Note xi» du Cromwell de Victor Hugo «Je le comparerais volontiers à Manzoni.»





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 » (Œuvres de Goethe, Poésies diverses, t. I, trad. J. Porchat, Hachette, 1861, p. 81-82) à travers l’allusion à « l’élève du sorcier » (37) (Précisons que c’est Mme de Staël qui avait fait connaître ce petit récit allégorique dans De L’Allemagne...).

4 Cf. l’aveu de Hugo dans Le Rhin (« un Français qui, comme moi, ne sait pas l’allemand ») et ce que dit Sainte-Beuve dans sa « Lettre à M. William Reymond »: « Aucun des grands poëtes romantiques ne savait l’allemand » (Nouveaux Lundis, t. IV, Appendice, 2 novembre 1863, p. 454).

5 Dans une lettre postérieure à 1865 (« Hauteville house, 17 mai »), Hugo attribue un drame de Schiller à Goethe: « “Le Comte Egmont ”, “ Wallenstein ”, etc. sont des œuvres avortées, comme vous le dites très bien de “ Faust ”. Schiller est très supérieur à Goethe. » (citée par Paul Dresse, « Deux lettres inédites de Victor Hugo sur Goethe », in Écrits de Paris, 249, 1966, p. 106.)

6 Voir sur ce point Goethe en France (Hachette, 1904), suivi de la Bibliographe critique de Goethe en France, (Hachette, 1907) de Fernand Baldensperger et l’ouvrage symétrique de Hippolyte Loiseau, Goethe et la France, Victor Attinger, « Occident », 1930, pp. 159-164.

7 Soulignons à ce propos que la plupart des éditions (à l’exception de l’édition « Bouquins » et de la « Pléiade »), en faisant un appel de note sur le mot « fait », complique la tâche dans la mesure où son insertion ne se réalise pas sur ce mot mais sur la première partie de la phrase, c’est-à-dire de « L’art…[…] à […] …faits » (25).

8 « [Le drame] écrit des légendes et non des fastes. Il est chronique et non chronologique. » (« note VIII », 42)

9 Gérard, Faust, tragédie de Goethe, nouvelle traduction complète, en prose et en vers, Paris, 1828.

10 Cf. p. 24: « Comme dit Charles Nodier, après l’école d’Athènes, l’école d’Alexandrie » et la « note VII » (42): « Cette expression frappante, Homère bouffon, est de M. Charles Nodier, qui l’a créée pour Rabelais, et qui nous pardonnera de l’avoir étendue à Cervantes et à l’Arioste. » Ces deux hommages au maître sont suivis des révérences aux amis du Cénacle: Deschamps (« note X », 43) et Sainte-Beuve à travers l’allusion à « l’homme d’esprit » (29) et à la « jeune critique » (37). Ces procédés sont courants à l’époque où les romantiques vivent encore les beaux jours de la Camaraderie littéraire...

11 Op. cit., p. 263.

12 Jean-Jacques Goblot, Documents pour servir à l’histoire de la presse littéraire, Le Globe 1824-1830, H. Champion, « Bibliothèque de Littérature Moderne », 1993.

13 Ibid., p. 212 (notice « J.-J. Ampère »).

14 « […] un journal qu’il fait paraître depuis quelques années sous le titre Art et Antiquité. […] Aussi Goethe s’est-il arrêté; et satisfait d’un règne actif de près de quarante ans, il paraît vouloir désormais laisser jouir son peuple du repos le plus profond. Ayant à achever sa tâche de législateur, s’il continue à vivre, c’est comme par curiosité, pour voir si ses lois profiteront à ceux qui les ont reçues. Seulement, lorsqu’ils les appliquent mal, il les en avertit dans l’écrit périodique dont j’ai parlé tout à l’heure. » (Œuvres dramatiques de J.W. Goethe, traduites de l’allemand; précédées d’une notice biographique et littéraire sur Goethe, t. I, Sautelet, 1825, p. 180 et 183).

15 « Il conte di Carmagnola, Tragedia di Alessandro Manzoni, Milano, 1820 » in Ueber Kunst und Alterthum, Zweiten Bandes, drittes Heft, Stuttgart, J. G. Cotta, 1820, p. 53-54. (repris dans Sämtliche Werke nach Epochen seines Schaffens, Band 13.1, Die Jahre 1820-1826, Herausgegeben von Gisela Henckmann und Irmela Schneider, München, Carl Hanser Verlag, 1998, pp. 348-364 [« Zur Europäischen Literatur »].

16 Il Conte di Carmagnola. Tragedia di Alessandro Manzoni, Milano, Dalla tipografia di Vincenzo Ferrario, 1820, 142 p., in-8°.

