Les deux jeunes filles lettréES





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Journal asiatique de Paris (en 1847), un petit Mémoire, duquel il résulte que les Chinois ont commencé à imprimer en l’an 593 à l’aide de planches xylographiques ; en 904, sur des planches de pierre gravées en creux, et en 1040 avec des types mobiles qu’ils appellent houo-tseu (caractères vivants) et tsiu-tchin (perles assemblées). La Bibliothèque impériale de Paris possède plusieurs beaux ouvrages imprimés par ce dernier procédé, entre autres trois parties de l’Encyclopédie littéraire intitulée Kou-kin-thou-chou (livres anciens et modernes avec des figures), qui se compose de six mille volumes.

2 J’ai eu à ma disposition deux éditions qui présentaient quelquefois des variantes importantes ; dans ce cas, j’ai suivi les leçons qui me paraissaient les meilleures. La première appartient à la bibliothèque de l’Arsenal ; c’est la plus belle, la mieux ponctuée et la plus correcte ; la seconde, d’un caractère un peu cursif, mais très élégant, fait partie du nouveau fonds de la Bibliothèque impériale (n° 187), et comme je possédais un exemplaire semblable, c’est celle que j’ai suivie en la corrigeant à l’aide de l’autre, qui ne m’était prêtée que pour un temps.

Je dois avertir les sinologues que ce n’est point par erreur, mais sciemment que j’ai surmonté les voyelles a, e, i, d’un accent circonflexe, dans les syllabes en an, en, in. Je n’ai pas voulu que les lecteurs prononçassent, par exemple, chan, lien, lin, comme les mots français champ, lien, lin. Dans les notes j’ai, en général, supprimé l’accent ; je l’ai constamment omis dans l’Index des mots chinois.

3 J’ai été assez heureux pour découvrir l’origine de toutes ces allusions qui, au commencement de mon travail, m’inspiraient de sérieuses inquiétudes. Dans l’Index des mots chinois, j’ai marqué d’un astérisque la plupart des mots et des noms qui servent à les rappeler.

4 J’avais traduit les épigraphes en vers qui précèdent chaque chapitre. J’ai pris le parti de les supprimer, parce qu’elles ne sont point de l’auteur du roman, et qu’en général elles ne se rapportent au sujet que d’une manière vague et indirecte, et exigeraient de longues notes pour être bien comprises. Quant aux titres, qui sont toujours doubles, j’ai pris le plus court pour en faire un titre courant, et j’ai dû même l’abréger toutes les fois que sa traduction complète demandait une paraphrase qui l’aurait empêché de tenir au haut des pages.

5 La plupart des romans chinois offrent, dès le commencement, le nom de l’empereur sous le règne duquel ont eu lieu les événements qu’on y raconte. L’auteur a omis cette mention importante, mais on peut la déduire des noms des écrivains qui figurent dans le premier chapitre, tels que Sie-ing-ki et Kiu-king-chun, qui ont vécu sous l’empereur Kia-tsing, de la dynastie des Ming, lequel a régné depuis l’an 1522 jusqu’en 1566.

6 L’amour exagéré de l’érudition a poussé l’auteur à remplacer ici Pé-king, nom que portait la capitale à l’époque dont il s’agit, par celui de Tchang-’an, nom de la capitale de la Chine sous les anciennes dynasties des Hân et des Thang, et à rappeler, comme si les événements du livre s’y passaient réellement, le nombre des rues, marchés, etc., que possédait cette dernière ville au temps de sa splendeur.

7 En chinois : les ruelles des fleurs et des saules, pour dire la demeure des courtisanes.

8 C’est-à-dire le peuple est tellement heureux qu’il ne songe plus au règne des empereurs de la haute antiquité, qui est considéré comme l’âge d’or de la Chine.

9 Expression élégante pour désigner les gardes du corps de l’empereur.

10 Tablette que tiennent à la main les hauts fonctionnaires toutes les fois qu’ils paraissent devant l’empereur, pour y écrire ses ordres ou les choses dont ils l’ont entretenu.

11 Tse-weï, nom d’un groupe d’étoiles qui, suivant les astronomes chinois, figure le trône du grand empereur et la demeure habituelle du Fils du ciel.

12 Wén-tchang, les étoiles θ, φ, υ de la Grande Ourse. Les lettrés rendent un culte au génie qui préside à ce groupe d’étoiles.

13 Les deux constellations Kouei (δ, ε, ξ, η, μ, Andromède) et Pi (γ Pégase et α Andromède) se touchent. Suivant l’astronomie des Tsîn, les deux étoiles de la partie orientale de Pi président à la littérature et au cabinet des livres ornés de cartes et de figures.

14 Le Khi-lîn, roi des quadrupèdes, et le phénix (Fong-hoang), roi des oiseaux, sont des animaux fabuleux qui annoncent, suivant les Chinois, l’avènement des princes vertueux. Dans ce passage, ils paraissent cités comme l’emblème des hommes d’un talent extraordinaire.

