Le programme de géographie dispensé dans le cadre de la préparation aux brevets d’études professionnelles (seconde professionnelle) accorde une place importante à l’environnement (sujet d’étude : «L’environnement planétaire»





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date de publication05.11.2019
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Chambord : un domaine naturel aménagé et…

à ménager !



Rabelais, déjà, invitait son élève à « visiter » les arbres… Nous vous invitons, quant à nous, à découvrir un domaine naturel riche et aménagé dont l’étude permet la mise en place de nombreux projets interdisciplinaires.
Les Projets Artistiques et Culturels (PAC) dans l’enseignement professionnel
Le programme de géographie dispensé dans le cadre de la préparation aux brevets d’études professionnelles (seconde professionnelle) accorde une place importante à l’environnement (sujet d’étude : « L’environnement planétaire ») : autour de quelques notions importantes (interaction, responsabilité individuelle et collective, écosystème…), l’accent est mis sur la dimension civique de la géographie. L’élève est amené à prendre conscience de sa responsabilité face à son environnement, afin de mieux agir dessus.

La même entrée disciplinaire permet la mise en place de Projets Artistiques et Culturels autour des mêmes notions dans les classes de CAP ou de baccalauréats professionnels dont les programmes favorisent la rencontre avec « le citoyen, sa conscience politique et son esprit civique » (français, 3ème année de CAP) : il sera possible de relier ce thème avec l’étude de quelques grands problèmes actuels en histoire – géographie (qu’est-ce que la protection de l’environnement en ce début du XXIème siècle ?).

Un sujet d’étude semblable est proposé aux élèves de première année de baccalauréat professionnel, qui sont invités à réfléchir sur le rôle du citoyen, acteur de l’aménagement du territoire (géographie).
Ainsi, par une approche multi-scalaire, l’élève découvrira que l’aménagement du territoire est une notion qui se décline à plusieurs niveaux : local mais également européen. Dans ce cadre, une réflexion autour des sites Natura 2000 (la candidature du domaine de Chambord a été retenue) rendra plus sensible le rôle nouveau de l’Union Européenne dans la protection de l’environnement.
Chambord permet la mise en place de Projets Artistiques et Culturels autour de plusieurs problématiques :


  • La forêt et sa gestion : L’étude du domaine de Chambord permet à l’élève de comprendre la notion d’environnement. Entre protection et exploitation, il comprend les enjeux de l’aménagement. Exploité, le domaine peut être replacé dans l’étude des « espaces agricoles français » (Terminale professionnelle, programme de géographie) : la découverte de la sylviculture complète le tableau des modes d’exploitations des espaces ruraux. Protégé, il permet à l’élève de prendre conscience d’un certain nombre de débats actuels : si chacun reconnaît la valeur patrimoniale de l’environnement naturel, tous ne partagent pas les mêmes solutions. L’association de défense de la nature ou l’industriel de la filière bois diffèrent par leur vision de la forêt française. C’est leur discours qu’il sera possible d’étudier en français, à travers le discours argumentatif : les programmes de la seconde professionnelle reconnaît l’importance des dossiers de presse (traitant par exemple d’écologie) comme supports pédagogiques, et invitent l’élève à découvrir la thèse, l’argument, l’exemple, la subjectivité…

    Bien évidemment, l’enseignement professionnel trouverait sa place dans un tel Projet Artistique et Culturel.

    Les élèves des filières du bois (Baccalauréat professionnel, mention productique Bois ; CAP Première transformation du bois ; BEPA aménagement de l’espace, spécialité « travaux forestiers » ; CAPA « ouvrier sylviculteur » ou « ouvrier d’exploitation forestière » par exemple) découvriront le matériau qu’ils travaillent sous un nouveau jour. Aux contacts de professionnels de l’Office national des Forêts et du service éducatif, ils comprendront ce qu’est une politique de gestion forestière, axée prioritairement sur la qualité paysagère et la conservation des milieux naturels et des espèces ; en effectuant une coupe fictive, en désignant les arbres à abattre, l’approche de cette gestion sera rendue plus sensible.
    Aux contacts d’artistes, le matériau deviendra objet d’art : en sculptant le bois mort, en transformant les souches de la forêt en personnages historiques réels, ils contribueront à rendre visible le lien si fort qui unit le domaine et le château.
    Ce faisant, les élèves de baccalauréat professionnel s’attacheront à « traduire plastiquement une donnée du réel », un élément réel ou figuré (d’après un tableau de François Ier ou du maréchal de Saxe, une photographie du donjon…), s’appropriant ainsi une capacité prévue par les programmes d’éducation artistique, arts appliqués (« Investigation du visible »).

