Notes de lecture





télécharger 102.44 Kb.
titreNotes de lecture
page1/4
date de publication13.06.2017
taille102.44 Kb.
typeNote
l.20-bal.com > loi > Note
  1   2   3   4
Marie-Claire Planche

Notes de lecture, Couronnement de Louis

Muriel Ott, « Le clergé ds le CL », Méthode !, 23, agrégation 2014
Dérision des clercs pas rare ds litt méd., cf fabliaux ; ms certains récits présentent aussi ecclésiastiques triomphants. Chansons de geste ont même ambivalence. Étude d’un point abordé par Frappier, G « lutte contre les empiètements de l’insubordination des gds féodaux », ms « défend aussi la royauté contre les prétentions cléricales à soumettre l’autorité laïque à celle de l’Eglise ».
CL, place accordée au clergé considérable, nbre d’ecclésiastiques interviennent ds action, ce qui n’est pas le cas de ttes les chansons de geste. Auteur ne s’intéresse pas à la distinction entre clergé régulier et séculier : cf sc couronnement à Aix où figurent évêques, archevêques, abbés v. 39-45. Tours : clercs qui ont trahi st évêques co abbés, v. 1693, 1762, 1770. Cpdt auteur soucieux de transmettre une idée polit : royauté et empire doivent avoir la suprématie sur ttes prétentions de Eglise et notamment du pape, cf sc du couronnement à Aix.

Chapelle qui vient d’être consacrée réunit hauts pers laïcs et ecclésiastiques, le Pape en pers chante la messe, v41. Archevêque s’adresse à assemblée et expose objet cérémonie : associer à la royauté et à l’empire le fils de Charlemagne. Pers psts pr donner + de garantie d’authenticité à l’événement. Ce n’est pas au pape de poser la couronne, placée sur l’autel v48, 63, 142. Monarchie de droit divin. Ds les faits c’est G qui couronne L.

Sc du couronnement à Rome a même sens. Ap sa victoire sur Gui d’Allemagne qui revendiquait l’empire, G réaffirme légitimité de L : v2643-45, 2649-51. G couronne co à Aix, clergé aussi pst ms n’intervient pas. Légitimité de L co empereur réaffirmée à R à un moment où le pape, mort, n’a pas encore de successeur. La succession n’est même pas envisagée.

Ds sc de couronnement et ds élection d’un pape par empereur, écho de la réforme grégorienne, de la querelle des investitures, prise de position. Véritable charge à l’encontre du clergé, même si certains élts paraissent trad., cf mépris envers clercs qd Charles découvre que son fils est coart v92. V.1966-71, tonsure de Richard de Rouen humiliation car assimilé à un clerc. Ms tonsure peut aussi assimiler celui qui la subit à un serf, cf v1966.

Détails comiques = détachement à l’égard du clergé, cf lorsque le Sarrasin jette un regard sur ce qui, de familier, devient alors étrange. Qd pape se rend en ambassade ds camp païen, roi Galafre s’adresse en utilisant apostrophe, v475 ; Corsolt, dt narr vient de faire un portrait souligne sa monstruosité v505-510, qui s’étonne de l’aspect du pape, v513.

Dimension comique ds emplois métaphoriques du nom « corone » ou du v « coroner », qui évoquent la tonsure ecclésiastique et le caractère illégitime des prétentions à la couronne des usurpateurs : v. 1512-14, 1907-10, 1921-22. Emplois ts courants ds chanson, ms prennent un relief part ici ds chanson qui prône monarchie héréditaire et nécessaire loyauté de aristo tt en mettant en sc des traîtres et un héritier de la couronne si indigne qu’il n’est bon qu’à sonner les cloches.

Aucun des ecclésiastiques mis en scène n’est exempt de reproche. Clercs de Tours se st prêtés à la tentative d’usurpation de la couronne, v1694. Forment un gr nbreux, v.1692 (80) ms indistinct. Trahison punie par G qui ne les tue pas, v1771. Sort difft réservé au clergé romain qui s’est donnée à Gui l’Alld, prétendant à l’Empire, car aucune punition n’est signalée. Souci de variété ? Signe que les affaires romaines st à traiter avec délicatesse ?

Gui l’Alld s’est emparé de Rome. Complicité des Romains, revendication de l’Empire st mises en évidence. S’adresse à un « per de R »v2291 pr lui demander d’aller attaquer les Fçs ; il est précisé que ce st les Romains qui font cette attaque : v2307, 2329, 2338. En raison de la victoire de G sur Gui, clergé fait volte-face et accueille son maître légitime, v. 2631-41. Revirement guère honorable du clergé romain, id pr aristo, cf v2646-48.

