Cheveux emmêlés ou la force de l’émerveillement





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Préface
Cheveux emmêlés ou la force de l’émerveillement

Sur la couverture, un cœur de femme aux cheveux emmêlés, percé d’une flèche, d’où s’écoulent des fleurs rouges et le titre calligraphié du recueil. Ce dessin1 dans le style Art nouveau est dû au peintre et illustrateur Fujishima Takeji (1867-1943). Tel est le choix fait en 1901 par la jeune Yosano Akiko (1878-1942), alors âgée de vingt-trois ans, pour la présentation de son premier et plus célèbre recueil. Elle ignore bien sûr encore l’extraordinaire renommée que lui vaudront ces vers. L’expression de l’émotion est là, dans son jaillissement, au sein de la forme la plus ancienne de la poésie japonaise, le tanka2, dont les trente et une syllabes éclatent littéralement de jeunesse. Chant, danse, musique, peinture et poésie sont convoqués pour célébrer la fusion des différentes formes artistiques, la correspondance de l’amour et de l’art, le triomphe de l’émerveillement. Les sens en éveil, artiste à son tour, le lecteur est emporté dans les tourbillons légers de ce concerto pour un amour fou ; il se trouve tour à tour face à des portraits de femmes éprises et des tableaux de paysages eux-mêmes ravis ; il assiste à la valse rapide des cœurs emmêlés ; il lit un hymne puissant et plein de fraîcheur à la passion, une ode à la jeunesse, au printemps et à la rêverie.

L’enfance, pourtant, n’a pas été très heureuse. Fille de pâtissiers de la ville portuaire de Sakai, à proximité d’Ôsaka, Hô Shô de son vrai nom interrompt trop tôt (de son point de vue) sa scolarité, contrainte dès l’adolescence d’aider à diverses tâches dans le commerce familial. L’attente des clients et le calme de la nuit lui permettent cependant de se forger une solide culture littéraire. La bibliothèque paternelle est par chance très bien fournie. Lire est une évasion qui l’emmène d’abord vers les classiques de la littérature japonaise, puis la poésie et le roman contemporain, japonais et occidentaux, à travers des revues que lui envoie son frère aîné depuis Tôkyô. Un voisin la présente à un cercle de poètes de la ville de Sakai, où la jeune fille écrit et publie, dès 1895, ses premiers poèmes. Un véritable déclic se produit le jour où celle-ci découvre dans les pages d’un journal de 1898 les tanka de Yosano Tekkan (1873-1935) dont la nouveauté l’enthousiasme. Par l’intermédiaire de son frère cadet, elle intègre cette même année à Sakai une branche du « Cercle littéraire des jeunes gens de Naniwa » (Naniwa seinen bungaku-kai) et publie désormais régulièrement ses vers dans la revue Yoshiashigusa3. C’est dans ce cadre qu’elle rencontre pour la première fois en août 1900 Yosano Tekkan, venu dans le Kansai.

Théoricien de la « poésie du moi » (jiga no shi), Yosano Tekkan est le grand inspirateur de la jeune femme, à différents égards. Il vient tout d’abord de fonder à Tôkyô le « Cercle de la nouvelle poésie » (Tôkyô shinshi-sha) et la revue Myôjô (« L’Etoile du berger »). Il souhaite promouvoir une poésie nouvelle, imaginative, en rupture avec les conventions poétiques, libre au sens large du terme, originale, qui soit le reflet des émotions individuelles et l’expression de la fantaisie et de la personnalité de chacun ; une poésie qui fasse disparaître les cloisonnements entre tanka, haiku, kanshi4 et vers libres5, et qui permette à chacune de ces formes, anciennes ou nouvelles, d’être enrichie par les particularités propres aux autres genres. Son souhait est également de présenter dans les pages de sa revue tant la création poétique japonaise qu’occidentale, mais aussi la peinture et la sculpture. L’Art n’est qu’un, que toute forme artistique revêt à condition que l’engagement de l’artiste soit total. Ce goût pour le syncrétisme artistique sera très présent dans la poésie d’Akiko. Mais c’est aussi l’homme, l’amant et bientôt le mari qui séduit et libère la sensibilité de la jeune femme. Leur mariage a lieu en octobre 1901, soit trois mois après la publication de Cheveux emmêlés (Midaregami). De leur union naîtra onze enfants. Le recueil qui nous intéresse aujourd’hui n’est autre que l’histoire de la naissance de cette longue passion.