    Les apprentis photographes (baccalauréat professionnel « artisanat et métiers d’art », spécialité « photographie » ; CAP « photographe ») pourront jouir d’un espace approprié afin de mettre en place un projet qui associe art et capacités évaluées lors des examens (effectuer les repérages de lieux, sujet, éclairage…)… Ils seront amenés à prendre conscience que la photographie, avant d’être une technique, est affaire de regard.
    Le travail des élèves pourra être intégré dans la base de ressources du service éducatif de Chambord et ainsi servir, en fonction des thèmes, à d’autres classes (professionnelles ou générales) qui n’ont pas la même maîtrise de l’art photographique. : ainsi mis en valeur, le Projet Artistique et Culturel favorisera la prise de confiance en soi.

    Plus généralement, la mise en place de Projets aboutissant à une réalisation artistique (musicale, théâtrale, photographique, graphique ou littéraire) pourrait permettre aux enseignants de communication d’entamer une réflexion sur la « découverte de soi » (première marche vers la « confiance en soi »), élément fondamental pour des élèves destinés à pratiquer des métiers commerciaux (BEP « vente et action marchande » ; Baccalauréat professionnel « commerce »).



  • La gestion de la faune sauvage : La chasse fait l’objet de débats vifs, tant au niveau national qu’européen. Chambord, dès l’origine, a noué avec elle des relations privilégiées. Dépassionner le débat et en comprendre les enjeux, les origines, permettrait à l’élève de comprendre le problème dans toute sa complexité.
    Une étude historique de la chasse, activité réservée à l’autorité seigneuriale jusqu’à la révolution française, lui rendra son rôle symbolique. La contestation de ce privilège (puis sa suppression) pourra être replacée dans un contexte plus large de la conquête des Libertés durant le siècle des Lumières : l’étude de quelques philosophes du XVIIIème siècle, préconisée en Terminale professionnelle (français) favorisera la compréhension de l’argumentation. Ainsi, l’élève découvrira (grâce également à l’étude de dossiers de presse, préconisée en seconde professionnelle ; à la rencontre avec des professionnels de l’ONC, des membres du service éducatif) la complexité d’un débat qui ne saurait se résoudre à un face à face entre écologistes millénaristes et chasseurs traditionalistes : comprendre pour mieux choisir, ce thème associerait des compétences nécessaires en français et en éducation civique.

    L’enseignement professionnel jouera un rôle fondamental dans la réalisation du Projet : qu’il s’agisse de photographies (CAP photographie) ; de création d’un « itinéraire balisé » avec repérage, système de plan ou de notations (BEP, CAP, baccalauréat professionnel « commerce et vente ») invitant le passant distrait à découvrir la trace quasi invisible de la vie animale (empreintes par exemple) ; d’une réalisation audio (rendant sensible, par le son, la présence du cerf ou du sanglier), les compétences professionnelles seront utilisées avec profit.



  • L’élève acteur de l’aménagement : Des réflexions sont menées depuis quelques années autour d’un projet de « maison de la forêt », qui rassemblerait une documentation présentant l’histoire et la richesse de la réserve. Sorte d’écomusée, riche de vidéos, d’expositions, ce bâtiment devrait s’intégrer harmonieusement dans l’environnement naturel de Chambord. Associer les élèves (notamment ceux dont l’activité est liée au bois ou à la pierre) à une telle démarche, les inviter à penser un tel projet, à en dresser un plan ou une maquette, leur permettrait de prendre conscience de la fécondité de leur propre réflexion. Enfin, la notion de Patrimoine prendrait du sens apparaîtrait comme évolutive et vivante.



  • Chambord, ou l’invitation au tourisme : Le domaine de Chambord est un acteur économique de première importance. Par le nombre de fonctionnaires qu’il emploie et de touristes qu’il attire, par le chiffre d’affaires et les retombées économiques qu’il génère… Voilà bien un vocabulaire hétérodoxe appliqué à l’antique château, vieux de 500 ans. C’est cette dimension, longtemps occultée, que nous vous proposons de découvrir.
    Le tourisme devra être replacé dans son contexte historique : les programmes d’histoire de première année de CAP (« La France entre les deux guerres » permet de situer les acquis sociaux du Front Populaire) et de première année de baccalauréat professionnel (sujet d’étude consacré à « l’évolution des pratiques socioculturelles en France », entre la fin du XIXème siècle et les années 60) autorisent la définition de notions centrées sur le tourisme (mode de vie, pratique culturelle, identité culturelle…).


