Autour de l’odeur de saintete





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Le Cantique des Cantiques est le grand livre des parfums. Ils y coulent à flot dans l’atmosphère érotique et sensuelle de ce chant d’amour. Le poème s’ouvre sur ces notations amoureuses où le parfum (ici masculin) a la première place. Ainsi parle la bien-aimée :
Qu’il me baise des baisers de sa bouche.

Tes amours sont plus délicieuses que le vin ;

L’arôme de tes parfums est exquis :

Ton nom est une huile qui s’épanche,

C’est pourquoi les jeunes filles t’aiment.

(Ct 1, 2-4)
Le bien- aimé n’est pas en reste et célèbre lui-aussi les délices des parfums de sa bien-aimée. La tonalité érotique est incontestable :
Que ton amour est délicieux, plus que le vin !

Et l’arôme de tes parfums,

Plus que tous les baumes !

Tes lèvres, ô fiancée,

Distillent le miel vierge.

Ce miel et le lait sont sous ta langue ;

Et le parfum de tes vêtements

Est comme le parfum du Liban.

Elle est un jardin clos

Ma sœur, ô fiancée ;

Un jardin bien clos,

Une source scellée.

Tes jets font un verger de grenadiers

Avec les fruits les plus exquis :

Le nard et le safran,

Le roseau odorant et le cinnamone

Avec tous les arbres à encens ;

La myrrhe et l’aloès

Avec les plus fins arômes.

Source des jardins

Puits d’eaux vives

Ruissellement du Liban !

(Ct 4, 10-15)
La bien-aimée lui répond en l’invitant à pénétrer dans son jardin :
Que mon bien-aimé entre dans son jardin

(Ct 4, 16)
Le bien-aimé vient cueillir ces fruits et ces parfums :
J’entre dans mon jardin,

Ma sœur, ma fiancée

Je récolte ma myrrhe et mon baume

Je mange mon miel et mon rayon

Je bois mon vin et mon lait

(Ct 5, 1)
Arrêtons-nous quelques instants sur cet échange amoureux. Nous sommes frappés par la poéticité de ce texte qui deviendra pour longtemps le modèle de la poésie amoureuse dont l’audace majeure est de faire entendre si fort une voix lyrique féminine. Un des charmes du texte est son efflorescence métaphorique. On glisse sans cesse du réel à l’image, du sens propre au sens figuré, du comparé au comparant. En l’occurrence, les parfums désignent bien, de manière réaliste, ceux qui baignent le corps et les vêtements des fiancés. Cependant, ils évoquent aussi les délices de leur union amoureuse. Le procédé est notable aussi à propos de l’isotopie du jardin. La fiancée a un jardin. La fiancée est un jardin (« Elle est un jardin bien clos »). Ce jardin est chargé de fruits et de parfums délicieux. Que le bien-aimé entre dans ce jardin qui lui appartient. Est-ce un jardin réel, sur lequel souffle le vent qui « distille ses aromates », ou la métaphore de la fiancée ?

Le bien-aimé entre donc dans ce jardin. Il récolte alors son parfum et mange son miel (image des délices de l’amour).

Retenons divers aspects des parfums dans cette évocation lyrique. Ils sont liés à toutes sortes de plaisirs. On les met sur le même plan que les « fruits les plus exquis ». Certains sont d’ailleurs des substances comestibles : arômes et aromates. On les associe volontiers aussi au vin, par l’ivresse qu’ils provoquent. Ils entraînent à une euphorie, à une perte de conscience, une fuite agréable du réel. En cela, ils sont liés à l’imaginaire. Ce texte fondateur souligne leur pouvoir évocateur, leur ambivalence qui les situe dans le réel et dans l’imaginaire. Le parfum est poétique. Il est un signifiant matériel qui renvoie à un signifié impondérable et immatériel. Il est réaliste et figure d’autre chose. Le Cantique des cantiques le lie également, et ce n’est pas nouveau, à l’amour dans ce qu’il a de plus physique. Et pourtant, comme le marquent la poéticité du texte et l’ambivalence des parfums, l’amour du couple du Cantique peut signifier un amour plus spirituel. Tout le monde sait que si ce texte figure dans le canon des Écritures Saintes, juives et chrétiennes, c’est que l’on a pu en faire une lecture allégorique, où l’amour des amants, splendide de sensualité et de tendresse, figure l’amour de Dieu pour Israël (selon les juifs) et l’amour de Jésus pour l’Église ou l’âme qui le cherche, pour les chrétiens32. Tous les mystiques citeront ce texte et reprendront les images aromatiques pour dire les délices que recherchent, que donnent, et qu’obtiennent les âmes amoureuses de Jésus. Peu d’images ont autant inspiré les saints pour dire l’échange amoureux de l’âme avec Dieu. Ainsi Thérèse de Lisieux exprime-t-elle son amour pour son Bien-aimé :
Seigneur, de ta beauté mon âme s’est éprise

