Notes de lecture sur les premiers chapitres de «Dichtung und Philosophie»





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INTRODUCTION A HOMERE

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Hermann Fränkel

Dichtung und Philosophie des frühen Griechentums.

Eine Geschichte der griechischen Epik, Lyrik und Prosa

bis zur Mitte des fünften Jahrhunderts.
********************



C.H.Beck, 1993 - 636 pages

___________________
Notes de lecture

sur les premiers chapitres

de « Dichtung und Philosophie »

préparées par Jean-Paul Woitrain

Remarques

Ces notes de lecture, à l’origine destinées à préparer un cours, pourront servir d’introduction à la « lecture préparée » des quelques pages d’Homère que Monsieur Gérard Jeanneau m’a aimablement offert de placer sur son site.
Notes ou traduction ?
H.Fraenkel ne se contente pas de présenter une « histoire de la littérature » : dans ce chapitre, il fait lire Homère en même temps qu’il présente les lignes principales du genre épique et la pensée qui le sous-tend. Par conséquent il m’est rapidement apparu que des notes de lectures devaient rendre compte de ce dialogue avec le texte d’Homère, et qu’une traduction, même approximative vaudrait mieux qu’un résumé.
Je ne suis spécialiste ni de l’anglais ni de l’allemand : je suis professeur de lettres classiques. Aussi n’aurais-je pas la prétention de présenter ces notes comme une traduction digne de ce nom. Mais j’ai essayé de me tenir au texte.
J’ai utilisé la réédition anglaise, publiée en 1975, par B.Blackwell à Oxford ; au besoin je me suis appuyé sur l’édition allemande de 1964, ou sur la réédition de 1993, dont de nombreuses pages sont lisibles en ligne :

http://books.google.fr/books?id=6z8medIB24kC&dq=%20gbs_navlinks_s.

Références
Hermann Fränkel : Dichtung und Philosophie des frühen Griechentums. Eine Geschichte der griechischen Epik, Lyrik und Prosa bis zur Mitte des fünften Jahrhunderts. Zweite, Geistesüberbearbeite Auflage. Munich, Beck, 1964. (La 1° éd. Allemande parut à New York en 1951.)
H. Fraenkel fait régulièrement référence à un autre de ses ouvrages : Wege und Formen des frühgriechischen Denkens, München, Beck (1955). Repr.1968.
Early Greek Poetry and Philosophy. La traduction anglaise de « Dichtung und Philosophie » a été éditée en 1968, à partir de la seconde édition allemande de Munich, par Moses Hadas et James Willis.
La traduction des citations de quelque longueur est tirée des éditions électroniques de Louvain (Hodoi electronikai) et parfois de la traduction de l’Odyssée de Philippe Jaccottet, (Ed. La Découverte/ Poche n° 87). Fraenkel, lui, donne sa propre traduction en allemand et en vers et la commente. Je ne la traduis que dans les passages où il précise la différence de son point de vue par rapport aux interprétations existantes.
Pagination (et références) : Entre crochets droits ([22] ) sont indiquées les pages de l’édition B.Blackwell, 1975 dans les notes de bas de page je rappelle le numéro que porte la note dans cette réimpression, pour les distinguer des notes complémentaires que j’ai parfois ajoutées. Ces dernières sont introduites par un tiret suivi de Nota Bene ( NB.).
Envoi
J’espère que ces pages seront utiles au lecteur. Rien ne vaut cependant le recours à l’original.

Jean Paul Woitrain

I. Littérature grecque des premiers âges : 

survivances et origines.
[P. 1] Pourquoi la littérature grecque commence-t-elle, pour nous autres modernes, par deux œuvres si brillantes et si achevées que l’Iliade et l’Odyssée d’Homère? Pourquoi les premières étapes plus obscures et plus frustes, les progrès lents et tâtonnants que la littérature Grecque a dû connaître, comme celles des autres peuples, ne nous sont-ils pas parvenus ?

