Atelier d'écriture 26 octobre 2009 texte 1 Le cadre de l'histoire Denise, prostituée, elle ne travaille pas volontiers. Elle rêve d'une autre vie. Son «patron»





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Atelier d'écriture 26 octobre 2009

texte 1

Le cadre de l'histoire


Denise, prostituée, elle ne travaille pas volontiers. Elle rêve d'une autre vie. Son « patron » la dit paresseuse.

Trois phrases a intégré:

  1. Le café de la gare était tranquille, des habitués faisaient leur belote, lorsqu'un pavé fit voler la vitre en éclat.

  2. Ce jour-là, il traversait la rue en regardant droit devant lui, une voiture l'évita de justesse et la conductrice lui cria une insulte. C'était une vieille connaissance.

  3. Elle s'endormit ce soir-là sans compter les moutons. Enfin, le cœur léger, après tant d'insomnies. Elle sombra dans un sommeil profond.




      1. La surprise


Le café de la gare était tranquille, des habitués faisaient leur belote lorsqu'un pavé fit voler la vitre en éclat. Dans son coin, Denise, trop occupée par ses soucis ne fit pas attention à l'incident. De plus, elle avait le nez dans sa réussite qui aujourd'hui ne venait pas vite. Elle finit par lever le nez et à se demander pourquoi un tel brouhaha.

Le patron, Robert, était dehors dans tous ses états. Il était entouré d'un groupe de personnes, passants et autres citadins et puis le gros Joseph, le chauffeur de taxi bien connu du quartier, qui laissait entendre qu'il l'avait vu. Un de ces petits morveux des quartiers nord.

  • Tu l'as reconnu, lui demanda Robert ?

  • Ben, ben! Tu sais, ça s’est passé tellement vite, je ne pourrais pas te dire comment il était.

Robert laissa tomber. Rien à en tirer.

C'est pour ma pomme. C'est alors que Denise répliqua pour demander ce qui se passait.

Une femme, qui était dans le café également, mais qu'elle n'avait pas vue, intervint.

  • Je l'ai vu, ce petit, c'est le fils du patron du bar des négociants.

Joseph, alors, confirma ce qu'il n'avait pas vu et Denise haussa les épaules. Elle demanda alors à la femme si elle était de la police. De la police, moi, et pourquoi ? Comme ça, je trouve que vous avez l'air de regarder partout, c'est bizarre. Elle rentra dans le café et retourna à sa réussite.

Moi, j'étais dans mon coin, celui qui restait, entre Denise, Colette et les quatre beloteux. Je comptais les points et je vis alors Denise abandonner sa réussite pour se diriger vers Colette.

T'es pas d'ici, toi !... Pourquoi ? Je ne rai jamais vu. Assieds-toi, tu veux prendre un verre ? Denise accepta par curiosité. Elle voulait savoir qui se cachait derrière ce regard.

C'est ainsi que firent connaissance la prostituée la plus paresseuse, aux dires de son « patron », mais au cœur gros comme une citrouille, qui aurait voulu être une artiste de cabaret et Colette qui était écrivain et qui rêvait de devenir la seconde grande Colette.

      1. Le mensonge


Ce jour-là, il traversait la rue en regardant droit devant lui. Une voiture l'évita de justesse et la conductrice lui cria une insulte. C'était une vieille connaissance. Tellement vieille qu'il eut de la peine à la reconnaître. Alors le p'tit Lulu, tu as perdu la mémoire. Ta vieille copine – tu parles de copine, elle, tapineuse bas de gamme- Jannie, la flamboyante Jannie. Mais bien sûr, je me rappelle. À ses tout débuts, ça oui il se rappelle. Mais avec toutes les visites qu'elle a eues, il ne reste plus grand-chose de la beauté d'antan.

Eh ben, tiens, je t'offre un verre puisqu'on est devant un café. C'est quoi au juste: le café de la gare. Bon ben, ça ira pour nous, hein ! Lulu accepta pour lui faire plaisir et puis, tout de même, il se souvint d'avoir passé du bon temps avec elle.

Ils entrèrent dans le bar et s'installèrent au comptoir. Denise qui discutait avec Colette lui tournait le dos, mais elle pouvait les voir dans le miroir. Lui ne la remarqua pas tout de suite. Tu vois, dit-elle à Colette, le mec là-bas avec cette vieille peau, au bar, c'est mon « patron ». Un vieux vicelard. Il a l'air en effet vicieux. Le petit maquereau bas de gamme. Si je pouvais, je lui ferais la peau, ce salop.

Elle en serait bien capable, se dit Colette. C'était l'amour vache dans le milieu.