Le programme de géographie de la première année de baccalauréat professionnel incite l’élève à découvrir « l’organisation du territoire français » (et notamment les mutations économiques et sociales des espaces tertiaires), avant de lui faire prendre conscience de son futur rôle de citoyen « acteur du territoire et de son aménagement ».
A partir de l’exemple du domaine de Chambord (ou de l’axe ligérien, classé patrimoine mondiale de l’Humanité), il est possible d’étudier ce qu’est un espace touristique : son développement participe d’une véritable politique d’aménagement régionale ou nationale, dont l’étude est un élément – clé du programme.



L’appropriation du monument par les élèves peut se décliner de diverses manières. Des visites pourraient être organisées durant lesquelles les acteurs du Projet pourraient faire découvrir des aspects insolites du château (« lieu de pouvoir », « entre République et Monarchie »…) à leurs camarades. La fabrication de panneaux, à partir de matériaux divers (pierre, bois, céramique…), associerait les compétences professionnelles… Une réflexion sur les aménagements touristiques existants ou à prévoir, leur intégration à l’environnement naturel du site, permettrait aux élèves de prendre conscience qu’ils sont acteurs de leur environnement. La formation du citoyen serait enfin complétée par la mise en place de parcours de découverte éphémères, destinés aux touristes, et construits par la classe autour d’un thème, d’un projet. Ainsi, en balisant les sentiers, les élèves prendraient conscience qu’ils construisent ou influencent la représentation du touriste, et seraient amenés à développer leur esprit critique face aux « chemins » qui leur sont proposés dans le quotidien : construire un itinéraire balisé pour apprendre, à terme, à sortir des sentiers battus…


Le château de Chambord, lieu de pouvoir


Chambord fut un théâtre où la monarchie se mit en scène. Construit ou transformé par des hommes dont le pouvoir s’approchait de l’absolutisme, il continue à servir de vitrine à une fonction présidentielle qui assume pleinement son héritage royal.
Quelques pistes proposées dans le cadre d’un Projet Artistique et Culturel (enseignement professionnel)


  • Chambord, entre République et monarchie : un reflet des institutions françaises ? Comme d’autres palais républicains (Elysée, Matignon…) il est difficile à situer : à mi-chemin entre République et Monarchie, son histoire résume à elle seule celle, dense, des relations complexes entre le peuple français et ses institutions. Entre « fait du Prince » et « chasses présidentielles », le Domaine rend les institutions politiques françaises moins désincarnées...
    Le fonctionnement de la vie politique française est au centre des programmes de l’enseignement professionnel. La 1ère année de CAP invite l’élève à s’intéresser à « l’élargissement de la participation des citoyens à la vie politique » (Histoire) ; en 2ème année aux « principaux aspects politiques, économiques et sociaux » (géographie) et à l’histoire intérieure du pays (Histoire). La 3ème année permet la mise en œuvre d’un travail interdisciplinaire qui associe français (« le citoyen : conscience politique et esprit civique ») et histoire-géographie (les imperfections de la démocratie pourraient être abordées parmi les « grands problèmes contemporains »).
    Les programmes du baccalauréat professionnel insistent sur la nécessaire étude du fonctionnement de la démocratie, en 1ère année (« description des institutions de la démocratie française », en Education civique) ou en terminale (en histoire le sujet d’étude « démocraties et dictatures » permet la définition de notions essentielles comme la souveraineté populaire, la séparation des pouvoirs…).
    L’économie – droit (Terminale BEP, spécialité secrétariat, comptabilité ou vente) s’intéresse également au rôle du citoyen et aux institutions politiques.

