On a retrouvé des carnets d’Arthur Rimbaud, écrits à Aden et en Abyssinie. Ils rassemblent des poèmes inédits, des projets, des notes diverses, signées





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Marseille, 18 janvier 1996
On a retrouvé des carnets d’Arthur Rimbaud, écrits à Aden et en Abyssinie. Ils rassemblent des poèmes inédits, des projets, des notes diverses, signées Abd-el-Rimb. Ils étaient détenus par le descendant d’un négociant marseillais installé à Djibouti. On ignore comment ils sont parvenus entre ses mains. On sait encore moins pourquoi ils étaient cachés jusqu’à ce jour.
Les spécialistes et rimbaldiens avertis se penchent sur ces trouvailles, les décortiquent, les analysent, les soupèsent.
Qu’en sortira – t’il ? La suite au prochain numero…


19 janvier 1996
Les carnets d’Abd el Rimb auraient fait partie des biens transmis en héritage à Djami après la mort de Rimbaud. Le fait est curieux, car Djami était analphabète. Les thèses les plus contradictoires circulent à ce sujet parmi les spécialistes : pour certains, cette donation serait un dernier pied –de – nez de Rimbaud à la poésie, une façon d’afficher son indifférence. Ce serait l’acte absurde par excellence. Pour d’autres au contraire, Rimbaud avait véritablement des projets littéraires à l’esprit au moment de mourir. Ses carnets auraient été remis à Djami en tant que mandataire, homme de confiance, à charge pour lui de les remette à son destinataire (qui ?).
Les débats sont loin d’être clos.
Quoiqu’il en soit, ces documents auraient été enfermés dans une malle, parmi d’autres objets auxquels Rimbaud tenait. Djami serait mort peu après les avoir reçus. Ses enfants les auraient échangés contre des perles à un aventurier européen. Ils auraient atterri, en bout de course, chez le négociant marseillais.

21 janvier 1996
La découverte des carnets réveille de vieilles rancœurs personnelles. Les débats font rage dans le monde littéraire. On se plaît à rappeler les mystifications qui ont jalonné l’histoire de cette œuvre : les tromperies de la « famille », l’inversion chronologique entre « Une saison en Enfer » et les « Illuminations ». La « Chasse spirituelle », parue en 1949 et présentée comme un inédit de Rimbaud a traumatisé plus d’un esprit. Elle a laissé des traces encore vives aujourd’hui. La thèse du mystique ressort également. Elle trouve encore des défenseurs aujourd’hui, malgré l’ouragan Etiemble.
Les vieux clivages ressortent, exacerbés par l’apparition des carnets. Deux camps s’affrontent : pour les uns, les carnets seraient un canular de plus, et probablement l’œuvre d’étudiants pasticheurs. Les tenants de cette thèse invitent ardemment les auteurs de la supercherie à se faire connaître pour mettre fin au plus tôt à cette affaire. Pour les autres, l’authenticité des carnets ne fait aucun doute, et révèle un Rimbaud inconnu, partagé entre des passions contradictoires : la tentation nihiliste, et l’espoir en une vie meilleure. Beaucoup de ses poèmes apparaissent comme une réminiscence de sa vie antérieure et de sa période de lecture intense à la Reading Room du British Museum. Les psychanalystes se plaisent à lire en filigrane dans ses références à la Russie et aux poètes russes, l’image du père absent, parti en Crimée. Les ethnologues et historiens attestent du sérieux de ses ébauches d’études sur les peuplades d’Afrique et les musiciens d’Egypte.
Affaire à suivre…

16 février 1881
Autobiographie
Je buvais de l’absinthe

Et j’étais amoureux

De la vie et des plaintes

De gens beaucoup plus vieux

Que je n’étais alors
Je découvrais le monde

Du moins je le croyais

C’était assez immonde

Et gris, et sale, et laid

Mais j’en voulais encore.
Je pris soudain la fuite

En coupant tous les ponts.

