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Envoyé par Laurent.

Notes sur Lettre à l’Académie de Fénelon (1774)

Résumer général, plan d’ensemble :
I Projet d’achever le dictionnaire : sa nécessité tant au point de vue des étrangers que des français eux-mêmes, bien que l’usage soit appelé à en changer les décisions dans l’avenir.
II Projet de grammaire : Sa nécessité ; simplicité indispensable. Si la grammaire ne peut prétendre fixer la langue, du moins elle en retardera l’altération .
III Projet d’enrichir la langue : Pauvreté de la langue française. Maintien de la de tous les mots existants. Création soit par composition, soit par emprunts de mots pour chaque objet, chaque action, chaque sentiment, et même la création de plusieurs synonymes pour un même objet.
IV Projet de rhétorique : les meilleurs maîtres sont les anciens. Influence des climats et des milieux. Eloquence française contemporaine : barreau, chaire. Eviter les ornements superflues, les pointes, les jeux d’esprits, la déclamation. Rechercher le bon sens, la vérité, le naturel, laisser parler la passion.
V Projet de poétique : Rôle religieux et civilisateur de la poésie. La perfection de la poésie française est une utopie (rime, syntaxe). Défauts ; subtilité, recherche d’esprit, interposition du poète entre le poème et le lecteur. Le poème doit être non seulement beau et brillant, mais touchant, aimable et par conséquent, simple, naturel, passionné.
VI Projet d’un traité sur la tragédie : Définition de la tragédie. Attaque contre les tragédie qui font des passions corrompues leur thème indispensable. Origine de la dépravation : extension du goût du romanesque. Défauts de la tragédie française : bel esprit, pointe, style fleuri, emphase. But : simplicité, naturel, vérité.
VII Projet d’un traité sur la comédie : Définition de la comédie. Elle doit éviter la trivialité et le bel esprit. La seule passion doit parler, avec grâce et naturel. Eloge de Térence. Pour Molière : éloge bref, vives critiques.
VIII Projet d’un traité sur l’histoire : Point d’historien sans défauts. Définition de l’histoire, de l’historien. Impartialité. But de l’histoire : joindre à un « véritable ordre une diction claire, pure, courte et noble ». Théorie de la couleur historique ou locale. Jugements sur divers historiens étrangers .
Enfin, réfutation, objection possibles et examen des mérites respectifs des Anciens et des Modernes.

Notes sur les ch. 4/5/6/7 et Anciens vs Modernes
IV Projet de rhétorique 
Fénelon prend parti pour les Modernes «  Je suis très éloigné de vouloir préférer en général le génie des anciens orateurs à celui des modernes »
V Projet d’un traité de poétique :
« La religion a consacré la Poésie à son usage dès l’origine du genre humain »

.

La poésie n’est pas forcément liée à la versification : « Toute écriture est pleine de poésie dans les endroits même où l’on ne trouve aucune trace de versification. »
Sur l’utilité du poète : « Autant doit-on mépriser les mauvais poètes, autant doit-on admirer et chérir un grand poète qui ne fait point de la poésie un jeu d’esprit pour s’attirer une vaine gloire, mais qui s’emploie à transformer les hommes en faveur de la sagesse, de la vertu et de la religion ». 
S’interroge sur la pertinence des rimes «  Notre versification perd plus […] qu’elle ne gagne par les rimes » Puis arrive à la conclusion qu’il faut les conserver sinon le système de versification s’effondre. Il examine ensuite les difficultés que les poètes rencontrent à cause de la grammaire et des difficultés des règles de versification.
S’élève contre l’hermétisme en poésie «  Quand un auteur parle au public, il n’y a aucune peine qu’il ne doive prendre, pour en épargner à son lecteur » et prêche donc pour la simplicité : «  On gagne beaucoup en perdant tous les ornements superflus pour se borner aux beautés simples, faciles, claires et négligées en apparence. »
De la même façon, l’auteur doit s’effacer pour laisser voir la peinture qu’il fait, il ne doit pas chercher à briller mais à copier le plus purement ce qu’il voit : « Je veux un sublime si familier, si doux et si simple, que chacun soit d’abord tenté de croire qu’il l’aurait trouvé sans peine, quoique peu d’hommes soient capables de le trouver. Je veux un homme qui me fasse oublier qu’il est auteur […]. Afin qu’un ouvrage soit véritablement beau, il faut que l’auteur s’y oublie, et me permette de l’oublier »
Fénelon ne réclame donc pas de la nouveauté à tout prix : «   Je veux un beau si naturel qu’il n’ait aucun besoin de me surprendre par sa nouveauté[…]. L’art est défectueux dès qu’il est outré ; il doit viser à la ressemblance ».
Si le beau n’est pas à la fois beau et touchant, il loupe sa vocation : «   C’est peu selon Horace qu’un poème soit beau et brillant ; il faut qu’il soit touchant, aimable et par conséquent simple, naturel et passionné. Le beau qui n’est que beau, i.e brillant n’est beau qu’à demi ; il faut qu’il exprime les passions pour les inspirer. »
VI Projet d’un traité sur la tragédie 
Tragédie : les grands événements qui excitent les violentes passions.

