Le jour discontinu tenu à l'arrière l’air est doux la mer est calme ce matin je répète l'air est doux une trace j'y reviendrais lui tout agité de lueurs et de





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mémoire cache



Pierre Ménard

mémoire cache

2003

Le jour discontinu tenu à l'arrière l’air est doux la mer est calme ce matin je répète l'air est doux une trace j'y reviendrais lui tout agité de lueurs et de crépitements au-dessus de l'eau tout en haut à droite d'ailleurs visible sans rien sans rien semblant par un côté frémissante d'un appel le creux où elle se couche on comprend pas tout de suite les histoires que je raconte

Ici (votre photo)

Stück (morceau) des enfants de remplacements les jours qui suivent la mort on sacrifie le morceau social pour l'individu magnifiquement traités sous-jacent avant qu'il ne soit trop tard ne pas oublier de fermer la porte en sortant aiguillonner formellement une série de ricochets

Il faut que vous les lisiez dans le texte

Sensation d'un récit qui se dessine fait de boucles de spirales et de courbes son lot de loops les images fractales tendent vers l'infini vers l'inépuisable dripping Pollock comme si l'image se créait à mesure qu'on l'observe motif du lieu où l'on se pose du moment que pour ne plus voir dans une chambre noire développer les nuages dans le ciel avec si peu de choses puis l'indice énorme énorme clameur de l'extérieur en chronique tout ce qui voudrait dire et impose - quoi ? - avec si peu l'espèce humaine au début j'ai cru que c'était un gag

Trouver le rythme de la phrase le bon rythme le tempo comme on dit le bon ton le ton juste le sens de la mesure faire tourner la langue comme un moteur ronronnant bon d’accord donner sa langue au chat bon qu’à ça et ensuite ?

Améliorer les performances des applications

A la surface formant le roman le poème tatoué en partition sonore un seul mot suffit Ta tao respectez l'orthographe veillez à la syntaxe faites des phrases courtes message bien reçu davantage qu'un trait forme à venir depuis le commencement tout le temps tout en fragments la tête qui fuit le corps qui pense morsure anonyme ricochets sur le sable c'est une légende dans la bouche ce goût amer merde ne peut être vendu séparément

Différentes selon la variation des séquences le son est perçu comme une sensation dans l'obscurité je sens vibrer ma voix au son de la sienne et dans l'air chaud plane une manière de raconter j'ai entendu un bruit régulier le parfum entêtant du tilleul en fleurs odeur insupportable de roses et de merde couleur de sang séché je me suis dit sous le soleil les parfums fleurissent de brefs fragments musicaux répétés indéfiniment de façon stratifiée et circulaire

tiens il pleut

Avez-vous la clef ?

C'est ainsi que tout commence comme si tout ça nous intéressait silence décousu qui se prépare entre les mots mon coeur balance des sons y coudre en silence des motifs qu'on invente parmi ce que l'on voit des dates pour faire semblant de jouer le jeu s'amuser d'une chronologie note en bas de page dont on devine la fausseté le temps pas si vite lire pour tenter de s'y lier sans tenter s'entêter ne pas essayer serait démissionner complètement lire écrire toujours à la recherche sans savoir quoi ni comment trouver un rythme un pouls prendre et perdre son temps

Augmentez la taille de la mémoire cache à partir du tableau de bord Mémoire


Images formatées de ces filles fanfreluches antidotées top-models des magazines publicités nues sans l'être dos face profil allongées jambes écartées offertes nues on dit nu comme un ver comme la vérité propres et sans traces sans ombres sans taches en un mot parfaites beautés de trucage numérique d'effets spéciaux corrigées par logiciels interposés ou fards et poudres totalement relookées inventées de A à Z monstres de baudruches dans des décors de fantaisie militaire

Des filles nues de moins en moins de nudité prolifération des pseudo-corps pseudopodes asexués dans un monde parfaitement lisse et sans faille monde virtuel hygiéniste où le corps la réalité triviale des corps les rapports et contacts physiques rejetés abandonnés honnis marginaux comme ces publicités détournées visage d'un mannequin rongé par une trace de sperme séché défigurée révélant le monstre qu'elle est qu'elle elle est laide