Finies toutes les cuites

Et les mauvais garçons.

Je brisai tous les liens.
J’étais le juif errant

Fier et mal élevé

Je me moquais des gens

Que je pouvais croiser

Et qui le rendaient bien.
J’étais plein de désirs

Confus, antagonistes

Je rêvais de partir

Et d’aller sur la piste

Des habitants du sable
Je marchais sans arrêt

(Pour où, je me demande !)

J’étais insatisfait

Comme celui qui quémande

Sans cesse un coin de table.
J’embarquai par hasard

Sur le premier steamer

J’atterris à Harar

Avec la rage au coeur

Et dégoûté de tout...
Voilà, c’est moi Rimbaud

Je trime comme un âne

Je voudrais un bateau

Ou une caravane

Pour aller n’importe où.
20 février 1881
Aux zutistes

Rue Racine

On rumine

La bohème

En poèmes
Charles Cros

Lâche un rot

Et dit zut

A des putes
O ce temps

Décadent

De la nuit

Sans ennui
Disparu

Dans la rue

Dans l’égout

Du dégoût

Rue Racine

On rumine

Quelques vers

Solitaires

28 février 1881
Panama

On a percé Suez, je creuserai Panama. Il y a sûrement à faire pour les gens de mon espèce. Puisqu’il faut bien vivre, c’est à coups de machettes que je tracerai ma route, entre deux océans. La-bas, en Amérique.

Je me suis renseigné, beaucoup de français travaillent sur le chantier. Avec mon expérience de contremaître, je pourrais gagner de l’argent assez rapidement. J’ai assez prouvé que je pouvais m’adapter à toutes les cultures. Au besoin, je me ferai artificier, et mes explosifs creuseront les tranchées.
Les espagnols ont raté l’occasion. Forts de notre réussite à Suez, avec les infrastructures et les moyens mécaniques d’aujourd’hui, nous y arriverons. C’est peut-être la seule chose que les français savent réaliser. Mauvais marchands, diplomates et politiques aveugles, mais brillants ingénieurs.
L’aventure me tente. De toutes façons, je n’ai plus rien à faire ici.
27 avril 1881
Ivoire

Défaite d’éléphant

Taillée dans la chûte

Puissante carnation de Salomon

Dont la noblesse éleva le trône

Ebur, frère inversé de l’ébène

Que le piano rassemble

Vert de la feuille jeune

Puis jaune et blanc crémeux

Pour tous les crucifix et autres statuettes
Ivoire, taie blanche sur les yeux

Mais phosphorescente la nuit

Grain serré du copeau

Qui orne les cous

Souples et innocents
Mai 1881
Café

Qahwa

Arome

Moka

Et drome

Sueur

Odeur

Vigueur

De l’homme

Matin blanc

Eclosion

Puis le sang

La vision

Dans le noir

C’est l’histoire

Des terroirs

Des nations

Café

Sauvage

Conquérant des sous-bois

Des plateaux abyssins

Liqueur des devins

Et des dieux
Fruit des métamorphoses :

Blanc, percée du matin

Rouge, ardeur du jour

Noir, traversée de la nuit
3 février 1996
L’enquête continue. Selon le professeur Bokanov, les cahiers auraient été remis par Djami à un abyssin, Ato Joseph, ancien esclave élevé par les missions. Il a été un temps au service de Rimbaud. Puis, ils seraient passés entre les mains d’un aventurier russe, Léontief. Cette hypothèse est basée sur des témoignages d’Henri de Monfreid, qui a connu Ato Joseph.
Juin 1881

