"Amour et Histoire, autour de la Méditerranée"





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"Amour et Histoire, autour de la Méditerranée"
Intro, le berceau :
C’est autour de la Méditerranée que se développèrent et s’épanouirent les civilisations de l’Antiquité classique grecque et romaine. Les Mésopotamiens et les Égyptiens furent des terriens pour qui la mer n’était qu’une limite à leurs territoires ou à leurs entreprises. Cependant, dès les IIIe et IIe millénaires, les peuples marins de la Phénicie et du monde égéen frayèrent la voie. Au premier millénaire avant notre ère, la Méditerranée devint l’axe du monde antique, grâce aux Phéniciens et aux Carthaginois, et surtout grâce aux Grecs. Rome recueillit ensuite cet héritage et, en groupant sous son autorité toutes les rives de la mer intérieure, elle porta à son achèvement cette tendance à l’unité méditerranéenne que les Grecs avaient développée.
Les Grandes Invasions, en déferlant sur la partie occidentale de l’Europe, entraînent le repli de l’Empire romain sur Byzance. Et Byzance même résistera mal à la pression de l’Islam. Mais aux alentours de l’an mille, l’Occident redevient plus actif (Normands, Vénitiens, Génois) et, par les Croisades, interrompt provisoirement l’expansion de l’Islam. La chute de Constantinople et l’établissement de l’hégémonie ottomane sur la Méditerranée orientale, la conquête du royaume arabe de Grenade par les Espagnols vont bouleverser à nouveau les relations politiques, économiques et culturelles entre l’Orient et l’Occident. La découverte des routes océaniques vers les richesses des Indes ultramarines (Amériques, Guinée, péninsule indienne, fabuleuses contrées à épices d’Extrême-Orient) et l’essor des pays ibériques (Portugal et Espagne), puis de leurs concurrents septentrionaux (Hollandais et Anglais) ravissent peu à peu à la Méditerranée son rôle de carrefour entre les mondes africain, asiatique et européen.
Selon une tradition qui remonterait au moins à Hérodote, les Grecs ont pris l’habitude d’identifier les dieux aux leurs, malgré toutes les inconséquences que cela entraîne : Amon devient Zeus, Thot Hermès, Isis Déméter et la déesse-vache Hathor se transforme en la souriante Aphrodite ! De tous les dieux égyptiens, c’est Isis qui connaît en milieu grec le plus franc succès, dû sans doute au caractère pathétique et humain du mythe qui la montre reconstituant patiemment le corps de son époux Osiris, tué et dépecé par son frère Seth, et lui redonnant la vie. (Osiris, et Seth, Abel et Caïn, etc. Eternelle Histoire !) .
Ainsi, l’Amour est-il quelque part enfant de « Mare Nostrum », Mer (Mère) nourricière située au milieu de toutes les terres et donc au confluent (au sein) de toutes les cultures.
Cosmogonie : Mythes et légendes
Selon une légende mythique grecque, Eros, le dieu de l’Amour, naquit en même temps que la Terre et le Ciel. La Nuit, séduite par le Vent, aurait pondu un œuf primordial qui, en s’ouvrant pour donner naissance à Eros, se serait cassé en deux moitiés, la première formant le toit du Ciel, la seconde la Terre.
Ainsi, d’après cette légende, l’œuf primordial surgi du Chaos primitif impensable, qui a prévalu à toute manifestation de vie, et même à l’apparition du Ciel et de la Terre, aurait été une forme d’unité absolue et parfaite. Donnant naissance à Eros, la nuit engendre simultanément le Ciel et la Terre, et donc la dualité de ce monde. D’où l’on peut déduire qu’à cause de l’Amour ou pour et par l’Amour, un devient trois et trois engendre deux : le un étant l’œuf Primordial, le trois étant Eros, le Ciel et la Terre surgis de l’Oeuf, et le deux le Ciel et la Terre.
Avant que tout commence c’était le chaos, masse confuse où les principes de tous choses étaient confondus. Et comme il faut bien qu’il y ait eu un commencement, il y eu un grand démiurge, impensable, insaisissable et autogène, puisqu’il s’engendra lui-même ; avant lui rien n'était, et après sa naissance toutes choses ont existé avec lui, le monde n'étant que sa manifestation. Ce démiurge pourrait donc bien être le modèle du dieu de toutes les religions monothéistes. Ce système cosmogonique se retrouve, avec de légères modifications, dans les doctrines chaldéennes, phéniciennes, égyptiennes, pythagoriciennes. Et si un système similaire apparaît également en Inde et en Chine, c’est surtout ce système d’apparence méditerranéenne qu’il faut retenir car il est celui qui semble l’inspirateur du dieu unique, invisible mais omniprésent, que vont prendre pour modèle toutes les religions monothéistes. Ce pourquoi, pour des raisons psychologiques, Dieu n’a pas de sexe, et qu’il est plus logique de s’appuyer sur le mythe universel de l’androgyne et de dire qu’il les possède tous les deux et qu’il les transcende.

