Dm littérature pour le mercredi 13 mai 2015





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DM Littérature pour le mercredi 13 mai 2015

Guilliane Thiébault TL

Flaubert écrit :

« Méfions-nous de cette espèce d’échauffement qu’on appelle l’inspiration (…). Je connais ces bals masqués de l’imagination d’où l’on revient la mort au cœur, épuisé, n’ayant vu que du faux et débité des sottises… ».

En quoi l’étude de la genèse de Madame Bovary –Manuscrits et correspondance de l’auteur, témoignages de ses proches sur ses habitudes de travail- montre-t-elle que Flaubert rompt avec la tradition de l’artiste inspiré ?

Madame Bovary est un roman publié en 1857 dont l’auteur est Gustave Flaubert, généralement considéré comme le chef de file Réaliste, bien qu’il l’infirme. Le roman est découpé en deux parties, chacune respectivement composées de neuf et onze chapitres et a vu le jour suite au peu de goût de Bouilhet et Du Camp pour le lyrisme débordant de La Tentation de Saint-Antoine. Ils lui ont donc par la suite conseillé d’aborder un « sujet plus proche de la réalité », ce qu’il fit en s’inspirant d’un fait divers. Pour l’époque, le roman fait figure de nouveauté puisqu’il n’obéit pas aux règles traditionnelles de narration et aborde des sujets comme l’adultère, ce qui crée le scandale, notamment du côté de l’Eglise. Néanmoins, Flaubert n’est pas un écrivain traditionnel, également par sa façon de travailler, s’opposant à celle de l’artiste inspiré (Par les muses, ou du point de vue de l’inspiration des poètes romantiques). « Méfions-nous, dit-il, de cette espèce d’échauffement qu’on appelle l’inspiration (…). Je connais ces bals masqués de l’imagination d’où l’on revient la mort au cœur, épuisé, n’ayant vu que du faux et débité des sottises… » : Mais en quoi Flaubert se détache-t-il complètement de la tradition de l’artiste inspiré ? D’abord, ses correspondances donnent de précieux indices pour comprendre ses méthodes de travail, en opposition avec l’idée de l’artiste inspiré ; ensuite, Flaubert opérait un travail assidu et minutieux sur ses brouillons, les modifiant, supprimant, rajoutant sans cesse.

