«Ulysse» (2006) : Ridan Regrets, XXXI heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage





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date de publication21.04.2017
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« Heureux qui comme Ulysse » (1558) : Du Bellay

Réécriture (plan à développer)

« Ulysse » (2006) : Ridan

Regrets, XXXI

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison,
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province et beaucoup davantage ?

Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine;

Plus mon Loire gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la douceur angevine.



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Introduction.

Observation des différences :
- texte accompagné (musique + clip vidéo)
- on passe du sonnet à une construction en 3 strophes et un refrain.
Problématique : en quoi est-ce une reconstruction, une réécriture. Visible dans la forme et dans la recontextualisation (invention).


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Heureux qui comme Ulysse,
A fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !


Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison ? (Refrain, x2)
Mais quand reverrai-je, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison ?
Mais quand reverrai-je
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province,
Et beaucoup davantage ?
Plus me plaît le séjour
Qu'ont bâti mes aïeux
Que des palais romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur
Me plaît l'ardoise fine,
Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la douceur angevine.

(Refrain, x2)

J'ai traversé les mers à la force de mes bras,
Seul contre les dieux,
Perdu dans les marées ;
Retranché dans une cale
Et mes vieux tympans percés
Pour ne plus jamais entendre
Les sirènes et leur voix.
Nos vies sont une guerre
Où il ne tient qu'à nous
De se soucier de nos sorts,
De trouver le bon choix,
De nous méfier de nos pas
Et de toute cette eau qui dort
Qui pollue nos chemins soi-disant pavés d'or !

(Refrain, x2)

Mais quand reverrai-je... (x3)



Biographie : Du Bellay

Ridan , Le site de Ridan

Sur Wikipedia

     Joachim du Bellay naît vers 1522 à Liré, en Anjou, au château de la Turmelière. François Ier est alors roi de France ; c'est la Renaissance, des arts et de la culture en particulier. Issu d'une famille de noblesse ancienne (famille de cardinaux, de diplomates et de gouverneurs), le jeune Joachim est orphelin très tôt de père et de mère avant qu'il n'ait 10 ans. Il est confié à la tutelle de René, son frère aîné. Ce dernier le néglige. Si l'on en croit les propres affirmations de Joachim du Bellay, il a une enfance triste, solitaire à la Turmelière dans le manoir paternel. Il devient un adolescent fragile qui apprend à se recueillir dans la solitude des forêts et à rêver sur les bords de la Loire. Néanmoins, il se rend régulièrement dans un autre domaine familial, le château de Gizeux, propriété de la famille du Bellay située dans le grand Anjou historique, au nord de Bourgueil.
     Comme l'évoque Kléber Haedens dans Une Histoire de la littérature française, un jour d'été est déterminant dans la vie de du Bellay, quand, dans une auberge, sur les bords de la Loire, il rencontre Pierre de Ronsard. Celui-ci est fin, élégant, et parle avec aisance. Les deux jeunes hommes ont une vingtaine d'années. Ils ont des parents et amis communs. Après avoir rêvé l'un et l'autre à une carrière militaire, ils ont dû y renoncer tous deux pour cause de surdité précoce. Pour d'autres, leur rencontre se fait en 1547, en tant qu'étudiants à l'université de Poitiers.
     Pierre de Ronsard écrit des vers et veut devenir un grand poète. Il explique à du Bellay, qu'il rentre à Paris, au collège de Coqueret, où il étudie les auteurs anciens. Joachim avoue qu'il compose des poèmes, lui aussi. Ronsard convainc du Bellay de venir avec lui. Au collège de Coqueret, ils ont Jean Dorat, un brillant helléniste comme professeur. Il leur fait découvrir les auteurs de l'Antiquité et ceux de la poésie italienne. Ronsard et du Bellay forment alors un groupe d'amis poètes, qui prend en 1549 le nom de "Brigade" avant d'adopter en 1553 celui de "Pléiade". Le groupe de la Pléiade souhaite définir de nouvelles règles poétiques.
     Il avait embrassé l'état ecclésiastique et devint chanoine de Notre-Dame de Paris, ce qui ne l'empêcha pas de mener une vie assez mondaine. Ses vers lui donnèrent accès à la cour, où on l'appelait l'Ovide français.
     En 1549, le groupe décide de publier un manifeste que du Bellay est chargé d'écrire : Défense et illustration de la langue française. Du Bellay signe l'ouvrage, inspiré des idées du groupe — défendre le français contre la domination du latin, cultiver les genres nouveaux, enrichir le vocabulaire, etc. Ce livre, animé d'un souffle énergique, se veut l'acte de fondation de la poésie française. Aventure courageuse, qu'ils menèrent avec intelligence, talent, et aussi ironie. Puis du Bellay publie un recueil d'une cinquantaine de sonnets, L'Olive (1549). Ces sonnets « à la manière » de Pétrarque, connaissent un grand succès. C'est le premier recueil en français de sonnets amoureux.
     Malgré des problèmes de santé, de 1553 à 1557, du Bellay devient secrétaire, à Rome, du cardinal Jean du Bellay, cousin de son père et célèbre diplomate. Cet exil de quatre ans, durant lesquels il écrit Les Antiquités de Rome, commence dans l'enthousiasme . Le poète découvre la ville mythique de l'Antiquité, qui n'est plus que ruines, faste et débauche. Le dégoût et le regret s'emparent du poète, sentiments qui lui inspireront ses plus belles pages. Rome qu'il a tant magnifiée dans ses rêves, le déçoit. De retour à Paris, en 1558, il publie Les Antiquités de Rome, les Divers Jeux rustiques et Les Regrets, un recueil de 191 sonnets (dont le 31ème, le célèbre : « Heureux qui comme Ulysse »), en alexandrins. Ces écrits sont reconnus en leur temps et valent à Joachim du Bellay de participer à la vie intellectuelle parisienne.
     Des ennemis secrets le firent accuser d'irréligion, ce qui nuisit à son avancement; sa santé se détériore. Sourd et malade, il s'éteint subitement, à sa table de travail, dans la nuit du 1er janvier 1560. On peut entendre dans le musée qui lui est consacré à Liré, que la syphilis aurait causé sa mort.
     Il est enterré dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, mais sa sépulture aurait été perdue... Et, dit-on, son corps reposerait près de la Loire, dans son Anjou natal.
     Néanmoins, des sépultures de la famille du Bellay se trouvent dans l'église de Gizeux, tout près du château de Gizeux, ayant appartenu à la famille du Bellay. L'église renferme les splendides tombeaux des Du Bellay. De rarissimes orants du XVIIe siècle furent réalisés en marbre blanc par Ghislain dit de Cambrai, directeur de l'Académie Royale de Sculpture de Paris.
     À défaut de tombeau certain pour le poète, les ruines du château de La Turmelière, lieu de naissance de Joachim du Bellay, offrent toujours aux visiteurs, des vestiges émouvants dans un cadre romantique et sauvage.

