1. Portrait de Jean Le Bon. C’est le plus ancien portrait que conserve la peinture française. IL a été peint vers 1350 sur un panneau de bois. 60 X 44 cm. Louvre





télécharger 35.16 Kb.
titre1. Portrait de Jean Le Bon. C’est le plus ancien portrait que conserve la peinture française. IL a été peint vers 1350 sur un panneau de bois. 60 X 44 cm. Louvre
date de publication28.04.2017
taille35.16 Kb.
typeDocumentos
l.20-bal.com > loi > Documentos
LE TEMPS SCULPTÉ et ENLUMINÉ au Bas Moyen Age
Les Très Riches Heures du duc de Berry

Le plus célèbre livre d'heures est Les Très Riches Heures du duc de Berry , dont la réalisation par les frères Paul, Jean et Herman de Limbourg débuta en 1411. Il ne fut achevé que bien après la mort du Duc Jean Ier de Berry, qui en fit la commande, tout comme Les Petites Heures de Jean de Berry, Les Belles Heures du Duc de Berry et Les Riches Heures du Duc de Berry. Les trois peintres furent emportés en 1416 par la peste. Le manuscrit est conservé au musée Condé, à Chantilly.

Très fréquemment, au XVIe siècle, le livre d'heures est le premier livre acheté (et bien souvent le seul).



1 2

1. Portrait de Jean Le Bon. C’est le plus ancien portrait que conserve la peinture française. Il a été peint vers 1350 sur un panneau de bois. 60 x 44 cm. Louvre.

Jean le Bon (1) est le père du Duc de Berry (2). Ils appartiennent à la dynastie des Valois.
L'ouvrage contient 206 feuillets, dont plus de la moitié sont des illustrations pleine page, d'un format de 21 cm de largeur sur 29 cm de hauteur ; il s'agit d'un vélin très fin.

La palette de couleurs utilisée par les auteurs est très riche : les frères de Limbourg ont employé des matières minérales ou chimiques, mais aussi des plantes, ainsi que de la gomme arabique qui servait de liant. Le vert était obtenu à partir de malachite broyée; quant au bleu azur, il provenait de lapis-lazuli. Ces matières étaient importées du Proche-Orient, broyées et pilées, ce qui donne une idée du prix de l'œuvre à l'époque.
Ce livre d’heures allie tradition française d’élégance gothique, recherche italienne de traduction de l’espace (référence à l’antique, propre à la renaissance) et sensibilité d’observation flamande (soin du détail et minutie).

Chaque mois mérite une étude approfondie. Nous ne pouvons qu’encourager nos jeunes passionnés à choisir leur mois préféré, l’agrandir au maximum pour en goûter le naturel, l’éloquence, la grâce et la finesse).
Détail des Heures. Activité Lettres+Arts plastiques+ Histoire+ SVT

Ne perdons pas de vue la voûte céleste ainsi que les indications zodiacales qui surmontent les illustrations de chaque mois.

Janvier



Le duc de Berry, assis en bas à droite, dos au feu, est habillé en bleu et coiffé d'un bonnet de fourrure. Il invite ses gens et ses proches à se présenter à lui dans la salle d’appart d’un château (on voit d'ailleurs derrière lui l'inscription « Approche »).

Janvier est le mois des cadeaux et étrennes : la coutume voulait que les gens de cour offrent à leur
suzerain, en début d'année, des présents pour le remercier de sa protection.

Assis à la même table, face au duc, on voit un ecclésiastique habillé en rouge et blanc. Derrière lui, des seigneurs ou écuyers semblent se réchauffer au feu ; un écran circulaire en jonc abrite les convives de la chaleur du foyer.

Au-dessus de la cheminée figurent les armes du duc, d'azur semé de fleurs de lys d'or, à la bordure engrêlée de gueules avec des petits ours et des cygnes blessés. Au premier plan sont représentés des serviteurs (parmi lesquels deux écuyers tranchant des volailles au centre et vus de dos, un échanson vêtu de bleu, qui sert du vin dans une coupe en or à gauche et, au bout de la table, un panetier) ainsi qu'un lévrier. Une grande tapisserie recouvre le mur du fond. Notons l’architecture classique de goût renaissance.
Février



La scène représente la rudesse de la vie des paysans en hiver.