À ces clers détestables qui ont trahi, semblent s’opposer clerc et abbé de Tours qui sont restés fidèles à L, même s’ils ne st pas irréprochables. Est-il acceptable qu’un clerc appelle au meurtre ? voir celui qui dénonce à G la trahison des 80 clercs, v. 1697-99.

Au début de la chanson, G avait réfréné son désir de trancher tête de usurpateur Arneïs avec son épée, v127. G ne tue pas les traîtres pr la même raison, v1771. Éclat de rire de G face aux paroles du clerc, v1701 traduit surprise du héros et amusement ironique à entendre un clerc proférer un discours inattendu et inadapté à son état. G ne commente pas les paroles et plus loin demande à ses chevaliers comment punir les traîtres ; condescendance moqueuse des guerriers à l’égard de cx qui sont couronnés, v.1749-50.

Abbé Gautier scandalise G. il n’a pas participé au complot, s’est réfugié avec L afin de le protéger ds une crypte de St Martin. Cpdt il donne à L un curieux conseil lorsqu’il le met en présence de G, v1721-22, 1726-27. Il ne convient pas qu’un roi s’agenouille dvt son sujet. Indignation de G qd apprend que roi à genoux, v1744-46. Obéissance de L montre sa faiblesse, conseil de l’abbé suggère que les clercs ne st pas tjs de bons conseillers pr les rois.

Pape : présenté sous des jours divers, difficile de voir en lui un pers positif. Adj laudatifs : v320, 327, 426, 435, 379, 495. Pfs joue rôle imp ds action, v437, 449. Habile négociateur v498. Ambassade est échec v462-469, ms pas vaine car revient avec une décision : Corsolt contre G. pape svt peu flatté. On ne peut guère lui reprocher sa peur qd apprend arrivée des Sarrasins, v334, puis entend intentions de Galafre, v.470 et celles de Corsolt, v545. G peur qui n’est pas vue comme méprisable, v675,686. Peur du pape ne le paralyse pas : cherche secours armé, se fait indiquer endroit où se trouve G, n’abandonne pas son ambassade, même s’il n’a rien à répondre aux menace de Galafre, qui, co celles de Corsolt, visent les mbres du clergé.

Cherche à éviter un conflit armé en proposant trésor aux Sarrasins (v457) en échange de leur départ. Fait à G pr l’inciter à se battre, des promesses qui concernent les péchés, v390-91, ms qui st exorbitantes : garantie du pardon de ses fautes à venir (à l’exception de la trahison). V399, ironie. Trait comique et anticlérical, réaction de G ss dte proche de celle du public laïc de la chanson, cf aussi attitude G qd clerc de Tours l’invite au meurtre en déclarant endosser le péché. Surprise amusée et ironique dvt comportement de clercs que l’aristo guerrière regarde avec condescendance.

Soudaine bonne humeur de G lorsqu’il entend les promesses du pape qui décide le héros à accepter le combat, en dépit d’une faiblesse numérique, v398-402.

Dimension satirique, cf prologue, v31-38.

Pape encore critiquable et critiqué. Au retour ambassade chez Sarrasins, a été épouvanté par Corsolt, qui est un démon ; persuadé que héros les plus valeureux n’oseraient l’affronter, v575-587. Jongleur souligne à quel point le clergé est déchu, manque de foi et n’accorde guère de crédit à son propre enseignement. Intention polémique évidente, tt co clin d’œil du jongleur à son public laïc guerrier, prêt à sourire à cette évocation ss ressentir tte portée polit et anticléricale.

Combat G et Corsolt, v1060-65, 1086-89. Païens qui s’en prennent à leurs dieux qd ils constatent leur impuissance st fréquents ds chansons. Menaces adressées par un chrétien au ciel st rares. Propos du pape scandaleux car ils se trouvent sur lèvres chrétiennes et qu’aucun pers ne s’en offusque.

Qd G quitte Rome pr secourir L, le pape semble considérer que Rome appartient à G, ce qui indigne le héros, v1417-23. (V885-888 ). Pape garde Rome pr Charlemagne, il n’a aucune suprématie spirituelle ou temporelle sur le roi empereur. Il est un seigneur temporel un peu couard, maître d’un clergé dénaturé, prêt à ttes les promesses et indulgences. Comment comprendre que G prenne conseil auprès du pape à propos de son éventuel mariage avec la fille du roi Gaifier, v1365-67, puis à propos de son départ immédiat au secours de L alors qu’il est sur le point de se marier, v1404-05 ? peut-ê s’agit-il pr auteur de contre-balancer le portrait du pape, de montrer ce pers sous un jour moins négatif. Intérêts de G et du pape se rejoignent, G disposé à passer sur petitesses du clergé.
Images d’un roi faible, d’un clergé ss consistance, héros qui se destine au sacrifice dt le rire témoigne d’un appétit de vie qui fait fi des bassesses, tant est digne et glorieux le service de la royauté.

