Charles Baudelaire, «Une gravure fantastique», in





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 Séquence n°3  Mystères, légendes et enchantements en poésie.
 Savoir lire, écrire et analyser des poèmes.

 Identifier ce qui rend un texte poétique.

 Découvrir quelques poètes du XIXe siècle.
Pour la séance 1 : questions sur le poème de Baudelaire.
SQ3, séance 1 (lecture) : Distinguer les spécificités du texte poétique.

Charles Baudelaire, « Une gravure fantastique », in Les Fleurs du Mal, 1856.
Lecture puis correction du vocabulaire.

Correction des questions.

b) Complétez cette courte biographie de l’auteur : Baudelaire est né en 1821 et mort en 1867 à Paris. Son recueil poétique le plus célèbre, et dans lequel il expose son mal de vivre, s’intitule Les Fleurs du Mal. A sa publication, cet ouvrage a été condamné car il était jugé immoral, anti-religieux, scandaleux. Baudelaire dut payer une amende et retirer certains textes.

c) Où la scène décrite se déroule-t-elle ? Citez une expression. Cimetière vers 11.
d) Surlignez les groupes nominaux qui désignent la créature : de quelle créature s’agit-il ?

e) Expliquez le titre du poème. Etre surnaturel, irrationnel, vision de cauchemar. Cf la Mort squelettique.
Ccl : Qu’est-ce qui fait de ce texte un poème et un poème fantastique ?

On peut dire que ce poème est fantastique car il met en scène une créature surnaturelle, met en place une atmosphère inquiétante et on hésite entre réalité et cauchemar.

Fiche de synthèse (voc poétique) avec exercices (poème fendu / mise en forme / identification).
Pour la séance 2 : Lire « Les Elfes » + voc. Types de strophes / rimes / vers ? Qu’est-ce que des elfes ? + image.
SQ3, séance 2(lecture, conjugaison) : Revoir l’impératif présent à partir d’un « récit poétique »

Leconte de Lisle, « Les Elfes ».
Lecture, vocabulaire. Les Elfes ressemblent un peu aux fées (mythologie nordique et germanique). Sortes de lutins moqueurs et énigmatiques qui ont un lien avec la mort et l’au-delà. = peuvent être dangereux !
Que fait le poète dans ce texte ? Forme de discours employée ? (il raconte, discours narratif)

1) Le schéma narratif :

 situation initiale : vers 1 à 8 : les elfes dansent, le chevalier s’avance.

 élément perturbateur : vers 9 à 12 : le chevalier est cerné par des elfes et leur reine.

 péripéties : vers 13 à 44 : dialogue avec la reine (promesses…), geste mortel (elle touche le cavalier « au cœur » - quel est son mobile ???) ; le chevalier repart et croise un « fantôme ».

 élément de résolution : vers 45 à 47 : ce spectre est en fait sa fiancée, tuée par les pouvoirs de la reine.

 sit finale : vers 47 à 50 : chevalier mort, elfes dansent, fin tragique / heureux (retrouve sa fiancée ds la mort).
Quelle remarque faites-vous sur la forme? A quoi ressemble ce poème ? Chanson, couplets, refrain.
2) La forme :

Ce poème est composé de décasyllabes avec des rimes suivies. Il ressemble à une chanson par l’alternance des strophes (couplets) et d’un refrain (distique).
Qu’est-ce qui s’oppose ? les elfes dansent = effet de cruauté, ou de légèreté / insouciance.

3) Les elfes :

On note un contraste entre le refrain et l’histoire tragique qui est racontée.

Les elfes sont de petits lutins moqueurs, qui peuvent être dangereux. Alors que la reine tue le chevalier et sa fiancée, les elfes s’amusent avec légèreté : leur insouciance (champ lexical en FLUO) semble bien cruelle.

Pas créatures toutes mignones, cf « Seigneur des Anneaux » !
4) L’impératif présent : FLUO

Ce mode sert à exprimer :

    • un ordre ou une interdiction : rouge « Reste, chevalier » (v.27), « Ne m’arrête pas ! » (v.40)

    • un conseil ou une proposition : bleu « Viens danser plutôt sur les gazons frais. » (v.16)

    • une demande, une prière : vert « Laissez-moi passer. » (v.21)

Différences par rapport aux autres temps ?

  • 3 personnes seulement et pas de pronoms

  • place des pronoms COD : Vous me laissez / Laissez-moi / Tu te lèves / Lève-toi.




