Séquence 1 : Le personnage de roman





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Séquence 1 : Le personnage de roman

AUX SOURCES DU PERSONNAGE DE ROMAN : LE HEROS EPIQUE

Groupement de textes

  1. HOMERE: ILIADE

L'Iliade (en grec ancien Ιλιάς/ Iliás, en grec moderne Ιλιάδα / Iliáda) est une épopée. Son nom provient du grec Iλιον/ Ilion, qui signifie Troie. Elle est composée de 15 337 hexamètres dactyliques et, depuis l'époque hellénistique, divisée en chants. Le texte a probablement été rédigé entre 850 et 750 av. J.-C., soit quatre siècles après les événements qu'il relate.

L’origine de la Guerre de Troie : lors des noces de la déesse Thétis avec le mortel Pélée, la Discorde lança une pomme sur laquelle était inscrite "A la plus belle". Les déesses Héra, Athéna et Aphrodite se la disputèrent. Aucun des dieux ne voulant prendre parti, ils demandèrent à un homme, Pâris (fils du roi de Troie Priam), de choisir. Il désigna Aphrodite qui pour le récompenser lui promit la plus belle des femmes. Le dieu Hermès le guida vers Sparte où vivait la belle Hélène, épouse du roi Ménélas. Alors que Ménélas était en Crète, Pâris enleva Hélène. Les Achéens décidèrent de venger cet enlèvement en partant combattre les Troyens. Cette guerre durera dix ans.L’Iliade raconte le siège de Troie, mais il ne le prend pas au début et ne le mène pas jusqu’à son terme. Le poème présente une série de batailles entre les Troyens et les Achéens installés aux portes de Troie. Il fait alterner avec ces récits de batailles des scènes qui se déroulent à Troie et dans le camp achéen, ainsi que des scènes qui se passent chez les dieux. On connaît bien les noms des héros que l’épopée a rendus célèbres, Agamemnon et Ménélas, Diomède, Ajax, et surtout Achille dont la colère, le retrait du combat, le retour au combat jouent un grand rôle dans la structure de l’Iliade. De l’autre côté on connaît le roi Priam, sa femme Hécube et son fils Hector qui est le défenseur de la ville. Les relations entre ces grands héros constituent l’action même de l’Iliade.Au début, Achille, irrité contre Agamemnon, à cause d’une affaire de captive à restituer, se retire du combat ; et toute cette partie verra donc plutôt le succès des Troyens - cela jusqu’au moment où Achille accepte d’envoyer au combat son ami Patrocle (fils de Ménoitios) en lui prêtant ses propres armes. Patrocle est tué, et pour le venger, Achille va rentrer dans la bataille, et tuera Hector. Les derniers chants du poème nous montrent Achille s’acharnant contre le corps d’Hector dans un esprit de vengeance et pour honorer son ami Patrocle. Puis les dieux eux- mêmes sont choqués de cette cruauté et sur leur ordre, le vieux Priam vient lui-même à la tente d’Achille réclamer le corps de son fils. Achille accepte et le poème se termine sur deux chants de funérailles, funérailles de Patrocle dans le camp achéen et funérailles d’Hector dans la ville de Troie.

Quant à Trôs, fils d'Alastor, il vint droit aux genoux d'Achille, pour le cas où, l'ayant pris, il l'épargnerait et le lâcherait vivant, au lieu de le tuer, par pitié pour leur âge semblable. L'insensé ! Il ignorait qu'il ne devait pas convaincre Achille ! Ce n'était pas un homme de coeur doux, ni d'âme tendre, mais de furieuse passion. Trôs touchait de ses mains ses genoux, voulant l'implorer ; mais Achille, de son glaive, le blessa au foie. Le foie fit saillie au-dehors ; le sang noir qui en sortait remplit le devant de la tunique ; et les ténèbres voilèrent les yeux de Trôs, tandis que la vie lui manquait.

Puis Achille blessa Moulios, en s'approchant, avec sa lance, à l'oreille ; et aussitôt, par l'autre oreille, sortit la pointe de bronze. Puis contre le fils d'Agénor, Échélos, par le milieu de la tête il poussa son épée à poignée. Tout entière l'épée tiédit de sang ; sur les yeux d'Échélos s'abattirent la mort empourprée et le sort puissant.

Et Deucalion, là où se réunissent les tendons du coude, eut le bras traversé par la pointe de bronze d'Achille, et l'attendit, avec sa main alourdie, voyant la mort en face. Achille, de son sabre le frappant au cou, jeta au loin sa tête avec le casque. La moelle jaillit des vertèbres, et sur la terre il gisait étendu.

Comme monte, furieux, un feu aux flammes prodigieuses, dans les vallons profonds d'une montagne desséchée : les profondeurs de la forêt brûlent, et partout le vent poursuit la flamme et la roule, ainsi, partout, Achille se ruait avec sa pique, comme un démon, tuant ceux qu'il poursuivait. Le sang coulait sur la terre noire.

