Demain, dès l’aube





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date de publication08.11.2016
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Toby

JOHNSTONE

2nd C

Demain, dès l’aube

Un récit a chute


1. Les verbes de mouvement dans le poème sont “partirai” (v. 2), “irai” (v. 3),”marcherai” (v. 5) et “arriverai” (v. 11). Ces verbes sont au futur de l’indicatif. Cela montre qu’il s’agit d’actions qu’on est sur vont se produire. Le poète sait exactement ce qu’il va faire.

2. Les repères spatio-temporels dans la première strophe sont "Demain"(v. 1), "dès l'aube" (v. 1),"à l'heure"(v. 1), "par la forêt"(v. 3), "par la montagne" (v. 3) et "loin de toi"(v. 4). Ils sont nombreux car le poète précise bien quand il va partir et où il ira. Dans la deuxième strophe, il y a absence de repères car le poète est renfermé sur lui-même et se sent plus concerné par où il est et quel heure il est. Dans la troisième strophe il est arrivé à sa destination. Il sait qu’il est à « Harfleur » (v. 10) et qu’il fait soir « l’or du soir qui tombe » (v. 9), mais il s’en préoccupe pas. Il ne veut que mettre le bouquet sur la tombe de sa fille « sur ta tombe » (v. 11).

3. Au début du texte le poète semble vouloir rejoindre quelqu’un qu’il aime. Le mot « tombe » (v. 11) fait comprendre le but réel de son voyage. Ce mot est placé vers la fin du poème (à la fin du avant dernier vers). Cela crée un effet de surprise car le lecteur s’attendait à quelqu’un en vie.

L’évocation lyrique de la perte


4. Les pronoms personnels et les déterminants possessifs sont « Je » (v. 2, 4, 5, 9, 11), « j’ » (v. 2, 11), « tu » (v. 2), « toi » (v. 4), « mes » (v. 5), « moi » (v. 8), « ta » (v. 11). Ils sont beaucoup plus nombreux dans la première et la dernière strophe. Cette importance numérique montre que le poète insiste sur la relation entre « je » et « tu ». De plus en utilisant « tu » il donne au lecteur l’impression que la personne à qui il parle est vivante. Dans la deuxième strophe, le poète est tourné sur lui-même, ce qui explique la présence de peu de pronoms, mais en réalité ses pensés sont toujours tourné vers sa fille.

5. Dans la deuxième strophe, le poète crée d’abord une image abstraite de ce qu’il sent « yeux fixées sur mes pensées » (v. 5). Il est renfermé sur soi-même, seul, il se sent détaché du monde « Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit, Seul, inconnu » (v. 6). Puis il parle des manifestations physiques de ces sentiments « le dos courbé, les mains croisées » (v. 7). Enfin, il conclue avec une expression qui montre bien à telle point il se sent détaché « le jour sera pour moi comme la nuit » (v. 8).

6. Dans les deux premiers vers de la deuxième strophe. Le rythme est régulier. On entend bien alors dans le troisième vers la présence de nombreuses coupes, qui ralentissent le rythme et renforcent la tristesse et la solitude. Ce rythme lent est prolongé par le mot « triste » (v. 8) en rejet au vers suivant. En plus, en ralentissant le rythme, le mot triste est mis en valeur, sort de bilan du vers 7.

Du voyage a la méditation


7. Dans la première strophe, le poète parle de ce qu’il y aura sur son voyage sans trop s’attarder sur des détails. Les paysages qu’il traversera sont mentionné brièvement (la forêt, la montagne). Par contre, il insiste sur le temps (l’heure de départ est précisée avec trois indices temporels). Dans la deuxième strophe, le poète ne regarde rien et n’entend rien « Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit » (v. 6). Il est tellement concentré sur ses propres émotions qu’il ne pense pas au monde extérieur. Ce contraste entre l’attitude du poète dans les deux strophes montre que lorsque l’heure de revoir sa fille approche, il est noyé d’émotion et ne pense qu’a ça.

8. La particularité du houx et de la bruyère est qu’ils ne meurent pas en hivers. L’expression « en fleur » (v. 12) est donc superflu car la bruyère est toujours en fleur. Ces plantes sont symboles de l’amour d’Hugo pour sa fille Léopoldine. Ils sont résistants, eternels et toujours en fleur.

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