Au premier plan est représentée une ferme prospère ceinte d'un enclos destiné à se protéger des bêtes sauvages. À l'intérieur de la maison, une femme et deux jeunes gens se réchauffent devant le feu. Notons qu’ils ne portent pas de sous-vêtements.

Au centre, on aperçoit une bergerie et, sur la droite, quatre
ruches et un pigeonnier. La fiente de pigeon servait de fumier.

Au second plan, un homme abat un arbre, tandis qu'un autre conduit un âne en direction du village.

Cette image annonce l'art du flamand Bruegel.
Mars



Cette peinture représente une scène de travaux agricoles : au premier plan, un paysan laboure un champ à l’aide d’une charrue constituée d’un soc en métal et tirée par deux bœufs, tandis que d'autres taillent les ceps de la
vigne dans un enclos à gauche; Ils enlèvent les sarments stériles. Sur la droite, un homme se penche sur un sac, sans doute pour y puiser des graines qu'il va ensuite semer. Enfin, dans le fond, un berger, emmène de son chien, garde son troupeau. Un petit monument du premier plan sert à borner les champs.

A l'arrière-plan figure un château : il s'agit du château de Lusignan (Poitou), une des résidences favorites du duc de Berry. Un dragon évoque la fée Mélusine héroïne du lieu.
Avril



Le printemps est la saison des fiançailles. Ici celles du duc Charles d’Orléans et de Bonne d’Armagnac, petite-fille du duc de Berry. Charles d’Orléans, par ailleurs neveu du roi Charles VI, s’illustrera comme poète.
Les fiancés échangent leurs anneaux devant témoins et un
fou, représenté derrière, plus petit que les autres personnages. Plus au centre, deux suivantes cueillent des fleurs.

À droite, on aperçoit un verger en fleurs, clos de murs et un édifice à créneaux.

On remarque le soin tout particulier apporté à l’expression des personnages (regard amoureux du fiancé, attitude pudique de la jeune femme) et à la somptuosité des vêtements. La fiancée semble enceinte, mais ce n’est là qu’une convention picturale de bon augure de fertilité et de prospérité.

À l'arrière-plan est peint le château de Dourdan, propriété de Jean de Berry, et les maisons du bourg, qui domine la vallée de l’Orge.
Mai



Le mois de mai est illustré par la fête du 1er mai, qui était alors la fête de l’
amour : la tradition voulait qu'à cette occasion, les princes et seigneurs se rendent dans une forêt voisine pour y couper des rameaux dont on décorait ensuite les maisons et les rues.

Le cortège est précédé par des musiciens jouant de la flûte ou de la trompe. Jean de Bourbon, gendre du duc de Berry, en tenue rouge, blanc et noir. Derrière lui, des jeunes femmes en longues robes vert gai, la livrée de Mai. portent des couronnes et des colliers faits de feuillage

Le château situé dans le fonds est le Palais de la Cité à Paris, alors siège du pouvoir politique.

De gauche à droite, on aperçoit : la tour carrée du Châtelet, avec une échauguette ; quatre tours qui existent encore ; le sommet de la tour d'angle ; les deux tours de la Conciergerie ; la tour de l'Horloge.

Notons le soin du détail. La présence constante de petits animaux, le rendu de la végétation, les parures…
Juin



Nouvelle illustration des travaux des paysans avec une scène de fenaison qui se déroule en bordure de
Seine ; une femme râtelle du foin tandis qu'une autre forme des meules à l'aide d'une fourche. Leurs gestes sont nobles bien qu’elles soient pieds-nus. Au second plan trois faucheurs sont à l'œuvre.

A l'arrière-plan, on voit, de manière plus distincte que pour le mois de mai, le Palais de la Cité et, notamment la Sainte-Chapelle à droite. La poterne du palais royal donne sur la Seine.

Juillet



Cette enluminure complète celle du mois de juin par la présentation d'autres travaux agricoles.

Au premier plan, dans un triangle formé par les bords du tableau et la rivière hérissée de joncs, une femme vêtue de bleu et un homme agenouillé tondent des
moutons.

Au second plan, deux moissonneurs coiffés de chapeaux de paille coupent le blé à la faucille ; l'un d'eux utilise une baguette pour redresser le blé. Le peintre a poussé le soin du détail jusqu'à représenter des bleuets et des coquelicots.