15 Chi-thsieou, les vers et le vin, deux choses qui sont inséparables lorsqu’on parle d’un poète. Li-thaï-pé, le plus célèbre poète de la Chine, ne composait jamais de plus beaux vers que lorsque sa verve était échauffée par le vin.

16 Tao-séou, Kiao-han et les trois suivants étaient des poètes célèbres de la dynastie des Thang.

17 Pao-tchao et Yu-sîn étaient des écrivains distingués qui eurent le bonheur d’être loués par le célèbre poète Thou-fou, de la dynastie des Thang.

18 ’Eou-yang-sieou et Sou-tong-po étaient deux auteurs renommés qui vivaient sous la dynastie des Song.

19 Li-ing et Kouo-thaï étaient deux amis intimes qui vivaient sous les Hân. Les poètes citent souvent leur excursion sur l’eau, et appellent leur bateau Siên-tchéou (le bateau des immortels).

20 Il y a ici une allusion au traité de paix qui suivit la victoire remportée par le général Hân-sîn, l’an 303 avant Jésus-Christ.

21 Yên-tcheou répondait à Thaï-youen-fou, qui est aujourd’hui le nom d’un département dans la province du Chen-si. L’événement dont il s’agit eut lieu l’an 488 avant Jésus-Christ.

22 C’était la porte méridionale du palais impérial.

23 Ce palais ainsi que le suivant était fort renommé sous la dynastie des Thang, mais ils n’existaient plus à l’époque de notre auteur que dans les ouvrages d’archéologie et la mémoire des savants. Il est aisé de voir que c’est uniquement pour faire preuve d’érudition qu’il donne, à des palais construits dans le quinzième ou le seizième siècle, des noms d’édifices célèbres dans l’antiquité. D’ailleurs, quand ils auraient encore été debout, l’identification eût été impossible, puisque la capitale des Ming (Pé-king) n’était plus la même que celle des Hân et des Thang.

24 C’est-à-dire dans le palais impérial, par allusion au ciel, qui, suivant les poètes, a neuf étages.

25 Ces deux mets sont fabuleux et ne se voient que dans les poètes.

26 Nom d’une espèce de singe dont l’existence est fort problématique.

27 Nom d’un oiseau. — Li est le nom d’un poisson, sorte de carpe très renommée.

28 Cette expression et les sept suivantes rappellent des airs de musique, célèbres dans la haute antiquité et dont l’histoire demanderait de trop longs commentaires.

29 Le bonnet des lettrés.

30 Le bonnet des censeurs impériaux.

31 Le bonnet des favoris de l’empereur, qui se paraient et se fardaient comme des femmes.

32 Le bonnet des guerriers.

33 Le bonnet des princes.

34 On appelait ainsi le bonnet de l’historiographe impérial, pour montrer qu’il était ferme et inébranlable dans ses jugements.

35 Le bonnet des astronomes.

36 Le bonnet des huissiers du palais.

37 Le bonnet de celui qui explique les cérémonies que l’hôte (guest) et le maître de la maison (host) doivent réciproquement observer.

38 Les bienfaits de l’empereur.

39 Tan-kong, arc rouge, est une allusion à l’expression tan-sîn, cœur rouge, pour dire un cœur sincère.

40 De la protection de l’empereur.

41 Allusion à une ode du livre des vers (sect. Siao-ya, liv. II, od. 5), où il est dit : « Ne retournons chez nous qu’après nous être abreuvés de vin. »

42 Nom d’une musicienne de l’empereur Yu, qui a inventé l’art de faire du vin. L’empereur, l’ayant trouvé exquis, s’écria : « Dans les siècles futurs, il y aura des princes à qui la passion du vin fera perdre leur royaume. » En conséquence il renvoya I-ti et renonça pour toujours au plaisir du vin.

43 Par la musique du vent et des nuages, on célébrait les instructions et les vertus de l’empereur ; par celle du dragon et du tigre, la majesté impériale, dont ils sont l’emblème.

En chinois, les instructions de l’empereur sont appelées fong (vent), parce qu’elles remuent le cœur de l’homme et le dirigent vers le bien, comme le vent remue et incline les herbes. La vertu de l’empereur, dit un interprète, se répand comme les nuages.

44 [c.a. : dans les corrections de fin de volume (par ailleurs intégrées), on trouve ici : « au lieu de ‘‘hocha la tête’’, lisez ‘‘fit un signe de tête’’ ».]

45 Les expressions que Youên-kaï trouvait trop transparentes, mais où le lecteur français aurait de la peine à reconnaître les hirondelles blanches, sont renfermées dans les mots « couvertes de neige, poirier du Japon, à fleurs blanches, éclat de la lune, perles (blanches), ciseaux de jade (blanc), allusion à la queue de l’hirondelle, qui a la forme de ciseaux ouverts, mouettes et cormorans, oiseaux au blanc plumage. »

46 Il existe en Chine un oiseau à gorge brune qu’on appelle tse-yên, hirondelle brune.

47 Ou-i, vêtements noirs, expression à double entente. Elle désigne à la fois certains fonctionnaires vêtus de noir, et une hirondelle qui ressemble à celle de nos contrées.