Je veux te prodiguer mes parfums et mes fleurs

En les jetant pour toi sur l’aile de ta brise

Je voudrais enflammer les cieux33 !

Jean de la Croix commente longuement le Cantique des cantiques dans le Cantique spirituel. Il explique que le jardin de l’épouse est l’âme plantée de vertus sur laquelle souffle l’Esprit de Dieu. Elle exhale alors ses parfums :
Parfois le Seigneur accorde de telles faveurs à l’âme son Épouse, que son Esprit, en soufflant par ce jardin fleuri de l’âme, fait éclore tous les boutons où sont renfermées les vertus, il découvre toutes ces substances aromatiques des dons, des perfections et des richesses de l’âme, il en manifeste le trésor et l’abondance et en déploie toute la beauté […]. C’est là ce qu’elle appelle répandre ses parfums […]. Ses parfums sont parfois si abondants, que l’âme se croit tout investie de délices et baignée dans une gloire inestimable. L’impression en est si puissante que, non seulement elle est éprouvée à l’intérieur de l’âme, mais qu’elle rejaillit à l’extérieur34.
Notons que dans ces deux exemples les parfums sont du côté de l’âme humaine. Pour qu’ils se révèlent, il faut que Dieu vienne y souffler avec amour. Le souffle de Dieu c’est l’Esprit-Saint.
S’il fallait retenir, à propos des parfums, un seul texte du Nouveau Testament, ce serait l’exhortation de Saint Paul aux apôtres de l’Évangile :
Grâces soient à Dieu, qui dans le Christ, nous emmène sans cesse dans son triomphe et qui, par nous, répand en tous les lieux le parfum de sa connaissance. Car nous sommes bien, pour Dieu, la bonne odeur du Christ pour ceux qui se sauvent, et parmi ceux qui se perdent, pour les uns une odeur qui de la mort conduit à la mort, pour les autres, une odeur qui de la vie conduit à la vie. Et de cela, qui est capable ? Nous ne sommes pas, en effet, comme la plupart, qui frelatent la parole de Dieu ; non, c’est en toute pureté, c’est en envoyés de Dieu, que devant Dieu, nous parlons dans le Christ (2, Co 14-17).
Par ce texte, Paul révèle la nature parfumée du Christ, celui qui est oint par l’Esprit Saint. Ce privilège est signe de vie éternelle. Il n’appartient pas qu’à Dieu, puisque les apôtres sont chargés de transmettre ce signe aux hommes, aux élus qui veulent bien entendre la parole de Dieu. Ils sont tout imprégnés, pourrait-on dire, de ce délicat parfum de sainteté, d’éternité, de Dieu. Pour les réprouvés, ceux qui les rejettent, ils sont odeur de mort. La symbolique extrême des odeurs est ici clairement établie. La bonne odeur est promesse de vie, et de vie éternelle. La mauvaise odeur est signe de mort et de mort éternelle.

L’Évangile de Matthieu nous présente les offrandes faites à Jésus à sa naissance, par les mages venus d’Orient (la terre des parfums). Deux d’entre elles sont des parfums :
En entrant dans le logis, ils virent l’enfant avec Marie sa mère, et, se prosternant, ils lui rendirent hommage ; puis, ouvrant leurs cassettes, ils lui offrirent en présents, de l’or, de l’encens et de la myrrhe (Mt 2, 11).
Cet hommage au Messie de la part des peuples païens le reconnaît comme roi avec l’or, comme Dieu avec l’encens (c’est à l’autel de Dieu que l’on brûle l’encens). Quant à la myrrhe, aromate de l’embaumement, elle annonce sa Passion et sa mort rédemptrice.