Cheveux emmêlés doit en effet être compris comme le récit poétique et éclaté de la genèse de cet amour, des mois qui précèdent la première rencontre jusqu’à la publication du recueil. Quoique bref sur un plan strictement temporel (un an), le cheminement affectif est long, et constitué de différentes étapes. La première rencontre a lieu à Kitahama le 4 août 1900, en compagnie d’autres poètes, suivie d’autres rencontres les jours suivants en différents lieux de cette même région d’Ôsaka (Hamadera, Suminoe et Takashinohama notamment). Le trouble naît alors dans le cœur d’Akiko, mais aussi dans celui de sa meilleure amie, la poétesse Yamakawa Tomiko (1879-1909), surnommée le « lis blanc », troisième personnage du recueil par ordre d’importance. Le sentiment de jalousie est pendant ces longs mois suscité aussi par la présence de l’épouse de Tekkan (en réalité sa seconde épouse), restée à Tôkyô, avec qui Tekkan aura bientôt un enfant, mais avec laquelle il ne s’entend plus. En novembre 1900, celui-ci revient dans le Kansai et invite ses deux admiratrices, Akiko et Tomiko, à se rendre à Kyôto. Ensemble ils visitent plusieurs temples (dont celui d’Eikandô6) et passent une nuit dans une auberge sur le Mont Awata : à cette occasion, Yamakawa Tomiko annonce à ses amis qu’elle doit rentrer dans sa région d’origine pour épouser un homme qu’elle n’aime pas. Un second séjour à Kyôto a lieu en janvier 1901, dans la même auberge à Awatayama, où cette fois Akiko et Tekkan sont seule à seul. Les mois suivants, les deux poètes font paraître de nombreux poèmes dans la revue Myôjô. Ces vers donnent à lire leur passion naissante et parfois se répondent. Tekkan doit au printemps résoudre différentes difficultés, notamment son divorce, mais aussi les calomnies dont il est l’objet7. Début juin 1901, sans consulter ses parents (fait rare pour l’époque), Akiko quitte la maison familiale et décide de rejoindre son amant à Tôkyô. Elle s’installe chez lui dans le quartier encore verdoyant de Shibuya. Elle est présentée aux membres du « Cercle de la nouvelle poésie » les semaines suivantes puis s’attelle à la compilation de Cheveux emmêlés, qui paraît le 15 août 19018. Tel est le paysage affectif constituant la toile de fond de la grande majorité des poèmes du recueil, même si une minorité d’entre eux correspondent à des souvenirs de jeunesse d’Akiko précédant sa rencontre avec Yosano Tekkan.

