Du 28 mai au 15 juin dernier, dans le cadre de l’année croisée France-Russie, 15 écrivains français sont partis à la découverte de la Russie, à bord du Transsibérien. Carnet de voyage de Moscou à Vladivostok à bord d’un mythe





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Du 28 mai au 15 juin dernier, dans le cadre de l’année croisée France-Russie, 15 écrivains français sont partis à la découverte de la Russie, à bord du Transsibérien. Carnet de voyage de Moscou à Vladivostok à bord d’un mythe.

Gare Yaroslavskiy, Moscou, vendredi 28 mai 15 h 30. Des petites filles en costume traditionnel, couronnes perchées sur têtes blondes, bottes en fausse fourrure, prennent chacune un écrivain par la main pour les conduire au quai N°4. Ballons de baudruche bleu, blanc, rouge, fanfare, caméras et bousculade.
Deux wagons de première classe arborent les couleurs du Transsibérien Blaise Cendrars. Du 28 mai au 15 juin, ils seront le refuge, la « maison » des quinze écrivains français invités à parcourir la Russie, de Moscou à Vladivostok. A chaque ville étape, où ils sont attendus pour des conférences, les wagons patienteront sur une voie de garage avant d’être raccrochés à un prochain train en direction de l’escale suivante.
Les provodnitsas, les hôtesses du train, en uniforme, attendent les passagers devant les marche-pieds. Viera, une blonde coquette, la quarantaine souriante, est chaussée d’escarpins de princesse, rouge irisé ; son homologue, longue crinière argentée, plus introvertie, décoche un sourire de lutteur. Gardiennes du Transsibérien, installées à l’extrémité de chaque wagon, elles veillent sur tout, au samovar - l’eau doit frémir en permanence -, aux retardataires - qu’il faut sortir du lit le matin pour qu’il ne manque pas leur arrêt -, et bien sûr à la sécurité des voyageurs.
Les écrivains prennent possession de l’espace. Ils voyagent à deux par compartiment ; certains avaient prévu leur compagnon de train, d’autres font connaissance. Les cabines sont restreintes - moins de 5 m2-, c’est pourtant un luxe ; en troisième classe, il n’y a pas de séparation, tout le monde dort en open-space. Dans chaque compartiment, une tablette, deux couchettes, une échelle rétractable pour glisser sa valise dans le coffre prévu à cet effet. Et un filet mural. La décoration de fausse boiserie et miroirs cerclés de marbre, est kitsch, mais chaleureuse. Au sol, une carpette d’inspiration persane n’est pas vraiment assortie aux double-rideaux de bonne femme à motifs géométriques qui coupent la vue ; peu importe, ils seront vite relevés pour libérer le champ de vision.
Sur le quai, les officiels, l’ambassadeur de France, le directeur du livre de Cultures France, le responsable de l’agence fédérale russe pour la presse et les télécommunications se félicitent. La responsable de la SNCF, mécène de la manifestation, pose devant les photographes, bouquet de roses en mains. Ce périple est l’un des événements culturels les plus attendus de l’année croisée France-Russie, deux ans et demi ont été nécessaire pour l’organiser. *
A Paris, les cassandres germanopratins, eux, se gaussent « 15 écrivains dans un train pendant 20 jours… quelle idée ! Ca virera forcément au loft d’intellos sur voie ferroviaire, n’importe quoi… »
A quelques minutes du grand voyage, les écrivains invités n’ont que faire des quolibets. L’académicien, Dominique Fernandez, 80 ans, est heureux comme un enfant. Passionné par la Russie, c’est son vingt-cinquième séjour au pays de Pouchkine. « Une à deux fois par an, je visite Moscou ou Saint Petersbourg. » Avec son complice, le photographe Ferrante Ferranti et Danielle Sallenave, Prix Renaudot pour  « Les Portes de Gubbio », tous trois connaissent Nijni Novgorod, mais ils n’ont encore jamais poussé plus avant vers l’est. « C’est une opportunité extraordinaire qui nous est offerte. »