Tu oserais lui faire la... demanda Colette, émoustillée par cette histoire. Je sais pas, peut-être ? Il regarde voir toi, il me semble, j'ai l'impression qu'il t'a reconnue.

Il lui fit un signe de la tête, l'air de dire, allez au turbin. Sinon, ça va barder.

  • Pourquoi fait-il ce signe ?

  • Quel signe ?

Colette lui mima quelqu'un qui l'égorge.

  • Oh, il fait son malin. C'est un pauvre con.

  • Tiens, ils s'en vont.

  • Bon débarras. Donc, je te disais...

Et elles continuèrent leurs échanges de souvenirs de vie entre la déchéance du trottoir et l'ingratitude des éditeurs qui ne reconnaissent pas les talents des grands écrivains. Par exemple, sais-tu que ce pauvre Proust … Bla, bla, bla, bla,...
Bon, et bien moi je vais me rentrer. J'ai du boulot qui m'attend.

      1. Le meurtre qui arrange tout.


Elle s'endormit ce soir-là sans compter les moutons. Enfin le cœur léger, après tant d'insomnies, elle sombra dans un sommeil profond.
Après avoir quitté le café de la gare, Lulu avait quitté sa « chère amie » pour aller, disait-il, régler une affaire. Ben, voyons. Elle connaissait la chanson Jannie. Et ben, bonne affaire et à un de ces jours.
Le quartier de la gare est plutôt tranquille passé les dix heures du soir. Les derniers trains sont passés. Moi, j'habite à deux pas, c'est pourquoi je vais prendre mon café chez Robert. Je n'aime pas trop l'endroit, mais bon! Et puis, c'est tranquille en général. Sauf aujourd'hui avec cette histoire de pavé dans la vitre du bar et ce Lulu, que je connais vaguement de vue et qui a joué le caïd avec cette pauvre Denise. Je la connais bien Denise. Je n'ai jamais utilisé ses services, ce n'était pas de mon goût, mais avons sympathisé et de temps en temps je lui offre le café. Elle me raconte sa vie en trou de passoire. Pas drôle sa vie. Elle n'est pas encore pal de sa personne parce qu'avec sa philosophie de vie – moins j'en fais mieux, j'me porte – elle s'était protégée des affres du temps.

Aussi, lorsque vers une heure du matin, j'entendis les sirènes de la police hurlaient dans le quartier, je me suis dit que décidément, ce jour n'était pas un jour comme les autres. Je suis descendu dans la rue pour voir ce qui se passer.

Tiens, Colette, l'écrivain, que fait-elle ici? Bonsoir, on se connait ! Oui, du café de la gare. Ah! Oui. Cet après-midi. Vous savez ce qui se passe ? Je crois que c'est la pauvre Denise, elle a était assassinée. Quoi ? Denise, ça alors. Colette n'en revenait pas. Elle qui ne savait pas comment faire pour s'éloigner de son patron de merde, ce petit salaud de Lulu.
Ainsi va le monde.

Atelier d'écriture 2 novembre 2009

texte 2

Le cadre de l'histoire


Une femme de 25 ans, mariée, 5 enfants, immigrée de Tunisie.

Fadila.

Mariée contre son gré, fait le ménage la nuit à l'aéroport.

Mari au chômage, un cousin venu du bled.
Fadila ou les rêves d'une jeune femme tunisienne

Elle est là, Fadila, face à la mer, la tête pleine de bruissements que les événements qu'elle vient de vivre amplifient. Là-bas, de l'autre côté sont tous ses souvenirs d'enfance. Des souvenirs qui remontent à la surface maintenant. Des odeurs, des saveurs, des chants, des visages et puis la famille. Cet oncle qu'elle adorait, mais que la famille n'aimait pas beaucoup. Ce petit copain de classe avec qui elle partageait ses secrets et qu'elle dut voir partir pour la capitale et qu'elle ne revit jamais. C'était son amour secret. Mais elle ne regrette rien. Il fut un temps où elle aurait pu regretter, où elle aurait eu envie de retourner au pays. Son pays, la Tunisie. Mais aujourd'hui, son horizon avait changé. Il était ici, sur cette terre qui l'avait accueillie, plus ou moins bien certes. Mais, maintenant, elle était bien heureuse d'y être. Ce qu'elle venait de vivre n'aurait pu l'être de l'autre côté. Elle se serait retrouvée rejetée, une moins que rien.
Elle se trempait le bout des pieds dans ces petits rouleaux qui viennent mourir sur la rive et cela lui procurait une sensation de bien-être. Il faisait très beau et le soleil de printemps était bien agréable. Elle pouvait profiter pleinement de ce moment de plaisir sans se demander ce que les gens diraient d'elle. Fini les supputations sur sa vie de son voisinage. Et Dieu sait si cela avait accompagné sa vie depuis qu'elle habitait ce quartier qu'elle n'avait pas choisi, mais que sa condition sociale lui avait imposé. Une si charmante petite ville disait-on! Oui, vue de l'extérieure, mais qui n'avait rien à envier quant à la mentalité provinciale de la majorité de ses habitants. D'autant qu'elle était environnée de gens d'origine du Maghreb, en grande majorité, et que ce n'était pas ce qu'il y avait de mieux pour sa vie privée.