On retrouve les aromates, également à la mort de Jésus. Jean nous explique que Joseph d’Arimathie obtient de Pilate l’autorisation d’emporter le corps de Jésus pour l’ensevelir :
Nicodème, celui qui précédemment était venu de nuit, trouver Jésus, vint aussi, apportant un mélange de myrrhe et d’aloès, d’environ cent livres. Ils prirent donc le corps de Jésus et le lièrent de linge, avec les aromates, selon le mode de sépulture en usage chez les Juifs (Jn 19, 39-40).
Les parfums participent, sinon à un embaumement véritable, comme le pratiquaient les Égyptiens, du moins à une toilette funéraire où le corps du défunt est enveloppé de bandelettes et d’aromates.

À proprement parler, on ne dit jamais dans l’Évangile que la personne humaine du Christ est parfumée. Jésus lui-même, une seule fois dit qu’il est « oint par l’Esprit », en entrant dans la synagogue de Nazareth. Il s’approprie le passage d’Isaïe :
L’Esprit du Seigneur est sur moi parce qu’il m’a consacré par l’onction pour porter la bonne nouvelle aux pauvres (Lc 4, 18).
Pierre, dans sa profession de foi, le reconnaît comme le Christ, le Fils du Dieu vivant (Mt, 16, 16)35. Plus tard, les apôtres l’appelleront « Christ » (Ac 2, 38) et dans saint Paul, « Christ » devient le second nom propre de Jésus. Les Pères de l’Église ne cesseront de méditer sur l’onction du Christ : Augustin, Ambroise, qui estime que « l’onguent du Christ, c’est l’Esprit Saint » (De Spiritu Sancto I 95, col 757). Bède le Vénérable († 735) écrit que « le Christ s’est fait lui-même encensoir, duquel Dieu reçoit un parfum suave et s’est rendu propice au monde. » (PL 93, col. 155). Le Christ répand les parfums de sa vertu et, à sa mort, libère tous les parfums de la Rédemption.

Les femmes jouent un grand rôle dans l’Évangile. Elles viennent oindre Jésus de parfums. Marie de Magdala et les autres femmes qui ont suivi Jésus lors de sa Passion, sont là encore au moment de l’ensevelissement :
Quand le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie mère de Jacques et Salomé, achetèrent des aromates, pour aller oindre le corps (Mc, 16,1).
Le premier jour de la semaine, à la pointe de l’aurore, elles allèrent à la tombe, portant les aromates qu’elles avaient préparés  (Lc, 24, 1).
Les aromates visent, dans un rituel offert à tous, à retarder la corruption du corps, à empêcher une victoire trop complète et trop rapide de la mort. Ils sont un hommage à son corps mortel, lui qui a voulu partager la condition humaine, jusqu’à la mort ignominieuse de la croix. Ils sont surtout le signe encore discret de sa victoire définitive sur la mort par sa résurrection. Ils sont comme des substances marquant le passage d’un état à un autre, une transition du terrestre au divin.