Russie

Images anciennes

Jaillies des vieux livres

Sont pour moi des vivres

Au milieu des hyènes
Nicolas Gogol

Et toi, fier Pouchkine

Au milieu des ruines

Remplacez la gnole
Je vois la couleur

Que vos yeux aimaient

Quand les polonais

Vous rendaient conteurs
Vous aimez le rouge

Vous le trouvez beau

Peut-être qu’un couteau

Vaut l’accueil d’un bouge

Rêve d’Arthur Rimbaud

Je suis au Harrar, et prends l’air sur la terrasse de la maison. On frappe à la porte : un abyssin, habillé à l’occidentale et drapé dans un long manteau. Il me demande refuge, prétextant être poursuivi par des ennemis pour des histoires de coeur. Il prétend être venu de loin, suite à un bannissement par les autorités de son pays, et s’être battu en duel à l’issue d’un bal. Pour prouver ses dire, il exhibe une blessure au ventre, mal cicatrisée.
Cet homme ne tient pas en place, il est bouillant et plein de fougue. En même temps, son regard est désabusé, comme s’il savait que, quoi que l’on fasse, tout est joué d’avance. Il me parle de Voltaire, Byron , Shakespeare. Je suis fasciné par ses propos, qui me changent du type de conversations que j’ai avec les indigènes.
Je lui demande d’où il tient ces connaissances livresques, de quel pays il vient, qui il est.
Il me répond, laconique : « Ibrahim Hannibal », et disparaît, dans un éclat de rire jubilatoire.
Septembre 1881

J’ai cueilli des mots, plantés par Yvan B., fils d’Alexandre. Sirine m’a longtemps parlé de lui :
« Au deça vos rots neigeux, y a le tas chez Khov! ».
........................................................................................................................

J’ai plus d’un sac dans ma tour :
Où l’on m’attend, je ne suis pas.

Où l’on ne m’attend pas...

Je ne suis pas non plus.
............................................................................................................................
Rien

N’est laissé au hasard

Que rien

Abolit
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Esclave du vivant
.........................................................................................................................
J’écris

Comme je respire

Puisque je mens.
Septembre 1881
Pas compris le poème que m’a chanté, ou plutôt susurré Mickaël. Je le retranscris tel que je l’ai entendu, parce qu’il sonne bien :
« Vikhojou odin ya na dorogou

skvoz touman kryèmnisti pout blyestit

notch tikha poustinya vnyemlyet bogou

i zvyèzda s zvyèzdoyou govorit »
Mickaël est reparti. Homme pressé, cynique. Il prétendait être un héros de notre temps. Il m’a laissé le silence d’une étoile. La solitude d’un désert sans dieu. Je reste seul. Au bout de la route ?
5 février 1996
Le professeur Stanley Haerdee prétend que les carnets faisaient partie d’un vaste projet littéraire que Rimbaud avait en vue, et qui se serait intitulé « l’Histoire magnifique ». Rimbaud ambitionnait, toujours selon ce savant, d’écrire 40.000 vers sur l’Abyssinie. Les confidences qu’il avait faites à ses proches accréditent cette hypothèse.

2 janvier 1882

Fragments du Petit Journal

Quelques nouvelles de la France ou comment ne pas mourir idiot :