1° groupe

Autres groupes

Faire / dire

Aller

Etre

Avoir

Vbs pronominaux

2PS

E joue

S relis

Fais / dis

Va

Sois

Aie

Bats-toi

1PP

ONS jouons

ONS relisons

Faisons / disons

Allons

Soyons

Ayons

Battons-nous

2PP

EZ jouez

EZ relisez

Faites / dites

Allez

Soyez

Ayez

Battez-vous


Ecriture : La Reine a touché le chevalier au cœur. Pour arriver à le tuer, elle a aussi prononcé une formule magique quand il est parti. Imaginez-la. (4 vers, rimes embrassées, 3 verbes à l’impératif présent).
Interro éclair sur l’impératif. /10

Etre à l’heure. x 1,5 ; Relancer la balle. x 1,5 ; Apprendre à faire des crêpes. x 1,5 ; Se battre vaillamment. x 1,5 ; Aller chercher du pain. x 1,5 ; Faire bien attention. x 1,5 + 1 pt fautes de copie et ponctuation.

SQ3, séance 3(grammaire) : Réviser les types de phrases.

Leconte de Lisle, « Les Elfes », in Poèmes Barbares, 1862.
Rappel + exercices.
SQ3, séance 4(vocabulaire) : Etudier le vocabulaire des perceptions.

Victor Hugo, « Les Djinns », in Les Orientales, 1829.
Correction de la question 2.

2. Complétez cette petite biographie de Victor Hugo : Né en 1802 et mort en 1885, Victor Hugo est sans doute l’un des plus grands auteurs du XIXe siècle. Dans ses œuvres très variées, ses plus grands romans sont « Les Misérables » et « Notre-Dame de Paris ».
Lecture avec le ton. Explication du voc.
Les Djinns (voir image) : Pour les Musulmans, les Djinns représentent une autre race habitant la terre, ce sont des esprits (plutôt bienveillants) qui habitent les endroits déserts, les points d'eau, les cimetières et les forêts. Pour se manifester, ils prennent diverses formes (métamorphe), dont celles de l'homme ou des animaux (serpents). Ce sont des créatures dotées de pouvoirs surnaturels, et créées d’un tissage de lumière.

Victor Hugo a écrit Les Orientales bien qu’il ne soit jamais allé dans les pays de l’Arabie. Son seul voyage en « Orient » fut en Espagne (cf Maures), mais il s’est intéressé aux légendes et aux croyances de ces pays pleins de mystères. Il a préféré voir chez les Djinns un côté malveillant.
Remarque sur les sujets de l’avant avant dernière strophe. Rappel : qui est-ce qui ? Sujets inversés.
Correction question 3.

3. Observez bien ce poème, comptez les syllabes. Quelle remarque faites-vous sur la forme du texte ? Que traduit cette forme ? On note un « crescendo » (vers de plus en plus longs) puis un « decrescendo » (vers de plus en plus courts).

.oOo. Le poème « s’envole » avec l’arrivée des djinns et se calme après leur départ.
Relecture en désignant un élève pour chaque strophe et mise en voix.


  1. La forme :

  • Le poème semble grossir puis décroître : les vers s’allongent, jusqu’à l’attaque des Djinns qui représentent le pt culminant (paroxysme) du récit, puis rétrécissent jusqu’à la disparition des créatures.

  • CRESCENDO (« approche » v25) – « passe » (v33) –DECRESCENDO (« sont passés » v57).




  1. Le sens dominant, l’ouïe :

  • Champ lexical FLUO.

  • Au début, le … règne, comme le montre l’expression « … » (vers …). L’intensité du bruit … peu à peu, jusqu’à produire un véritable … : on trouve en effet le groupe nominal « … » (vers ….). A la fin, le bruit s’amenuise puis disparaît : on peut lire « … » (vers ….). C’est le retour à la nuit et au … .


Ccl : Qu’est-ce qui est invisible et qui existe quand même ?

Quels autres sens possède-t-on ? Fiche d’exos.

Définition poésie lyrique (lien musique, expression émotions et sentiments du narrateur / poète).
Donner les exposés sur beaucoup d’autres créatures étranges le ____ /____ /____ , pour le ____ /____ /____ .
SQ3, séance 5 (vocabulaire) : Repérer quelques figures de style.