Il est une scène célèbre dans les Évangiles où l’on voit une pécheresse oindre Jésus d’un parfum précieux. Cette femme, une tradition patristique latine, aujourd’hui fortement contestée par les commentateurs, a toujours été identifiée à Marie Madeleine36. Cette scène est située un peu avant la Passion. Elle est connue comme « l’onction de Béthanie ». Prenons la version de Matthieu :
Comme Jésus se trouvait à Béthanie, chez Simon le lépreux, une femme s’approcha de lui avec un flacon d’albâtre contenant un parfum très précieux et elle le versa sur sa tête tandis qu’il était à table. À cette vue, les disciples furent indignés : « À quoi bon ce gaspillage ? dirent-ils. Cela pourrait être vendu bien cher et donné aux pauvres. » Jésus s’en aperçut et leur dit : « Pourquoi tracassez-vous cette femme ? C’est vraiment une bonne œuvre qu’elle a accomplie pour moi. Les pauvres, en effet, vous les aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. Si elle a répandu ce parfum sur mon corps, c’est pour m’ensevelir qu’elle l’a fait. En vérité, je vous le dis, partout où sera proclamé cet Évangile, dans le monde entier, on redira aussi, à sa mémoire, ce qu’elle vient de faire » (Mt, 26, 6-13).
Marc raconte la scène pratiquement dans les mêmes termes (Mc, 14, 3-9). Chez Luc, il en va différemment (Lc 7, 36-50). Il précise que cette femme est une « pécheresse ». La scène a lieu chez un Pharisien. Elle lui arrose les pieds de ses larmes. « Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrant de baisers, les oignant de parfum » (Lc, 7, 38). Là aussi, elle est source de scandale. Simon le pharisien est choqué, non pas à cause du gaspillage, mais parce que cette femme est une pécheresse. Jésus, après avoir prêché la miséricorde par une nouvelle parabole, lui explique que ses péchés lui sont pardonnés, « parce qu’elle a montré beaucoup d’amour ». Et, effectivement, il pardonne à cette femme : « Ta foi t’a sauvée, va en paix ». Le chapitre suivant (8) nous précise quel est l’entourage féminin de Jésus et Luc cite « Marie, appelée la magdaléenne, de laquelle étaient sortis sept démons » (8, 2), ce qui accrédite l’identification de la pécheresse avec Marie de Magdala. Jean raconte l’onction qu’il situe à Béthanie, dans les mêmes termes que Marc et Matthieu (Jn, 12, 1-8). Il précise qu’on est chez Lazare en présence de Marthe, ce qui fait bien de la femme, Marie, la sœur de Marthe37. Marie oint non pas la tête, mais les pieds de Jésus et les essuie avec ses cheveux (comme chez Luc). Judas proteste contre ce gaspillage. Jésus la justifie et explique que ce parfum était réservé à sa sépulture qui est, en quelque sorte, anticipée ainsi.

Nous pouvons retenir quelques points de cette scène : l’offrande du parfum est une offrande généreuse, extrêmement coûteuse (le parfum est hors de prix). C’est une dépense irraisonnée. Elle est faite par une femme, une pécheresse, alors que les disciples, Judas, le Pharisien, protestent et font des calculs mesquins, derrière leur apparente générosité.

Cette offrande est un geste d’amour, chargé peut-être de sensualité, mais spontané, sincère et total, ne craignant pas le scandale et la surprise qu’il peut provoquer. Larmes, baisers, caresses, parfum, se confondent dans ce geste plein de tendresse et d’humilité. Cet amour, exprimé de façon spectaculaire, voire incongrue, suffit à déclencher la miséricorde du Christ et le flot de sa grâce. Elle est pardonnée parce qu’elle a beaucoup aimé. Et comme l’indiquent ses larmes, parce qu’elle se repent, également. Nous ne nous attarderons pas sur le personnage de Marie Madeleine sur laquelle on a beaucoup écrit38. Notons simplement la leçon essentielle de cette scène. Le parfum est une offrande de grand prix qui transforme l’amour humain en amour divin. Jean-Pierre Albert écrit justement :
Les parfums équivoques de Marie Madeleine, par le même contact, sont détournés du monde humain et rendus à une signification qui dépasse à la fois leur usage érotique et leur usage funéraire (J.-P. Albert, p. 232).
Le parfum est une marque d’amour, d’un amour qui se spiritualise au contact du divin. On le pressentait dans le Cantique des cantiques, en tout cas, dans la lecture qui en était faite par les mystiques et les Pères. Autre signification du parfum. Figure de l’amour absolu, il ne prend son sens que d’être donné entièrement, gaspillé sans calcul. Le flacon d’albâtre est brisé. Le parfum répand ses fragrances délicieuses quand il se perd. On retrouve sa valeur sacrificielle qui plaît à Dieu.

L’Église a tiré de cette scène, ainsi que de la scène voisine où Marthe s’agite au service, alors que Marie reste aux pieds du Seigneur, pour écouter sa parole, la leçon de la priorité de l’adoration, du culte adressé à Dieu, sur le service des hommes. Les deux sont nécessaires et personne plus que Jésus n’insistera sur la nécessité impérieuse de servir les pauvres et d’aimer ses frères par des actes. Il n’empêche que Marie incarne l’essentiel, la contemplation amoureuse du Sauveur (et donc la vie consacrée contemplative), qui seule permettra d’aimer son prochain en vérité. Rien n’est trop beau pour Dieu, y compris dans le culte. On a pu voir en cette femme la figure de l’Église (Ambroise, Origène). Marie Madeleine est d’ailleurs une figure privilégiée de l’Évangile. Loin des sulfureuses interprétations des gnostiques, répercutées par des ouvrages ésotériques, tel
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