Géraldine Dunbar, blonde, frêle en apparence, a les larmes aux yeux. En 2004, elle a déjà fait le trajet « Seule dans le Transsibérien » et a raconté son aventure dans un livre. Elle a harcelé Cultures France pour participer à l’aventure (un mail et/ou un appel téléphonique tous les quinze jours). « La nuit dernière, j’ai rêvé qu’on m’empêchait de prendre le train ; je perdais ma voix. »
Casquette à pin’s, veste de baroudeur, Kris, le Brestois, auteur de bandes dessinées engagées à succès - « Un homme est mort » notamment-, est aux anges. Ce voyage est une aubaine. « Je prépare une série de neuf albums, Svoboda (Liberté, en russe). C’est le carnet imaginaire de soldats de la Légion tchèque. Ces combattants de l’armée austro-hongroise faits prisonniers par les Russes pendant la Grande Guerre  rêvaient d’instaurer la démocratie dans leur pays. De 1918 à 1920, à bord du Transsibérien ils vont tenter de rentrer chez eux en partant vers l’est. »
Tout en hauteur, veste de cuir naturel couleur de miel, chemise de coton à la Tolstoï, Eugène Savitzkaya a le cœur russe par sa mère « adolescente elle a été enlevée et envoyée en Pologne pendant la guerre, avant d’émigrer en Belgique. » Elle n’a rien raconté. La grand-mère du poète Guy Goffette, directeur de collections chez Gallimard, aussi, était née en Russie. « J’ai grandi en Lorraine dans une maison, rue de la Pointe de Sibérie.» Dans ses poches : 800 miniatures de Tour Eiffel. « Je veux aller à la rencontre des Russes de la rue. » A Paris, il a suivi quatre heures de cours pour acquérir les rudiments de la langue (spassiba bolchoi -merci beaucoup-, pa-jal-sta -s’il vous plaît-…)
Minh Tran Huy, rêvait de faire ce voyage avec son mari, Alexandre Sumpf, historien, spécialiste de la Russie ; ils se sont fiancés dans la capitale russe. Impossible. Il doit poursuivre ses recherches sur la propagande soviétique aux archives de Moscou.
Jean-Noël Pancrazi, tel un chat, observe l’agitation sur le quai, sourire aux lèvres. En retrait, le directeur de la Maison des Ecrivains Etrangers et des Traducteurs, Patrick Deville fume une dernière cigarette avec Mathias Enard. L’auteur de Zone, prix Inter 2009, s’est engagé à écrire, pour France Culture une fiction radiophonique sur cette aventure. Il ne lâchera pas son carnet.
Une légère appréhension les taraude ? Ils n’en montrent rien. Bien sûr, il est toujours possible de descendre d’un train, mais abandonner, quel aveu d’échec, ce serait ; il faudrait alors renoncer à son rêve d’enfant.
Que Blaise Cendrars ait fantasmé « La prose du Transsibérien et la petite Jehanne de France », quelle importance ? « Embarquer à bord d’un mythe, c’est pas mal. » s’en amusera Jean Echenoz qui rejoindra la caravane à Irkoutsk.
Pour des romanciers et poètes éveillés à la littérature par les aventures de Michel Strogoff, la lecture de Guerre et Paix, les frères Karamazov, Docteur Jivago ou la Dame au petit chien de Tchekhov, la Sibérie orientale et le Transsibérien fascinent.
Construit à partir de 1891, sur oukaze du tsar Alexandre III (qui envoya son fils Nicolas Ier poser la première pierre à Vadivostok), avec des rails plus larges que le standard des pays voisins (1 520 mm contre 1 435 mm), le Transsibérien cumule les records : l’itinéraire le plus long du monde, 9288 kms, dix fuseaux horaires, 990 gares, une semaine de trajet en continu, au rythme de 60 à 80 kms/h. La seule toponymie des villes traversées est en soi une invitation au voyage : Nijni Novgorod, Kazan, Irkoutsk, Ulan Oudé…
Que découvriront-ils au fil de ce périple ? Quelle Russie ? La veille au soir, sur la Place Rouge, alors que des milliers d’ampoules scintillaient sur la façade du Goum, le grand magasin où se concentrent les plus prestigieuses marques de luxe occidentales, Danielle Sallenave est restée interloquée. Elle connaît bien Moscou, et particulièrement le Kremlin, elle y est venue par deux fois, en 1992 notamment, « Mais, tout ici désormais semble factice».