17 « strengen Bedingungen der Zeit und des Ortes » (Ueber Kunst…, Sämtliche Werke, éd. cit, p. 348.

18 « Da sieht man denn gleich bei der Summarischen Aufzählung der Personen, daß der Verfasser mit einem krittlenden Publikum zu tun hat […] » (ibid., p. 355).

19 Ibid., p. 356.

20 « Alexander Manzoni an Goethe », in Ueber Kunst und Alterthum, Stuttgart, Band IV, Heft 1, 1823, p. 101 (repris dans Sämtliche Werke… éd. cit., p. 380).

« Sodann muß ich aber bekennen, daß die Abteilung der Personen in Geschichtliche und ideelle ganz mein Fehler sei, verursacht durch eine allzugroße Anhänglichkeit an das genau Geschichtliche, welche mich bewegte die realen Personen von denjenigen zu trennen, die ich ersann um eine Klasse, eine Meinung, ein Interesse vorszustellen. In einer neuern Arbeit hatte ich schon diesen Unterschied aufgegeben und es freut mich dadurch Ihrer Anmahnung zuvorgekommen zu sein. »

[Je dois cependant reconnaître que la division des personnages en personnages historiques et idéaux est une erreur complète de ma part, causée par un attachement excessif à la chose historique exacte, laquelle m’a poussé a séparé les personnages réels des autres, que j’ai imaginé représenter autour d’un groupe, une opinion, un intérêt. Dans un nouveau travail j’avais déjà abandonné cette distinction et je me réjouis d’avoir ainsi devancé votre réclamation.

Dans une lettre à C. Fauriel du 6 mars 1822, Manzoni met cette décision en application: « Pour Carmagnola, indépendamment de toute les corrections que vous aurez pu faire, je vous en indiquerai une qui ne vous donnera pas trop de peine: c’est d’omettre la distinction entre les personnages historiques, et idéaux: et je vous prie de mettre une ligne en note à l’endroit de l’article de Goethe qui regarde ce point, pour avertir le lecteur que c’est pour faire droit à cette critique fort juste, que la distinction a été effacée. » (lettre reproduite dans A. Manzoni, Adelghis. Lettre à M. ***, éd. S. Carpentari-Messina, Saint-Étienne, Centre d’Études Foréziennes, 1979, p. 295). Fauriel obéira à Manzoni dans son édition de 1823 en reproduisant entièrement l’article de Goethe contenant cette critique...

21 « Toutes les fois que lord Byron parlait de l’auteur de Werther et de Faust, il ne l’appelait que le grand Goethe (the great Goethe) », lisait-on dans le Moniteur Universel du 22 oct. 1825. « L’illustre Poëte » de la « note XI », ainsi peut-être que « le grand Goethe » dans le discours de réception à l’Académie (3 juin 1841), doit sans doute hélas! être entendu de manière ironique.

22 Le Comte de Carmagnola, et Adelghis, tragédies d’Alexandre Manzoni, traduites de l’italien par M. C. Fauriel, suivies d’un article de Goethe et de divers morceaux sur la théorie de l’art dramatique, Paris, Bossange Frères, Libraires, Rue de Seine, N° 12, F. S. G., 1823, XX-491, in-8° [2e édition identique: 1834]. Le Compte rendu de Goethe a pour titre: « Examen de la Tragédie de M. Manzoni, intitulée Il Conte di Carmagnola, traduit de l’allemand, et tiré du recueil périodique: Sur l’Art et l’Antiquité (Ueber Kunst und Alterthum), publié à Stuttgart, par Goethe (2e vol. 3e cahier, p. 35-65). » La citation se trouve page 139.

23 Préface, p. 25.

24 Il contient précisément: 1. La « Préface du traducteur » (pp. I-XX); 2. Une « Notice historique (pp. 3-19); 3. Une « Note du traducteur » (pp. 146-148) 4. Une « Notice sommaire des événements de l’histoire des Lombards représentés ou rappelés dans la tragédie suivante [Adelghis] (pp. 151-167); 5. Un « Dialogue sur l’unité de temps et de lieu dans les ouvrages dramatiques par M. Hermès Visconti » (pp. 319-358); 6. Un « Avertissement de l’éditeur » (pp. 361-362); 7. La « Lettre à M. C*** sur l’unité de temps et de lieu dans la tragédie » (pp. 363-491).

25 « C’est à lui [Le Globe] qu’il songeait en écrivant sa préface », rappelle Claude Duchet dans son excellente préface de Cromwell (Victor Hugo. Œuvres complètes, éd. J. Massin, « Club Français du Livre », 1967, t. III, p. 36).

26 Hugo place significativement ce développement sur le grotesque en tête de sa Préface (après le socle des trois âges) et lui consacre la plus grande partie de son propos (10 pages: pp. 8-18).

