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ANIMATION PEDAGOGIQUE

ECOLE ET CINEMA
MARDI 5 OCTOBRE 2010



  1. Biographie et filmographie de M. Ocelot.

Biographie


Né à Villefranche-sur-Mer, sur la Côte d'Azur, il a vécu son enfance en Guinée, son adolescence à Angers, et vit maintenant à Paris.

Il étudie d'abord aux Beaux-Arts de Rouen, puis aux Arts-décoratifs à Paris et enfin au California Institute of the Arts.

Il s'intéresse d'abord au cinéma d'animation en amateur, en réalisant pendant ses vacances, avec un groupe d'amis, différents courts métrages, où chaque personne utilisait les techniques qu'elle désirait. Cela a donné, selon ses mots, des créations très variées, avec des techniques très simples. Il a pour sa part utilisé du papier découpé, technique qu'il réutilisa plus tard lors de la réalisation de la série Ciné Si (Princes et Princesses). Il est très attaché à essayer de faire les choses le plus simplement possible.

En 1976, il réalise la série Les Aventures de Gédéon (d'après Benjamin Rabier), puis son premier court métrage produit professionnellement, Les Trois Inventeurs est produit en 1979 par aaa (qui produit également Jacques Rouxel, le réalisateur des Shadoks). Il reçoit la même année un prix au BAFTA, pour ce film, à Londres. Il reçoit en 1983 le César du meilleur court-métrage d'animation pour La Légende du pauvre bossu également produit par aaa.

Il est le réalisateur de la série télévisée Ciné Si (La Fabrique, 1989), qui inspire en 2000 la sortie au cinéma du programme Princes et Princesses en ombres chinoises, réalisé en papiers découpés

Il réalise également des longs métrages : Kirikou et la Sorcière (1998), Kirikou et les bêtes sauvages (en coréalisation avec Bénédicte Galup, 2005) et Azur et Asmar (2006).

Pour célébrer la « Journée mondiale du cinéma d'animation », Michel Ocelot a notamment participé le 28 octobre 2003 à une journée spéciale sur les technique de l'animation, au Forum des images, à Paris, en clôture de la « Fête du cinéma d'animation ». Il y a fait la démonstration de la simplicité de ses techniques en direct.

Michel Ocelot est très sensible aux œuvres du cinéma d'animation russe, chez lequel il a des amis, comme Nina Chorina. Celle-ci lui a d'ailleurs fait cadeau du chien qui a été utilisé dans Le Caniche, film mêlant décors et objets en papiers découpés et peints, mais aussi marionnettes articulées (comme le chien).

Il a présidé l'Association internationale du film d'animation (ASIFA), de 1994 à 2000.

Filmographie

Courts métrages

Longs métrages


  1. Générique

Réalisation : Michel Ocelot

Scénario : Michel Ocelot

Graphisme : Michel Ocelot

Musique : Gabriel Yared, chansons interprétées par Souad Massi

Son : Thomas Desjonquères, Cyril Holtz

Montage : Michèle Péju

Production : Nord-Ouest Production (Paris)

Distribution : Diaphana (Paris)

Sortie du film : 25 octobre 2006

Durée : 1h30

Format : 35 mm, couleur

avec les voix de

Cyril Mourali / la voix originale d'Azur adulte

Karim M'Ribah / la voix originale d'Asmar adulte

Hiam Abbass / la voix originale de Jenane

Patrick Timsit / la voix originale de Crapoux

Fatma Ben Khell / la voix originale de la princesse Chamsous Sabah

Rayan Mahjoub / la voix originale d'Azur enfant

Abdelsselem Ben Amar / la voix originale d'Asmar enfant


  1. Résumé du film

Elevés comme deux frères, Azur, blond aux yeux bleus, fils du châtelain, et Asmar, brun aux yeux noirs, fils de la nourrice, sont brutalement séparés. Devenus grands, ils partent chacun à la recherche de la fée des djinns. Rivalisant d’audace, ils vont à la découverte de terres magiques, recelant autant de dangers que de merveilles.