Heureusement, il y avait là quelques personnes avec lesquelles elle entretenait de bonnes relations. C'était le cas de madame Louise, la patronne de l'épicerie du quartier. Avec elle, le courant était tout de suite passé. C'était pour elle comme une mère. C'est elle qui lui parlait des malveillances qui se disaient sur sa vie tout en la consolant et en lui demandant de ne pas trop y porter attention. Que son mari la battait, qu'elle ne resterait pas avec lui, qu'elle avait un amant, mais qu'elle était riante et discrète. Alors, tu fais le tri. Tu ne te laisses pas impressionner par c'est qu'en dira-t-on. Ce qui importe c'est de savoir qui tu es, toi.
Elle avait bien de la peine à gérer sa vie quotidienne avec ses cinq enfants et ce mari, un cousin du bled qui lui avait été imposé et qu'elle supportait de moins en moins. Au début de leur relation, elle avait eu de l'affection pour lui, mais avec le temps, elle s'était rendu compte qu'il ne ferait jamais rien de sa vie. Il n'avait jamais fait un effort pour améliorer son français. Et il n'avait jamais voulu suivre une quelconque formation pour avoir un métier qui lui permette de s'en sortir par lui-même. Il continuait à fonctionner comme au pays. Ses relations de voisinage en guise de famille et cela semblaient lui suffire. Il avait vite compris les avantages qu'il pouvait attendre des aides sociales de droite et de gauche. Il avait eu un emploi à la ville comme balayeur, mais sa négligence dans les horaires avait fini par lui être fatale. Bien sûr qu'il ne voyait pas pourquoi il avait été renvoyé sauf parce qu'il avait la peau mate et un nom arabe. Il refusait de se plier aux us et coutumes de son pays d'adoption. À l'extérieur comme à la maison. Au début de leur relation, sa jeunesse et sa candeur furent favorables à ce que le schéma traditionnel s'installe dans le couple. Et puis, au fur et à mesure des années, ses yeux s'étaient ouverts. Elle avait suivi des cours du soir et avait réussi un examen pour être secrétaire. Cependant, elle n'avait pas obtenu un travail, mais elle n'avait pas baissé les bras pour autant. Elle avait trouvé cet emploi de femme de ménage après avoir pris contact à l'aéroport pour un emploi de secrétaire. Elle se disait qu'elle avait un pied dans la place et qu'avec le temps. C'était madame Louise qui le lui avait dit et elle avait trouvé cela sage. Tu ne dois pas te laisser enfermer dans ton petit monde, lui avait-elle dit. Si tu veux avoir du travail, il faut que tu sortes de chez toi. Bien sûr qu'à la maison, cela avait été mal pris, mais après le renvoi de son mari des services de nettoyage de la ville, il avait bien fallu trouver un travail, car ce n'était pas avec ses allocations qu'elle pouvait nourrir ses enfants et payer le loyer et les charges. Et elle ne pouvait pas compter sur cet âne bâté qu'elle avait à ses côtés qu'elle pouvait espérer avoir de l'aide. Ni avec le maigre chômage qu'il percevait et dont elle ne voyait pas l'ombre d'un centime.
Tout en marchant sur la plage, elle se souvenait des événements qui avaient déclenché le basculement de sa vie. Ce jour où elle avait découvert, furieuse, que son mari avait ouvert la lettre, une lettre recommandée, venant de la mairie. Il avait prétexté croire à une réponse de la mairie à une demande d'emploi. Ah! par ce que tu crois qu'ils vont te donner un emploi après ce qui est arrivé. Tu me prends pour une idiote. Et en plus une lettre recommandée pour te dire... Enfin, elle n'avait pas poursuivi. Cela n'en valait pas la peine. Et puis elle se savait en porte à faux, car elle aurait dû être là à cette heure de la journée. Mais ne pouvait lui révéler son secret.

Elle l'avait lu cette lettre un peu fébrile.