Il faut que vous les lisiez dans le texte tout un assaut de souvenirs tout ceci ne rime à rien avez-vous la clef ?

puis redémarrez votre ordinateur

Se laver les mains tourbillon d'eau noire devoir accompli la mémoire est un présent qui ne cesse jamais de passer dans le sens des aiguilles d'une montre échapper à la rythmique habituelle du corps le vider de tout ce qu'il contient de gestes imposés des dates du calendrier décrochage du réel prendre et perdre son temps autrement dans le soleil d'automne des toiles d'araignée pièges et proies toiles opaques lumière rosée alentour très bas l'image monte en ligne droite le fil des mots

Dans une existence un espace fait d'élasticité se combine à celui où les hommes toujours à la façon de pions facile de les pousser par exemple un écart puis relève pour elle quelque chose à garder comme une éventualité le mouvement des feuilles mortes sur la route les ailes du papillon une voiture ultime palpitation

Une évasion pour dire que partout s'harmonisent leurs volontés au lieu de les forcer conne comme une inculte sonne tu dis quelque chose de beaucoup plus de plus ténu et de plus vaste qui s'étend des bords la route de ce matin sous le givre que le soleil détend et que les pas font craquer dans le jardin céladon en couche mince tout écrit d'avance au cas où on ne voit rien

Prévoir en stratège agir en primitif la possibilité de voir un modèle d'obstination une œuvre opposer à cette humble ingénierie tout l'affairement humain des rainures dans la boue de la terre molle tranchée creusée sous la menace et des corps balancés dans des fosses sur les lèvres les yeux le ventre dans tout le corps que ce soit des deux mains hors de la blessure sur le bord de la route dans l'espace de temps où le projectile traverse le corps aucun tremblement ne l'affecte

Après vingt-quatre heures de préparation d'artillerie l'infanterie s'est ruée à l'assaut des tranchées érythréennes Tsorona ce fut Verdun pareille horreur sourire idiot même s'il y a pire mais justement voilà là-bas plus rien plus rien sauf une montre une montre sans aiguilles fiction sans boue ni brouillard mais Verdun quand même ici une main là des pieds des squelettes Tsorona une boucherie absurde bouches obstruées sans vainqueur ni vaincu soleil et caillasse Verdun du pauvre

Plusieurs semaines après les combats sur la plaine aride flotte une odeur tenace l'odeur pestilentielle des cadavres l'air empestait la poudre de corps putréfiés sans boue ni brouillard des cadavres pourrissent au soleil dans le no man's land miné entre les deux armées le romarin pour chasser l'odeur des corps brûlés c’est une idée le sol est jonché de douilles de tous calibres d'éclats d'obus il flotte sur la plaine aride une odeur tenace de moisi la possibilité de voir

L'assassin a le beau rôle de l'autre côté du mur les soldats sont organisés en petits groupes autonomes et soudés qui ont l'habitude de se débrouiller avec trois bouts de ficelle leurs secrets rien ne se perd rien ne se crée tout se transforme gangrène galopante répète après-moi

une portion de la mémoire vive


Une bataille tient lieu d'imagerie en rangs compacts dans des couloirs obscurs frappes chirurgicales dommages collatéraux destinataires morts non pas à venir on pourrait tourner franchement le dos ou regarder de côté ou fermer les yeux vers la lune l'assassin nous ressemble l'assassin tient à la vie ses doutes mais ses illuminations aussi s'éloigner de toute façon de l'autre côté du mur ça se précise établir une zone de retrait avancer masqué coucou !