Une figure de style est un procédé qui consiste à rendre ce que l’on veut dire plus expressif, plus impressionnant, plus convaincant, plus séduisant… Autrement dit, une figure de style permet de créer un effet sur le …………………………… d’un texte.

1°) On peut jouer avec le sens des mots :

La comparaison

Elle établit un rapport de ressemblance entre deux éléments (le comparé et le comparant), à l’aide d’un outil de comparaison (comme, plus… que, moins… que, de même que, semblable à, pareil à, sembler).

Ex : « La rumeur approche.

L’écho la redit.

C’est comme la cloche

D’un couvent maudit. » (Victor Hugo)

La métaphore

C’est une comparaison sans outil de comparaison. Les mots y sont pris au sens figuré.

Ex : Le vent est « l’haleine de la nuit ». (Victor Hugo)

= Le vent est semblable à une haleine, à un souffle.

L’antithèse

Elle se caractérise par une opposition très forte entre deux mots.

Ex : « … un bruit de foule

Qui tonne et qui roule

Et tantôt s’écroule

Et tantôt grandit. » (Victor Hugo)

2°) On peut aussi jouer avec la place des mots :

L’anaphore

Il s’agit de la répétition d’un même mot (ou d’une même expression) au début de plusieurs vers.

Ex : « J’écoute :

Tout fuit,

Tout passe. » (Victor Hugo)

3°) On peut enfin jouer avec les sonorités des mots :

L’allitération

C’est la répétition du même son de consonne

Ex : « La maison crie et chancelle penchée,

Et l’on dirait que, du sol arrachée,

Ainsi qu’il chasse une feuille séchée,

Le vent la roule avec leur tourbillon ! » (Victor Hugo)

L’assonance


C’est la répétition d’un même son de voyelle.

Ex: Le pacha se pencha, attrapa le chat et l'emmena.



Exercice


Thème : la forêt

A vous ! Thème : la neige

Une comparaison

La forêt est pareille à une couverture verte.




Une métaphore

C’est une armée d’arbres.




Une antithèse

Dans la forêt, les mousses sont douces, les roches sont rêches.




Une anaphore

Forêt jaune le matin

Forêt brune le midi
Forêt rose le soir




Une allitération

Les feuilles font les folles sous la fraîcheur de février.




Une assonance

Dans les bois noir du soir, les loirs ont soif.





SQ3, séance 6 (grammaire) : Repérer des sujets inversés.

Victor Hugo, « Les Djinns ».
1) Rappel : Le sujet répond à la question « Qui est-ce qui + verbe ? ». C’est avec le sujet qu’on accorde le verbe.

2) Observez ces extraits des « Djinns » :

Dans la plaine

Naît un bruit.

Ainsi, profonde,

Murmure une onde.

Et dans les forêts prochaines

Frissonnent tous les grands chênes.

fd

3) Exercice. Conjuguez les verbes à l’imparfait. Surlignez les sujets de la même couleur que précédemment.

  1. Tandis que je lisais, dans mon esprit (se bousculer) ……………………………… les idées.

  2. Dans les jardins (fleurir) …………………… roses et œillets.

  3. (Faire) ………………………. - elle de la couture ?

  4. Quand (venir) ………. les premiers froids, on s’enfermait.

  5. (Etre) …………………..- nous les bienvenus ?

  6. Nous vîmes le cerf que (rabattre) ………………………….. les chasseurs.

  7. En décembre (avoir lieu) ………………………….. les premiers conseils de classe.

  8. (Avoir) ……………… - je des chances de passer en troisième ?


SQ3, séance 7 (lecture) : Identifier des sentiments.

Gérard de Nerval, « Fantaisie », in Odelettes, 1832-1835 (page 195).
La forme : correction question 1.

Lecture analytique :

I. Deux époques entremêlées : correction questions 7, 8, 9, 10.

Epoque du narrateur : XIXe siècle.

Epoque du souvenir : deux cents ans plus tôt, « sous Louis Treize » (1601-1643), « habits anciens », « autre existence »


b) Un souvenir incertain : Quels mots montrent que ce « souvenir » est flou ? (« je crois voir » v7, « peut-être » v15, souligner)

c) Lien entre les 2 : un « air » envoûtant, magique (« charmes »).

Divers procédés montrent que cette musique est importante pour le narrateur :

  • le GN « un air » est répété deux fois (vers 1 et 3),

  • le mot « tout » est répété 3 fois (vers 2, rythme ternaire – où un autre ? vers 3), ce qui montre sa valeur.