Les facettes mythiques de l’Amour :
Aphrodite :

Née de Zeus et de Dionè, selon Homère (Iliade, V, 365), la déesse grecque Aphrodite est surgie de la semence écumeuse jaillie des parties sexuelles d’Ouranos mutilé, que son fils Kronos avait jetées dans la mer. Le flot la porte alors vers Cythère et Chypre, ce qui explique l’hypothèse de l’origine orientale de la déesse. Marine par sa naissance, elle reste pontia et thalassios (Euripide, Hippolyte, 734). Mais l’élément central de cette figure grecque est son pouvoir de séduction ; divinité de l’amour, elle est à la fois celle qui inspire l’éros améchanos qui peut conduire aux pires folies et celle à qui l’on doit les « douces œuvres du mariage », qu’elle partage avec Héra et la conjonction des époux. Apparaît ainsi l’ambiguïté d’Aphrodite, qui, d’un côté bénéfique, est l’Aphrodite de la bonne Peitho et, de l’autre, préside au leurre séducteur de la femme.
Aphrodite est ainsi le principe nécessaire à la conjonction des époux, par laquelle l’homme assure sa reproduction et qui passe par la séduction et l’intervention d’Éros, son perpétuel compagnon et son fils (Hésiode, Eschyle,) ainsi que par sa charis, puissance de don, d’échange dans la séduction, en même temps qu’une divinité de la ruse (apatè). Elle est le principe primordial de la conjonction amoureuse et de l’union désirée, qui submerge aussi bien les dieux que les hommes. (Pandore, la beauté pure animé du souffle divin, s’unit à Epiméthée : de cette union naissent tous les arts).
Psyché :

Fille de roi, belle au point d’effrayer les prétendants éventuels, Psyché (âme, en grec), avait suscité la jalousie d’Aphrodite. La déesse charge donc son fils Éros (Cupidon) de la faire s’éprendre d’un monstre et, par l’entremise d’un devin, elle enjoint aux parents de Psyché de l’exposer sur un rocher. Mais Éros, lui-même séduit, faillit à sa mission : au moyen d’un zéphyr, il enlève en son palais la jeune mortelle. Elle pourra y jouir de toutes ses richesses en même temps que des plaisirs de l’amour, sous la condition qu’elle ne cherchera pas à voir celui qui partage sa couche. Psyché ne tarde pourtant pas à briser son bonheur : munie d’une lampe, elle se penche sur son amant endormi. Mais, émue de le découvrir si beau, elle fait tomber sur lui une goutte d’huile brûlante. Éveillé brusquement, celui-ci disparaît dans les airs en se nommant. Alors commence pour Psyché une quête éperdue de par le monde.
Chassée de toutes parts, elle échoue dans la demeure d’Aphrodite qui la retient comme esclave et l’accable de mille tourments et de mille travaux avant de l’envoyer aux enfers mander à Perséphone un précieux flacon. Sur le chemin du retour, Psyché le débouche et tombe dans un profond sommeil. Mais Éros, qui n’avait pu l’oublier, l’éveille d’une piqûre de ses flèches et, remontant vers l’Olympe, obtient de Zeus la permission de l’épouser. C’est ainsi que Psyché devint immortelle et qu’Aphrodite, réconciliée, devint l’aïeule de Volupté.
Psyché est généralement représentée avec des ailes de papillon. Les néo-platoniciens ne manquèrent pas de tirer parti de ce mythe et, à leur suite, c’est tout l’Occident chrétien qui s’en emparera, l’interprétant dans son optique propre.
Eros :

