Mémoires d’outre-tombe





télécharger 26.12 Kb.
titreMémoires d’outre-tombe
date de publication10.01.2017
taille26.12 Kb.
typeMémoires
l.20-bal.com > histoire > Mémoires
LES GENRES LITTERAIRES

LES GENRES NARRATIFS

Non-fictionnels


  • L’autobiographie : « récit rétrospectif en prose qu’une personne réelle fait de sa propre existence, lorsqu’elle met l’accent sur sa vie individuelle, en particulier sur l’histoire de sa personnalité. » (Philippe Lejeune) => identité entre auteur, narrateur et personnage.

  • La biographie : écrit qui a pour objet l’histoire d’une vie particulière, souvent illustre. (sous-genre : hagiographie = récit de la vie d’un saint.)

  • Les mémoires : autobiographie dans laquelle l’auteur (souvent une personne illustre) met l’accent sur sa réflexion politique et philosophique et présente des évènements ou des actions dans leur contexte historique en mettant au second plan son histoire personnelle. (Mémoires d’outre-tombe de Chateaubriand, les mémoires de Saint-Simon sur le règne de Louis XIV, etc.)

  • Le journal intime : cahier personnel où le scripteur tient régulièrement le registre de ses actions ou de ses pensées. Peut être utilisé comme support d’une narration romanesque (Le Horla de Maupassant, Journal d’un curé de campagne de Bernanos).

  • L’épistolaire : correspondance d’un écrivain ou non, publiée pour son intérêt littéraire ( les lettres de Madame de Sévigné). Cette forme peut également être empruntée pour conduire un récit fictif (roman épistolaire cf Montesquieu Les Lettres persanes, Laclos Les Liaisons dangereuses)

  • L’essai : Au sens large, tout texte d’idées d’une certaine ampleur, mais qui ne prétend pas à l’exhaustivité du traité ; au sens étroit, ouvrage de réflexion d’abord caractérisé par un ton personnel, des développement garantis ar la sincérité de l’énonciateur plus que par la rigueur démonstrative, une écriture qui jour sur le discontinu, le raisonnement par analogie, le recours à une rhétorique de la persuasion plus que de la conviction. (Essais de Montaigne)


Fictionnels


  • Le roman : terme d’abord utilisé au Moyen Âge pour désigner un texte transposé du latin en langue romane (Le Roman de la Rose par exemple est un poème). Genre narratif d’une certaine longueur en prose qui relate un récit mettant en scène des personnages fictifs qui vivent un certain nombre d’aventures.

  • Roman baroque : roman de la période baroque (1594-1661) conforme à l’esthétique de la métamorphose. Le modèle est l’Astrée d’Honoré d’Urfé. Le voyage, le mouvement est sa structure fondamentale et il privilégie l’expression de l’individu ; il présente de nombreuses digressions et retours en arrière, son univers est rempli de descriptions de lieux prestigieux

  • Roman épistolaire : roman entièrement constitué par les lettres que s’échangent les divers personnages (Julie ou la Nouvelle Héloïse de Jean-Jacques Rousseau, Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos.)

  • Roman picaresque : type de roman apparu en Espagne dans lequel le narrateur raconte à la première personne ses nombreuses aventures sans souci de les relier. Héros habile à se tirer d’embarras, rusé et sans scrupules qui mène une vie d’aventurier en marge de la société (Don Quichotte, les romans de Lesage...)

  • Roman-cycle, roman-fleuve : récits romanesques d’ampleur exceptionnelle, qui se déploie sur cinq volumes au moins. On parle de cycle lorsque chacun des volumes garde une pleine autonomie narrative tout en mettant en scène les personnages de la série ( les Rougon-Macquart de Zola). On parle de roman-fleuve lorsque les volumes présentent une continuité narrative suffisamment forte pour que l’ordre de lecture des volumes importe (Jean-Christophe de Romain Rolland)

  • Roman historique : roman dont l’intrigue se situe dans un passé plus ou moins lointain et qui, par le biais d’une intrigue particulière, tente de faire revivre une période de l’histoire avec ses mœurs et ses aspects les plus caractéristiques (Les Chouans de Balzac, les œuvres de Dumas, Notre Dame de Paris d’Hugo..)

  • Roman de formation : roman qui utilise, en guise d’intrigue romanesque, les aléas de la biographie d’un héros, généralement de sa première jeunesse à sa maturité. Un personnage se construit et construit ses valeurs dans le heurt avec la réalité d’autrui (L’Education sentimentale de Gustave Flaubert)

  • Roman à thèse : roman dont le but est de conduire le lecteur à adhérer à un contenu idéologique présenté et exemplifié dans le récit (romans de la seconde moitié du XIXe et du XXe, comme les romans de Paul Bourget, Maurice Barrès, Malraux ou Sartre).