Qu’en sera-t-il à Ekaterinbourg ? Quelle réalité découvriront-ils à Novossibirsk ? A quoi ressemble Vladivostok? L’ambassadeur a intimé les auteurs à modifier le regard des Français sur la Russie. « Il faut en finir avec les clichés ! C’est bien que vous alliez, au delà de Moscou et Saint-Pétersbourg, dans des régions plus éloignées et que vous racontiez. » Auront-ils droit de tout voir ? De circuler librement ? Le matin même, intrigué par l’architecture néo-gothique des Komsomolskaya Ploschtchad, les gratte-ciels de l’ère stalinienne, Jean-Noël Pancrazi, dans le bus, a demandé, tout doucement, une fois, deux fois, tel un papillon qui bute contre la vitre de descendre du car, « je voudrais marcher, je voudrais fumer une cigarette. » En vain. Vassili, l’accompagnateur, maître du temps à bord, formé à la rigueur soviétique, a entrepris - avec courtoisie - de discipliner le groupe. « A l’heure du départ, où que nous soyons, si vous n’avez pas fini votre tasse de café, votre verre de vodka, jetez-le et avancez. »
Tous les écrivains sont désormais à bord du Transsibérien. Sur le quai, les petites filles libèrent leurs ressors bleu-blanc-rouge, les ballons filent dans le ciel. Viera est en position à la porte du train, les caméras ne manquent aucun de ses mouvements. Il est 16 h 30, le coup de sifflet retentit. C’est parti pour vingt jours de roulis.
Tacata tacatam, le Transsibérien s’éloigne peu à peu de la capitale, pénètre en banlieue, longe les premières datchas et leurs jardins ouvriers. Et bientôt, les forêts de bouleaux apparaissent sous le soleil rougeoyant. Direction l’Extrême-Orient. Il ne reste plus qu’à se laisser bouleverser par la Russie depuis la fenêtre du train, ouvrir grand les yeux, le nez scotché à la vitre. « Blaise, dis, sommes-nous bien loin de Montmartre ? »

Encadré

Une aura culturelle, une aubaine économique

L’opération du Transsibérien des écrivains Blaise Cendrars très majoritairement financée par l’agence de presse et communication russe, dispose d’un partenaire français de choix, la SNCF, qui a participé à hauteur de 100 000 euros pour un budget global estimé à 300 000 euros. Ce n’est pas un hasard.  Le Transsibérien Blaise Cendrars part dans un contexte économique franco-russe florissant. « Jamais nos relations n’ont été aussi bonnes. » explique Philippe Pégorier, le conseiller commercial d’UBI France. Au lendemain de l’arrivée du train à destination, Vladimir Poutine inaugure, à Paris, l’exposition nationale Russe du Grand Palais, Nicolas Sarkozy et une vingtaine de grands patrons du CAC 40 sont attendus au Forum économique de Saint Petersbourg. Le chiffre d’affaires des entreprises françaises en Russie a progressé de 25 % en 2009, mais c’est largement en deca du potentiel. « Nous voulons être les « Poulidor » des chemins de fer russes. » explique non sans ironie le responsable de la SNCF à Moscou. Nous avons raté le contrat du train à grande vitesse entre Saint Petersbourg et Moscou. Nous ne voulons pas manquer le plan de modernisation des chemins de fer russes ; lancé en juin 2008 par le président de la confédération de Russie, c’est un marché de 20 Md d’euros. A la fin de l’été la ligne Saint Petersbourg-Nice sera remise en circulation, nous multiplions aussi les jumelages, comme ceux de la gare Saint Charles de Marseille à Vladivostok. Vous le verrez, les gares sur le trajet du Transsibérien font l’objet de rénovation, elles ont besoin d’équipement en billetterie électronique.» Plus important encore le fret entre la Chine et l’Europe : d’ici  2030, la densité du réseau ferroviaire de marchandises doit croître de 23,8 % ; la majorité des nouvelles voies seront construites à l’est de l’Oural. Les Chinois ont plus d’un train d’avance, les Allemands bien positionnés, les Italiens en embuscade. L’opération littéraire, qui sera retransmise chaque soir au 20 heures de la télévision russe, offre une formidable opportunité de publicité pour la SNCF.