48 Les mots Wang et Sié désignent deux personnages éminents, Wang-tao et Sié-ngân, qui vivaient sous les Tsîn. Leur famille habitait la rue des Vêtements noirs (Ou-i-kiang). Ici l’expression Ou-i, (noir vêtement) fait allusion à l’hirondelle qui semble vêtue de noir.

Les mots du texte : Khieou-chi-wang-sié, Wang et Sié des anciens temps, sont tirés littéralement d’une pièce de vers (de Lieou-yu-sse, qui vivait sous les Thang) où se trouve ce passage : « Devant les hôtels de Wang et de Sié des anciens temps, les hirondelles volent. »

Tous les lettrés doivent savoir par cœur cette pièce de vers, et par conséquent comprendre que le mot voilé à dessein par Youên-kaï est le mot yên, hirondelle.

49 Ce jardin de plaisance avait été planté par ordre de l’empereur Hiao-wang, de la dynastie des Liang, entre les années 552-557 après Jésus-Christ.

Le mot neige est une allusion aux hirondelles blanches. On peut en dire autant des mots fleurs de saules et poirier qui fleurit.

50 Les Chinois très instruits peuvent seuls saisir cette allusion. Le poète a en vue une danseuse nommée Tchao-feï-yen (l’hirondelle volante de la famille Tchao), qui devint la favorite, puis la femme de Hiao-wén-ti, de la dynastie des Hân. Il faut que le mot Tchao rappelle, au lecteur intelligent et érudit, le nom de la danseuse Feï-yên (l’hirondelle qui vole), et par suite le mot yen, qui est le sujet de la pièce.

51 A peine Hiao-wén-ti eut-il épousé Tchao-feï-yên, qu’il se refroidit à son égard et s’éprit d’une autre maîtresse qu’il installa à sa place dans le palais de Tchao-yang. Le poète suppose que les sœurs, c’est-à-dire les compagnes de Tchao-feï-yên, doivent voir sa rivale d’un œil jaloux. C’est pourquoi il dit ensuite : « Ne l’envoyez pas voler dans le palais de Tchao-yang, allusion à Tchao-feï-yên (l’hirondelle volante de la famille de Tchao), et à l’hirondelle qu’il célèbre dans ses vers remplis d’énigmes littéraires.

52 Lisez la note 1 de la page 380.

53 Ce pavillon était situé à l’angle sud-ouest de la ville de Ou-tchang-fou. La tradition rapporte que Feï-wén-wei passa en cet endroit monté sur une cigogne jaune.

54De composer des vers en improvisant, à la manière de Tsao-tseu-kien, qui écrivit un poème après avoir fait sept pas.

55 L’épithète chinoise sou est à double entente ; elle signifie à la fois blanc et candide, comme l’adjectif latin candidus.

56 Le poirier que désigne le nom chinois a des fleurs blanches.

57 L’épithète chinoise kie veut dire à la fois blanche et pure, comme l’adjectif latin candida, et renferme ainsi une dernière allusion à l’hirondelle blanche.

58 Chân-tao, surnommé Kîn-youên, vivait sous le règne de Wou-ti, de la dynastie des Tsîn, entre les années 265-274 de notre ère. Après plusieurs promotions, il fut élevé au rang de président du Li-pou (tribunal de la magistrature) ; il savait si bien distinguer le mérite et le mettre en lumière, que chacun tournait les yeux vers lui, et ambitionnait l’honneur de sa recommandation.

59 Pé-yu émit un magistrat du royaume de Weï ; il vivait sous Ling-kong, qui monta sur le trône l’an 492 avant Jésus-Christ. Il était renommé pour le zèle religieux qu’il apportait dans l’observation des rites.

60 Célèbre philosophe que les Chinois placent immédiatement après Confucius, et qu’ils appellent pour cette raison Ya-ching, c’est-à-dire le second saint.

61 Le plus célèbre poète de la Chine.

62 Si-tseu ou Si-chi, nom de la plus belle femme de l’antiquité. Keou-tsiên, roi de Youeï (465 av J.-C.), l’ayant obtenue, lui fit donner des leçons de danse et de maintien, et l’offrit au roi de Ou, qui l’avait vaincu, à la condition qu’il retirerait ses troupes. Celui-ci y consentit, malgré les représentations de son ministre, qui lui rappela plusieurs belles femmes des temps anciens qui avaient fait le malheur du royaume.

63 Cette manière d’indiquer l’âge des enfants qui ont passé cinq ans est empruntée au livre des rites (Peï-wen-yun-fou, liv. IV, B, fol. 31). Tao-yun était fille de Sié-ngan, qui vivait sous les Tsin. L’histoire a conservé la réponse qu’elle fit à l’âge de dix ans, lorsqu’on lui demanda à quoi ressemblait la neige : « A des fleurs de saule qui voltigent au gré du vent. »

64 Allusion à l’empereur Kién-wén-ti, de la dynastie des Liang, dont l’histoire dit : Quand il regardait quelqu’un, ses yeux brillaient comme une lampe ardente ; quand il lisait, ses yeux embrassaient
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