  • Roman psychologique : roman consacré à l’analyse de la personnalité, des sentiments, de l’évolution intérieure d’un ou plusieurs personnages, le plus souvent décrits dans un moment de crise morale (La Princesse de Clèves de Madame de Lafayette).

  • La nouvelle : récit de fiction en prose, de longueur réduite, qui n’emprunte pour son intrigue à aucune tradition, contrairement au conte, et ne peut faire l’objet d’une lecture fractionnée comme le roman. La nouvelle n’a donc en général qu’un fil narratif et présente un nombre réduit de personnages. Elle est souvent construite en vue d’une fin bien préparée.

  • L’apologue : exposé d’une pensée morale sous la forme d’un récit qui peut être allégorique et qui s’inscrit dans un ensemble plus large

  • Le conte : forme brève, liée à la tradition orale et au plaisir de raconter sans trop de sérieux. Le merveilleux y prend une importance particulière à la fin du XVIIe siècle et jusqu’au milieu du siècle suivant avec le succès des contes de fées. Au XVIIIe il s’ouvre au fantastique et à l’exotique mais c’est aussi l’époque des contes philosophiques (Voltaire).

  • La fable : apologue en forme de récit allégorique illustrant une moralité. La fable forme par elle-même un tout littéraire autonome.

  • La parabole : récit qui illustre une vérité morale ou mystique sous le couvert d’une anecdote simple. A ce titre, elle est apparentée au fonctionnement de l’allégorie et de la métaphore. Son usage le plus fréquent apparaît dans les textes religieux ou moraux et nécessite toujours une explication qui en éclaire le sens.


LES GENRES DRAMATIQUES


  • Comédie : genre dramatique traditionnel caractérisé depuis l’Antiquité, par opposition avec la tragédie, par un ton bas ou moyen, des personnages de condition modeste ou privée, un dénouement heureux et l’intention de faire rire le spectateur. Son objet est l’imitation des mœurs : elles offre un tableau de la vie privée à tous les niveaux de la société. Elle établit avec le spectateur une relation de sympathie ou de distance voire de rejet (ridicule). Elle peut être en prose ou en vers, en cinq ou en un acte.

  • Commedia dell’arte : née en Italie au XVIe siècle. Sur une intrigue dont ils n’ont que le canevas, les personnages improvisent des dialogues et accomplissent des plaisanteries burlesque ou geste grotesque. Les personnages sont toujours les mêmes : vieillards (Pantalon et le Docteur), serviteurs (Arlequin, Mezzetin, Trivelin ou Scapin), quatre amoureux (Léandre, Colombine), une servante. Ils portent des costumes types devenu célèbres (Arlequin)

  • Farce : forme dramatique apparue à la fin du XIVe. Mise en scène de la tromperie avec un nombre d’acteurs limité. Les personnages appartiennent au peuple des boutiquiers, des artisans et de leurs clients. Il se s’agit pas de peindre des caractères : les personnages sont tout entiers dans l’action et la farce relève d’une esthétique de la surprise et du dynamisme. La morale est simple et relève du quotidien, des proverbes. La plus connue est la Farce de Maistre Pathelin (1465).

  • Tragédie : « La tragédie est la représentation d’une action noble, menée jusqu’à son terme et ayant une certaine étendue (…) ; la représentation est mise en œuvre par les personnages du drame et n’a pas recours à la narration ; et en représentant la pitié et la frayeur, elle réalise une épuration de ce genre d’émotions » Aristote. Elle met en scène des héros d’un rang élevé, s’exprimant sur un ton élevé ou sublime, dans une forme d’expression noble, en vers.

  • La tragédie grecque a un contenu religieux et civique et met en scène des héros humains confrontés avec les lois des dieux et de la cité.

  • La tragédie classique française présente des héros pris dans un conflit avec des forces qui les dépassent, mais qui sont très souvent intériorisées. Elle obéit à des règles strictes : bienséance, unité de temps, de lieu, d’action (voir l’Art poétique de Boileau)

  • Drame : à partir du XVIIIe siècle, désigne un genre neutre qui n’est ni comédie ni tragédie ou un genre mixte qui est un mélange des deux

  • Drame bourgeois : apparaît avec les premières pièces de Diderot. Il porte à la scène des héros présentés dans leur vie privée ou familiale. Il utilise des ressorts pathétiques et fait appel directement à l’émotion des spectateurs ; il doit recourir aux tableaux plutôt qu’aux coups de théâtre, ses personnages doivent être conçus comme des conditions plutôt que comme des caractères.