Elle était choisie pour être sur une liste d'attente en vue d'être juré. Elle était contente et en même temps angoissée. Qu'est-ce que c'était qu'être juré, se demanda-t-elle? Il le lui demanda aussi, mais elle était bien en peine de lui répondre, ce qui le mit en rage. Et d'abord, pourquoi tu n'es pas rentrée à l'heure ? Où est-ce que t'étais? Il avait fait un geste comme pour la frapper. Essaie et tu vas voir. Ici, tu n'es pas au bled, je te le dis. Je porterais plainte et tu risqueras gros, je te préviens. Il se calma alors, mais pour revenir à la charge plus tard.

Elle alla voir sa maman de l'épicerie pour avoir un conseil et des informations sur cette histoire de juré. Elle en était revenue rassurée et un peu fière. Tu seras avec d'autres personnes qui comme toi ont été choisies par un tirage au sort pour être dans ce jury. Tu devras juger en ton âme et conscience de la culpabilité ou non de l'accusé. Et tu recevras une indemnité pour chaque jour, mais je ne sais pas qu'elle en est le montant. Elle s'était dit qu'elle avait les moyens d'en savoir plus par ses relations à l'aéroport. Elle remercia madame Louise et s'en retourna à la maison rassurée. Elle se souvenait de cet instant comme celui d'un virage dans sa vie. Sur le moment, ce fut un vague sentiment d'ouverture vers un autre monde, mais elle était loin d'imaginer jusqu'où cela irait.
Lorsqu'elle était revenue à la maison, elle fut de nouveau agressée par un mari suspicieux et jaloux. Qui essaya de la rabaisser en la traitant de femme de moins que rien, exploitée par des salopards de Français qui continuent de se comporter comme des colonisateurs. Et puis pourquoi t'es rentrée si tard, hein? T'as un amant, c'est sûr. C'est ton petit chef, hein? Je vais le buter ce salaud. Et il avait encore levé la main sur elle, mais s'arrêta en repensant certainement à ce qu’elle lui avait dit quelque temps avant. Mais elle avait senti que la situation était en train de se dégrader de plus en plus. Ses griefs revenaient de plus en plus souvent d'autant qu'il supportait mal de devoir s'occuper des enfants. Il se sentait rabaissé doublement. Il n'avait plus de travail et il était la boniche, à ses yeux, à la maison. Mais que fais-tu pour changer ta situation, hein? Rien, tu ne bouges pas le petit doigt. Cela le mettait encore plus en colère. Et pour ne rien arranger, c'était fini pour les galipettes au lit. Elle ne supportait plus de faire l'amour avec lui, surtout depuis qu'elle était à l'aéroport et que...

Ce qui augmentait les suspicions de son mari et doublait les menaces. Je vais le tuer ce salaud, n'arrêtait-il pas de dire dans leurs disputes. Et c'était aussi pour ne plus avoir à supporter ces scènes de ménage, qu'elle rentrait de plus en plus tard. Mais son sommeil s'en ressentait et la traduction qu'en faisait son mari fut qu'elle dormait à l'aéroport avec son chef. La situation devenait de plus en plus inextricable.

Et puis, un jour, arriva une autre lettre pour l'informer qu'elle avait été choisie pour être jurée. Cette fois, c'était sérieux. Elle avait presque oublié cette possibilité d'être juré, cela faisait six mois qu'elle avait reçu la première lettre. Il était spécifié qu'elle aurait à juger un homme, amoureux fou d'une femme. Qu'il avait tué le mari en espérant pouvoir s'enfuir avec elle. Cela lui parut un peu absurde. Mais elle verrait bien le moment venu.
Et le moment arriva qui fut pour elle un mélange étrange d'angoisse et d'excitation. Elle se mit en beauté comme jamais elle n'eut l'occasion. Elle voulait paraître une dame de bonne éducation. Elle était plutôt une belle femme mais qui s'ignorait. Souriante, avenante, elle plaisait à son entourage sauf à la maison. Elle avait osé s'acheter des dessous qui mettaient en valeur une poitrine attrayante. Cela aussi avait exacerbé la colère d'un mari qui l'avait traité de pute. Elle n'en tint pas compte ce qui l'énerva encore plus et fut l'occasion de nouvelles menaces à l'encontre de son chef.

Elle se rendit au tribunal et fut surprise d'y voir son directeur. Il lui fit des compliments sur sa tenue, elle en fut troublée. Je suis ici comme témoin, lui dit-il.

Puis elle alla s'asseoir avec les autres jurés.
Elle avait été devant un cas qui lui sembla absurde. Comment un être humain peut-il croire que l'assassinat du mari devrait lui permettre de récupérer sa femme?