Escale à Nijni Novgorod.
Au fil de la Volga

Vendredi 28 mai, 23 h 15. A peine le temps de prendre ses marques dans le Transsibérien, et déjà le train s’immobilise en gare de Gorki - elle a gardé le nom soviétique de Nijni Novgorod. Les maisons des anciens marchands, en bois sculpté, à deux étages, tantôt croulantes, gaillardes, ou mangées par le lierre, jalonnent le trajet jusqu’ à l’hôtel Tsentralniy, rue Sovetskaya. Il ne jurerait pas dans une cité de Cergy-Pontoise. La tour domine de dix étages une galerie commerciale. En sous-sol, le rayon vodka du supermarché est aussi fourni qu’une allée de jouets à l’approche de Noël.
A la réception de l’hôtel, une vidéo vante en boucle les commodités du restaurant et du bar à pole dance. Les discussions littéraires trouvent place aux côtés des hôtesses de charme.
Samedi 29 mai

9 h. Le car attend les écrivains pour une visite de la ville. Personne ne semble souffrir du décalage horaire. Quelques minutes plus tard, le bus s’arrête entre une quatre voies quasi-déserte et un terrain vague, la Volga demeure invisible, masquée derrière une immense palissade, la guide se lance pour raconter l’histoire de cité. Mines interloquées, la révolte gronde. Les auteurs veulent marcher, se sentir libres, pas question de les trimballer n’importe comment. Et encore moins n’importe où.
Au confluent de l’Oka et de la Volga, le plus long fleuve d’Europe (3700 km), Nijni Novgorod offre mille opportunités de flâner. Dans la rue Minskaya, une babouchka, assise au cul d’une citerne à deux roues, sert le kvas ; une boisson au goût capiteux de pain fermenté. Au XIXème siècle déjà,  Alexandre Dumas séjournant à Nijni pour assister à la foire qui attirait alors les caravanes de toute l’Asie centrale, comme Paul Changeur dans « la Russie pittoresque », vantait les vertus de ce vin de grains.
Sous les rayons du soleil, les coupoles d’or et les ornementations baroques, façon barbe à papa sculptée, de l’église de la Nativité (appelée également Stroganov, du nom du plus riche des marchands russes) sont pimpantes. Sous le porche, il reste encore quelques branches de bouleaux et brins d’herbe que le pope a béni pour les Pâques orthodoxes. Le chœur et les icônes rutilent. Les femmes couvrent leurs cheveux d’un foulard. Une gouvernante, en tablier, seau et chiffon en mains, s’emploie à éliminer toute trace de cire sur les chandeliers en cuivre. Combat perdu d’avance, mais elle le mène du matin jusqu’au soir. Dans l’après-midi, les jeunes pensionnaires de la maison des femmes du pope (il choisira une épouse parmi elles), chantent les louanges de Dieu et récitent les saintes écritures ; lui va et vient, sort ou non de son chœur doré et encense les fidèles ; vingt croyantes et deux hommes s’inclinent à intervalles réguliers.
Troisième ville de Russie avec 1,3 million d’habitants (selon les modes de calcul, Novossibirsk, mais aussi Ekaterinbourg revendiqueront ce rang), Nijni devint pendant la seconde guerre mondiale le plus grand centre de production d’armement (on y fabriquait les roquettes Katioucha, les Allemands bombardèrent 47 fois la ville pour tenter de mettre à terre leur fabrication). Au Kremlin (la forteresse a été édifiée pour faire barrage aux hordes tatars et mongoles), les enfants jouent et prennent d’assaut chars et avions dans ce qui ressemble à un parc d’attraction de la guerre patriotique (30 millions de civils et soldats ont pourtant perdu la vie sur le front de l’est entre 1941 et 1945). Les jeunes mariés se font photographier devant la flamme aux soldats inconnus pour immortaliser ce qui devrait être le plus beau jour de leur vie.