Divinité grecque qui porte le nom d’une fonction psychologique : Éros signifie le désir amoureux. Il tient une place importante dans la pensée religieuse, dans la vie sociale comme dans l’art et la littérature des Grecs. Dans les cosmogonies orphiques qui racontent l’émergence du monde, Éros est une puissance primordiale qui n’a ni père ni mère.
Éros est l’Un, qui, à l’origine de toutes choses, intègre et unifie les principes opposés, comme le féminin et le masculin, l’un et le multiple. Cette représentation d’Éros s’est développée dans un milieu mystique qui refuse le monde différencié où les êtres et les choses sont séparés et distingués, un milieu qui aspire à l’unité et à la plénitude de l’originel.
Éros est tantôt une puissance inquiétante qui brise les membres, trouble la raison, paralyse la volonté ; tantôt un dieu malicieux, qui se plaît au jeu de l’amour, se mêle à la vie des femmes dans le gynécée, noue les intrigues ou les dénoue, devenant alors l’enfant terrible d’une Aphrodite, elle-même transformée en femme galante, chargée d’organiser les amours bourgeoises. Éros est, dans la pensée orphique, la puissance qui intègre et concilie les opposés et les contraires ; c’est la force primordiale qui permet d’unifier les aspects différenciés d’un monde déchiré par les tensions que provoque une puissance comme Neikos (Querelle).
Pour Plotin, Eros est un va-nu-pieds, fils clandestin de Pauvreté et d’Expédient (Banquet, 203). À ce niveau, Eros est bien l’enfant de la « mendiante », la quête fiévreuse d’une impossible suffisance. Le symbolisme érotique est donné par toutes les images et métaphores qui font coïncider le feu et l’acte sexuel, la passion amoureuse ou simplement l’amour et l’affectivité.
Agapé :

Le mot grec agapè signifie affection, amour, tendresse, dévouement. Son équivalent latin est caritas, que nous traduisons par « charité » (dans les textes stoïciens comme dans les textes chrétiens). Généralement, la langue profane emploie agapè pour désigner un amour de parenté ou d’amitié, distinct de l’amour-passion, distinct du désir amoureux . Agapè convient principalement à l’amour fraternel, à l’amour paisible et pur, à l’amour de dilection.
Connu de la littérature païenne, présent dans l’œuvre de Philon d’Alexandrie (-45 env.), le concept d’agapè reçoit une promotion soudaine quand certains auteurs du Nouveau Testament l’adoptent et le rendent synonyme d’amour chrétien.
Dans ce contexte, agapè signifie soit l’amour condescendant et gratifiant de Dieu pour les hommes, soit l’amour inconditionné, le dévouement absolu que les chrétiens doivent avoir pour autrui, quel qu’il soit (fils d’un même Père, tous les hommes sont frères). Les textes majeurs qui célèbrent l’agapè chrétienne sont l’hymne à l’amour de la première Lettre de Paul aux Corinthiens (XIII) et la première Épître dite de Jean.
Dans le premier texte, Paul fait de l’agapè (ou charité) la Vertu des vertus. Il la décrit comme patiente, bonne, dépourvue d’envie, de vanité, d’orgueil, à base de droiture, de désintéressement, d’esprit de justice et de vérité. Il la place au-dessus de la foi et de l’espérance. Il l’identifie à une générosité du cœur qui entraîne la générosité de l’intelligence : « Elle excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout ». Isolée, cette exhortation à l’amour de serviabilité ressemble à une diatribe stoïcienne. Mais, pour Paul, le véritable modèle de l’amour chrétien n’est pas le simple altruisme : c’est le renoncement à soi.
L’agapê est l'amour du prochain, une relation univoque qui se caractérise par sa spontanéité et que l'on rapprocherait aujourd'hui de l'altruisme et de l’altérité ; ce n'est pas un acte réfléchi ou une forme de politesse mais une réelle empathie pour les autres, qu'ils soient inconnus ou intimes. Toutefois, si dans la tradition chrétienne ce mot est généralement assimilé au concept de charité, l’agapê originelle ne revêt pas cette connotation morale de responsabilité devant une autorité divine.