Lui était amoureux fou d'elle, mais s'était-il demandé si elle avait des sentiments qui la feraient basculer de son côté? L'amour rend aveugle, dit-on. C'était pour elle une preuve irréfutable. D'autant que maintenant, il se rendait compte qu'elle n'avait pas de vrais sentiments à son égard. Était-ce son argent qui l'avait intéressé ? Elle avait pensé à elle. Ça ne risquait pas de lui arriver. Et puis elle avait eu un doute. Non, s'était-elle dit, avec mes cinq enfants et mon statut de femme de ménage, je suis protégée.

Mais les êtres humains ne sont-ils pas capables d'actes insensés lorsqu'il s'agit d'amour ? Est-ce que son directeur serait capable de cela? Il lui plaisait bien son directeur. Elle avait le béguin pour lui. Il me plait bien, se disait-elle. Mais elle ne croyait pas qu'il fut amoureux d'elle. Cependant, elle avait un doute. Il jouait sur ce registre, pensait-elle, mais elle se disait que tout cela était du cinéma. Tout comme cette femme a fait du cinéma à ce pauvre bougre qui est là dans le box des accusés. C'est le dindon de la farce. Elle aimait bien cette expression que madame Louise lui avait apprise. Son mari aussi était un peu le dindon de la farce, mais c'était bien fait pour lui. Cela faisait des années qu'il ne bougeait pas d'un pouce pour changer la situation.

Et si son mari essayait de tuer son chef, se dit-elle? Quel drame ça serait puisqu'en plus il y aurait erreur sur le sujet.

Elle regarda l'accusé. C'était un bel homme, tout comme son directeur. Elle l'aurait bien fréquenté s'il n'avait pas commis cet acte absurde. Maintenant est-ce qu'elle fréquenterait encore son mari s'il venait à tuer son chef? Sûrement pas, ce serait l'occasion pour elle de refaire sa vie. Et lui, il se retrouverait seul, car cela fait déjà un moment qu'elle n'a plus envie de le voir. Alors, bonne occasion de tourner la page.
Elle n'avait pas aimé la déposition de cette femme, cette maitresse froide et calculatrice qui afficha du mépris face à cet homme encore éperdument amoureux d'elle. Cela pèsera lourdement dans leur jugement. Il avait commis surtout l'erreur de croire qu'un meurtre puisse résoudre une affaire sentimentale. Elle était plutôt pour le dialogue, la diplomatie. Mais peut-être que cette femme aussi pensait cela ? Elle eut un doute. C'était un grand candide, pour sûr. Elle aurait bien aimé voir de quoi avait l'air le mari tué. Est-ce que cette femme, qui était une très belle femme, vivait une relation semblable à la sienne? Son mari était peut-être un violent qui la maltraitait, c'est ce qu'elle avait laissé entendre. Elle le haïssait, mais alors pourquoi jouait-elle ce jeu avec ce pauvre amant? Elle crut comprendre qu'il ne s'intéressait plus aux femmes. Les hommes avaient sa préférence. Mais alors elle aurait dû être satisfaite de se trouver un homme pour vivre une relation qui la comble. Elle se dit qu'il devait ne pas la combler. C'était peut-être un cérébral, un intellectuel pour qui l'amour ne passait que par les mots. C'était la version de cette femme. Il avait une certaine aisance financière à laquelle elle ne semblait pas indifférente. Elle pensa de nouveau à elle. Les crimes de cœur sont toujours des mélimélos difficiles à comprendre, car en dehors de la raison. Elle avait cru comprendre cela dans les débats entre les avocats.
Elle continuait à marcher sur la plage en repensant au bouleversement qui avait suivi ce moment de sa vie au tribunal. Son directeur qui avait appris sa nomination lorsqu'elle était venue lui demandait de pouvoir être libre pour être jurée et aussi d'être indemnisé pour les jours où elle serait au tribunal. Je suis content pour vous, lui avait-il dit. Comme il était témoin, il était venu au tribunal une fois ou deux. Dans la salle, il lui avait fait signe et elle avait été émue surtout après les paroles aimables qu'il lui avait adressées avant l'audience. Et puis après le jugement, lorsqu'elle était revenue au travail, il avait voulu en savoir plus, mais elle lui fit savoir qu'elle ne pouvait pas lui en parler, la loi le lui interdisant. Même après les délibérations ? Même après. Elle lui parla du contexte de l'histoire, ce que tous les journaux avaient relaté. Comme il n'avait pas le temps à cela, elle accepta de lui raconter les grandes lignes de cette passion qui avait mal tourné. Et pour cela il l'invita au restaurant. Et c'est alors qu'une relation commença à s'établir entre eux deux. Il était à peine plus âgé qu'elle, il avait dans la trentaine bien avancé. Et quelques jours plus tard, alors qu'elle était dans son bureau pour percevoir ses indemnités, ils entendirent un coup de feu. Un vigile qui se trouvait pas très loin était accouru pour constater que le chef du nettoyage avait été tué. Elle pensa tout de suite à son mari. Il avait très mal pris qu'elle soit rentrée très tard le jour où elle avait déjeuné avec son directeur. Elle avait été tétanisée sur le moment. Ils sortirent pour voir ce qui se passait et c'est alors qu'elle lui avait dit qu'elle pensait que ce fut son mari qui avait commis l'irréparable. Lorsqu'ils arrivèrent sur les lieux, ils trouvèrent le mari de Fadila comme hébété de ce qu'il venait de commettre. Il n'avait même pas essayé de s'enfuir. La police était arrivée.