La connaissance des œuvres des temps anciens repose sur deux processus radicalement différents : les unes ont été transmises sans interruption et ont toujours été connues. Les autres avaient totalement disparu et n’ont été retrouvées que par le hasard des découvertes archéologiques. Telles sont par exemple, les littératures des anciens Babyloniens et Egyptiens, la vieille littérature germanique, etc. Leur valeur intrinsèque n’a pas influé sur leur conservation. Il n’en va pas de même des œuvres grecques : le contact avec la littérature grecque n’a jamais été totalement rompu ; il s’est toujours trouvé des lecteurs, et par conséquent des copistes, puis des éditeurs pour assurer la transmission jusqu’à aujourd’hui. Cela n’a rien à voir avec le hasard, mais tient à l’intérêt que ces livres ont continué d’éveiller au fil des générations.

Seules des œuvres de quelque valeur ont pu ainsi traverser les siècles. On compte, pour l’époque qu’englobe notre étude, les 24 chants de l’Iliade, les 24 chants de l’Odyssée (des sections d’environ mille vers) ; trois livres d’Hésiode ; un livre d’Hymnes homériques ; deux livres de Théognis ; quatre livres des poèmes lyriques de Pindare. Tout le reste a péri, parce qu’à un moment ou un autre dans l’antiquité ou au moyen-âge l’intérêt pour telle ou telle œuvre s’est éteint. En revanche tout ce qui a pu arriver au seuil de la renaissance a été définitivement sauvé.

[P. 2 Il serait totalement impossible d’esquisser une histoire de la littérature grecque des premiers temps sans les fragments des œuvres perdues qui parsèment celles que nous avons conservées. Beaucoup d’auteurs antiques citent en effet, plus ou moins intégralement, des extraits de ces œuvres aujourd’hui perdues, sans préciser le contexte, en les adaptant à leur propos. Ces fragments sont généralement très courts : mais la littérature des premiers âges est si dense, et sa forme si étroitement liée à la pensée qu’elle exprime, que, de quelques mots, on peut déduire beaucoup. C’est l’intérêt personnel de chaque auteur qui a déterminé le choix des citations : Athenaeus s’intéresse aux manières de table dans ses Deipnosophistes, aussi les fragments concernant le boire et le manger dans les siècles antérieurs sont-ils particulièrement nombreux. Apollonius Dyscolus traite des pronoms dans la langue archaïque et dans les dialectes : il ne cite donc que les vers qui contiennent des formes pronominales ! Seules les citations des philosophes de la période que nous étudions sont systématiquement présentées dans leur contexte. A l’école d’Aristote les œuvres des philosophes anciens étaient « mises en fiche » sous formes de citations, systématiquement organisées, mais c’était tjs sous l’angle de leur rapport avec la vision aristotélicienne des problèmes. Tous ces fragments éparpillés ont été soigneusement rassemblés à l’époque moderne et l’on ne peut plus espérer en voir apparaître de nouveaux par cette voie.

En compensation, pourrait-on dire, les fouilles du siècle dernier (XIX°), ont mis au jour en Egypte une telle quantité de matériaux nouveaux que la philologie peine à les traiter ! Il s’agit en général d’écrits non littéraires : comptes, litiges, comptes rendus de procès, lettres, etc. Quelques uns de ces papyri, pourtant, sont des restes de manuscrits d’œuvres littéraires. Ont ainsi été portées à notre connaissance des pièces inconnues : fragments de Sapho et Alcée ; un grand morceau d’Alcman ; des péans de Pindare ; bon nombre de poèmes de Bacchylides. Du fait de la dégradation du papyrus il s’agit de courts fragments, abîmés, difficiles à reconstituer. Mais on peut espérer en découvrir d’autres encore.