Coupez ! ne pas essayer ce serait démissionner je savais mais je sais plus poème brun presque noir translucide écran et non parure où les mots auraient l'air de flotter fantômes consignés dedans on regarde et on meurt vidé de son sang vidéo des cadavres sous une pile de matelas ceci ne tient pas debout le poème abandonné une feuille planait ailleurs au bord là-bas pour moi ce fut là-bas comme si ralentir là où la mer là-haut je vois ces rues le plan qui les raconte ruse et s'entrouvre et c'était cela les deux ensemble mais c'est surtout retours et départs lisière crayonnée où les prises apparaissent dehors dedans soudain si accomplies

Points de lecture qui sursautent téléviseur suspendu tard dans la nuit chercher une image au hasard entendre une voiture démarrer elle passe sur l'écran immense fatigue parfois bords des bruits jonchés de bulles la bande s'enroule sur elle-même c’est l’essentiel son de clapet de surimpression ainsi retour de la bande feux la route singing in the rain floc floc dans les flaques glissantes rissolées d'humidité tendance dansée en rabattre un peu ici en filigrane parler à mots couverts - EJECT - retrouvée incomplète en pièces détachées l'un des fragments ci-dessous


portion de la mémoire vive


C'est une information erronée il tient à réfuter cette démonstration il se trouve devant un dilemme une remarque pertinente une forêt séculaire il a tenu des propos irrévérencieux il est tombé d'inanition les Hébreux ont vécu dans la sujétion une intervention intempestive c'est une information indubitable elle a un tempérament mystique il a des idées subversives il ne cesse d'éluder les questions posées des conséquences inéluctables des insulaires une vie ascétique agir avec duplicité il y a une corrélation entre ces deux décisions sibylline toute sa vie elle a fait preuve d'abnégation c'est un velléitaire un texte subjectif un indigent des occupations prosaïques une personne prolixe

Sur l'autre face pour dire que c'est pareil pareil destin ci-dessous neige et flocons fragments toujours fragments extraits tessons lambeaux désormais silencieuse EJECT travailler les détails avec de vrais morceaux dedans

Comme un reproche que serions-nous ? ni virus ni bactérie dans le soleil le garage temps de pose au fil des témoignages il faudrait les écrire avec son nom mais c'est encore plus difficile près d'un cimetière rumeurs dépêches et démentis comme il le précise lui-même rien que des nœuds sur les coins d'un mouchoir que presque personne n'agite le vecteur de l'infection serait sa voix doucement tragique nullement plaintive et c'est pareil de l'autre côté je ne veux pas aboyer avec eux ni contre eux naturellement fabriqué par l'organisme donc le modèle existe vu que le loup en serbe se dit vuk

Elle est belle comme une borne où s'isoler ciselés ses traits tirés de dignité forment un rempart qui ne cède ni aux larmes ni même à un débridement pathétique que pourraient aisément provoquer les propos qu'elle tient rien d'autre juste après c'est là le succès n'apporte pas la gloire aux modestes
RESIGNED

et le chien il est devenu quoi ?

Au montage il faut dépasser la mécanique pour travailler les détails il faut enlever beaucoup ne pas avoir peur de couper dans la matière revenir à la rhétorique de Chaplin travailler les détails toujours commencer sur le mouvement et terminer avec la fin du mouvement il faut enlever beaucoup vers l'infini cette figure cette figure et son corps avec la fin du mouvement revenir à la rhétorique de Chaplin vers l'infini et au-delà ne pas avoir peur de couper carrément dans la matière travailler les détails il traîne les pieds son corps est un fardeau compte-rendu reportage interview portrait enquête écho sur le mouvement couper avec l'action le journal le lendemain les photos toutes réalisées avec un appareil caché dans la doublure d'une veste truquée comment dîtes-vous ?

Avec l’écriture on croit être en mesure de tout dire d’exprimer les moindres sentiments qui nous assaillent c’est un leurre une fois que l’on a dit cette phrase que l’on croyait avoir sur le cœur rien n’est dit c’est comme un rot quand on a mal au cœur c’est vulgaire mais ça soulage qu’est-ce qui se cache derrière cet aveu ? tout est à faire affaire de courage savoir affronter la réalité en face c’est dit c’est sûr et après ?