  1. Les scènes du film

Sur le DVD, le film est découpé en 3 actes : intérêt du point de vue de la lecture et de la compréhension narrative.

Acte 1 : l’enfance

  1. L’enfance à trois.

  2. Le père.

  3. La fin de l’enfance.

Acte 2 : L’autre pays, les autres

  1. Le vilain pays :

  2. L’aveugle, Crapoux, le beau pays.

  3. La ville.

  4. La veuve Jenanne.

  5. Les fils de Jenane.

  6. Le sage Yadoa.

  7. La princesse Chamsous -Sabah

Acte 3 : la quête

  1. La ville, la nuit.

  2. L’expédition à deux.

  3. Le lion écarlate.

  4. Chasseurs d’esclaves.

  5. Vers la fée.

  6. La fée des Djinns.

  7. Les 8 juges




  1. Quelques pistes pédagogiques.

  1. Le langage cinématographique :

    • Les ellipses

      • Acte 1 : départ d’Azur chez son précepteur suivi du départ de la nourrice puis plan fixe sur la ville médiévale. Conversation père fils sans transition alors que 10 ans ont passé.

      • Possibilité de montrer aux élèves quelques ellipses issues du patrimoine cinématographique.

2
001 l’odyssée de l’espace : scène initiale avec l’os, premier instrument de l’humanité, qui, lancé dans le ciel devient une navette spatiale : 4 millions d’années viennent de se dérouler en une seconde (le programme d’histoire du cycle3)





Les Tontons flingueurs : Lino Ventura, en réponse au sarcasme d'un invité, pose sa sacoche. L'image suivante montre le moqueur K.O. dans sa voiture de sport.

      • Faire le lien avec les procédés elliptiques en littérature. cf U. Eco in Lector in fabula « le texte est une machine paresseuse ».

Activité de classe qui consiste à demander aux élèves des écrits visant à compléter les blancs pour mettre en évidence le travail intellectuel du spectateur. (Notes de lecture)

    • Le cadrage :

Diversité des plans qui permet d’aborder les effets recherchés.



Cadrage

Ce que l'on voit à l'écran

Effet recherché

Plan général





Il montre tout un paysage ou un lieu.

Situer et décrire les lieux et le décor de l’action dans un ensemble plus vaste que le plan d’ensemble.

Plan d'ensemble






Il cadre l’ensemble du décor.

Montrer le personnage dans son milieu.

Plan moyen






Il cadre le personnage en entier, de la tête aux pieds.

Mettre en valeur le personnage.

Attirer l’attention sur lui et insister sur l’action qui se déroule.

Plan américain






Il cadre le personnage de la tête aux cuisses (cf. les colts des cow boys dans les westerns).


Mettre en valeur les gestes du personnage.

On se retrouve au cœur de l’action.

Plan poitrine ou plan rapproché






Il cadre la tête et la poitrine du personnage.


Faire un portrait, révéler la psychologie du personnage.


Gros plan







Il cadre seulement la tête.

Suggérer les pensées du personnage.

Très gros plan ou insert

Les yeux d’Azur

Il détaille une partie du corps, un geste précis ou encore un objet.

Montrer un détail essentiel.

Renforcer l’effet dramatique.

Contre-plongée



Une prise de vue du haut vers le bas

Evoquer une infériorité, une soumission.



    • La notion de point de vue

        • Le triangle parfait

Notion de symétrie que l’on retrouve dans la scène du coucher des enfants.

  • Changement de point de vue :

Le père décide que les 2 enfants ne dormiront plus ensemble : rupture de la symétrie des images ; l’histoire se focalise alors sur le point de vue d’Azur.


    • Le story-board (scénarimage) des grandes étapes du film.

A partir des photographies ou bien des dessins des élèves, on peut construire le story-board du film.