Le paysage de collines en vis-à-vis tendant à creuser une troisième dimension évoque la manière italienne instaurée par Giotto.

Le château triangulaire aux toits d'ardoise bleue est celui de Poitiers, construit par le duc de Berry à la fin du XIVe siècle. Une longue passerelle prolongée par un pont-levis donnait accès à la cour du château.
Août



La scène du mois d'août représente plusieurs tableaux :

Au premier plan figure une scène de
chasse au vol: le peintre a saisi l'instant où le cortège se met en route pour la chasse, précédé par le fauconnier : celui-ci tient à la main droite une longue baguette qui lui permet de battre les arbres et buissons pour faire s'envoler le gibier. À la ceinture, il porte un leurre imitant la forme d'un oiseau : on le garnissait de viande pour habituer le faucon à revenir. Pour ce type de chasse, très prisée de la noblesse à cette époque, on utilisait des rapaces et des faucons apprivoisés pour chasser de grands oiseaux (grue, cygne et le gibier d'eau). Le faucon symbolisait la vaillance et la concorde. Les trois cavaliers tiennent chacun leur faucon et celui de droite s'apprête à le lancer. Le cheval blanc, couleur de souveraineté, est monté par le Duc de Berry. Le cortège est accompagné de chiens pour lever ou rapporter le gibier après que les faucons l'ont abattu.

Au second plan, des personnages se baignent nus dans une rivière (sans doute la Juine) : une femme nue elle aussi, est assise sur la berge.

De l'autre côté de l'eau, des paysans travaillent dans un champ : deux d'entre eux mettent la moisson en gerbes que d'autres chargent sur une charrette tirée par deux chevaux.

À l'arrière-plan se dresse le château d'Étampes, que le duc de Berry avait acquis en 1400: on distingue, derrière les remparts, les tours, la chapelle et les bâtiments couverts de tuiles, et, au milieu, le donjon quadrangulaire, la tour Guinette.

Septembre



Septembre est illustré par les
vendanges. En bas, à gauche, une femme en tablier blanc et rouge semble enceinte; à côté d'elle, un homme goûte du raisin tandis que des jeunes gens cueillent des grappes dans la bonne humeur. Des mulets et des charrettes attendent les grappes de raisin. Un vendangeur abaissé laisse voir son sous-vêtement : c’est là le côté narratif naturel et joyeux de cette manière.

Le second plan est entièrement occupé par le château de Saumur dont les tours sont coiffées de girouettes à fleurs de lys dorées.

Au centre, un cheval vient de franchir le pont-levis tandis qu'une femme portant un panier sur la tête s'apprête à entrer dans le château.

Entre les vignes et le château (de style Renaissant, bien que conservant des allures défensives fortes), on aperçoit la lice où se déroulaient les tournois.
Octobre



Comme celle de juin, cette peinture retrace une scène se déroulant au bord de la
Seine, à proximité de l'Hôtel de Nesle. Mais cette fois-ci, le peintre a représenté le Louvre (du roi Charles V), dont on distingue le donjon, au centre; le château est nettement protégé par une enceinte de tours et de bretèches. Sur la rive, des personnages conversent ou se promènent ; l'un d'eux s'apprête à partir dans une barque, tandis que l'autre amarre la sienne.

Au premier plan, à gauche, un paysan, monté sur un cheval, passe la herse sur laquelle est posée une pierre pour permettre aux dents de pénétrer plus profondément dans la terre.

À droite, un homme sème à la volée. Des pies et des corneilles picorent les semences à proximité d'un sac blanc rempli de grains et d'une gibecière.

Au second plan, un épouvantail représentant un archer et des fils tendus sont destinés à éloigner les oiseaux.
Novembre



La miniature représente une scène familière de la vie campagnarde : la
glandée. Un paysan accompagné d'un chien fait paître un troupeau de porcs dans un bois de chênes : à l'aide de son bâton, il frappe les branches pour en faire tomber les glands. La scène nous rappelle l’importance de la forêt au Moyen Âge. C’est en effet une importante source de revenus pour les paysans comme pour les nobles (chasse, bois de chauffage, glands, fruits…).