D’abord, Flaubert a une méthode de travail très rigoureuse dont on a des témoignages dans des correspondances ou des témoignages de ses amis, de sa famille ou de connaissances. Ces méthodes de travail contrastent avec l’idée que les artistes inspirés n’ont pas à faire d’efforts pour produire une œuvre artistique : Il leur suffirait d’ouvrir leur esprit à l’inspiration et de se laisser pousser par celle-ci afin de créer une œuvre d’art, un chef-d’œuvre. C’est ce que l’on retrouve par exemple avec l’idée des Muses décrites depuis l’antiquité, notamment chez les Grecs(. Les Muses sont des êtres divins, les neuf filles de Zeus et de Mnémosyne qui distribueraient l’inspiration au hasard, au détour d’un chemin, un peu partout. Elles se nourrissent d’art donc ce n’est qu’une façon pour elles de subvenir à leurs besoins). On peut prendre l’exemple de Platon, qui dans ses livres utilise la figure de son maître Socrate pour produire des discours. Ce dernier, dans Phèdre par exemple, invoque les Muses pour qu’il puisse improviser un discours sur l’Amour. Cela ne semble lui demander aucun effort ni induire aucune hésitation. C’est également une idée que l’on retrouve dans la tradition Romantique, qui induit une souplesse (Victor Hugo qui a assoupli la versification des vers) la liberté (tant qu’elle sert son art), l’inspiration divine et les passions. Certains artistes romantiques expérimentent même le Haschisch (Gautier, Baudelaire, Nerval) et de l’Opium (Musset), ce qui sont d’autres sources d’inspirations. C’est donc tout le contraire de la façon de procédé de Flaubert, surtout pour Madame Bovary. Les Goncourt sur un ton ironique, dans Journal, Mémoires de la vie Littéraire, ont fait cette remarque, qui prouve manifestement que Flaubert ne connaissait pas la souplesse d’écriture et avait donc une façon très rigoureuse d’écrire : « Il [Flaubert] a un remords qui empoisonne sa vie, ça le mènera au tombeau ; c’est d’avoir mis dans Madame Bovary deux génitifs l’un sur l’autre, « une couronne de fleurs d’orangers ». Ca le désole ; mais il a beau faire, impossible de faire autrement. » Cela prouve également que les imperfections stylistiques et syntaxiques le mettent dans un état largement exagéré : Pour lui, cela représente un défaut impardonnable, qu’il doit absolument modifier et améliorer, c’est une véritable hantise. Il existe une ambivalence chez Flaubert, deux types d’inspirations distinctes qui s’opposent en lui. La première est une tentation lyrique, vers le Romantisme (Mis en avant notamment dans Salammbô avec le personnage éponyme), et la seconde est un désir profond de réalisme : « « Il y a en moi littérairement parlant, deux bonshommes distincts : Un qui est épris de gueulades, de lyrisme, de grands vols d’aigles, de toutes les sonorités de la phrase et des sommets de l’idée ; Un autre qui fouille et creuse le vrai tant qu’il peut. » Ces deux aspirations sont en coexistences dans ces œuvres, et Madame Bovary n’y fait pas exception. Cette ambivalence joue sans doute un rôle primordial dans sa manière de travailler et d’être inspiré, liant d’abord l’inspiration romantique au Réalisme également intrinsèque à sa personnalité, qui équilibre l’épanchement et les fortes passions des Romantiques vers une manière plus pragmatique de travailler.