Elle lui expliqua ensuite qu'il avait plus d'une fois fait des menaces à l'encontre de son chef, croyant qu'elle avait une relation avec lui. Et, c'était vrai ? Absolument pas. Je trainais juste un peu en ville, car je n'avais plus envie de le voir. Plus tard je rentrais à la maison, mieux c'était pour moi. Quel idiot se dit-elle et puis, plus tard, elle prit conscience que...
Et maintenant, six mois plus tard, elle se retrouvait sur cette plage avec son directeur qui allait devenir son mari après avoir été son amant. Et sa vie bascula du tout au tout. Elle n'était plus obligée de faire des ménages et elle pouvait s'occuper de ses enfants pleinement.

Elle se demanda encore si elle ne rêvait pas. Elle allait même pouvoir avoir un poste de secrétaire grâce à son mari et directeur. Mais elle voulait d'abord reprendre l'éducation de ses enfants en main.
Fadila, il se fait tard, nous devons rentrer. Le soleil se couchait et la lumière était douce dans la tiédeur de cette fin de printemps. Les enfants étaient heureux de faire trempette, elle ne les avait jamais vus ainsi.

Et elle, se sentant épanouie comme elle ne l'avait jamais été depuis qu'elle avait retrouvé une vie sexuelle équilibrée et quelqu'un qui lui apportait de l'affection et de la reconnaissance.

Elle regarda son Michel et se dit: que la vie est bizarre!... Puis elle lui fit un bisou sur le bout du nez. Il la prit dans ses bras et la souleva de terre. Tu es plus belle que jamais.
Allez, on y va les enfants, en voiture.

Atelier d'écriture 9 novembre 2009

texte 3


Nous sommes en l'an 30050 av. J.-C. Au pays des Zoubidou.

Le monde tel que nous le connaissons n'existe pas encore.

Bachi : personnage X transgresse la règle

Bouzouk : - Y le gardien de la règle

Le pays de Zoubidou vit selon une seule règle: faire l'amour, pas la guerre. Ceux qui transgressent cette règle sont immédiatement contraints à l'exil dans la grande mer de l'est pour n'en plus revenir.
Bachi - Il a transgressé la règle mais s'est échappé.

Bouzouk - Se lance à sa poursuite car il doit subir son châtiment.

On apprend des choses sur X.

Bouzouk se dit qu'il va devoir employer la ruse pour ne pas enfreindra la règle de la communauté. Car il n'est pas question, pour lui, qui est le gardien suprême de la règle, qu'il utilise les armes qu'il interdit aux autres.

Mais cela ne l'étonne pas de voir Bachi utiliser cette provocation qui devait le contraindre à commettre ce qu'il réprouve. C'est un malin, Bachi. Il aurait dû être à sa place. La communauté le pressentait pour être ce gardien suprême mais il a objecté son incapacité à être un modèle. Son attitude aujourd'hui en est la preuve.

Comment va-t-il s'y prendre pour mettre la main sur Bachi qui connait parfaitement la forêt et le ramener devant la communauté ?

Il consulte les vieux sages. Ceux-ci se sentent désarmés. Il pense que Bachi n'a pu partir seul. Il a des intentions qui leur échappent.

Il a utilisé sa position de chef des rites pour prétexter une mission au-delà des montagnes. Mais la mort de sa compagne a mis en évidence un conflit. Elle a été retrouvée morte alors qu'il venait de partir vers les montagnes du nord. Il les avait bien eu. Il savait ce qu'il risquait.
Si Bachi était rusé, malin, calculateur, Bouzouk avait pour lui des pouvoirs mystérieux qu'il n'avait révélé à personne. Il savait parler aux arbres de la forêt et aux animaux. Et ainsi, il pouvait connaître tout ce qui se passer dans le monde.