La Volga se déploie irisée sous le soleil du printemps. La plaine s’étend à perte de vue. Légère brise. Sous les peupliers, un homme somnole. Les amoureux se content fleurette sur les bancs publics. Les grand-mères papotent au pied des tours défraîchies avec leurs petit-fils.
Gorki a grandi à Nijni Novgorod. Sa maison d’enfance était modeste, mais elle est restée comme en état. Toute en bois, basse de plafond ; le torchis blanc des murs met en lumière costumes, broderies et photographies anciennes. La bouilloire demeure suspendue, le samovar prêt à l’usage. Le poêle en faïence, pièce centrale de toute isba, abritait en son sommet les matelas sur lesquels les enfants dormaient pour ne pas souffrir des grands froids. Dans le jardin, les iris et les pavots fleurissent.
Rue Bolshaya Pokrovskaya, un vieillard joue de la balalaïkal, deux babouchkas vendent du muguet en brassées. L’air du temps est doux en ce samedi après-midi, les jeunes filles font du shopping. Avant d’épouser Justin Portman, l’une des plus grandes dynasties immobilières de la perfide Albion, c’est à Nijni que la top model Natalia Vodianova, alias Baby-Romy (en référence à Romy Schneider), vendait, à l’âge de 11 ans, des légumes avec sa maman sur les marchés.

A l’Alliance Française, il y a près de dix ans de cela, Danièle Sallenave avait déjà ici pris la défense de la littérature française. Les auditeurs s’inquiètent du désintérêt grandissant des jeunes pour les livres, au profit d’internet. « Tant qu’il y aura des professeurs, la littérature sera bien défendue. Et puis, internet peut être aussi un formidable vecteur diffuser la littérature contemporaine.» La Russie, comme l’explique Nina Livinetz, la responsable des livres pour la Confédération russe, manque cruellement de librairies. « Plus on s’éloigne de Moscou ou Saint-Pétersbourg, plus le réseau s’appauvrit. Nous avions préparé un plan pour pallier ce manque, mais avec la crise, depuis deux ans, son application est retardée. »
21 h 15, les provodnitsas attendent les écrivains sur le quai. Elles ont veillé sur les effets laissés à bord et drapé de blanc les couchettes ; celles-ci sont étroites -moins de 90 centimètres-, mais confortables. Guy Goffette qui, à la fin du périple, sera tenté d’écrire les déambulations d’une armoire en Russie, s’emploie à décrocher leurs sourires. Sa malle-valise, un coffre-fort à roulettes, préparée avec amour, a tout d’une épicerie. Ils offrent à l’envi Petit Lu, tablettes de chocolat et autres friandises.
Le train file dans la nuit, Mathias Enard, enregistre les prémices de son « Voyage en Transsibérien » pour France Culture. Sa fiction est dédiée à Olivier Rolin « Dans la vie, il y a des mains qu’on ne quitte jamais, qu’on voudrait tenir jusqu’au bout, jusqu’au terme du trajet ; il y a aussi des trains dont le rythme vous soûle comme le plus fort et le plus nostalgique des alcools. »
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