"C'est erreur de dire que nous ayons langage naturel : les langues sont par institution arbitraire et convention des peuples."





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Introduction.


"C'est erreur de dire que nous ayons langage naturel : les langues sont par institution arbitraire et convention des peuples."

François RABELAIS (1494-1553). Ecrivain, médecin et humaniste français.

" J'ai trouvé le volapük très compliqué et, au contraire, l’espéranto très simple. Il est si facile qu'ayant reçu, il y a six ans, une grammaire, un dictionnaire et des articles de cet idiome, j'ai pu arriver, au bout de deux petites heures, sinon à l'écrire, du moins à lire couramment la langue. Les sacrifices que fera tout homme de notre monde européen, en consacrant quelque temps à son étude sont tellement petits, et les résultats qui peuvent en découler tellement immenses, qu'on ne peut se refuser à faire cet essai."

Léon TOLSTOÏ(1828-1910)

"Chose curieuse, cette langue est amplement utilisée déjà; elle fonctionne comme un organe de la pensée humaine, tandis que ses critiques et adversaires répètent encore comme une vérité ardente que les langues ne furent jamais des créations artificielles et doivent naître de la Vie même des peuples, de leur génie intime. Ce qui est vrai, c'est que les racines de tous les langages sont extraites, en effet, du fond primitif, et l'espéranto en est, par tout son vocabulaire, un nouvel et incontestable exemple."

Elysée RECLUS (1830-1905) France. Eminent géographe, dans L'Homme et la Terre, vol. VI, Paris, 1905.

"L'espéranto est en mesure d'exprimer les nuances les plus subtiles de la pensée et du sentiment, il est propre à permettre, par conséquent, l'expression la plus juste, la plus littéraire, la plus esthétique et de nature à satisfaire les esprits les plus ombrageux et les plus particularistes, et il ne peut pas porter ombrage aux fidèles des langues nationales."

Maurice GENEVOIX (1890-1980) France. Ecrivain et essayiste, membre et secrétaire perpétuel de l'Académie Française. Lors d'une interview sur la RTF, le 18 février 1954.

Ces différents auteurs connus nous parlent de l'aspect artificiel d'une langue, de la facilité d'apprendre l'espéranto, de sa capacité à exprimer les nuances de la pensée… Tous ces sujets seront abordés dans cette étude linguistique de la langue espéranto. Il ne faut pas s'attendre toutefois à y trouver un aspect linguistique au sens où l'entendent les professionnels de la question; il existe déjà des publications sur le sujet.1 J'ai voulu un ouvrage, simple, accessible au plus grand nombre et pour cela je n'ai retenu que les traits qui me paraissent le plus essentiel dans la langue : le "Fundamento", ouvrage de base et de référence de la langue, une présentation de l'espéranto qui permet de se rendre compte de sa structure, de son fonctionnement et j'ai aussi abordé l'évolution de la langue en essayant de voir si cela se passe comme pour les autres langues.

Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est l’espéranto, en voici la définition lue dans le dictionnaire culturel d’Alain REY :

ESPERANTO : Langue internationale conventionnelle fondée vers 1887 en partant des racines courantes des langues occidentales (indo-européennes) les plus répandues.

Parler, écrire l’espéranto, en espéranto. Adjectif : des textes espérantos.

« Apprenez-vous l’espéranto ? C’est une langue aussi simple et aussi régulière que possible, qui s’écrit comme elle se prononce, dont la syntaxe ne renferme pas de pièges et dont les règles, d’ailleurs peu nombreuses, ne souffrent aucune exception. »

ALAIN, Propos, 5 septembre 1906.

[…] quand cette confusion des langues devient intolérable, on invente des langues universelles, claires et vides où les mots ne sont qu’une fausse monnaie que ne gage plus l’or d’une expression réelle, langues grâce auxquelles, depuis l’enfance, nous nous gonflons de faux savoirs. Entre la confusion de Babel et ces stériles espérantos, il n’y a pas à choisir.

René DAUMAL, La grande Beuverie. « Avant-propos pouvant servir de mode d’emploi », p.9

ESPERANTISTE, adj. et nom.