Il prit le chemin du nord et s'enfonça dans son univers. Il savait qu'il retrouverait Bachi mais la question pour lui était de savoir comment il l'expulserait de la communauté sans employer la violence. Ce que Bachi se ferait un malin plaisir de le contraindre à utiliser.

C'est son arbre préféré, ce magnifique cèdre immense et déployant ses ramifications jusqu'aux étoiles qui lui donna la clef de ses recherches.

Il apprend alors que Bachi a changé de direction pour aller vers l'ouest. Cela interpelle Bouzouk car il sait qu'à l'ouest, il n'y a plus de forêt. C'est un immense territoire sans arbre. Il ne pourra donc plus pouvoir parler aux arbres, mais il y a certainement des animaux se dit-il ? Mais comment en être sûr ?
S'il a le pouvoir de se déplacer rapidement par l'esprit, il sait que Bachi le possède également. Il faudrait qu'il le rattrape avant qu'il atteigne ses territoires sans arbres. Alors qu'il atteint la fin de la forêt, il l'aperçoit à l'horizon dans cette immensité. Le temps qu'il se demande qu'elle attitude adopter, il a disparu. Il se dirige dans la direction de son « évaporation » et là, il se trouve devant un autre paysage avec des montagnes. Elles sont très hautes mais il il n'y a toujours aucun arbres à l'horizon pas plus que d'animaux. Apparemment seulement car après s'être engagé dans une vallée que dominent de hauts sommets, il aperçoit un oiseau qu'il ne connaît pas. Il s'adresse à lui mais il semble ne pas l'entendre. Par contre il vole au-dessus de sa tête, déployant ses immenses ailes. Il a une bec recourbé et de petits yeux noirs. De grandes griffes terminent ses pattes. Il semble vouloir lui indiquer un chemin à suivre. Est-ce une autre façon de communiquer ? Suivons-le, se dit-il.
Sa surprise est énorme lorsqu'il s'aperçoit que dans ces montagnes arides vivent des femmes qui sont plus grandes que les femmes de leur communauté. Qu'elles ont une couleur de peau différente. Des cheveux bouclés. Une allure de guerrière plutôt que de mère de famille. Pour l'instant, il s'approche avec prudence car il se dit qu'elles ne feront qu'une bouchée de sa personne. Il semble qu'elles ont des armes, mais il est dubitatif car il n'a jamais vu de telles armes. Ce ne sont peut-être pas des armes?

Alors qu'il s'avance toujours prudemment, il se retrouve soudainement entouré d'une armée de combattantes. Et c'est alors qu'il constate qu'il a perdu tous ses moyens de résistance. Il ne se maitrise plus. Elles tiennent dans leurs mains un espèce d'ustensile qui semble être à l'origine de son état d'être. Elles l'emmènent rapidement vers ce qu'il pense être leur cité. Elles ne le touchent pas mais il ne peut se soustraire à leur pouvoir. Il découvre alors une société dont les règles pourraient se définir comme, non pas le contraire de celles de sa communauté, mais plutôt comme une étape supplémentaire vers un plus, une amélioration des objectifs qui sont les leurs.

L'objectif de leur combat est de leur permettre de ne plus être obligé de faire l'amour pour combattre l'esprit de guerre. Mais d'être en amour permanent tout en interdisant l'esprit de guerre d'apparaître. Mais ce qu'il ne sait pas, c'est que Bachi n'est pas très loin et l'observe. Il voudrait bien le rejoindre. Mais ne va-t-il pas se mettre en danger ?

C'est alors qu'il prend conscience que d'autres manières de voir le monde existent. Bouzouk en est-il conscient lui aussi ?
Lorsqu'ils se retrouvent face à face avec ces multiples yeux noirs braqués sur eux, il n'en mènent pas large. Car ils savent qu'elles ont sur eux des pouvoirs qui les dépassent. Ils n'ont plus d'autre choix que d'accepter leur loi.


Atelier d'écriture 16 novembre 2009

texte 4

Échange épistolaire Réclamation administrative

lettre 1

de

Madame Louise Dupond à Commissariat de Police


Madame, Monsieur,
Suite à la déposition faite en vos bureaux concernant le vol de mes effets et papiers d'identité pour Monsieur Gédéon Lambert, je vous informe que je lève les poursuites après l'annonce de son suicide.
Recevez, Madame, Monsieur, mes salutations.


Lettre 2

de Commissariat de Police

Capitaine Laturlu Eric à Madame Louise Dupond


Madame,

Suite à votre courrier concernant l'affaire Lambert Gédéon, nous vous informons que nous n'avons pas reçu d'avis concernant le suicide de M. Lambert.