II. Les sentiments du narrateur : correction de la question 13.

Barrer les sentiments qui ne correspondent pas au poème : bonheur – nostalgie - dégoût - sérénité – jalousie.
Fiche d’extraits : exercice.

Ecriture : Voici deux séries de rimes. Entourez quatre mots dans chaque liste.

  1. voyage – plage – visage – image – carnage – page – rage – sage - partage.

  2. mer – guerre – amer – fier – hier – air – solitaire – terre – désert.

A partir de ces mots, vous composerez 2 quatrains constitués de vers d’égale longueur, en rimes suivies : l’un traduira la joie, l’autre sera plus triste.
SQ3, séance 8 (lecture de l’image) : Observer une affiche de film.

Affiche du film « Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête » de Tim Burton (1999).
Personnage représenté ? Comment est-il mis en valeur ? En quoi son attitude est-elle menaçant ?

  • premier plan : arbre à la forme inquiétante, tortueuse, tourmentée, comme un animal étrange, loup ?

  • 2° plan : silhouette sans tête, posture inquiétante : hache levée comme s’il allait attaquer, cheval cabré = violence.

  • arrière-plan : la lune, immense et pleine.

Regardez la typographie du titre : qu’a-t-elle d’inquiétant ? (le tracé du H)

Comment qualifieriez-vous l’atmosphère qui se dégage de cette affiche ? Fantastique, lugubre, angoissante.

Ecriture : Composer un quatrain à partir de cette image, avec des rimes embrassées.


j Sur la côte d’un beau pays, colère

Par delà les flots Pacifiques, admiration

Deux hauts palmiers épanouis indignation

Bercent leurs palmes magnifiques. ravissement
Leconte de Lisle, 1862


k Quel temps de chien ! – il pleut, il neige ;

Les cochers, transis sur leur siège, tristesse

Ont le nez bleu. énervement

Par ce vilain soir de décembre, impatience

Qu’il ferait bon garder la chambre, regrets

Devant son feu !
Théophile Gautier, 1872

m Un amas confus de maisons,

Des crottes dans toutes les rues, dégoût

Ponts, églises, palais, prisons, satisfaction

Boutiques bien ou mal pourvues ? chagrin

horreur

Pages, laquais, voleurs de nuit,

Carrosses, chevaux et grand bruit,

C’est là Paris. Que vous en semble ?
Paul Scarron , 1660


 J’ai regardé devant moi jalousie

Dans la foule je t’ai vue chagrin

Parmi les blés je t’ai vue amour

Sous un arbre je t’ai vue obsession
Paul Eluard, 1949

 Il pleure dans mon cœur chagrin

Comme il pleut sur la ville ; ennui

Quelle est cette langueur gaieté

Qui pénètre mon cœur ? espoir
Paul Verlaine, 1874


 Enfant, j’ai quelquefois passé des jours entiers bonheur

Au jardin, dans les prés, dans quelques verts sentiers nostalgie

Mon chien auprès de moi, mon livre dans la main, honte

M’arrêtant sans fatigue et marchant sans chemin. désarroi
Alphonse de Lamartine, 1830

1


5
10

Ce spectre singulier1 n'a pour toute toilette2,
Grotesquement3 campé4 sur son front de squelette,
Qu'un diadème affreux sentant le carnaval.
Sans éperons5, sans fouet, il essouffle un cheval,
Fantôme comme lui, rosse6 apocalyptique
Qui bave des naseaux comme un épileptique7.
Au travers de l'espace ils s'enfoncent tous deux,

Et foulent l'infini d'un sabot hasardeux.
Le cavalier promène un sabre qui flamboie
Sur les foules sans nom que sa monture broie,
Et parcourt, comme un prince inspectant sa maison,
Le cimetière immense et froid, sans horizon,
Où gisent8, aux lueurs d'un soleil blanc et terne,
Les peuples de l'histoire ancienne et moderne.
Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal, 1856.
C
Vocabulaire :

1 :

2 :

3 :

4 :

5 :

6 :

7 :


8 :
harles Baudelaire, « Une gravure fantastique »





a) Cherchez et notez à droite le sens des huit mots suivis d’un chiffre.

b) Complétez cette courte biographie de l’auteur : Baudelaire est né en ________ et mort en __________, à _______________ . Son recueil poétique le plus célèbre, et dans lequel il expose son mal de vivre, s’intitule Les Fleurs du Mal. A sa publication, cet ouvrage a été condamné car il était jugé _______________________ ______________ . Baudelaire dut payer une amende et retirer certains textes.

c) Où la scène décrite se déroule-t-elle ? Citez une expression.
d) Surlignez les groupes nominaux qui désignent la créature : de quelle créature s’agit-il ?

e) Expliquez le titre du poème.