HOMÈRE, Iliade, chant XX (vers 459-504)

  1. La Chanson de Roland , Turold ( auteur supposé) , vers 1080.

Charlemagne, avec ses vastes entreprises, ses guerres lointaines, son incomparable grandeur, a vivement frappé l’imagination des peuples. Plus tard, au milieu des calamités du Xe siècle, après les hontes et les désastres de l’invasion normande, le patriotisme se retrempa dans ces beaux souvenirs. Les traditions des VIIIe et IXe siècles grandirent, se développèrent, s’enchainèrent l’une à l’autre. Charlemagne devint le héros d’une vaste épopée, où les souvenirs de la bataille de Poitiers et l’enthousiasme de la croisade, le passé et le présent vinrent s’unir et se confondre ; il fut le représentant glorieux de la lutte de la foi chrétienne contre le mahométisme. Dans ces Chansons de gestes, l’histoire est défigurée et l’ordre chronologique bouleversé. Les poètes attribuent, par exemple, à Charlemagne la victoire de Poitiers ; ils conduisent leur héros jusqu’à Jérusalem où il va, en pacificateur, s’asseoir dans les chaires de Jésus-Christ et des douze apôtres, et d’où il revient chargé de reliques pour l’abbaye de Saint-Denis. Le plus remarquable des poèmes qui ont célébré ce héros, est la fameuse Chanson de Roland ou de Roncevaux. La première rédaction en a été faite au XIe siècle par le trouvère normand Curold ; cinq chants suffisent au trouvère pour développer cette pathétique légende dont voici le sujet en quelques mots :

Charlemagne fait la guerre en Espagne depuis sept ans. Il rentre en France après avoir soumis Pampelune, mais il a été trahi par un de ses barons, Ganelon. Au passage de Roncevaux, le traître le convainc de placer Roland à la tête de l’arrière-garde. Onze autres barons se joignent à Roland, qui se choisissent seulement 20 000 chevaliers – pour s’opposer aux 100 000 Sarrasins qui vont les attaquer. Avant la bataille, Olivier, son meilleur ami, tente de convaincre Roland d’appeler Charlemagne à la rescousse, mais il refuse, par orgueil. Tout le monde mourra, les 100 000 Sarrasins et les 20 000 Français. Roland meurt le dernier, juste avant l’arrivée de Charlemagne, qui anéantit le reste de l’armée sarrasine (de 300 000 hommes). L’archange Gabriel emporte l’âme de Roland au paradis.

CV

Le comte Roland chevauche par le champ. Il tient Durendal, qui bien tranche et bien taille. Des Sarrasins il fait grand carnage. Si vous eussiez vu comme il jette le mort sur le mort, et le sang clair s'étaler par flaques ! Il en a son haubert ensanglanté, et ses deux bras et son bon cheval, de l'encolure jusqu'aux épaules. Et Olivier n'est pas en reste, ni les douze pairs, ni les Français, qui frappent et redoublent. Les païens meurent, d'autres défaillent. L'archevêque dit : « Béni soit notre baronnage! Montjoie ! » crie-t-il, c'est le cri d'armes de Charles.

CVI

Et Olivier chevauche à travers la mêlée. Sa hampe s'est brisée, il n'en a plus qu'un tronçon. Il va frapper un païen, Malon. Il lui brise son écu, couvert d'or et de fleurons, hors de la tête fait sauter ses deux yeux, et la cervelle coule jusqu'à ses pieds. Parmi les autres qui gisent sans nombre, il l'abat mort. Puis il a tué Turgis et Esturgoz. Mais la hampe se brise et se fend jusqu’à ses poings. Roland lui dit : « Compagnon, que faites-vous ! En une telle bataille, je n'ai cure d'un bâton. Il n'y a que le fer qui vaille, et l'acier. Où donc est votre épée, qui a nom Hauteclaire ? La garde en est d'or, le pommeau de cristal. - Je n'ai pu la tirer, » lui répond Olivier, « j'avais tant de besogne ! »

CVII

Mon seigneur Olivier a tiré sa bonne épée, celle qu'a tant réclamée son compagnon Roland, et il lui montre, en vrai chevalier, comme il s'en sert. Il frappe un païen, Justin de Val Ferrée. Il lui fend par le milieu toute la tête et tranche le corps et la brogne safrée, et la bonne selle, dont les gemmes sont serties d'or, et à son cheval il a fendu l'échine. Il abat le tout devant lui sur le pré. Roland dit : « Je vous reconnais, frère ! Si l'empereur nous aime, c'est pour de tels coups ! » De toutes parts « Montjoie ! » retentit.