En conséquence nous ne pouvons en l'état actuel des choses prendre acte de votre désir de lever les poursuites.
Recevez, Madame, nos salutations distinguées.

Lettre 3

de Madame Louise Dupond

à Capitaine Luturlu Eric

Capitaine,
Je m'adresse à vous, suite au courrier que m'a adressé votre service à propos de l'affaire Gédéon Lambert
Je vous demande comment se fait-il que vous ne soyez pas au courant du suicide de M. Lambert alors que vos policiers sont intervenus à la suite de sons suicide. Ensuite, je viens d'avoir des contacts avec la famille. Et à la suite de quoi j'ai pu récupérer mes effets et papiers. Je ne peux pas être accusé d'acharnement sur une personne par le maintien des poursuites qui pourraient embarrasser inutilement sa famille que par ailleurs j'estime.

Je vous demande de faire le nécessaire pour régler ce problème rapidement.
Croyez, Capitaine, à l'assurance de ma considération distinguée.


Lettre 4

Capitaine Luturlu Eric

à Madame Louise Dupond

Chère Madame,
Votre lettre a retenu toute mon attention. Je comprends tout à fait votre situation, ayant eu à faire personnellement à ce genre de situation avec les services de nettoyage de la ville.

J'avais un voisin dont les ordures s'entassaient de jour en jour à proximité de ma maison. Jusqu'à ce que j'apprenne qu'il s'était suicidé, raison de l'amoncellement et de la non évacuation de ces ordures dans son jardin. Ayant porté plainte, je me suis entendu dire que, comme elles étaient sur son terrain, le service de nettoyage ne pouvait rien entreprendre.

Mais pour revenir à ce qui nous intéresse, je ne contrôle pas le service chargé des levées de poursuites. Vous allez devoir attendre que l'annonce de son suicide leur parvienne. Je vais tout de même essayer d'en toucher un mot au Commandant, car je trouve que cela est quelque peu insolite pour ne pas dire plus.
Bien à vous.

Lettre 5

Cher Capitaine Luturlu,
Votre lettre m'a agréablement surprise par le ton et l'attention que vous porter à mon encontre. Et je compatis aux désagréments que vous avez pu avoir avec ce malheureux voisin.

Dans mon cas je n'ai pas à subir de désagrément d'odeurs. Ce n'est qu'une question de temps. Si votre Commandant peut faire en sorte que les poursuites soient levées, même si cela doit prendre encore quelques semaines. Je serai tranquille vis-à-vis de la famille. Car c'est sur ce point que ça me tracasse, vous l'avez je pense bien compris.

Pouvez-vous me tenir au courant des suites de votre entretien avec votre supérieur ?
En vous remerciant encore pour votre amabilité, Recevez Cher Capitaine Luturlu, l'expression de mes sentiments les meilleurs.


Lettre 6
Chère Madame Dupond,
J'ai pu m'entretenir avec mon Commandant. Je n'ai pas eu de réponse dans l'immédiat, mais j'ai cru comprendre par son attitude qu'il ferait le nécessaire. C'est une question de quelques jours.

Dès que j'aurais sa réponse, j'aimerai vous en entretenir de vive voix si cela vous convient.

Nous habitons pas très loin l'un de l'autre et si cela vous agréez, je vous propose que l'on se rencontre au bar de l'hôtel du nord, dont j'apprécie le calme. Je vous laisse mes coordonnées en vous joignant ma carte.
Bien à vous.

Lettre 7
Cher Capitaine,
Votre courrier m'a bien agréablement surpris tant pour votre entretien avec votre Commandant que pour votre proposition de nous rencontrer.

Je vous propose que nous voyons lundi en huit à 19 heures au bar de l'hôtel du nord. D'ici là, vous devriez avoir la réponse et nous pourrons clore agréablement cette affaire.
Louise

Lettre 8

Chère Louise,
Je vous ai attendu lundi dernier avec un certain plaisir mais lorsqu'après une demi-heure d'attente, je ne vous ai pas vu arriver, j'ai compris qu'il y avait dû y avoir un problème.

J'espère seulement qu'il ne vous ai pas arrivé des ennuis encore une fois. N'ayant pas moyen de vous joindre, je n'ai pu que regretter de rester sans moyens pour débloquer la situation. Votre affaire est réglé à ce que m'a dit mon Commandant.
J'aimerai cependant que nous nous rencontrions pour fêter cela lundi prochain à la même heure.
Bien à vous.

Lettre 9
Capitaine Luturlu, considérer que entre vous et moi il n'y aura pas de rendez-vous.

C'est ainsi.
Louise Dupond

Atelier d'écriture 23 novembre 2009

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