Relatif à l’espéranto. Congrès, réunion espérantiste. Partisan de l’espéranto.

« La diversité des langues, discourait Mme KRAG engendre les guerres. L’espéranto les abolira. Je suis espérantiste. »

Maurice BEDEL, Jérôme 60°latitudinal.

Je parlerai aussi des préjugés dont l'espéranto est affecté, notamment celui qui avance que l'espéranto n'a pas un caractère international en raison de ses racines empruntées aux langues européennes. L'espéranto est-il donc une langue occidentale?

Phonétiquement, l'espéranto ressemble à l'italien car c'est la langue la plus claire du monde et un très grand nombre de musiciens s'accordent à dire que c'est aussi la langue la plus harmonieuse pour l'expression vocale. ZAMENHOF a donc songé à attribuer à l'espéranto les mêmes qualités.

Mais avant de tirer des conclusions trop hâtives et de coller sur cette langue une étiquette définitive il faut se dégager de ses premières impressions et en approfondir l'étude.

A l'écrit par exemple, on pourra constater la présence de consonnes à accents circonflexes, les "j" ( prononcer "yeu") en fin de mots pour marquer le pluriel et des groupes consonantiques comme "kv" qui rappellent le slovène, le croate et le russe. En russe, Moscou, se dit "Moskvo".

N'oublions pas à cet effet que l'espéranto est né en Europe Orientale.

Un des dictionnaires très utilisé s'appelle le "Plena Vortaro" ce qui signifie mot à mot le "Plein Dictionnaire". En langue romane on parlera plutôt de "Dictionnaire Complet" alors qu'en russe on dira "Polnyj Slovar".

La structure de l'espéranto rappelle les langues sémitiques qui elles aussi forment leur lexique à partir de racines invariables selon le principe de dérivation et le fait qu'il n'y ait pas d'exception la rapproche du chinois, du vietnamien, du tibétain…..

Je propose maintenant de regarder l'opinion des personnes que j'ai interrogées: - Isabelle : Il y a des gens qui me disent que l’espéranto n’est pas une vrai langue internationale car elle est trop européenne, que pensez-vous de ça ?

- Hubert : C’est pas vrai. (Il traduit ma question en espéranto à sa femme) Il y a beaucoup, une majorité de racines latines mais c’est pas uniquement des racines latines. Il y a une comparaison de l’espéranto avec des langues asiatiques, avec le chinois par la structure de la langue 

- Isabelle : Que pensez-vous de ceci, est-ce que c’est facile ou pas ?

- Jana : Pour moi c’est tout à fait facile, le docteur ZAMENHOF a fait les lettres « c », « h » bien que nous n’avons pas ces lettres là, cela ne me pose aucun problème mais en tchèque nous avons aussi ces accents ainsi que l’accusatif. J’ai appris l’espéranto par moi-même et je n’ai pas suivi de cours.

- Isabelle : Vous n’avez pas appris l’espéranto avec votre père ?

- Jana : Non, pas du tout, je voulais le faire par moi-même et quand j’étais gamine j’étais un peu bête, je ne voulais rien apprendre, il voulait pourtant me l’apprendre. Plus tard quand j’ai voulu apprendre il m’a répondu : «Maintenant cela ne m’intéresse pas, tu te débrouilles, apprends toute seule tu verras c’est facile, procures toi un livre. » C’est ce que j’ai fait et quelques mois plus tard j’avais les bases. Cela n’a pas du tout été difficile pour moi. Je pense que pour les tchèques, les polonais c’est sans problème pour parler mais les français ont plus de difficultés. Quand un français parle au début je ne le comprends pas, par exemple il ne prononce pas les «E», il ne prononce pas le « A », il dit « O ». Quand un espérantiste tchèque parle avec un espérantiste français automatiquement il ne prononce plus le « A » pour se faire comprendre enfin tout au moins avec les débutants, pas avec les plus avancés. Je peux vraiment dire que pour moi c’était facile, même la grammaire pourtant à l’école je n’étais pas spécialement brillante, j’étais une étudiante « normale ».