    • Les techniques de l’animation

        • Making off du film sur le dvd.

        • Fabrication d’un flip book.

        • Explication de la persistance rétinienne.

        • Les images de synthèse.

        • L’utilisation de la 3D.




    • Le festival d’animation d’Annecy offre un panel représentatif de la richesse et de la diversité du cinéma d’animation.

    • L’histoire du cinéma d’animation : construction d’une frise.

1895 1908 2006












  1. Littérature :

    • Les contes du monde arabe :

Les mille et une nuits : recueil de contes arabes écrits vers l’an 800. (traduction de l’arabe en 1704) cf 2000 ans d’histoire.

Les héros:Aladin, Sindbad, Ali Baba.

Les contes des djinns.

    • La poésie arabe.

    • Les contes du merveilleux :

Utilisation des ressorts traditionnels du conte de fées.

        • Les lieux :

Maison de Jenane, palais de la princesse, palais de la fée des djinns, grottes, déserts.

        • Les djinns :

Le monde des djinns appartient aux traditions arabes les plus anciennes. Ils seraient nés du feu le plus pur. Invisibles la plupart du temps, ils peuvent prendre l’apparence d’animaux ou d’hommes et vivent le plus souvent dans des lieux déserts, les oasis, les forêts.

        • U
          n bestiaire fantastique :


Mise en relation avec le bestiaire médiéval fantastique.

      • le lion écarlate invention de M. Ocelot


      • l’oiseau Saïmourh ( Simorg ou Simurgh)  : animal mythique des contes persans


cf 2 ème voyage de Sindbad le marin (texte libre de droit).

Sa représentation est inspirée d’enluminures arabes.





        • Les objets magiques :

3 clés pour passer 3 portes, 1 fiole d’invisibilité, une plume, un bonbon qui permet de parler aux fauves.


    • Etude du schéma narratif ( Propp 1965) et actanciel ( Greimas 1966).

Le schéma quinaire est révélé par 2 scènes durant laquelle Jenan et le sage Yadoa ouvrent le «  livre de l’histoire ».(faire remarquer le sens de rotation du livre)

  1. Situation initiale:

Deux bébés sont élevés par la même femme (nourrice de l'un, Azur et mère de l'autre, Asmar). Petits garcons, ils décident qu'un jour, ils épouseront la fée des djinns.

  1. Eléments transformateurs:

Le père de Azur décide de les séparer en envoyant Azur faire des études en ville et en chassant Jenane, la nourrice, et Asmar.

  1. Les actions:

Voyage de Azur, les retrouvailles avec Jenane, les rencontres importantes, les aventures vers le pays des fées.

  1. Eléments de résolution:

l'utilisation des attributs magiques, la loyauté des sentiments, l'apparition d'une deuxième fée.

  1. Situation finale:

le couronnement des 2 princes, leurs mariages respectifs: chacun d'eux a trouvé l'amour.

    • Ecoute de l’histoire racontée par Jenan.

    • Activités rédactionnelles autour du conte :

Compléter, insérer des péripéties supplémentaires, un dénouement différent, ajouter un personnage ou un objet magique, faire le portrait d’un personnage…


  1. Education civique :

        • Les valeurs de tolérance, de respect des différences, critique de la pensée ethnocentriste, thème de l’altérité, le partage, l’échange.

        • Des extraits de dialogue qui peuvent susciter le débat.

Princesse Chamsous- Sabah :

« Je sais tout grâce à la bibliothèque du palais, mais je ne sais rien en vrai. »

Jénane :

« Ecoute mon fils, je connais deux pays, deux religions, ce qui fait que j’en sais deux fois plus que les autres. »

Crapoux :

« Du couscous, un truc de blé avec du blé et du mouton. Ils n’ont pas de cassoulet. »

« C’est le muezzin, qui appelle à la prière, ils n’ont pas de cloche. »

Azur

« Quels que soient les obstacles, j’irai dans le pays de l’autre côté de la mer. »


  1. Géographie : La découverte d’une autre culture

        • La langue :

Parti pris par M. Ocelot de ne pas traduire les dialogues en arabe peut susciter quelques activités :

      • Justifier et expliciter ce choix :

Musicalité de la langue arabe.