Charles-Marie Leconte de Lisle, « Les Elfes »

Couronnés de thym et de marjolaine1,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.
s
Du sentier des bois aux daims familier,
Sur un noir cheval, sort un chevalier.
Son éperon d'or brille en la nuit brune ;
Et, quand il traverse un rayon de lune,
On voit resplendir, d'un reflet changeant,
Sur sa chevelure un casque d'argent.
s
Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.
s
Ils l'entourent tous d'un essaim2 léger
Qui dans l'air muet semble voltiger.
- Hardi chevalier, par la nuit sereine,
Où vas-tu si tard ? dit la jeune Reine.
De mauvais esprits hantent les forêts
Viens danser plutôt sur les gazons frais.
s
Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

s

- Non ! ma fiancée aux yeux clairs et doux
M'attend, et demain nous serons époux.
Laissez-moi passer, Elfes des prairies,
Qui foulez3 en rond les mousses fleuries ;
Ne m'attardez pas loin de mon amour,
Car voici déjà les lueurs du jour.

s

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

- Reste, chevalier. Je te donnerai
L'opale4 magique et l'anneau doré,
Et, ce qui vaut mieux que gloire et fortune,
Ma robe filée au clair de la lune.
- Non ! dit-il. - Va donc ! - Et de son doigt blanc
Elle touche au cœur le guerrier tremblant.
s
Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.
s
Et sous l'éperon le noir cheval part.
Il court, il bondit et va sans retard ;
Mais le chevalier frissonne et se penche ;
Il voit sur la route une forme blanche
Qui marche sans bruit et lui tend les bras :
- Elfe, esprit, démon, ne m'arrête pas !
s
Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.
s
Ne m'arrête pas, fantôme odieux !
Je vais épouser ma belle aux doux yeux.
- Ô mon cher époux, la tombe éternelle
Sera notre lit de noce, dit-elle.
Je suis morte ! - Et lui, la voyant ainsi,
D'angoisse et d'amour tombe mort aussi.
s
Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.
Leconte de Lisle, Poèmes Barbares, 1862.


Vocabulaire :
1 :
2 :
3 :
4 :


NOM : __________________________ 25/11/08

SQ3 : Devoir surveillé




/20





Lisez le poème suivant.
« Pâle étoile du soir »


1

5

10

Étoile qui descends sur la verte colline,
Triste larme d’argent du manteau de la Nuit,
Toi que regarde au loin le pâtre* qui chemine,
Tandis que, pas à pas, son long troupeau le suit,

Étoile, où t’en vas-tu, dans cette nuit immense ?
Cherches-tu sur la rive un lit dans les roseaux ?
Où t’en vas-tu si belle, à l’heure du silence,
Tomber comme une perle au sein profond* des eaux ?
Ah ! si tu dois mourir, bel astre, et si ta tête
Va dans la vaste mer plonger ses blonds cheveux
,
Avant de nous quitter, un seul instant arrête !
Étoile de l’amour, ne descends pas des cieux* !
Alfred de Musset (1810-1857)


* pâtre = berger
* au sein profond = tout au fond
* les cieux = le ciel, au pluriel (expression poétique)

Questions (rédigez toutes vos réponses sous forme de phrases) :


  1. Musset est un poète du XIXe s. Citez deux autres poètes qui ont vécu à la même époque. /1

  2. Indiquez le nombre et le type de strophes. /1

  3. Indiquez le type de vers. /1

  4. Indiquez le type de rimes. /1

  5. Donnez la situation d’énonciation de ce poème (qui parle ? à qui ? quand ? où ? pourquoi ?). Observez les indices semés dans le texte. /2,5