On aperçoit un château et un village accrochés aux rochers ; une rivière serpente entre les montagnes bleuies. La perception de la rivière au travers des arbres est d’une grande poésie.
Décembre



Le dernier mois de l'année est illustré par une scène de chasse à courre au sanglier et plus précisément par le moment où l'un des chasseurs, à droite, sonne l'
hallali. Il tient en outre un pieu qui sert à abattre l'animal.

Les chiens s'acharnent sur le sanglier sous les yeux du veneur et du sonneur.

Au fond, figure le château de Vincennes construit par le roi Charles V pendant la guerre de Cent Ans. Nous pouvons encore admirer son donjon.

Activité Lettres

Relever dans un tableau comparatif les activités du Seigneur (et de sa cour) et celles de ses gens (paysans : serfs ou manouvriers) au cours des mois.

Rédiger ensuite un récit sur le mode de vie des seigneurs.

similaire:

1. Portrait de Jean Le Bon. C’est le plus ancien portrait que conserve la peinture française. IL a été peint vers 1350 sur un panneau de bois. 60 X 44 cm. Louvre iconFrancois Tosquelles, j’y pense souvent, jusqu’à faire son portrait....
«Pour faire le portrait d’un oiseau» En ce qui concerne François Tosquelles, IL n’avait pas besoin qu’on lui dessine de cage, même...

1. Portrait de Jean Le Bon. C’est le plus ancien portrait que conserve la peinture française. IL a été peint vers 1350 sur un panneau de bois. 60 X 44 cm. Louvre iconLe «portrait araucan» en 5 à 10 touches sur une personne, ou sur...
«portrait araucan» en 5 à 10 touches sur une personne, ou sur un lieu que tu aimes particulièrement. Pour t’aider, sur un brouillon,...

1. Portrait de Jean Le Bon. C’est le plus ancien portrait que conserve la peinture française. IL a été peint vers 1350 sur un panneau de bois. 60 X 44 cm. Louvre iconLundi 7 avril, 18h30, I. R. A. Auditorium Jean Barbaza, quai des Martyrs
«La réalisation de Yannick Bellon est remarquable parce qu’elle est la poésie mise en images. La solitude aussi. C’est un grand film...

1. Portrait de Jean Le Bon. C’est le plus ancien portrait que conserve la peinture française. IL a été peint vers 1350 sur un panneau de bois. 60 X 44 cm. Louvre iconDate : lundi 16 novembre 2009 Classe : cm1
«Imagine que tu écris une histoire. Fais le portrait d’un personnage choisi dans la liste. IL faut que ceux qui lisent le portrait...

1. Portrait de Jean Le Bon. C’est le plus ancien portrait que conserve la peinture française. IL a été peint vers 1350 sur un panneau de bois. 60 X 44 cm. Louvre iconMais si ses rédacteurs successifs ont été inspirés par l' Esprit...
«le Nouveau Testament est caché dans l'Ancien, l'Ancien Testament est dévoilé dans le Nouveau» (Saint Augustin)

1. Portrait de Jean Le Bon. C’est le plus ancien portrait que conserve la peinture française. IL a été peint vers 1350 sur un panneau de bois. 60 X 44 cm. Louvre iconInstitut de France
«la peinture lombarde dans la conjoncture espagnole, 1600-1630», après laquelle IL a fait de nombreuses publications sur la peinture...

1. Portrait de Jean Le Bon. C’est le plus ancien portrait que conserve la peinture française. IL a été peint vers 1350 sur un panneau de bois. 60 X 44 cm. Louvre iconLe choc de la Seconde Guerre mondiale
«Quand les armes pleurent,/Ca n'est pas bon, ça n'est pas bon/ Tout à coup, patatrac cadavéré/Le peuple cadavéré, les militaires...

1. Portrait de Jean Le Bon. C’est le plus ancien portrait que conserve la peinture française. IL a été peint vers 1350 sur un panneau de bois. 60 X 44 cm. Louvre iconPortrait de l’autre

1. Portrait de Jean Le Bon. C’est le plus ancien portrait que conserve la peinture française. IL a été peint vers 1350 sur un panneau de bois. 60 X 44 cm. Louvre iconPortrait dégoûtant (39 mots)

1. Portrait de Jean Le Bon. C’est le plus ancien portrait que conserve la peinture française. IL a été peint vers 1350 sur un panneau de bois. 60 X 44 cm. Louvre iconCe qui est en arrière-plan de l'histoire (la description, le portrait…)...





Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
l.20-bal.com