Jadis secrets dans des chaises longues mais c'est comme ça maintenant ce qu'ils veulent la seule technologie dont on sait qu'elle prolonge la vie arrêter sur la fraction de seconde où ça se fige la preuve en remontant le temps la source d'information ici sont mêlées en désordre les choses savantes et douces le tout-venant colloque d'experts non par les mots la mort qui rôde mais combien de détritus chaque matin ?


Rhétorique de la nécessité on voudrait s'échapper on le fait d'ailleurs un autre monde lentement ou alors par la spirale dénudée sable et neige et rayons dedans traces et toujours labyrinthe là-bas retour direct machines à vide j'ai des disques du zip avec des trucs frottage d'échos dilatés le mot free faut s'en méfier bleu terrasse éteinte c’est lui qui le dit vers l'infini et au-delà

Pas de risque de perte perception rotatoire les musiciens parle d’un jeu pour s'approprier le tempo par delà les critères l'accentuation rythmique habituellement prévus par la partition c’est de la théorie tout ça vibrante encore de la langue qui y fut inventée dont on se sert sans compter de toute façon tu l'as lu le temps se lève les hommes se décollent ce sont des nuées pas plus et ainsi de suite et loin de là dans la neige et la pluie les soirs dorés le vent d'avril

On pourrait les suivre les faire se rencontrer les laisser parler dans des couloirs des chambres il y aurait une intrigue c’est un bon début bon qu’à ça dîtes-vous ? ciel très nuageux accompagné de quelques bruines le matin de belles éclaircies se développeront l'après-midi les températures l'air à Paris Hier Moyen Ce jour désorienter l’histoire tout commence en été c’est beau l’été dans la trame tangible du langage point retour à la ligne une petite place l'espace d'une cour en tout cas très loin d'une douceur capter des blocs de temps détendre l’atmosphère pâle pollen éventé dans les caténaires le roman part à n'importe quelle seconde

Une ville consiste tant qu'elle est vraie en la somme de ses départs vers des lointains qu'elle n'assiège pas mais qui se posent et qui stagnent onde stationnaire d'un là-bas qui s'étonne c'est toujours d'un battement que cela se donne une voix d'enfance une cantilène où le temps déposé en une fine ciselure sépare de la ruse et de l'intention

Le cahier des charges montant descendant conclusion la journaliste est célèbre le larbin fidèle l'avocat réputé la robe du soir élégante c'est bien mais encore tenir à jour menace en boucle litanie vieux présage tout le mystère du geste inclus dans le pli quotidien dimanche d'été que l'image disperse devant nous c'est une danse éclairs faisant sauter la surcharge vers l'horizon

best before see above

Nuit sans lune répétez après-moi tout un roman comme dans la vie alors ? cela fait si longtemps un peu plus haut toujours le comme si comme ça que ça commence sur la mer ils viendront ce ne sera pas faute d'avoir essayé ciel de pluie le sourire d'un ami même les traits de son propre visage ne sont plus que vagues souvenirs un drôle d'écho conception d'une nouvelle stratégie centrée sur la valorisation des archives par l'intégration des technologies numériques comme dans la vie nouvelle stratégie dans un contexte de vérité économique on recommence le plus efficacement possible le choix des mots est riche d'enseignements le plus efficacement possible mise en boîte en cas de réclamation maintenant toutes les marques font du

cacher

Il en irait de même dans le train de banlieue grande volée d'arbres brusque apparition de ce qu'ils appellent chaos urbain mais qui ressemble plutôt au ciel d'un tableau que l’on ne peindra jamais pour finir dans l'horizon saisi pour dire ce que j'ai vu cru voir assis sous un ventilateur peluche horizontale d'arbres soufflés bercés par le vent selon mon souvenir balayant l'air le cycle du temps par exemple un instant réconcilié couche d'air frais le mot qui compte c'est maintenant l'important faire l'expérience du moment présent le jour finissant sans s'encombrer de noms pour les voir se confondre à ce qu'ils nomment passant par là le vent se lève