- Le bulletin orphéonique signale que les piou-piou musiciens se désolent que leur passion ne les fasse pas monter en grade. La désaffection de la musique militaire prive les villes de garnison, qui déjà en étaient dépourvues, d’occupations saines et édifiantes.
- La haute aristocratie britannique se fait tatouer le corps. A noter que le duc d’York (Prince Georges de Galles) s’est fait tatouer au Japon.
- La cuisson des pommes de terre à l’eau sans sel et avec un hareng-saur coupé en morceaux remplace avantageusement les autres ingrédients. Particulièrement recommandé aux malheureux.
- L’exposition des cadeaux faits aux jeunes communiantes par leurs proches est âprement critiquée. Certains s’élèvent contre les sentiments de vanité et de frivolité que l’étalage de parures et bibelots fait naître dans des âmes –encore- (c’est moi qui souligne) pures.
- Récit de Jules Verne : la journée d’un journaliste américain en 2860. Les appareils phonotéléphoniques abolissent le temps et les distances.
- Conseils philosophiques d’Ann Seph. : pour être heureux, se débarrasser de l’esprit d’inquiétude et d’impatience. Le bonheur est dans l’ombre. L’humanité est imparfaite, et cetera.
- Recettes culinaires pour les malheureux : la cure d’eau chaude.
- L’emploi du papier d’arménie au point de vue de l’hygiène des habitations est un véritable service public.
- Les soldats sans moustache sont, comme chacun le sait, dépourvus de charme. La pommade exotique (médaille d’or, 10.000 lettres de satisfaction) garantit le succès à tout âge, même à 15 ans. La pommade Niolet, bien que n’ayant reçu que 3000 lettres de félicitation, promet également des moustaches très longues et soyeuses en peu de jour, même à 15 ans.
- La Société des Publications populaires de Médecine et d’Hygiène publie la huitième édition de « La femme, ses fonctions et ses maladies ».
3 janvier 1882
C’est la nuit

Les sexes dorment

Des têtes saignent

Ensemble
15 janvier 1882

Projet d’étude sur les Gallas

Gallas ou Oromos, peuple du sud. Agriculteurs ( akafas et dongoras, pioches et bêches) et bédouins. Eleveurs de troupeaux. Se déplacent au gré des pluies.
Repoussés vers l’ouest et le sud par l’expansionnisme des tribus somalis.
Gallas des hauts plateaux récoltent du miel pour fabriquer du tetch, sorte d’hydromel.
Histoire : au XVIIe siècle, envahissent les abords du plateau éthiopien et s’installent dans le Choa, l’Amhara et le Lasta. Fin XVIIIe, une dynastie de seigneurs Gallas, musulmans, profite des dissensions et des intrigues de la noblesse chrétienne, et prend le contrôle de la province-clé, celle de Gondar. Par la suite, l’église se réappropriera le pouvoir en portant sur le trône, à l’aide de prophéties, de prétendus descendants d’une lignée salomonienne. L’accession de Yohannès, puis de Ménélik, va accélérer la christianisation forcée des populations musulmanes ou païennes.
Les Gallas sont régulièrement en conflit avec les Dankalis, ennemis héréditaires et réputés cruels. Tout est prétexte à des agressions. Le moindre bétail échappé et retrouvé sur la terre du voisin ravive des haines séculaires.
Mais en général, se tiennent tranquilles quand on ne les attaque pas. Doivent fréquemment abandonner leur village pour sauver leur bétail, car ils ne veulent pas être mêlés aux conflits des autres tribus ou à des guerres auxquelles ils ne comprennent rien.
Comme les Dankalis et les Somalis, émasculent leurs ennemis, morts ou blessés. Il est préférable que la victime soit vivante, car, parait-il, la peau s’arrache plus facilement. La peau est ensuite portée comme un trophée, une « décoration militaire ».


Faire des recherches sur les coutumes et arts.
18 janvier 1882
Bilkis, reine de Saba, aurait converti son peuple à l’Islam, suite à sa rencontre avec Salomon. Seule la sourate de la Fourmi mentionne son existence. Ici, tout le monde la connaît et la vénère. Son trône est présent dans toutes les mémoires. C’est un lit orné de perles rares, d’or, d’émeraudes et de rubis. C’est lui qui a conduit la reine à Salomon.

30 janvier 1882

L’histoire de la reine de Saba a commencé en Abyssinie. Pour les habitants du pays, la chose est sure. Les yéménites ont été des sujets de son vaste empire. L’actuel Ménélik est un descendant de Ménélik, fils de la reine de Saba et du roi Salomon.
Elle s’appelait Makéda. Son ancêtre avait terrassé le serpent. C’est grâce à elle qu’est entrée en Abyssinie l’arche d’alliance. Son histoire est racontée dans le Kebra Nagast.

30 janvier 1882


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