une élégante chapelle… j’ai mis le souvenir d’un clair jour de ma vie. O douce métamorphose ! Ce temple délicat, nul ne le sait, est





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Beaux présents dorés

« Où le passant ne voit qu’une élégante chapelle… j’ai mis le souvenir d’un clair jour de ma vie. O douce métamorphose ! Ce temple délicat, nul ne le sait, est l’image mathématique d’une fille de Corinthe, que j’ai heureusement aimée. Il en reproduit fidèlement les proportions particulières. »
Paul Valéry, Eupalinos ou l’Architecte.


Table des matières.

Introduction. P. 5
Beaux présents. P. 9

Beaux présents faciles et complexes et autres anagrammes. P. 62

Beaux présents dorés. P. 78

Belles absentes. P. 134 (dans l’ordre : Benjamin Lazar, Kady Cissé, Tryptique sur Christine Ryndak, Jic X 3, Romain Lemire, Duo sur Malo et Adèle, Solo sur Seb, Bastien, « Quelques êtres… » Alban Julien)
Quand personne ne vous a rien demandé. P. 148
La société des beaux présents ou La langue incompréhensible de Jacques Roubaud. P.152

Introduction.

Selon certaines découvertes de la science, tous les êtres peuvent être définis par leur patrimoine génétique. Je prétends, moi, étant plus pataphysicien que physicien, analyste et poète que philosophe, qu’ils le sont tout autant par leur nom, je veux dire par les lettres mêmes composant leurs noms et prénoms.
Tout en saluant leur mémoire, j’ai voulu entr’apercevoir et penser ces « identités » et ces « lieux-dits » en explorant, tel un archéologue ou une diseuse de bonne aventure rigoureuse, leur potentialités lexicales, puis en re-composant leurs visages en poèmes, au gré des variations de « l’êttres ».
Car c’est bien la contrainte d’écriture oulipo-perecquienne du « beau présent » que j’utilise ici : chaque poème n’est écrit qu’avec les lettres de son titre, la matière du nom des personnes et des lieux, lettres qu’on peut redoubler à sa guise (contrairement à l’anagramme).
Nos destins apparaissent parfois dans ces portraits, je dois l’avouer, assez fidèles ; des visions, des sentiments, des paysages réels et utopiques.
J’ai ajouté à cette contrainte, au cours de l’évolution du travail, une nouvelle contrainte, mathématique et architecturale cette fois, basée sur des calculs de proportions dérivés du « nombre d’or » qui viennent déterminer la « masse », syllabique par exemple, de chaque vers, de chaque strophe, les unes et uns par rapport aux autres, afin d’invention d’une métrique originale, chaotique et harmonique, prenant pour modèle utopique les plus belles créations naturelles et humaines (le Parthénon, la coquille de l’escargot, le cristal de neige…), mais surtout constituant un guide de composition, un « bâti » structuré, dont la forme choisie intuitivement tente à chaque fois de répondre au thème donné.
Car la poésie, fusse-t-elle ultra contemporaine, compte ! compose ! Oui, mes amis, comme sa sœur la musique, la poésie a toujours compté et comptera toujours !

Des « belles absentes » terminent ce recueil : cette contrainte, inventée par Raymond Queneau, consiste à écrire un poème dont chaque vers comporte toutes les lettres de l’alphabet, moins une ; les noms cachés alors structurent les poèmes par leur absence (chaque lettre du nom manque, l’une après l’autre, vers à vers, dans l'ordre du nom, décliné en verticale). Souvent le K W X Y Z sont jugés trop exotiques et non utilisées, ou seulement partiellement, quand un nom qui comporte une ou plusieurs de ces lettres l’impose.

La belle absente, vous l’aurez compris, constitue le pendant opposé du beau présent ; mais toujours le nom et le nombre dictent leur langage ou l’orientent de loin selon une logique parfaite. Lors, le sujet et l’objet ainsi créé rentrent dans une forme de symbiose stylistique et formelle, de jeu de miroirs, d’union sacrée sonore, et, disons-le tout de go, de beauté idéale.
J.M.

Beaux présents.
W y M m o é n r i t q n u o e M d e… A L C H… W

Du moment qu’en ta mue…
Tourne endormie, ni modérée, ni torte, ni entêtée, ne te moque, n’enquête, ne truque ni ne détraque, ne te tourmente endormie, détend-toi, détourne-toi du monde, démon, de toi-même

en un rire, ne te torture d’un « on, on… », n’entretien de dédit : Enterre… Demeure...

Alchimie lointaine que ce tramway de l’amour n’a atteinte.

Alchimie lointaine

Que le tramway du démon

Enterre, demeure.
Tourmente endormie

Le Yawl décalqué, l’Alya

Détend toi, demeure
On ne te torture

dédit ne te détraque

hémicycle welche
Alchimie lointaine

Que le tourment du dédit

Yawl, ne te torture

Présent.
Sente pressée
Terre prêtée

(Restes…
- ses erres ses Erses ses serres ses prés… -)


Présentes
en ses sens,

présentes
en ses présents.

Page blanche.


Le bag-age en gage
la gène gagne le page
la belle page en nage

le gèle…

Pan ! Blanche ! la panne !
L’ange égéen banal en ce bal gêne le bac
L’âne glane : blabla, blabla, blabla… Cale...
A la benne ! le Bac !
Ah ! la belle année engagée !

Alban Berg.


Le lare Abel bêla :

- A la bagarre !

à la glèbe
La gare gelée

Le bar à l’angle
L’abbé anar bêla enragé :
- la gabelle ! la belle gabelle ! rare ! gelée !
La belle Alba en nage

bébé a la galle…
Là, le gang bagarre en règle… râle, enrage…

en l’arène barbare, en l’erg berbère… :
- Barbe ! A la benne le lare ! A la benne l’abbé !
L’âne narra en gag le gang bang banal en l’ère.

Nuage.


Ange nu.

Caillou.



ici
coula
la loi


Galets.


Sagesse âgée
Ses gestes las


Saga gelée
là et la, tas à tas, tag et salsa…
Sels… Agates... Agasses…

Améthystes.

Semés, tes thèmes…
Système

Mythe (Thésée, Thyeste) Ame
Thym… Thé
Synthèses...
MODUS VIVENDI

Moue vide
non vie

ou

idée
monde soumis

ou mis sous

vide
mode de venue du don

viens

momie

vide
dis
mon nom

Livre.


Ville ivre… Rire… Ire…

Vivre…
Lire…

Revivre.

L’après-midi d’un faune.

Adrénaline sa

Prière finale
Rare

Ennemi le

Sursis
Minéral

Idéal maussade

D’un film fané
Idéal
D’insuline

de dune

Uni au pas de la muse paresseuse Pan

Ne délaisse pas le parfum de fleur de la
Femme pressée

A l’aune de ses prudes funérailles
Unie, passe…

Narrée
Enfermée infinie

Muse endormie.

Dormir…
Usure inodore
Dune de dires
En soi
un soir…
mourir seul

Solitude.


Tu dis l’île et le soleil, l’étude, le deuil…

Tu dis le lieu du délit, le seuil… Le nœud et ses toiles…

Tu dis l’étoile éludée… l’idole idiote, le doute sot… l’ouie et ses otites…
Ô Solitude seule. O soie du lit délié. Suée soule...

Dote de dieu ! du dieu le sol, Ô Solitude ; le dessous, l’édit.


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