Par la spirale serpent lové échos nous fûmes échos dans la spirale remontée descendue tant de fois du sol peau tatouée entrouverte plaie sous le ciel souvenirs engendrés au film de la semelle ainsi et comme ça comme ça nous fûmes échos dans la spirale donc sampling mémoriel pales de l'hélice tournée vers l'horizon le bruit de la pluie pour toujours

à consommer de préférence avant le

Reflets du saut où je ne voyais presque pas la lumière du jour oblique et presque horizontale soufflée par un vent dans la spirale dans une rue gardée en souvenir de nuit traversée vite sur des bretelles un récit semblable à ces serpentins qu'on allume pour éloigner les moustiques la couverture vidéo de notre vie se met en place monte en spirale celle-ci torsadée comme prise d'un tournis si elle tourne ou non adapter son comportement à discrétion dans son filet tous les bruits qu'elle laisse comme avec nos autres voisins l'homme opérait par le biais d'une caméra de surveillance

En roue libre qui descend tout seul la pente où il glisse c'est l'image juste un repère l'idée suffit c'est dehors c'est vers dehors que se trouve la piste où lancer les dés jamais nabot lire hasard chaque fois dans le soleil en lettres bleues sur fond gris métallisé pas de rêve NU minimum dommages et intérêts

(lire ci-contre)

Au creux de la spirale j'imaginais donc cela dans une mixture de silence et de torpeur végétal (les cris des animaux inclus) le bruit soudain léger d'une petite pierre tombant puis plus rien oui c'est ce qu'il faut dire tel est tel serait le propos RENDRE INTACT le processus le mot d'ordre le déchet ce qui reste ceux qui restent la description commence immense infime son passage des répétitions à la répétition au bégaiement avant d'être transposé son cinéma n'est plus qu'une proposition de cheminements avec ses phases d'oublis ses amnésies sans qu'aucun témoin n'ait entendu de coup de feu

Lecture écho passage de la répétition au bégaiement déclaration d'intention une proposition de cheminements avec ses phases d'oublis ses amnésies cahier des charges respectés dérisoire déréliction décharge photocopie de photocopie de photocopie imaginer la scène un instant par la suite le mot prend le dessus on a moins honte prétexte pour tout oublier se branler beaucoup d'excitation et pas mal de perplexité je me masturbe mais ensuite je nettoie tout très vite

Rester fidèle à la donne en risquant la mise autrement se placer dans l'air où vont les paroles on dit d’ailleurs paroles en l'air mais où vont-elles ? paroles volantes pas un mot c’est du vol sang sperme urine salive poils traces mots papier procès-verbal code-pénal les dix doigts du procédurier plus vite encore que la couche d'air que la voix fait bouger

désir de frappe

Échangeurs bretelles chicanes écluses ponts passerelles marelles dominos commutateurs toboggans va-et-vient régulateurs balances par conséquent ce qui a lieu à chaque instant dans sa voiture il dort sans sa camisole chimique culture de la fin de semaine manches courtes Tercian slogan fatal Loxapax pardon absolutoire Modecate sans regrets forcer la distribution

demain est en vente


votre nouvelle vie commence ici

Obliques rayons mousse de poussière à travers la vitre sablée c'est pareil des flaques de pierre avec les marronniers d'automne forment le tableau la logique des sensations s'organise en taches successives tout tombe et se maintient en l'air les cylindres tournent tu t'étonnes le cylindre arrête de tourner et là tu peux entrer tu entres l'intervalle de temps qu'il faut par les deux bouts c'est une petite main vivante et posée sur toi rien n'est posé pareillement tout est posé pourtant et de telle sorte que l'air circule


Et la voix phalanstère underground drôle d'anglais d'ailleurs à la musique bizarrement rythmée sabir ignoble bullets on parle par balle (projectile en français) c'est-à-dire des phrases courtes concises aux accents mêlés l'avantage personne ne prend la parole pour ne rien dire personne n'a l'avantage de la récupérer de façon absolument odieuse et de troubler le jeu pour ne rien dire troubler le jeu