  1. Lancelot, le chevalier à la charrette , Chrétien de Troyes, 1176-1181

Résumé : A la cour du roi Arthur le jour de l'Ascension, arrive Méléagant qui lance un défi. Les habitants du royaume d'Arthur (Logres) qu'il retient captifs sur ses terres, seront libérés à une seule condition : Arthur doit confier Guenièvre sa femme à l'un de ses chevaliers, qui se mesurera à Méléagant. Si ce dernier est vaincu, les prisonniers seront libres, dans le cas contraire la reine les rejoindra dans leur exil. Keu, le sénéchal du roi, relève le défi sans succès.
La reine est enlevée par Méléagant et conduite dans le pays de Gorre. (30-267)Lancelot qui aime la reine part à sa recherche. La quête de la reine le mène dans de multiples aventures.
Il subit d'abord l'humiliation de la charrette, puis remporte avec succès toute une série d'épreuves : le lit défendu(268-534), le gué périlleux (730-931), le cimetière futur (1829-2010) , le combat contre le chevalier orgueilleux (2497-2982) ; il franchit enfin le terrible Pont de l'Epée (2983-3488).
Motivé par l'amour qui le guide, Lancelot réussi, après avoir affronté Méléagant (3489-3923) , à libérer la reine Guenièvre, qui l'accueille avec froideur (3924-4106) . Aux douleurs de l'amour (froideur, méprise, tentative de suicide) succède toutefois la joie des retrouvailles et de la nuit d'amour (4533-4900).
Puis Lancelot repart vers de nouvelles aventures. Fait prisonnier par un nain au service de Méléagant. (5048-5210) , il parvient tout de même à participer en secret au tournoi de Noauz (5359-6056) , que préside la reine Guenièvre. Il s'y distingue par sa vaillance et son entière soumission à la reine. Il est ensuite enfermé dans une tour inaccessible. (6057-6146)C'est la soeur de Méléagant qui retrouve Lancelot et le libère (6375-6706) . Celui-ci fait alors un retour triomphal à la cour d'Arthur où il affronte et décapite Méléagant, dans un ultime combat. (6707-7097)


Extrait :
Lancelot fond aussitôt avec violence sur Méléagant, qui était l'objet de toute sa haine. Mais avant de venir frapper il l'a menacé à voix haute : "Venez par là, je vous défie ! Soyez de plus bien assuré que je n'entends pas vous épargner." Il éperonne son cheval et revient un peu en arrière, à une portée d'arc au moins. Puis l'un contre l'autre ils se lancent de toute la vitesse de leurs chevaux. Ils se portent un coup si rude sur les écus qu'ils ont solides qu'ils les transpercent maintenant, mais sans se blesser l'un ni l'autre et sans s'atteindre dans leur chair. Sans s'arrêter ils passent outre, puis reviennent se donner un grand coup de tout l'élan de leur chevaux sur les écus qui les protègent. Ce sont des chevaliers impétueux, pleins de vaillance et de courage, leurs chevaux aussi ont force et vitesse. Dans la violence de ce choc les écus qu'ils portent au cou sont traversés par les deux lances, qui, sans avoir été brisées sont parvenues de vive force jusqu'au contact de leur chair. Leur poussée réciproque est si brutale qu'ils se sont renversés à terre. Poitrail, sangle ni étriers, n'ont pu empêcher qu'ils ne vident chacun leur selle par derrière et ne tombent sur le sol vide. Les chevaux errent en tous sens, remontant, puis redescendant. L'un se met à ruer et l'autre à mordre, prêts tous deux à s'entretuer. Les chevaliers jetés à bas se sont relevés au plus vite et ils ont tiré leurs épées où des lettres étaient inscrites. L'écu à hauteur de visage, ils sont désormais occupés à se faire tout le mal possible avec leurs épées à l'acier tranchant. Mais Lancelot ne le craint pas, car, en escrime, il en savait la moitié plus que son adversaire : dès l'enfance il l'avait apprise. Tous deux se frappent de grands coups sur les écus retenus à leur cou et sur les heaumes aux cercles d'or : les voilà brisés et cabossés. Mais Lancelot le serre de très près. D'un coup porté avec puissance sur son bras droit bardé de fer, qui était à découvert par-devant son écu, il le lui a tout net tranché. Quand l'autre sent le dommage subi, cette main droite qu'il a perdue, il se dit qu'il la vendra chèrement, s'il peut en trouver l'occasion sans y manquer pour rien au monde. Il ressent tant de rage et de douleur qu'il est près d'en devenir fou. Son affaire n'en vaudrait pas la peine, s'il ne peut lui faire un mauvais parti. Il fonce sur lui, croyant le surprendre, mais Lancelot a bien pris garde : avec son épée bien tranchante, il l'entame d'un coup de taille dont il ne se remettra plus, quand passeraient avril et mai. Il lui rentre le nasal dans les dents, dont trois se retrouvent brisées. Méléagant suffoque de colère au point d'en perdre la parole, il ne daigne non plus demander grâce, il est trop prisonnier de la folie de son coeur qui l'instruit à contresens. Lancelot vient et lui délace le heaume et lui tranche la tête : il ne peut plus s'y dérober. Il est tombé mort, c'en est fait de lui. Mais personne, je vous l'assure, parmi les présents n'eut à sa vue la moindre pitié de lui. Le roi ainsi que tous les autres en ont montré beaucoup de joie. Ceux qui en sont les plus heureux désarment alors Lancelot et l'emmènent dans l'allégresse.

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