Ridan « L’Ange de mon Démon »


     Ridan, deuxième. Deuxième album. Deuxième jeu en double : après Le Rêve ou la vie, L’Ange de mon Démon. Auto-portrait en forme de duel ? Ou de duo ?
     Souvenez-vous : début 2004, un inconnu fait sensation. Sous le nom de Ridan (l’envers de Nadir), il publie Le Rêve ou la vie. Certains reconnaissent en lui le producteur, six ans plus tôt, de la compilation 30 rappeurs contre la censure ; d’autres ont entendu un autre projet discographique piloté par le jeune homme, Chroniques d’Algérie. Sur cet enregistrement resté inédit, et qui réunissait lui aussi des rappeurs, Ridan – né en France de parents algériens – chantait Le Quotidien. Le titre a séduit une maison de disques, qui est toujours la sienne aujourd’hui.
     Le Quotidien figure sur le premier album - dès sa sortie remarqué et encensé par la critique, couronné l’année suivante par les Victoires de la Musique dans la catégorie « album révélation » (ex-aequo avec Daniel Darc), frôlant le disque d’or et touchant le public, au rendez-vous des 150 concerts qui suivent. Pour Ridan, les trompettes de la renommée ne sont pas trop mal embouchées – comme aurait dit Brassens, un de ses aînés préférés…
     Deuxième album, donc. Entretemps, est-ce que quelque chose a changé ? Pas la planète, en tous cas. Le portrait qu’en traçait Ridan d’une plume experte et parfois acérée n’a pas à être retouché. On pourra même lui trouver des couleurs plus sombres sur ces nouvelles plages. Qu’elles soient nucléaires ou terroristes, les bombes donnent la même mort (Alerte à la bombe). Les Fleurs fanent sur la terre promise. La douleur règne Dans ma rue. La planète a de quoi pleurer (Objectif Terre). De Rentre chez toi à Soixante millions d’amis, entre racisme et refus, que faire, que dire, comment se trouver ? J’en peux plus, répond Ridan. Il emprunte son Ulysse au poète du seizième siècle Joachim Du Bellay, l’augmente de quelques vers où les sirènes du vingt-et-unième siècle chantent d’une drôle de voix…
     Mais ne parler que de cette tonalité des textes, c’est réduire l’ange à son démon. Ridan fait une autre comparaison ; il dit de son disque qu’il est comme la météo de saison – froid dehors, lumière à l’intérieur. Il y rayonne un Soleil bleu – que, personnellement, il accrocherait bien dans un ciel jaune. Soleil bleu est une chanson douce, où chantent les oiseaux, où la voix de Ridan vogue comme un voilier dans un ciel d’été… La planète est en danger ? Les enfants se fixent l’Objectif Terre, et chantent en chœur une ritournelle simple, répétitive, inattendue. Exprès, pour que l’oreille s’étonne et se tende ; c’est une chanson des enfants à leurs parents.
     Et puis : On l’aime quand même… Qui ? La vie. Ridan ne signe aucune chanson d’amour - aucune sur le bon vieux thème du tête-à tête. Il préfère oser des « Je ne m’aime plus » ; oser aimer la vie quand même, malgré… « J’ai peur du monde » / « J’adore ce monde », « De mes doutes et mon destin j’en peux plus » / « Je l’aime la vie »… Le rêve est mort, mais l’espoir a la vie dure.
     Et puis : Ridan a l’art de marier des musiques claires à ses mots sombres. Il a sa patte, ce mélange bien à lui de reggae, de ska, de rap ; un violon y voisine avec une bidouille électro, une guitare tantôt fraternise avec Brassens, tantôt dessine une atmosphère brélienne… Le verbe mord, la mélodie caresse.
     Ange et démon. Duel, duo : Ridan, chanteur en équilibre.


YouTube - clip- Ulysse- Ridan


Clip "Ulysse" de Ridan pour l'album "L'ange de mon démon ... - 3 min 40 sec -
www.youtube.com/watch?v=xOollrw3EBI










5057.doc Ph. Misandeau /

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