Dommages indéfiniment prendre et perdre pied en poussant des boutons en tournant des clefs bien sûr à froid il n'y a pas de problème douce extravagance de l'inutile perdre pied penser cela d'ici existence au-delà de toute valeur d'échange autrement et les vendre dans la rue sur du papier journal j'y reviens selon un mouvement de bascule comme pour rentrer à la maison petits pas épuisés plus loin

Pas une légende rien qu'en vrac paroles d'experts grandes manœuvres est-ce la solution ? la seule ? ils le disent je ne sais pas pensant seulement je ne sais pas nuit blanche regards fuyants et pourtant ce sursaut plié douceur violente odeurs stagnantes qui vient de là-bas toasts à n'en plus finir quelque chose tenant dans la poche talisman rêve géographique voix diphoniques chantant sous la cendre à l'aéroport l'horizon le terminal

circulez il n'y a rien à voir

Ainsi littéralement de toutes tailles la partie immergée l'autre encore peinte des tours flottantes toutes longilignes ou bombées mais maintenant couchées et ne servant plus une image une nature morte c'est-à-dire c'est-à-dire une délicatesse d'épaves et ainsi sans doute contraction de sens une balise mais sans socle c'est-à-dire posée dans sa main simplement oui pas victoire non plus rangés comme des jouets vague présage éclairant une image accrochée au mur d'un café sous la pluie battante

Ils nous poussaient vers les flammes comme un collier en argent sur la Neretva avant de se donner la mort a-t-on plus d'informations ? et maintenant l'escalier métallique montant du trou du chantier vers le jour globalisation responsable leadership basé sur des valeurs standards éthiques et moraux communs et partout du silence glissé sous le fracas aucune saga seulement la ritournelle grandeur nature la rumeur attestée du temps s'en va sonore c'est sa flexion quelques lignes le squelette de l'ambition évidence évidence il suffit de lire les lignes séquences noires et blanches imaginer la couleur sous la neige tombant en rafales fumées et si je m'achetais de nouveaux cheveux ?

Les cadavres photographiés tenter de reconnaître sur l'écran un à un les visages des morts dans des housses en plastiques d'autres ne le sont plus dans cette épreuve confirmation de l'horreur et prolongement d'un espoir presque toujours insensé selon une technique mise au point en hiver paraît-il ses chairs ramollies une place muette livide suspendu fantôme néon barrette phosphorescente sous un lit de feuilles sur une route déjà blanchie vu d'ici loin c'est

loin

Peut-être mais c'est tout ces couleurs d'une mixture d'oubli et de rancune ce soir sur vos écrans ce qu'on en dit l'inoubliable sang séché ni points d'exclamation ni points de suspension ni parenthèses ici la ponctuation n'entre pas en jeu sur une peau fine et tendue entretien de l'offre par la demande avide et toujours nue ou pire mais ce soir tu ne le feras pas et c'est pourquoi j'en reviens à à la la mer les yeux fermés je vois la vie rôde par ici et s'en va

Chanter comme on relève le mot c'est le verbe verser oui que la version soit versée serait la donne sur le versant où la prose la bonne rencontre comme jadis il était chic d'être rive gauche les rois tu les comptes oui mais pas les atouts chaque fois je lui posais une question sur lui-même l'impression de jeter une pierre au fond d'un puits l'été prendre appui et se propulser loin de toute nostalgie dans la nouveauté soudain la chaleur de l'été les silhouettes du désir la fête faire la fête débordement passager limité faire la fête à l'ordre social jardin des facéties je ne l'entendais jamais atteindre le fond

Ce mot d'ordre estival faire sensation Forties Viking Fisher Dogger Sud Gascogne mélopées géographies mystérieuses parfois dangereuses Biscaye Finistère Cromarty j’entends vent de nord-ouest variant ouest force 5 à 7 faiblissant 4 par moments à l'est j'aime découvrir ce que je sais déjà les rois tu les comptes oui mais pas les atouts l'appel des hautes lumières et des forts contrastes point retour à la ligne soudain la chaleur de l'été j'entends ses applaudissements nourris et sans fin telle une pluie ondulant sur le passif du bitume jours enchaînés resterait un pollen trouver son rythme
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