- Monsieur GUEGUEN : Oui. Au point de vue scientifique il va chercher ses racines parmi les langues les plus anciennes ; le groupe sémitique, grec, latin et aussi oriental, on va chercher jusque vers le sanskrit. Donc, quand on dit que l’espéranto n’a pas de culture, ceux qui le disent n’ont pas vraiment étudié la langue au point de vue de sa structure, des ses éléments signifiants, de ses radicaux et de l’origine de ses radicaux, donc ils se sont avancés sans avoir fait préalablement une étude sérieuse de la langue. C’est une critique que nous avons tout à fait le droit de mettre en évidence."

Christian DOUCELIN : Oui, pour moi, ça ne peut être que des préjugés. Le premier des préjugés c’est : l’espéranto est une langue artificielle et il est évident qu’à partir du moment où on parle une langue, on n’est pas en train de se dire à chaque instant que la tournure, le mot, la phrase que l’on emploie est artificiel. On le dit, on le prononce, on exprime quelque chose, ça coule et à partir de ce moment là c’est tout à fait naturel. Ne le ressentent comme artificiel que les personnes qui ne le pratiquent pas et qui ont un œil tout à fait extérieur, tout à fait étranger. Je peux dire que les mathématiques c’est artificiel parce que ça m’a fait énormément souffrir et ça ne m’a jamais rien apporté mais si je dis ça au matheux, et je ne manque de le leur dire, évidemment, ils contestent un peu".

Isabelle : Je voulais vous demander les enfants, est-ce que quand vous avez appris l’espéranto, aviez-vous conscience que c’était une langue pas tout à fait comme les autres dans la mesure où comme on dit c’est une langue artificielle ?

Vinko : Non, absolument pas je l’ai toujours considéré comme une langue comme les autres.

Isabelle : Vous l’avez découvert plus tard alors ?

Vinko : Quand j’étais petit et qu’on me demandait, je disais que mon père était de Yougoslavie, ma mère de France, ma grand-mère de Suède et mon grand-père d’Espérantie. Pour moi il n’y a absolument rien d’artificiel même depuis que je suis au courant ça ne change rien, je considère l’espéranto une langue comme les autres.

Lino : C’est peut-être vrai que l’espéranto est une langue artificielle mais toutes les langues sont artificielles quand on y pense, donc à partir de là…Pour ma part c’est exactement pareil que ce que dit VINKO et même je dirais que les valeurs de l’espéranto c’est très récent et moi j’ai découvert très récemment les valeurs de l’espéranto, ça fait un tout petit plus d’un an. Sinon avant j’apprenais ça comme une langue comme une autre. J’ai découvert par la suite qu’il y avait des valeurs humanistes, universalistes, donc c’est tout nouveau pour moi les vraies valeurs de l’espéranto."

Ce qui suit retrace un cours que j’ai donné le jeudi 22 novembre 2001, à l’Université de Paris 08, salle C 022 à la demande de Rémi HESS, professeur des Sciences de l’Education.

J’ai expliqué que mon objet de recherche me suivait dès le début de mon cursus universitaire et que c’est parce qu’il est transposable que je peux le partager, le faire évoluer à travers des moments différents. Je précise aux étudiants que lorsque j’emploie le mot « moment », je l’entends au sens de la pensée Lefebvrienne, comme «  une forme sociale dans laquelle l’homme se produit et se reproduit. » En effet, si j’énonce ici et maintenant une idée face à un auditoire, il y a de fortes chances qu’elle rebondisse chez une ou plusieurs personnes puis elle se transforme pour donner autre chose. Cette autre chose va être plus complète, reprise différemment, avec un autre point de vue et ce qui est important c’est que l’on ait pu passer d’un moment productif, (celui où je donne le cours) à un moment reproductif. J’ai bien souligné que j’avais vécu ce processus avec mon objet de recherche en rappelant que mon premier moment à l’espéranto fut antérieur à l’université, qu’il fut sur le plan associatif.