Comédie : représente les mœurs des hommes dans une condition privée.

Les tragédies sont devenues immorales car « Nos poètes les ont rendus languissantes, fades et doucereuses comme les romans. Tous les termes sont outrés, et rien ne montre une vraie passion. »
Fénelon critique ce qu’ont fait Corneille et Racine car ils ont selon lui mis trop d’amour dans leur tragédie : « Nos deux poètes tragiques, qui méritent d’ailleurs les plus grands éloges, ont été entraînés par le torrent ; ils ont cédé au goût des pièces romanesques, qui avaient prévalu. »
Ensuite, il critique les expressions ampoulées qui choque du coup la vraisemblance : « Il me semble qu’il faudrait aussi retrancher de la tragédie une vraie enflure, qui est contre toute vraisemblance ». Du coup, il critique le récit de Théramène et dit que «  Sophocle est bien loin de cette élégance si déplacée et si contraire à la vraisemblance »
Insiste de nouveau sur la nécessité d’une expression simple « Plus on représente de grands caractères et de fortes passions, plus il faut y mettre une noble et véhémente simplicité »
Pour résumer sa position sur la tragédie : «  La noblesse du genre tragique ne doit point empêcher que les héros ne parlent avec simplicité »
VII Projet d’un traité sur la comédie 
A la différence de la tragédie, la comédie représente les hommes dans une condition privée.

Fénelon trouve Aristophane vulgaire, il apprécie beaucoup Molière mais lui trouve des défauts : « En pensant bien, il parle souvent mal. Il se sert des phrases les plus forcées et les moins naturels ». Il lui reproche également d’avoir outrer les caractères pour plaire au parterre le moins sensible aux finesses et aux subtilités. Pour Fénelon, il ne faut jamais même dans ce cas forcer la vraisemblance.

Il reprend la même critique que Boileau «  Dans ce sac ridicule où Scapin s’enveloppe,

Je ne reconnais pas l’auteur du Misanthrope »
Sur les Anciens et les Modernes :
« Je commence par souhaiter que les modernes surpassent les anciens » car ça n’enlèverait rien aux anciens qui seraient toujours aussi bon et on aurait en outre le plaisir d’avoir encore mieux.
Il pose ensuite qu’il faut accepter la nouveauté et l’idée que des gens ont écrits avant et qu’il faut cependant respecter et se conférer à ces modèles «  J’avoue que l’émulation des modernes serait dangereuse si elle se tournait à mépriser les anciens, et à négliger de les étudier »
Souligne le fait que même les anciens ont commis des imperfections comme par exemple Homère qui est quelquefois ennuyeux, appuie cette critique sur Horace qui fait le même reproche à Homère.
Il continue en disant qu’il y a peu d’auteurs Grec ou Romain qui méritent d’être admirés alors qu’il y en a beaucoup chez les modernes.

Pour résumer sa position : «  Je propose seulement aux hommes qui ornent notre siècle de ne point mépriser ceux que tant de siècle ont admiré. Je ne vante point les anciens comme des modèles sans imperfection ; je ne veux point enlever à personne l’espérance de les vaincre »




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