    Si la consolidation de la République peut être datée de la seconde moitié du XIXème siècle, l’étude de la vie politique française ne saurait passer sous silence les tâtonnements de la nation, à la recherche d’institutions capables d’inscrire l’héritage de la Révolution Française dans une société nouvelle, transformée notamment par l’industrialisation. Le comte de Chambord fut un acteur essentiel de cette période de « République incertaine » : par son parcours, ses écrits et la symbolique de ses carrosses conservés au château, en attendant « l’improbable Restauration », il permet de mieux comprendre les enjeux de pouvoir qu’induisent les changements constitutionnels. Cette période pourra être appréhendée grâce aux nombreuses archives conservées au château dont le dépouillement a été entrepris depuis 1996 ou aux carrosses comtaux dont l’étude minutieuse révèle la richesse symbolique.
    La réflexion pourra être complétée par l’étude, en français, d’un corpus documentaire ayant pour objet l’organisation du « bon gouvernement » : les engagements d’Erasme en faveur du « bon Prince », de Voltaire en faveur de la monarchie parlementaire ou de Victor Hugo en faveur de la République permettront d’approcher l’argumentation, élément fondamental et fédérateur des programmes, capable de lier notamment français et Education civique.

    Les réalisations pourront être multiples, en fonction de l’entrée choisie pour traiter cette problématique :




  • Le pouvoir en représentation (monarchie absolue et république) : Le thème du pouvoir et de ses représentations pourra être décliné à Chambord, à travers l’étude de l’architecture, de la peinture ou l’organisation de chasses (royales ou présidentielles)…
    L’éducation artistique, arts appliqués (baccalauréat professionnel) invite l’élève à mener une « Investigation du visible », à observer avant de « traduire plastiquement les données du réel ». L’observation du décor sculpté insistera dans un premier temps sur le rôle de la lumière, de la couleur, l’analyse des phénomènes visuels, les caractéristiques de l’ensemble. Par cette découverte sensible, l’élève s’appropriera progressivement l’œuvre (un chapiteau par exemple) : il devra ensuite en assurer la traduction plastique, en relation avec son domaine professionnel (les CAP « métiers de la pierre » privilégieront cette approche). La rencontre avec un professionnel de la taille de la pierre, qui travaille à la restauration du château depuis de nombreuses années, sera un moment fort de ce Projet. Il aidera, conseillera les élèves dans leur réalisation.
    Le même travail pourra être entrepris à partir des portraits royaux conservés au château. En insistant sur les liens entre arts et société (portraits royaux et image du pouvoir ; propagande politique des chapiteaux sculptés), en comparant peintures royales et portraits présidentiels (et notamment les symboles régaliens), les élèves comprendront comment le pouvoir est mis en scène et quelle est la place, dans la définition du pouvoir présidentiel, de l’héritage monarchique.



  • Les palais républicains : Le domaine pourra servir de point d’ancrage à une étude plus vaste, qui s’attacherait à décrire le fonctionnement, la gestion et le rôle de ces « palais de la République », sièges des plus hautes fonctions de l’Etat. L’intervention du Commissaire à l’Aménagement de Chambord pourrait être un moment fort de ce Projet.



  • L’art au service du pouvoir : A travers l’étude de l’architecture ou d’une pièce de théâtre (français, BEP 1ère année par exemple), l’importance du contrôle de l’art par le pouvoir politique serait mise en lumière. « Le bourgeois gentilhomme », pièce créée à Chambord par Molière et Lully, illustre à merveille cet art au service de Louis XIV, moquant les travers de la société et donnant au roi un rôle d’arbitre, indispensable et nécessaire, au cœur du royaume de France. L’étude des Lettres persannes de Montesquieu pourra montrer le rôle politique de la littérature, véritable contre-pouvoir, censeur de la politique royale.



Les réalisations utiliseront les compétences professionnelles : entre production plastique (création d’une maquette d’un château « idéal » ou d’un chapiteau en tuffeau), plaquette d’information pour les touristes ou pièce de théâtre écrite par les élèves (la rencontre d’un président de la République avec un monarque absolu pourrait être riche d’enseignements, sur le modèle des Lettres persannes de Montesquieu), les pistes auxquelles il convient de réfléchir sont nombreuses.

Chambord… Regard construit, construction

patrimoniale



Le château est bien plus qu’un amas de pierre et de bois… Mais, il ne faudrait pas oublier l’aspect matériel de la construction, les hommes qui ont travaillé et continuent de travailler au château. Il s’agira de comprendre la pierre et son travail, la propagande qu’elle véhicula et les raisons qui continuent à attirer, plus de 500 ans plus tard, plusieurs millions de visiteurs par an. Non, Chambord n’est pas un château… C’est un monument, un patrimoine, une mémoire nationale et mondiale.