Lors de la compilation de ce premier ouvrage, Akiko réunit donc 399 tanka qui, pour le plus grand nombre, ont déjà été publiés une première fois dans les revues Yoshiashigusa et Myôjô durant l’année écoulée. Elle choisit alors de les répartir selon un ordre non chronologique au sein de six chapitres : Pourpre (Enji murasaki, 98 poèmes), Fleurs de lotus sur l’eau (Hasu no hanabune, 76 poèmes), Le lis blanc (Shirayuri, 36 poèmes), Femme de vingt ans (Hatachizuma, 87 poèmes), Les danseuses (Maihime, 22 poèmes) et Pensées de printemps (Haruomoi, 80 poèmes). La succession de ces chapitres, de même que la succession des poèmes à l’intérieur de chacun d’entre eux, semble être plus circulaire que narrative. Le lecteur peut ainsi ouvrir le recueil à la page de son choix sans être gêné dans sa compréhension. Des thématiques dominent cependant à certains endroits. C’est le cas notamment de Fleurs de lotus sur l’eau, où de gracieuses jeunes filles en promenade croisent de jeunes moines émus par leur beauté, tandis que de non moins jeunes femmes charment des voyageurs lors de leurs étapes nocturnes dans des auberges ; ces scènes oniriques correspondent à des souvenirs ou à des lectures de jeunesse revisités. Le lis blanc, surnom de l’amie et rivale Yamakawa Tomiko, comporte de nombreux vers qui célèbrent à la fois l’amitié et la jalousie suscitées par cette dernière dans le cœur d’Akiko. Le chapitre le plus cohérent, mais aussi le plus court, est celui où Les danseuses se succèdent pour évoquer le raffinement incomparable du Japon ancien, vraisemblablement celui de la cour à l’époque de Heian, dans l’actuel Kyôto. Femme de vingt ans, chiffre approximatif par lequel Akiko se désigne avec coquetterie (elle a alors vingt-trois ans), comporte une grande partie de poèmes composés après sa venue à Tôkyô, soit les quelques mois précédant la publication du recueil : ce sont alors les doutes qui dominent, la jalousie, et peut-être l’heure de la désillusion. Les chapitres aux images les plus éclatées, et qui sont, de par leur richesse d’ailleurs, tenus pour les plus représentatifs, sont Pourpre et Pensées de printemps; ils ouvrent et referment le recueil sur une succession de tableaux où domine la couleur, où la jeunesse s’enflamme et la passion se déchaîne. Ce tumulte des sentiments est annoncé d’emblée par le titre de l’ouvrage, Cheveux emmêlés: il faut y voir avant tout le désordre d’un cœur sous l’effet de la passion, même si l’on ne peut exclure un clin d’œil audacieux et suggestif à l’allure d’une chevelure de femme après l’étreinte. Utilisée à trois reprises dans le recueil, l’expression évoque à chaque fois l’attente entre deux rencontres, l’inquiétude d’une femme amoureuse que seul, pour l’heure, son instrument soulage de la solitude. Il ne s’agit d’ailleurs pas d’un néologisme, mais d’un mot composé déjà utilisé dans la poésie classique, par Izumi Shikibu (978-1033) notamment, mais aussi plus tardivement par le poète Yosa Buson (1716-1784)9. Yosano Tekkan avait par ailleurs l’habitude de surnommer Akiko de différentes façons dans ses propres vers ; « Cheveux emmêlés » était l’un de ces petits noms.

Entrer dans le monde de Midaregami, c’est en quelque sorte accepter la notion de miracle, et considérer que dans chaque tanka se conjuguent la force des sentiments et la vérité de l’imagination. Le réel et l’irréel s’y mêlent en effet étroitement pour rendre au plus près l’exactitude floue de la rêverie et l’émerveillement d’un cœur amoureux. La rupture avec les conventions poétiques classiques est d’ailleurs si forte que le lecteur japonais non initié lui-même, en 1901 comme aujourd’hui, avoue ne pouvoir saisir d’emblée chacune des intentions de l’auteur. Si la trame affective est celle que nous avons évoquée plus haut, l’imaginaire foisonnant d’Akiko se fonde, et ceci avant l’introduction au Japon de la modernité symboliste10, sur la récurrence de certaines images clefs qui méritent ici quelques explications. Leur décodage dans cette préface facilitera, nous l’espérons, la compréhension du lecteur, sans qu’il soit besoin d’intervenir au sein du recueil lui-même pour proposer une interprétation de chacun des poèmes. La mobilité, la liberté et la fraîcheur des images s’en trouveraient à notre sens amoindries.

La première clef de lecture indispensable concerne l’importance des couleurs et leur palette singulière. Dans Midaregami, la couleur symbolise en effet les différents degrés du sentiment amoureux : le blanc y est synonyme de pureté, mais aussi de froideur et d’absence de sentiments ; le rose pâle évoque un amour naissant, tandis que le rose affirme une émotion amoureuse certaine ; dans cette logique, le rouge incarne la passion non plus seulement rêvée, mais consommée, vécue. Le violet, quant à lui, symbolise l’idéal de l’amour, l’amour idéal, le plus haut degré du sentiment amoureux. La couleur pourpre (enji murasaki), qui donne son nom au premier chapitre du recueil, avait entre toutes la préférence d’Akiko : mélange de rouge et de violet, elle est la couleur de l’amour total, du lien tout puissant unissant les amoureux que le sérieux de leurs sentiments ne prive de la volupté de leur passion. Notons que l’utilisation de la couleur violette comme symbole de l’amour était présente également dans la poésie de Yosano Tekkan à cette même époque, ce dernier ayant fait paraître en avril 1901 un recueil de tanka intitulé simplement Violet (Murasaki). La poésie véhiculée par la revue Myôjô ne tarda d’ailleurs pas à être qualifiée de « style des étoiles et du violet » (seikin-ha) : vivant au-delà du monde des hommes, portés par l’amour et la poésie, les poètes du cercle étaient des étoiles guidées par l’Etoile du berger (Myôjô) dans leur recherche de l’idéal, symbolisé par la couleur violette. Ainsi, le tout premier poème du recueil s’offre comme une invitation à entrer dans le monde de la rêverie, des étoiles et de la poésie, tandis que le tout dernier, qui parle de l’éveil après un rêve, semble accompagner le lecteur vers son retour à la réalité.