Les facettes psychanalytiques :
Ainsi, à travers certaines cosmogonies, mythes et légendes des peuples de la Méditerranée, pouvons nous mieux comprendre à la fois la phylogénèse de notre histoire humaine comme de son accomplissement. Des premières Gardiennes du feu aux Pythies de Delphes, des Vierges Noires chtoniennes, issues du ventre de la terre, ou des déesses venues de la mer, au culte d’Isis révélé en plein soleil, la Femme et l’Amour qu’elle inspire nous auront fait voyager bien plus longtemps qu’Ulysse… à la fois dans le passé, le présent et l’avenir.
Anima, part féminine de l’homme et Animus, part masculine de la femme, sont les Complémentaires existant au fond de notre inconscient et dont la juste proportion préside à notre harmonie intérieure… Le SOI étant la totalité psychique qui inclut le conscient et l’inconscient (individuel et collectif) et les personnalités parcellaires. Sa plénitude s’opérera inévitablement au travers de la réalisation bien comprise du MOI.
Aussi ne nous trompons pas, l'objet de notre quête n'est pas Dieu, mais l'Homme (donc la Femme en tant que deuxième partie du symbole, indivisible même si séparé) : c'est « la Lumière que nous portons ». Arrivé au milieu de sa vie, l'être entre dans son projet. Il pourra alors soit adorer les dieux des religions rêvant du Paradis Céleste et nourrissant l'ambition de remonter le temps à la recherche anthropomorphique d'un vieillard à barbe blanche, soit, au contraire, il pourra prendre la décision d'endosser l'armure du combat dans la quête du Soi. Dés lors, l'être aura à choisir sa voie, conçue dans l'intimité de ses propres convictions. Peut-être se laissera-t-il tenter par le chant de l'immanence Nietzschéenne et la voix d'Albert Camus narrant le mythe de Sisyphe ? Ou au contraire, l'appel mystérieux de la transcendance guidera-t-il ses pas vers ce centre infini et intemporel, là où repose la table de pierre frappée des lois de l'univers ! Mais seul celui qui est maître chez lui et en harmonie avec l'univers pourra accéder à ce choix…

L’Amour selon les Anciens :
Ovide : l’art d’aimer… En cinq livres, puis en trois, il définit son écriture personnelle et traite avec une aisance quelquefois teintée d’ironie des thèmes connus qu’il renouvelle par une sorte de distanciation : l’attente devant la porte fermée, la maladie de la femme aimée, la coquetterie, la joie du premier triomphe, les jalousies, les turpitudes, l’amitié, rien n’est peut-être anecdotiquement véridique, mais tout sonne juste, même le poème de regret sur la mort de Tibulle. L’amour est une sorte de militia ; Cupidon s’amuse avec la fantaisie de la jeunesse ; Avec une verve soutenue par son expérience et par le sens qu’il a de l’observation, il dit, sur un ton faussement doctoral, où chercher des conquêtes (théâtre, cirque, etc.), comment plaire, comment plaire longtemps ; et, paradoxalement, il le dit même aux femmes. On a même souvent cherché là de la grivoiserie. Ici et là, dans ce premier groupe d’œuvres, apparaissaient des souvenirs de la mythologie grecque.L’entreprise d’Ovide a été de rassembler en les classant, selon une chronologie légendaire allant du chaos et de la création au règne d’Auguste, toutes les légendes – plus souvent lointaines ou étrangères que fondamentalement grecques ou romaines – concernant la plupart du temps des métamorphoses d’êtres humains en plantes, animaux, astres, pierres, etc. La « gloire » d’Ovide fut celle qu’il attendait. Le Moyen Âge lui fit, particulièrement aux XIIe et XIIIe siècles, une légende de sagesse et de sainteté quelquefois teintée de magie. On l’a lu, recopié, expliqué, commenté, déformé, interprété, moralisé. Les ouvrages didactiques de langue latine l’utilisent comme une autorité à l’instar de Virgile. Les poètes imitent son style, empruntent sa mythologie et sa connaissance multiforme de l’amour ou du changement. Marbode, Baudri de Bourgueil, Alain de Lille, Boccace, Dante, Chaucer, Marie de France, Chrétien de Troyes, les auteurs du Roman de la rose, etc., lui ont pris des formes et des thèmes comme plus tard l’ont fait les auteurs de la Renaissance, dans toutes les langues. Beaucoup d’artistes, de peintres surtout, se sont souvenus des légendes qu’il avait contées. Certains de ses personnages ont donné leur nom à des complexes ou à des catégories psychologiques... Tout cela a tenu, sans doute, à ce que furent son sens de l’humain et son amour de la poésie.
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