Les Projets Artistiques et Culturels (PAC) dans l’enseignement professionnel



La notion de patrimoine apparaît dans les programmes de l’enseignement professionnel : en 3ème année de CAP, des entrées sont possibles en français (le thème « le citoyen : conscience politique et esprit civique ») ou en Histoire – Géographie (parmi les grands problèmes actuels à étudier, celui du rapport entre le citoyen et son environnement naturel et historique mérite réflexion). La 1ère année du baccalauréat professionnel permet de découvrir l’aménagement du territoire et le citoyen acteur de cet aménagement (géographie). L’Education artistique insiste sur la nécessité de replacer la construction dans son contexte historique, social et spatial.
Chambord permet la mise en place de Projets Artistiques et Culturels autour de plusieurs problématiques :


  • Sculpture et décor sculpté : L’éducation artistique, arts appliqués (baccalauréat professionnel) invite l’élève à mener une « Investigation du visible », à observer avant de « traduire plastiquement les données du réel ».
    L’observation du décor sculpté insistera dans un premier temps sur le rôle de la lumière, de la couleur, l’analyse des phénomènes visuels, les caractéristiques de l’ensemble. Par cette découverte sensible, l’élève s’appropriera progressivement l’œuvre (un chapiteau par exemple) : il devra ensuite en assurer la traduction plastique, en relation avec son domaine professionnel (les CAP « métiers de la pierre » privilégieront cette approche). La rencontre avec un professionnel de la taille de la pierre, qui travaille à la restauration du château depuis de nombreuses années, sera un moment fort de ce Projet. Il aidera, conseillera les élèves dans leur réalisation.
    L’éducation artistique, arts appliqués (baccalauréat professionnel) insiste également sur la nécessité de réfléchir au rapport entre la réalité et l’image, la réalité et l’œuvre artistique et la réalité de son interprétation. A travers l’étude du plan, de la disposition des pièces, du grand escalier, l’élève découvrira les idées exprimées, à travers cette architecture au service du pouvoir, outil d’une propagande savamment orchestrée.



  • Le représentation de Chambord à travers les âges : La vision de Chambord varia selon les époques historiques. Un voyageur du XVIIIème siècle ne « voyait » pas le château comme un romantique de la première moitié du XIXème siècle ou un journaliste des années 1990. A travers l’étude de gravures, de peintures, de dessins, de photographies (anciennes ou réalisées par d’autres classes à PAC) les élèves prendront conscience de la diversité des regards et des messages véhiculés par les représentations. La réalisation pourrait inviter l’élève à peindre, sculpter sur pierre ou sur bois « son » Chambord et à expliquer ensuite, par un poème ou un texte, les raisons de ces choix, les sentiments qui se dégagent de l’œuvre. Un tel projet associerait donc la découverte de mouvements culturels et artistiques (tel le romantisme, étudié par les classes de BEP en français et histoire) et des compétences de disciplines professionnelles.



  • Qu’est-ce que le patrimoine ? Le domaine et le château de Chambord sont exemplaires pour interroger le concept de patrimoine. Depuis le XIX° siècle, le regard et les actions portant sur le patrimoine ont évolué. Le patrimoine n’est plus seulement national ; depuis 1972, il a pris une dimension mondiale avec l’œuvre de l’U.N.E.S.C.O. On ne séparera pas , dans le cas de Chambord, sa valeur patrimoniale nationale, européenne et mondiale. Il n’est pas davantage possible d’oublier la place qu’occupe Chambord dans l’espace ligérien : la vallée de la Loire qui intègre Chambord et ses abords est, elle aussi, inscrite au patrimoine mondial de l’humanité. Cet événement souhaité comporte une contrepartie: le devoir de protéger pour transmettre aux générations futures. L’héritage présent relie au passé ; la compréhension de sa valeur, sous tous ses aspects, doit aider à comprendre pourquoi il engage au devoir de le transmettre : Pourquoi ce lieu est-il l’objet de tant de soins ? Que veut-on conserver et protéger ? Qui décide ? Comment ?
    A travers l’exploitation de la base informatisée qui recense les 2.500 objets d’arts conservés au château, les élèves seront amenés à découvrir progressivement ce qu’est le patrimoine, ce qu’il est souhaitable de conserver et de léguer aux générations futures.