Je travaillais au Festival International des Francophonies quand j’ai commencé à m’intéresser aux problèmes de la communication dans le monde. Ce festival regroupe des gens de théâtre, des gens d’écriture qui viennent des pays francophones faire du théâtre à Limoges pendant deux semaines. Je me disais que c’était bien car je voyais tous ces gens très différents venant chacun d’un bout de la planète qui pouvaient se comprendre grâce au français. Mais un jour, je me suis demandé pourquoi ils parlent français. Comment cela s’est-il passé dans l’histoire pour qu’ils parlent français ? C’est bien sûr par rapport aux colonies et alors je me suis sentie moins fière de travailler au F.I.F. et de promouvoir ma langue maternelle.

Parmi les nombreuses tâches que j’avais à accomplir, je faisais la revue de presse et devais lire au minimum trois journaux par jour : un quotidien national et deux régionaux de tendance différente. C’est en parcourant l’un deux que mes yeux se portèrent sur un article concernant l’espéranto. Je compris tout de suite que cette langue avait autre chose à proposer et pris rapidement contact avec l’association. J’avais déjà trouvé cette vie interculturelle au sein de la francophonie et j’en découvrais une autre avec l’espéranto qui permet par exemple à un chinois et un russe de se parler. D’emblée, je me suis engagée et très vite, j’ai participé à des tables rondes, des débats et j’ai étudié la langue. Pour reprendre mon cheminement on s’aperçoit que mon premier moment relatif à l’espéranto a été personnel puis sur le plan associatif. On retrouve donc la théorie lefebvrienne qui fait que moi, singulièrement, je suis en train de lire un article qui m’interpelle dans le journal pour en faire quelque chose de particulier. Du particulier au niveau associatif, je suis passée à l’universel en allant à l’Université. Ce qui est important c’est que ma pensée ait pu évoluer, se construire à travers des moments qui ont marqué non seulement mon existence mais aussi celle de l’espéranto car à chaque fois que quelqu'un de nouveau rentre dans une association, dans une organisation c’est un moment important autant pour la personne qui fait le pas que pour le mouvement en lui-même. C’est bien parce qu’il y a des acteurs au sein d’une association, d’une organisation que cette organisation là, vit, travaille, évolue etc. Il y a tout un système d’échanges, de moments qui rentrent en ligne de compte et c’est important de ne pas les perdre de vue et d’avoir un regard pour analyser, comprendre, la manière dont cela s’est passé. Un objet qui au départ, peut paraître anodin, grandit ensuite pour s’adresser à un plus grand nombre de personnes. Nous n’avons pas forcément conscience de cette évolution lorsque nous la vivons. De mon engagement à l’association jusqu’à mon entrée et mon parcours à l’Université, il est évident que ma pensée s’est construite, que ma personnalité s’est modifiée. Au départ c’est le mouvement associatif qui m’a apporté le savoir puis j’ai réfléchi sur ce savoir pour le faire évoluer dans un milieu universitaire. Mon regard a forcément changé au fur et à mesure, mon esprit d’analyse a fait place à mon côté militant. En Sciences de l’Education, il est demandé de se détacher de son objet de recherche pour mieux l’objectiver. Ce phénomène ne peut se faire du jour au lendemain c’est pourquoi il faut un certain temps pour faire une thèse. Ces six années m’ont permis de comprendre tout ça, il y a eu un travail de déconstruction et de reconstruction. Ce processus je le nomme « de l’implication au détachement. » Plus on entre dans l’esprit universitaire et plus on s’éloigne de l’esprit et de l’engagement associatif. C’est ainsi que se réalise le cheminement du particulier à l’universel. L’espéranto n’est pas le seul objet a « subir » ce phénomène, tout ce qui vit le « subi. » Le premier moment qui m’a été demandé de voir en espéranto au niveau universitaire est l’aspect sociologique. Cet aspect là ne semble pas du tout ou très peu intéresser les espérantistophones. Leur discours est de dire que l’espéranto étant fait pour tout le monde il n’y a pas à se préoccuper de connaître le profil sociologique de ceux qui le pratiquent. Les acteurs du mouvement ne se posent pas la question de savoir si les participants, les membres, sont jeunes, vieux, riches ou pauvres ; pour eux l’essentiel étant la présence. Cela ne me paraissait pas important à moi non plus au début mais j’ai peu à peu changé d’avis et c’est maintenant cette curiosité qui me permet de continuer à réfléchir et à me motiver pour en savoir plus sur l’espéranto. Pour le DEUG je me suis penchée sur la question : « L’espéranto quel avenir ? » J’ai fait l’état des lieux de l’espéranto pour voir ensuite comment il pouvait se situer dans l’avenir proche. J’ai regardé le pourcentage de femmes, d’hommes, dans ma région et sur le plan national pour ensuite le confronter au reste de la population. J’ai eu envie ensuite d’en savoir plus et au fur et à mesure de mes investigations je me suis aperçue que l’espéranto était enseigné parmi les techniques FREINET. Ce qui au départ pouvait prêter à sourire est en fait quelque chose de pensé, de construit et c’est tout un dispositif qui a été mis en place et ce dispositif peut ensuite s’inclure dans un autre dispositif.