Le personnage de Jenane donne une piste d’explicitation lorsqu’elle parle avec une servante « Avec le ton que j’ai pris, il n’y a pas de problème de langage ».

      • Ecrire des traductions.

      • Relever les procédés qui en permettent la compréhension; production et jeu de saynètes sur ce modèle.

        • L’architecture arabo-andalouse

-

Le palais de Jenane est inspiré du palais de l’Alhambra de Grenade : forteresse et résidence des souverains arabes construite au XIII
ème s.

-
Les zelliges : mosaïque de céramiques aux formes géométriques.


- La ville arabe est souvent divisée en 3 partie : le souk, le quartier religieux, le palais du gouverneur ou du roi.

- Les riads, maison traditionnelle des médinas (ville arabe) fermées autour d’une cour et d’un jardin intérieur avec une fontaine, le patio.

        • Les modes  de vie:

  • L’alimentation :

Découverte des épices dans la scène du marché; scène du repas chez Jenane. (Semaine du goût.)

  • L’habillement

  • La musique orientale et ses instruments.

  • La Bande Originale de Gabriel Yared et interprétée par Souad Massi.

  1. Sciences.

        • Montrer les apports de la civilisation arabo-musulmane.

Vers l’an 1 000, les Européens avaient 200 ans de retard sur les connaissances scientifiques que maîtrisaient les arabes.

En médecine, découverte par Ibn al Nafis de la circulation du sang.

En astronomie ; invention de l’astrolabe (11 e s.) par Ibn Khalaf.

En mathématique, apparition de l’algèbre expliquée par Al Khawarizmi (9 e s), le zéro rapporté d’Inde.

  1. Histoire :

    1. L’enseignement du fait religieux :

Programme 2008 découverte d’une autre civilisation, l’Islam.

            • la naissance de l’Islam :

Vers 570, naissance de Mahomet qui selon la tradition à 40 ans reçoit la visite du messager d’Allah qui lui révèle sa mission de prophète. Chassé de La Mecque il doit alors s’installer à Médine en 622. Après sa mort, ses disciples transcrivent son enseignement dans le Coran.

            • les 3 grandes religions monothéistes.

Un plan présente leur lieu de culte : mosquée flanquée d’un minaret et ornée du croissant ; une église avec sa croix, une synagogue surplombée d’une étoile de David.


    1. L’âge d’or du monde musulman.

      • Conquête de vastes territoires de l’Empire byzantin et perse par les califes.

      • Construction d’importantes villes comme Bagdad et essor nouveau pour Cordoue, Kairouan ou Damas.

      • Expansion du commerce : les marchands arabes contrôlent les routes commerciales entre l’Orient et l’Occident importent et exportent des produits du monde entier : soieries et porcelaines de Chine ; épices et pierreries d’Inde, or et bois précieux d’Afrique.




  1. Les images ricochets

        • Scène de la leçon d’équitation à replacer dans l’histoire de l’image.


En 1878, Muybridge commande en Angleterre 24 appareils photographiques qu'il dispose le long d'une piste équestre, déclenchés par des fils tendus. Il obtient ce fameux cliché.


        • Le style Michel Ocelot

      • Un graphisme et une esthétique en rupture avec les films d’animation des studios Pixar (Toy Story, Shreck…).

      • De nombreuses images du film font référence à des scènes de ses autres films.


Azur s’engouffre dans un tunnel évoquant Kirikou avec les suricates.

      • L’importance de la silhouette.

      • Des personnages avec des points communs

Comparaisons : entre la veuve Jenane et Karaba la sorcière dans Kirikou.

entre La princesse Chamsous Sabah et Kirikou.





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