De plus, sa façon de travailler se manifeste aussi physiquement, par une impression de dur labeur, de poids lourd à porter, d’effort harassant, dont on peut avoir une idée grâce aux témoignages de ses proches. Il ne croit pas au génie littéraire, seulement en la ténacité et en un travail d’élaboration conscient et réfléchi. Ainsi, l’élaboration de son roman se fait laborieusement. C’est ce que l’on peut voir dans Souvenirs intimes de Caroline Commanville en 1886, où il est dit « J’assiste, témoin immobile, à la lente création de ces pages si durement élaborées.[…] Lui se débat sous l’effort du travail ; tantôt penché en avant il écrit fiévreusement, se renverse en arrière, empoigne les deux bras de son fauteuil et pousse un gémissement, c’est par instants comme un râle.[…] Il scande les syllabes en marchant, il est content, c’est un moment de triomphe après un labeur épuisant. ». Flaubert travaille physiquement à l’élaboration de son roman et c’est un travail de longue haleine, d’où l’emploi de « durement élaborées » ou « fiévreusement », ou encore « il scande […] en marchant » : Il a besoin de travailler son roman d’abord par l’écrit, de coucher ses idées, sa réflexion et de corriger sans cesse sa syntaxe, mais ensuite, il travaille son roman oralement. Ce besoin d’entendre les mots qu’il a écrit pour pouvoir juger de leur harmonie et de leur rythme se traduit par le « Gueuloir », consistant pour Flaubert à faire une lecture de son texte, devant des gens parfois, à voix haute, souvent presque en haussant la voix, voire en criant, essayant d’avoir une certaine musicalité. Néanmoins, ses méthodes ne faisaient pas toujours l’unanimité, puisqu’elles étaient parfois jugées inutiles, excentriques et exagérées, comme le prouve l’opinion des Goncourt dans leur journal, mémoires de la vie littéraire : « Vous savez, il a des gueuloirs, de ses phrases qui lui semble très harmoniques ; mais il faudrait lire comme lui pour avoir l’effet de ses gueuloirs… Enfin, nous avons des pages, tous les deux, vous dans votre Venise… hé bien, c’est aussi rythmé que tout ce qu’il a fait, et sans nous être donné tant de mal !... ». Ainsi, Flaubert cherche-t-il de façon assidue un rythme dans ses phrases afin de créer une harmonie, faisant partie de la valeur d’une œuvre. C’est sur ce point qu’il faudrait se questionner, car est-ce vraiment important que deux génitifs ne se suivent pas, ou qu’une phrase soit syntaxiquement parfaite de tous points de vue ? Est-ce si important qu’un texte résonne bien tandis qu’il se doit nécessairement, pour la plupart des gens, d’être lu chez soi dans une lecture silencieuse ? Assurément, Flaubert y a trouvé sa méthode, qui bien qu’épuisante, lui offrait une source inépuisable de contentement. De plus, il considérait qu’une phrase n’est viable que lorsqu’elle peut être lue à voix haute sans gêner la respiration et tient donc à absolument respecter l’euphonie. Il est dit, dans l’Etude préfaçant le livre Lettres à George Sand, par Gustave Flaubert : « Ecrire était donc pour lui une chose redoutable, pleine de tourments, de périls, de fatigues. Il allait s’asseoir à sa table avec la peur et le désir de cette besogne aimée et torturante. Il restait là, pendant des heures, immobiles, acharné à son travail effrayant de colosse patient et minutieux qui bâtirait une pyramide avec des billes d’enfant. ». Encore une fois, l’ampleur titanesque du travail de Flaubert y est décrite, et l’ambiguïté de l’effet qu’a sur lui son travail également : Cette « besogne » constitue toute sa vie, c’est ce que l’on pourrait nommer une passion dévorante, qui le prend tout entier et le pousse sans cesse vers sa vision de la perfection littéraire, de façon « minutieuse » et systématique. Il lutte contre lui-même et sa pensée ; ce travail le torture et c’est d’une manière presque masochiste qu’il se met à l’écriture, ne percevant qu’une manière possible de dire ce qu’il souhaite dire. Il doit donc chercher le mot juste, la proposition appropriée afin d’être satisfait. Ainsi, il affecte aussi ses proches qui en ont témoigné, ayant été témoins de ses méthodes de travail presque nuisibles à sa santé car obsessionnelles et maniaques, ou ses gueuloirs qui le mettaient dans des états assez exagérés.