  6. Pour quelle raison l’étoile ressemble-t-elle à une « larme d’argent » ou à une « perle » ? /1

  7. Relisez le passage souligné : à quoi l’étoile fait-elle penser ici ? Pourquoi ? /1

  8. Surlignez deux verbes à l’impératif présent. /1

  9. Qu’expriment ces deux verbes : un conseil, un ordre ou une demande ? /0,5

  10. Conjuguez les verbes faire, venir, aller et se montrer à l’impératif présent. /3

  11. Comment appelle-t-on des verbes comme se montrer, se lever ou se présenter ? /1

  12. Recopiez ce texte en conjuguant les verbes à l’impératif présent, à la personne demandée. Attention aux fautes de copie ! /4

(Se retourner, 2PS). (Avancer, 1PP) plus vite pour semer les elfes qui sont à nos trousses. N’(avoir, 2PS) pas peur et (être, 2PS) patient : ils ne nous poursuivront pas longtemps.


  1. Dans « Les Elfes », la Reine frôle le chevalier, ce qui provoque sa mort et celle de sa fiancée. Mais (et ça, l’auteur ne l’a pas dit !) elle a aussi prononcé une formule pour que le sortilège agisse. Imaginez-la puis écrivez-la: elle se composera de quatre vers, en rimes suivies avec deux verbes à l’impératif présent que vous soulignerez. /2

Evaluation finale
I. Lecture /10


« L’aventure de la vie »

(hommage à Bilbon Sacquet, le héros créé par JRR Tolkien dans sa saga Le Seigneur des Anneaux)


1


5

10
15

20
25

30

Le monde est plein d’étranges créatures :

Des trolls, des ours, les dangers nous entourent.

Les mille feux des Elfes nous fascinent.

Mystérieux, des chants lointains résonnent.

Il faut lutter contre les gobelins,

Les araignées, les géants et les loups,

Et le Gollum, tapi dans la caverne*,

Me proposant ses énigmes nocturnes.

On croit choisir la vie et la jeunesse,

Mais c’est toujours la mort qui nous menace.
A la fin mai, je partis, mes amis,

Et le printemps s’épanouissait en moi,

Avec Gandalf, le magicien, et vous,

Les treize nains, compagnons de ma vie.

Vinrent l’été, puis l’automne, et l’hiver.

De nos épées, il fallut nous servir.

Mille ennemis sont morts de notre main.

Aigle ou dragon, nous avons tout soumis.

On croit dompter la vie qui nous emmène,

Mais c’est toujours le temps qui nous domine.
Et me voici de retour, après tout,

Dans ma maison, pour un nouveau printemps.

Je songe à vous, mes amis disparus ;

Votre visage à nouveau m’apparaît.

J’aimais ce temps de jeunesse nomade*

Où nous partions pour délivrer le monde.

Mais à leur tour, d’autres s’en vont marcher.

Déjà, les fleurs éclosent dans les champs.

On croit perdus les trésors qu’on amasse,

Mais c’est toujours la vie qui recommence.
Jacques Charpentreau, poète du XXe siècle.
* Une curieuse créature qui vit caché dans une grotte.

* « Nomade » signifie « qui voyage ».




  1. Strophe 2 : entourez un sujet inversé. /1

  2. Surlignez une expression répétée plusieurs fois. Comment s’appelle cette figure de style ? Faites une phrase. /1,5

  3. Quelle figure de style trouve-t-on dans les mots soulignés ? Faites une phrase. /1

  4. Qui est le narrateur ? Faites une phrase. /0,5

  5. Combien de temps s’est écoulé entre le début et la fin de son aventure ? Faites une phrase. /1

  6. Identifiez deux sentiments éprouvés par le narrateur dans ce texte. Pour chaque sentiment, vous donnerez une citation du texte (sans fautes de copie !). Rédigez votre réponse. /4

Rappel : on utilise des guillemets et des expressions comme « voici les expressions qui le prouvent… », « comme le montrent les mots… », « c’est ce qu’évoque l’expression… ».

  1. Selon vous, que désigne le pronom « on » (vers 9, 19, 29) ? /1

II. Ecriture /10


Rédigez, en une dizaine de lignes, le deuxième épisode de votre texte. Les deux doivent bien s’enchaîner !

Dans le souterrain, se trouve un vieux grimoire étrange, que vous avez évidemment envie de feuilleter !

Par hasard, vous lisez à voix haute une formule qui sert à réveiller la créature que vous avez choisie (voir exposés) : c’est un quatrain à rimes embrassées, contenant deux verbes (différents) à l’impératif présent ! A vos plumes… Attention à l’orthographe et à la ponctuation !

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