Mon autre moment espéranto s’est fait avec les histoires de vies. C’est un champ qui m’a immédiatement interessé car il s’agit de la construction de différents moments importants sur un objet particulier. Ce sont ces différents moments qui vous font progresser, évoluer, qui vous permettent l’échange avec autrui. Ces moments en inter culturalité et dans les histoires de vie sont irremplaçables, ils sont riches sur le plan humain. Quand vous allez avec votre petit magnétophone, prendre rendez-vous avec une personne, que vous l’interrogez sur sa vie, ce sont des moments importants.

Le moment n’est pas toujours quelque chose de palpable. Il peut être inconscient pour l’une ou l’autre des parties. Dans les entretiens il est particulier, on ne le trouve pas ailleurs que dans ces échanges là. A cet effet on se reportera à la troisième partie de cette thèse.

Le moment n’est pas séparé de la transversalité. Quand vous vivez un moment fort dans une expérience il va vous servir ensuite dans votre futur. Quand vous vivez un moment fort, vous n’avez qu’une envie c’est de le revivre, c’est humain, c’est comme le bébé qui recherche le bon goût du lait, c’est le bonheur. L’enfant qui a vécu des moments forts va vouloir les revivre en tant qu’adulte en construisant lui-même un moment qui fera resurgir ce passé heureux. On est bien dans la transversalité, dans la construction du moi, dans l’histoire de vie et ça apporte du grain à moudre au mouvement, aux organisations qui existent. Pour moi, il ne peut y avoir inter culturalité s’il n’y a pas transversalité. Dans la transversalité, que cherche-t-on ? On cherche à rencontrer l’autre, à savoir ce qu’il pense de quelque chose et ensuite on met en débat tout cela. J’ai même envie de parler plus que d’inter culturalité. L’inter culturalité est une chose, mais par rapport à l’objet espéranto qui est un moment dans l’inter culturalité, cet objet-là s’inscrit davantage dans la transculturalité.

L’inter culturalité c’est un groupe de personnes ici, un autre là etc., ce sont différents petits groupes en un même lieu. Que se passe-t-il ensuite ? Y- a-t-il un contact, des échanges entre ces différents groupes ? Peut-être que oui mais peut-être que non, tandis que dans la transculturalité que se passe-t-il ? Si vous êtes là et que vous voyez ces différents groupes et que vous faites la démarche d’aller vers eux pour voir comment ils vivent, ce qui est le cas dans l’objet espéranto, quand moi française je vais là bas je ne reviens pas chez moi de la même manière. Je ne peux pas revenir chez moi comme si je n’avais jamais été là bas.

 La transculturalité c’est ça, c’est prendre un peu de chaque chose dans les groupes et ensuite ces choses là font partie de vous mêmes. L’espéranto est donc par essence un objet transculturel.

L’espéranto n’a pas ce passé cruel derrière lui. Il y a beaucoup de régionaux chez les espérantistes car ils ont pris conscience que l’espéranto protégeait la langue locale.
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