  • Chambord, ou l’invitation au tourisme : Le domaine de Chambord est un acteur économique de première importance. Par le nombre de fonctionnaires qu’il emploie et de touristes qu’il attire, par le chiffre d’affaires et les retombées économiques qu’il génère… Voilà bien un vocabulaire hétérodoxe appliqué à l’antique château, vieux de 500 ans. C’est cette dimension, longtemps occultée, que nous vous proposons de découvrir. Le tourisme doit être replacé dans son contexte historique : les programmes d’histoire de première année de CAP (« La France entre les deux guerres » permet de situer les acquis sociaux du Front Populaire) et de première année de baccalauréat professionnel (sujet d’étude consacré à « l’évolution des pratiques socioculturelles en France », entre la fin du XIXème siècle et les années 60) autorisent la définition de notions centrées sur le tourisme (mode de vie, pratique culturelle, identité culturelle…).


Le programme de géographie de la première année de baccalauréat professionnel incite l’élève à découvrir « l’organisation du territoire français » (et notamment les mutations économiques et sociales des espaces tertiaires), avant de lui faire prendre conscience de son futur rôle de citoyen « acteur du territoire et de son aménagement ».
A partir de l’exemple du domaine de Chambord (ou de l’axe ligérien, classé patrimoine mondiale de l’Humanité), il est possible d’étudier ce qu’est un espace touristique : son développement participe d’une véritable politique d’aménagement régionale ou nationale, dont l’étude est un élément – clé du programme.



L’appropriation du monument par les élèves peut se décliner de diverses manières. Des visites pourraient être organisées durant lesquelles les acteurs du Projet pourraient faire découvrir des aspects insolites du château (« lieu de pouvoir », « entre République et Monarchie »…) à leurs camarades. La fabrication de panneaux, à partir de matériaux divers (pierre, bois, céramique…), associerait les compétences professionnelles… Une réflexion sur les aménagements touristiques existants ou à prévoir, leur intégration à l’environnement naturel du site, permettrait aux élèves de prendre conscience qu’ils sont acteurs de leur environnement. La formation du citoyen serait enfin complétée par la mise en place de parcours de découverte éphémères, destinés aux touristes, et construits par la classe autour d’un thème, d’un projet. Ainsi, en balisant les sentiers, les élèves prendraient conscience qu’ils construisent ou influencent la représentation du touriste, et seraient amenés à développer leur esprit critique face aux « chemins » qui leur sont proposés dans le quotidien : construire un itinéraire balisé pour apprendre, à terme, à sortir des sentiers battus…

Chambord ou la « civilisation Renaissance »…



Les Projets Artistiques et Culturels (PAC) dans l’enseignement professionnel



Dans le cadre des « grands moments et les grands courants de l’histoire européenne du XVIème siècle à la fin de la Seconde guerre mondiale », les élèves de 1ère année de CAP pourront suivre « l’installation progressive de la monarchie de droit divin » à travers l’exemple du domaine de Chambord. En déchiffrant l’architecture du château et son message, ils apprendront à la situer dans le temps et l’espace mais aussi et avant tout dans son contexte historique, politique et social (Culture artistique).


  • Comprendre la Renaissance… : Un tel thème peut être décliné en fonction des savoirs professionnels. Les métiers de la pierre s’intéresseront davantage à l’architecture, les photographes seront sensibles aux jeux de lumière, à la mise en scène, aux perspectives diverses qu’ils pourront s’attacher à fixer sur un film… En s’interrogeant sur l’architecture, en tentant d’y percevoir les héritages et les nouveautés (un Chambord militaire, héritier du Moyen Age ; un Chambord italien, symbole de la Renaissance), les élèves replaceront la construction dans une époque, un contexte socio-politique. En réalisant des plans, en faisant le relevé de la façade, ils comprendront qu’elle fut l’objet d’une commande royale, un lieu de pouvoir et de représentation.


L’éducation artistique, arts appliqués (baccalauréat professionnel) insiste sur la nécessite de réfléchir au rapport entre la réalité et l’image, la réalité et l’œuvre artistique et la réalité de son interprétation. A travers l’étude du plan, de la disposition des pièces, du grand escalier, l’élève découvrira les idées exprimées, à travers cette architecture outil d’une propagande savamment orchestrée.


Christophe Marion,
professeur d'histoire-géographie,
responsable académique du domaine de Chambord

Henri-Pierre Rinckel,
professeur d'histoire-géographie,
professeur détaché au service éducatif du domaine de chambord.

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