Jean-Claude Vallecalle, « Les deux couronnements de L », Méthode !, 23, agrégation 2014
Parcours de G, conduit par volonté de défendre ou de rétablir un ordre polit et reli ss cesse menacé par assauts des Sarrasins et menées des traîtres. Récit de cette vie, marquée par répétition de combats inévitables a pu s’inscrire ds perspective de mss cycliques. Retour des mêmes situations et pfs de semblables adversaires témoigne de la constance du désordre et de la fermeté d’une résolution : pr défendre le roi.

Ambiguïté de persévérance action héroïque, récit s’ouvre et se ferme sur 2 sc diff de couronnement du même roi, co si, à la fin de la chanson, et malgré les victoires de son protecteur, son investiture était devenue caduque et si la cérémonie devait ê répétée. Effet imperfection pers et d’abord faiblesse de L. trouvère ne peut dissimuler les failles du modèle héroïque qu’il dessine. Discours normatifs, triomphes de G contribuent à souligner la présence du mal.

Récit envahi par la violence témoigne d’un souci des normes et des règles susceptibles d’assurer harmonie ou du moins de permettre le fonctionnement équilibré de la soc hu. Préoccupation inspire tt le 1er épisode de la chanson . félons psts, ms même les ennemis de G et L st attentifs à existence et nécessité normes soc et polit. Acelin respecte un principe d’immunité diplomatique pas tjs pst ds chansons de geste. Gui proclame avec sincérité légitimité de sa cause. Orgueilleux et rebelle, propose un combat singulier. Aspiration au triomphe du droit ds le texte.

Brève répétition à la fin du couronnement, v2643-46. Tt au long, il ne cesse d’ê aux yeux de G, le roi. 2ème cérémonie renouvelle l’investiture monarchique. Personnalité de héritier compte moins que sort et gloire de F.
Épopée paradoxale, poème voué à exalter un ordre polit, n’en ill que la décevante apparence. Principes polit, éthiques, et reli se heurtent à résistance du réel, n’échappent pas à la compromission et à l’ambiguïté. Restent rejet de la trahison, célébration héroïsme qui n’est pas individualiste. Ne tient pas à espoir récompense, grandeur de G ds dévouement ss condition.


Claude Roussel, « Le mariage manqué de Guillaume ds le CL », Méthode !, 23, agrégation 2014
Projet de mariage avec la fille du roi Gaifier.

Duel victorieux contre Corsolt, bataille qui fait l’émir Galafre prisonnier assurent triomphe du camp chrétien. Émir se convertit, est baptisé, obtient délivrance des captifs. Récit se désintéresse du sort de l’immense armée païenne, qui semble s’évanouir. Se focalise sur reconnaissance du roi Gaifier, qui propose à G d’épouser sa fille, v1360, lui offre la moitié de son royaume, v1364. G répond avec circonspection, v1365, demande avis du pape, V1369. Tergiversation G surprend, pourrait paraître offensante. Empêchement fortuit interrompt mariage, v1376, jeu reprises épiques éclairant, v1382. On passe de l’idée de délai à celle d’annulation. V1392, au moment où le pape s’apprête à chanter la messe, où G tenait anneau nuptial, 2 messagers se précipitent ds église pr annoncer mort Charles et besoin d’aide de L. demande conseil au pape, v1408 qui lui prescrit de porter secours. G quitte son épouse en pleurs et G s’apitoie sur sort de L, v1441. Fille éliminée, tt juste mentionnée v223-2237.

Mariage avorté s’inscrit ds un schéma d’ens qui relie les branches et se caractérise par le fait que les projets de G st svt contrariés par événements imprévus. Paisible pèlerinage à Rome se transforme en croisade, mariage interrompue, ap élimination Acelin et Richard, il aspire au repos et s’en trouve empêché par rébellion de Gui d’All. Ap rétablissement de L, aspiration au repos annulée par annonce de troubles féodaux. Héros ne peut jouir des plaisirs de la vie chevaleresque, voué à se sacrifier au nom d’une cause sup par une sorte d’ascèse.

Charlemagne vieux et fatigué, G jeune, mais héros pas maître de son destin, doit répondre aux exigences de sa conscience. Mariage manqué débouche sur impasse narrative, ms présence ds texte se justifie par arguments d’ordre thématique. Séq ill abnégation d’un héros qui renonce à tt projet pers pr se consacrer à la défense du royaume, v1418, 1425. V1430-33, Orable dt G s’éprend alors qu’il ne l’a js vue. Thème de l’oubli apparaît de manière récurrente, absorbé par tâches urgentes le héros paraît enclin à négliger ses engagements passés, v1395-96, 2233-34. Ds ces 2 ex, s’agit de reproches faits à G par pers du récit. Ds le cas du mariage, le narr assume le constat, qui est moins un reproche qu’une explication.