Le réceptacle le plus naturel et le plus fréquent de ces couleurs sont les fleurs ; contrairement à la tradition, ce n’est pas la fleur de cerisier qui est la plus souvent célébrée ici ; d’un rose trop pâle au regard de la passion qui l’anime, Akiko lui préfère la fleur de pêcher, d’un rose plus vif, le lotus, le camélia, le prunier, le pommier-fleurs (kaidô), la glycine, ou encore la pivoine. Deux autres fleurs sont aussi très présentes : le lis et le lespédèze (hagi, que nous traduisons pour des raisons d’euphonie par « fleurs de pois »), ces deux fleurs correspondant aux surnoms attribués par Tekkan respectivement à Yamakawa Tomiko et Akiko. Notons que ces couleurs et ces fleurs sont souvent associées à l’image du « dieu », notion sur laquelle nous allons revenir dans un instant, pour jaillir, rouges et insolentes, comme des bouquets d’interdits.

Couleurs et fleurs servent en réalité à dépeindre une autre image fondamentale : celle du printemps comme métaphore de la jeunesse. Le printemps est tout à la fois la saison des amours, le passage à l’âge adulte dans le cycle de la vie, l’annonce d’un renouveau, la promesse d’une nature éclatante, la menace délicate et esthétique du passage trop rapide du temps, en bref, la toile de fond idéale au tableau d’un cœur transi. Il est une invitation à la liberté, à la transgression des règles morales, un appel du corps, aussi. Plus concrètement, cette saison correspond au moment où l’histoire d’amour entre la poétesse et son amant débute dans sa dimension charnelle.

Au sein de ce monde végétal, charnel et printanier surgissent une multitude de figures et de personnages qui s’apparentent à des dieux. Ce peut être l’amant lui-même, Tekkan, dieu de la nuit qui repart au matin vers le ciel ou marche sur des lis blancs, qui est investi de pouvoirs surhumains et dont la seule présence irradie le transport des sens. Il s’agit parfois de jeunes moines, si fortement attirés par la présence de jolies femmes que leur voix tremble tout en récitant des soutras : doutant de l’ascèse qu’ils s’imposent, ils servent avant tout de faire-valoir au sentiment amoureux. Les lotus sur l’étang renvoient au paradis bouddhique, tandis que Bouddha lui-même, décrit dans sa séduction plutôt que dans ses prédications, et ainsi descendu de son piédestal, rejoint le monde humain et vivant des attirances. L’esthétique chrétienne est elle aussi convoquée, à travers les images de l’agneau égaré, de jeunes garçons avec des ailes, anges ou Cupidon, du roi David, conférant au recueil une impression de nouveauté voire d’exotisme pour l’époque. Dieu demeure ainsi dans toutes les choses vivantes, notion vraie dans le shintoïsme que l’on peut également relier au mouvement romantique japonais, à la poésie de Shimazaki Tôson (1872-1943) et Susukida Kyûkin (1877-1945) notamment. A ces figures humanisés et bienveillantes s’opposent celles du jugement, diables, démons ou moralistes, pour qui l’attachement et la chair sont une « faute » (tsumi), terme utilisé à de nombreuses reprises dans le recueil. Ce sont les ennemis de la jeunesse, les censeurs de la liberté, les donneurs de leçons. Face à eux, les dieux et leurs messagers servent de point d’ancrage à l’insolence de l’auteur, qui, espiègle, joue de leur aura pour magnifier le seul « éveil » qui vaille à ses yeux la peine : celui à l’amour. Le panthéisme de
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