27 Qui, soit dit en passant, s’est empressé de traduire les pièces en vers de Manzoni en prose!...

28 Le Comte..., éd. citée, p. 145.

29 Rappelons que La Lettre à M. C*** (écrite à Paris de 1818 à 1819) fut rédigée en réponse au compte rendu du Comte de Carmagnola, paru en mai 1820 dans le Lycée Français par Victor Chauvet, critique du parti classique. Ce dernier s’y attaquait aux libertés prises par Manzoni notamment en ce qui concerne les règles des trois unités. Cette lettre doit beaucoup à C. Fauriel, qui poussa à sa publication et l’inspira par ses échanges dans son salon de la « Maisonnette ».

30 Lettre à M. ***, éd. citée, pp. 256-257.

31 « Mais dira-t-on, le drame peint aussi l’histoire des peuples. Oui, mais comme vie, non comme histoire » (« note VII », 42).

32 Sur ce point on peut lire les analyses de Lucienne Portier (Alessandro Manzoni, P.U.F., « Publications de la Faculté des Lettres de Paris », 1956, chap. IV: « dans la bataille romantique »: pp. 79-125), et celles de Simone Carpentari-Messina dans l’introduction de son édition de la tragédie d’Adelghis (éd. citée, pp. 7-80).

33 Ibid., p. 255..

34 Cf. note 25. Goethe reprochera justement à Manzoni de toujours vouloir se justifier et d’oublier son génie de poète (Conversations de Goethe avec Eckermann, trad. J. Chuzeville, éd. Claude Roëls, Gallimard NRF, « Du Monde Entier », p. 207 (le 31 janvier 1827) et p. 235 (le 23 juillet 1827)).

35 Cf. le chapitre III, 2e partie (« Autour de Faust ») du Goethe en France de F. Baldensperger (éd. citée, pp. 124-152).

36 « Note VII », 42.

37 Baldensperger souligne (ibid., p. 114) que cette ballade était si connue en France en 1818 qu’on l’attribuait parfois à son traducteur, Latouche; il est vrai que ce dernier n’avait pas coutume d’indiquer l’origine des ses adaptations…

38 « Goethe a beaucoup loué les poésies de Victor Hugo. " Il possède un talent remarquable, dit-il, […] il me semble être aussi important que MM. Lamartine et Delavigne. " [en parlant des Deux Isles] " N’a-t-il pas des images magnifiques? et n’a-t-il pas traité son sujet avec une grande liberté d’esprit? […] Regardez ce passage, est-il assez beau? " » (Op. cit., pp. 180-181).

39 Ueber Kunst und Alterthum, Band VI, Heft, 2, pp. 386-387.

40 Conversations…, éd. cit., p. 207.

41 De nombreux articles sur Goethe et ses œuvres sont publiés: 18 nov. 1824, 24 fév., 5 mai, 1er et 20 nov. 1825, 24 avril et 20 mai 1826, 6 janv., 22 mai, 2 juin, 9, 11, 13, 27, 30 octobre, 1er novembre 1827.

42 Il doit y renoncer. Le pèlerinage des hommes du Cénacle viendra après (V. Pavie, David d’Angers) mais, contrairement à Sainte-Beuve qui y songera et regrettera de ne pas l’avoir fait, Hugo ne manifestera jamais le désir d’aller à Weimar. Du reste, lors de son voyage en Allemagne (1839), il ignorera superbement Goethe.

43 « Le chef-d’œuvre des comédies historiques », de l’aveu même de Ch. Nodier (Journal des Débats, 20 mars 1814).

44 « On sent que la prose, nécessairement bien plus timide, obligée de sevrer le drame de toute poésie lyrique ou épique, réduite au dialogue et au positif, est loin d’avoir ces ressources. Elle a les ailes bien moins larges. Elle est ensuite beaucoup plus facile d’accès; la médiocrité y est à l’aise; et, pour quelques ouvrages distingués comme ceux que ces derniers temps ont vus paraître, l’art serait bien vite encombré d’avortons et d’embryons  » (30).

45 Paul Dresse de Lebioles, Goethe et Hugo, suivi de mélanges goethéens, Bruxelles, Éditions Libris, « Le Balancier », 1942, In-16, 179 p., et son article de 1966 déjà cité (« Deux lettres inédites...»).

46 On trouve déjà cette thèse esquissée dans un article de F. Baldensperger du Mercure de France: « Goethe et Hugo. Juges et parties » (sept-oct. 1907, n° 69, pp. 25-38).

47 Cf. « Le Beau serviteur du Vrai » (V) in Œuvres complètes, Critique, éd. citée, p. 408.
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