G armé de Joyeuse : v1049, 2501, 2576, 2605. Depuis la chanson de Roland, elle est trad l’épée de l’empereur. Charlemagne laisse couronne à son fils, mais épée à G, surprenant.

Épisode du mariage, env 80 vers, au centre de la chanson, stratégique, v1354-1433. Le trouvère lui accordait pê une certaine importance.

James Simpson, « L’œuvre et l’ombre des géants : fantômes et ruines ds le CL », Hüe dir, Lectures du CL, PUR, 2013.
Place accordée à l’imaginaire du poids et de la matérialité

Agencement dble prologue : interpellation, puis évocation devoirs du roi, de la const du palais d’Aix et triple répétition « Cel jor i ot », v39, 42, 45 pr se faire une idée du poids de la couronne, symb de la gloire du récit proposé. Cf // v548 pape s’étonne que terre puisse porter le poids du corps de C.

Géant : lourdeur physique et esthét qui assimile le corps à la pierre. C ne peut se redresser tant armes st lourdes, v1121.

Incapacité L pèse sur G et les Fçs. Topoï litt des prières épiques se prolongent par lourdes longueurs.
Comique

Couronnement inspiré par sacre de L en 813, tourné en dérision.

G casse le cou d’Arnéïs.
Nostalgie du passé carolingien tjs pste au XIe.
Aix palais désarticulé

Réflexion sur archi polit de empire que Ch voulut refonder, v27-35. Évocation palais souligne solide relation entre structures et souci de justice. Tableau empreint des souvenirs de idéo caro et structures admini cour conçues pr favoriser l’accès des pauvres en quête de justice. S’agit-il ici de la dédicace originelle de la chapelle ou d’une nelle cérémonie pr solenniser le passage du pouvoir ? passage ds texte du passé au pst.

G et Richard, traversée des terres légères v2056. Sympathie de G pr ses ho, attendrissement.
Délabrements carolingiens

Paternalisme ds chanson. Ch met L en garde contre mauvais conseiller tt en se laissant influencer par Arnéïs. Devoirs envers pauvres, orphelins, veuves peuvent surprendre car st abs texte. Pr G co pr L, présence de Ch lourde, rappels des fardeaux litt qui concernent le héros. Rêve G, v289-97 trad Roland : animal effrayant est le vautre qui ds R symb neveu Ch.
St Pierre et Rome

C est-il humain, à quel point ses aspects gigantesques entrent-ils en ligne de cpte.

Réflexion sur relation entre Rome et Empire.

Conflit avec Gui, poème en finit avec place qu’occupe Rome. S’assimilant à C et à Galafre par offensive, Gui se teint d’un gigantisme tyrannique qui se lit ds la (dé)composition de son corps : au moment où G lui tranche un morceau de chair long d’un pied, poème note que blessure laisse apparaître os, v2581-82 ; anticipation chute finale, v2605-13. Alourdi par armure, Gui sombre. Qd C fait peur, Gui hésite qd connaît identité de G, v2526-32 ; propose alors un partage. Passage peur du géant à son imitation.
  1   2   3   4

similaire:

Notes de lecture iconNotes de lecture

Notes de lecture iconNotes de lecture sur les premiers chapitres de «Dichtung und Philosophie»
«lecture préparée» des quelques pages d’Homère que Monsieur Gérard Jeanneau m’a aimablement offert de placer sur son site

Notes de lecture iconNotes de lecture» «Rencontres improbables»

Notes de lecture iconNotes de lecture à partir de l'ouvrage

Notes de lecture iconNotes de Lecture 2012-2013 Thématique : «Fier de soi !!»

Notes de lecture iconNotes de lecture sur quelques vocables modernes du domaine alpin

Notes de lecture iconNotes de lecture
«Cette brume insensée où s’agitent les ombres, comment pourrais-je l’éclaircir ?»

Notes de lecture iconNotes et contre-notes
«littérarité», qui rapproche selon nous les trois genres littéraires au sein d'un même ensemble, que nous continuerons à appeler,...

Notes de lecture iconAtelier lecture a haute voix
«ici» ou «là», le coryphée donne lecture sonore d’un fragment du conte (passage de la lecture là où IL veut)

Notes de lecture iconExemple d’évolution des activités de lecture en ce1
«A», quelques séries de fiches de lecture silencieuse, ou autres matériels de lecture autonome, seront bienvenus





Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
l.20-bal.com