Ensuite, Flaubert travaillait énormément ses brouillons, les révisant sans cesse.

Le temps de rédaction de Madame Bovary est un indice de la méthode de travail de l’auteur : Il a passé énormément de temps à écrire son livre, ce qui est totalement opposé à l’idée d’une inspiration quasi-instantanée et à une exécution presque aussi rapide. Flaubert a travaillé sur son roman durant quatre ans et huit mois, à partir du mois d’août 1851 jusqu’au mois de mars 1856. Il n’est pas nécessaire de dire que c’est de façon fort conséquente qu’il a travaillé sur Madame Bovary. Il a commencé les plans généraux des scénarios à partir d’août tandis qu’il a démarré la rédaction du roman à proprement parlé le 19 septembre. Ainsi, Il commençait par produire un premier jet assez plat, sans faire de phrases complètes souvent, en laissant apparaître simplement des idées générales sur le roman en construction, des abréviations, des ajouts dans les marges et dans les interlignes,… Au fur et à mesure de ses rédactions, les textes se sont enrichis et ont pris forme : Les phrases étaient complètes, sans points de suspensions ; la syntaxe se faisait plus précise ; les détails et le développement était plus importants et toujours construit plus minutieusement. En somme, le travail de Flaubert était titanesque et très pointilleux : La version définitive date de l’édition charpentier de 1873, bien après la fin de l’écriture de son roman, et il légua tous ses manuscrits à la bibliothèque de Rouen, soit vint-cinq mille pages. Tandis qu’il écrit plusieurs pages, il décide ensuite de condenser toutes ces pages en dix lignes, montrant ainsi le travail de sélection qu’il opérait : C’était une véritable autocensure. Il disait lui-même qu’il créait une phrase à l’aide d’un mécanisme compliqué . Néanmoins, l’autocensure ne s’arrête pas à son propre jugement, car Flaubert sait aussi adapter son œuvre à la société qui l’entoure, malgré son dégout manifeste pour ses contemporains, puisqu’il dit : « Je vomirai sur mes contemporains le mépris qu’ils m’inspirent ! ». Par exemple, il s’autocensure afin de prévenir la censure de l’état autoritaire qui se voulait gardien des vertus et de la morale : Il avait écrit initialement que le père de Charles mourrait « sur le seuil d’un café après un repas Bonapartiste », qu’il change ensuite en « patriotique » puis en « sortie de table ».
De plus, Flaubert cherche à écrire un livre sur le « rien », puisque selon lui, « les œuvres les plus belles sont celles où il y a le moins de matière. », d’où le choix de ses thèmes et de ses personnages : Il a choisi des thèmes pour lesquels il n’a pas d’inclination naturelle avec des personnages médiocres qu’il méprise (Charles Bovary) ou hait, sur la vie de tous les jours, une vie banale, monotone et redondante. Le roman parle d’ennui, d’argent, d’attente, de désir d’évasion… et ce par un cycle continu : Si Emma parvient au bal de la Vaubyessard à s’évader durant l’espace d’une soirée, à oublier jusqu’à sa vie entière, elle se languira de cet instant le reste de sa vie, et attendra une nouvelle opportunité qui ne viendra jamais, dépensant de l’argent dans des extravagances du jour au lendemain, changeant d’humeur sans cesse. Même quand elle pense pouvoir trouver l’Amour et le bonheur tant attendu, d’abord avec Rodolphe, puis avec Léon, cela échoue toujours d’une façon ou d’une autre lamentablement et éclate en sentiments passionnés ou en tout cas fort nuisibles. On peut ensuite ajouter que Flaubert fait du réalisme, mais veut avant tout faire du «vrai ». C’est pour cela qu’il utilise comme méthode d’écriture l’impersonnalité dans Madame Bovary afin de ne pas faire paraitre l’auteur dans son œuvre, que ce soit au niveau de ses pensées ou de ses sentiments, en cela il se détache du point de vue de l’artiste inspiré qui a une forte tendance à utiliser la première personne et à utiliser des verbes représentant des émotions. Il utilise donc le discours indirect libre, chose inusitée à l’époque dans une telle mesure, qui permet de ne pas trop s’identifier au personnage sans pour autant ne pas permettre d’avoir un rapport de son état psychologique et sentimental. Flaubert se distingue aussi par l’utilisation de points de vue variés du narrateur : Il utilise le point de vue interne, permettant d’avoir le point de vue de plusieurs personnages, notamment afin d’avoir des portraits différents d’Emma. « Il ne comprenait point que le fond pût exister sans la forme, ni la forme sans le fond. Le style devait donc être, pour ainsi dire, impersonnel et n’emprunter ses qualités qu’à la qualité de la pensée et à la puissance de la vision. » Explique Maupassant. Pourtant, on peut voir la présence du narrateur dans l’incipit quand il s’inclut en utilisant un pronom à la première personne du pluriel. De plus, il traite ses sujets avec ironie et pessimisme, chose qui contraste encore avec la tradition de l’artiste inspiré : Il n’est plus question de se mettre à la place du sujet et de ressentir ce que le personnage ressent lui-même, mais plutôt de prendre une distance critique avec celui-ci, afin de tourner le sujet en dérision. Le sujet de roman suinte l’échec : Charles n’est pas un grand médecin, puisqu’il a fait ses classes très difficilement, et ça a toujours été un élève fort moyen ; quant à Emma, elle n’est pas à sa place dans une ferme (on le voit par la description de ses mains, ou par ses manières qui n’ont rien d’une paysanne et ont incité le Comte à l’invité au bal avec son mari) ou à la campagne, elle s’y ennui et ne fait strictement rien.
La méfiance de Flaubert pour l’inspiration se trouve même jusque dans son roman, puisqu’il est possible d’imaginer un parallèle avec « Ces bals masqués de l’imagination d’où l’on revient la mort au cœur, épuisé, n’ayant vu que du faux et débité des sottises » et le bal de la Vaubyessard dans Madame Bovary, où y est décrit beaucoup de faste et de superficiel, des tendances bourgeoises et des relations également superficielles, tandis qu’Emma, une fois partie, ne cesse de se figurer le bal dans son imagination, de le regretter, de le magnifier, incapable de se conformer à sa vie ou de l’améliorer par un effort conscient, une action concrète. Elle n’est seulement capable que de passivité, d’être amorphe dans sa vie et de se réveiller en sursaut en faisant des folies inspirées de cette soirée.
Flaubert fait également un énorme travail de documentation pour ses romans, puisqu’il est réticent à inventer des détails. Il va donc jusqu’à demander des détails sur l’arsenic, pris par Emma à la fin du roman afin de mettre fin à ses jours, au pharmacien ; demander à son frère médecin au sujet de la pathologie du pied-bot afin d’être le plus fidèle possible à la réalité ; utilise des villes existantes (Yonville, Rouen, Paris, Tostes) ou décrit des vêtements, des coutumes ou des lieux (La cathédrale de Rouen) qui n’ont rien d’imaginaires à son époque.

Pour conclure, on peut dire qu’il est clair que le travail de Flaubert repose intégralement sur une minutie, une précision et un perfectionnisme frôlant l’obsession et qu’ainsi, il se détache complètement de la tradition de l’artiste inspiré que ce soit par ses méthodes, ses sujets et thèmes d’écriture, et ses propres revendications. Flaubert se tue à la tâche, mais il le dit lui-même : «Le travail, c’est encore le meilleur moyen d’escamoter la vie… Si ce n’était pour lui, pour quoi vivrais-je ? » .

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