  • Drame romantique : se construit contre la tragédie classique : rejet des unités de temps ou de lieu, choix de la prose (mais Victor Hugo préconise le vers), rejet de l’unité de ton, mélange du comique et du tragique, du pathétique et de la fantaisie, du grotesque et du sublime. Il s’agit de faire du drame le miroir de la totalité d’une société. Souci de la couleur locale, importance donnée aux costumes et aux décors car le drame veut refléter un moment de l’Histoire, dans sa vérité et la multiplicité de ses acteurs. Il est devient célèbre suite à la bataille d’Hernani en 1830 entre les tenants du théâtre classique et les tenants du romantisme.


LES GENRES POETIQUES


  • Dizain : strophe ou poème de dix vers. Il constitue l’unique forme de la Délie de Maurice Scève (1544) et ses rimes sont : ABABBCCDCD. On peut le rapprocher de l’épigramme car il tend vers une chute.

  • Epigramme : petite pièce de vers parfois satirique mais surtout spirituelle. (Marot)

  • Sonnet : poème bref (14 vers) en deux quatrains, deux tercets avec des rimes ABBA ABBA CCD EED/EDE. Comme le dizain c’est un poème ramassé qui tend vers une chute, un retournement au derniers vers. Les deux quatrains d’une part et les deux tercets d’autre part forment des couples de rimes mais aussi de sens (il y a souvent une rupture, un passage à identifier entre les deux). Poème européen, né en Italie (Pétrarque), populaire en France, développé en Angleterre (le sonnet élisabéthain).

  • Ballade : est née au Moyen Âge de la chanson à refrain. Poème de trois strophes terminées chacune par un refrain (chaque strophe doit prouver et démontrer le refrain. Strophes de 6 à 14 vers de 4 à 10 syllabes. Chez Hugo, la ballade est un poème strophique sans forme fixe. (penser à la « Ballade des pendus » de Villion ou au texte de Queneau « Si tu t’imagines »)

  • Rondeau : poème bref à structure cyclique dont l’incipit est aussi le refrain. Souvent 8 vers comportant un refrain de deux vers sur deux rimes figurant au début et à la fin et dont le premier revient à la 4e ligne. La rondeau est perçu comme une forme plus légère que la ballade.

  • Ode : Appelée aussi « chant lyrique », genre hérité de l’Antiquité et repris à la Renaissance (Ronsard). Au XIXe, il désigne un poème sans forme fixe mais à tonalité lyrique ou héroïque dominante (Victor Hugo, Paul Claudel)

  • Calligramme : terme forgé par Apollinaire en 1918, poème qui par agencement de l’écriture forme un dessin. Tradition très ancienne (poètes alexandrins, « vers figurés » de la Renaissance)

  • Elégie : poème lyrique à tonalité triste et mélancolique avec souvent pour thème le malheur en amour

similaire:

Mémoires d’outre-tombe iconMémoires d'outre-tombe

Mémoires d’outre-tombe iconMémoires d’Outre-tombe, René de Chateaubriand, 1848. Document e : Les Chimères, «El Desdichado»

Mémoires d’outre-tombe iconMémoires d’Outre-Tombe
«C’est là que j’ai vécu dans les voluptés calmes» (Baudelaire, La vie antérieure)

Mémoires d’outre-tombe iconMémoires d’outre-tombe
«nouveaux orages». Dans ce passage, le temps d’écriture se mêle à celui du souvenir pour mettre en scène la mémoire affective, à...

Mémoires d’outre-tombe iconMémoires d’outre-tombe
«nouveaux orages». Dans ce passage, le temps d’écriture se mêle à celui du souvenir pour mettre en scène la mémoire affective, à...

Mémoires d’outre-tombe iconMémoires d'outre-tombe
...

Mémoires d’outre-tombe iconDemain, dès l’aube
«Harfleur» (V. 10) et qu’il fait soir «l’or du soir qui tombe» (V. 9), mais IL s’en préoccupe pas. IL ne veut que mettre le bouquet...

Mémoires d’outre-tombe iconParcours d’Aimé Césaire et son œuvre P. 4
«Terres d’Outre-mer, une tradition d’innovation», kit diffusé en 2010. L’auteur est également présent dans l’ouvrage Terres d’Outre-mer,...

Mémoires d’outre-tombe iconParcours d’Aimé Césaire et son œuvre P. 4
«Terres d’Outre-mer, une tradition d’innovation», kit diffusé en 2010. L’auteur est également présent dans l’ouvrage Terres d’Outre-mer,...

Mémoires d’outre-tombe iconMichel bousseyroux
«bien» ou «mal». C’est qu’il tombe. Pas en taille basse. Par terre. Qu’il tombe complètement





Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
l.20-bal.com