Lecture analytique n°10 1





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Lecture analytique n°10 1ère L Séquence 3 La poésie de la Résistance

« Ce cœur qui haïssait la guerre » de Desnos.
Introduction : (biographie de Desnos à dire brièvement)

Robert Desnos a publié pendant la guerre sous des pseudonymes plusieurs poèmes dans des revues clandestines. C’est ainsi qu’il signa ce poème sous le faux nom de Pierre Andier le poème que nous nous proposons d’étudier. Il parut le 14 juillet 1943 dans L’Honneur des poètes aux Editions de Minuit clandestines, il a ensuite été publié en 1975. Il a circulé clandestinement et a participé au combat d’idées en incitant ses lecteurs à s’engager dans la Résistance. Robert Desnos, pacifiste convaincu, exprime ici sa révolte contre Hitler et contre le gouvernement de Vichy. Comment le poète évoque-t-il son engagement et sa révolte ?

I. Un poète engagé ; II. Un poète émouvant ; III. Un poète résistant.
I. Un poète engagé :

1. Une forte implication :

  • Le poète est engagé comme on le voit par le pronom « Je » qui marque une implication dans l’argumentation «  j’entends » ou « le mien ».

  • De plus, la ponctuation forte renforce l’implication du poète par les phrases exclamatives comme la phrase du vers 16 par exemple.

  • Enfin, le poète parle de lui-même avec « ce cœur » qui est une métonymie de lui-même, avant les événements, il était pacifiste.

  • Il interpelle ceux qui le liront avec l’impératif « Ecoutez », c’est un ordre pour les motiver à l’action.

2. Une argumentation :

  • Tout d’abord, le poète place des connecteurs logiques tels que «  et » « pourtant » et « comme ».

  • De plus, il passe du personnel «  ce cœur » à l’hyperbole » millions d’autres cœurs » avec le rejet qui marque une rupture « mais non ».

  • L’argumentation compare le passé « haïssait » au présent « bat » qui engage à l’action. Elle est étayée enfin par deux champs lexicaux : celui de la guerre et celui du bruit avec les mots « combat » «  bataille » « émeute » et « son » « échos » « appelant ». Les deux réseaux linguistiques montrent que le poète demande à tout le monde de s’unir pour combattre la soumission.

Toutefois, le poète évoque aussi avec émotion le combat contre l’ennemi.
II. Un poème rempli d’émotions :

1. La musicalité :

  • Le poète répète plusieurs fois le mot « cœur » et il fait figurer dans son poème un refrain « bat » « marées »  et « saisons » sont placés au début et à la fin du poème.

  • En outre, le rythme choisi est ample pour développer le registre épique avec des phrases exclamatives et le présentatif « voilà ».

  • Le premier vers exprime par les allitérations en [ba] et par ses assonances en [aille] la dureté de la guerre et d’un cœur qui bat différemment, pour une autre cause.

2. Les images :

  • Pour émouvoir, le poète emploie des images, métaphores et comparaisons : le corps humain est comparé au « son d’une cloche » et devient une machine de guerre, un explosif comme le prouve l’image «  de salpêtre et de haine ». Il compare aussi la résistance à une « mer » à l’assaut des falaises qui symbolisent ici l’ennemi.

  • De même la libération du peuple français est indiquée au vers 21 par l’image de l’ « aube » qui indique une nouvelle ère, un renouveau.

Le poète s’adresse cependant aux résistants même si le message reste implicite.
III. Un poète résistant :

1. Le message de la Résistance :

  • La libération est envisagée par la mise en valeur des images de l’ombre et de la lumière avec les mots « ombre » qui s’oppose à l’ « aube ». La clandestinité est précisée ainsi que le renouveau.

  • L’hyperbole « des millions de Français » donne un effet de masse qui amène les flots de la Résistance à grossir. Le futur « imposera » renforce la certitude du combat gagné.

  • L’ennemi est désigné par une phrase nominale associée au mot « révolte ». Le nazisme est clairement évoqué «  Hitler » mais aussi ceux qui collaborent « et ses partisans ». L’engagement amène la mort « mort à » et résister est donc lié à l’anéantissement du nazisme. La France au contraire est désignée par des symboles ruraux tels que «  cloches » et « village ».

2. Le combat collectif :

  • La force des combattants est exprimée par le nombre « millions ». Les sons se répondent « échos » et les Résistants forment un seul corps avec le mot « sang », la « cervelle » mais avec plusieurs « cœurs ».

  • Ils expriment aussi les révoltes passées, l’expression « vieilles colères » montre la tradition française de la révolte, avec les révolutions.

  • Les Résistants se retrouvent autour d’une même valeur défendue par le passé, celle de la liberté, une valeur commune et unique « un seul mot : Liberté ».


Nous avons donc vu que Desnos décrit ici son engagement comme étant collectif. Il était pacifiste auparavant mais par la nécessité des événements, il demande à tous la révolte. Ce cri lancé est entendu par toute une masse d’hommes peuplant la France. Le poète appelle à l’engagement contre le nazisme. Nous pouvons rapprocher ce poème du « Chant des partisans » par exemple, qui témoigne de la même communauté d’idées et de combat.

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