[P. 3] Les premiers papyrus grecs découverts en Egypte remontent, au plus tôt à la fin du quatrième siècle av. J.C., début de l’hellénisation de l’Egypte. De ce fait, tout ce qui, dans la littérature antérieure, n’a pas été préservé par les Grecs eux-mêmes a disparu définitivement ! Ce sont les Grecs qui ont choisi les œuvres qui devaient perdurer. Pour faire leur tri, ils n’ont pas adopté le critère en vigueur dans les autres civilisations, qui, toutes, ont conservé et transmis des œuvres religieuses, ou des formules magiques, ou des lois, venues du fond des âges, parce qu’on voulait en sauver la lettre, qu’on croyait révélée ou magique. Les Grecs au contraire n’avaient pas le culte de la lettre ni dans leurs lois ni dans leurs rituels religieux ni dans leurs croyances. Au contraire dans tous les domaines, à toutes les époques, ils ont cherché à renouveler la formulation pour l’adapter au mieux au sens qu’ils voulaient conserver. La fluidité prédominait donc. Comme inversement ce n’était pas l’individualité de l’auteur qui comptait mais la réussite du genre, les Grecs n’ont pas cherché à garder intactes les œuvres antiques et primitives, sauf quand le genre, ayant atteint le sommet de son art menaçait de décroître. Ce fut le cas de l’épopée. C’est ainsi que l’on a conservé l’Iliade et l’Odyssée comme deux sommets représentatifs du genre avant son déclin.

C’est pourquoi, pour la postérité, Homère, et lui seul, occupe la première place dans la littérature grecque. Comme la tendance de l’esprit humain est de découvrir une organisation téléologique dès qu’il se retourne sur son passé, les Grecs eux-mêmes ont élaboré une théorie selon laquelle toute la littérature grecque et même l’éducation et la civilisation dans leur ensemble, trouvent leur origine dans l’œuvre d’Homère et en elle seule, et les érudits d’aujourd’hui sont enclins à les suivre dans cette voie. Certes l’immense influence d’Homère sur toutes les générations qui lui ont succédé est hors de doute, mais il est faux de croire qu’une ligne droite relie Homère à l’âge classique, traversant l’époque archaïque sans dévier.

Cette vision ne correspond tout simplement à aucune réalité historique ! Un développement continu en ligne droite se produit parfois dans un domaine donné et assez étroit de l’activité humaine, mais jamais rien de tel n’arrive à l’échelle de ce qu’on peut réellement appeler une période historique. [P. 4] Aucune génération en effet, ne se satisfait de fournir à ses descendants les préliminaires d’une évolution en leur laissant le soin de réaliser les fins auxquelles elle voulait les faire servir ! Dans la mesure où une époque vise à durer, elle cherche à perpétuer ses tendances propres ; et dans la mesure où ses tendances prévalent, elles se transforment du fait même de leur victoire ! Quoi qu’il en soit, chaque période recherche avant tout son accomplissement et la perfection de son propre système. Ceux qui suivent ne peuvent que démolir ce système afin de pouvoir construire le leur, pour la simple raison que toute altération essentielle en entraîne d’autres dans son sillage. Quoi que les successeurs puissent en utiliser, ils ne l’emploient pas dans le même sens que leurs pères, mais font violence à l’héritage reçu pour l’adapter à leurs propres fins. Pour cette raison, les historiens doivent se garder de considérer une époque comme la préparation de celle qui suit. Il y a un gouffre entre l’influence qu’une époque a sur la suivante et la conscience qu’elle avait d’elle-même.

Pour autant qu’on puisse le savoir par ses productions écrites, (qui s’étendent d’Homère au milieu du V° siècle av. J.C.) la Grèce des premiers âges (« the early Greek périod »), avait son mode de vie propre et satisfaisant, et un système de pensée autonome et cohérent. Cette période conduisit à leur perfection beaucoup de valeurs élevées, qui disparurent avec elle parce que la Grèce classique ne pouvait plus les prendre en compte. C’est sur ces valeurs spirituelles et artistiques qui caractérisent les temps premiers de la Grèce que nous mettrons l’accent dans les pages de ce livre. Jamais, nulle part ailleurs, elles n’ont eu tant de force et n’ont été portées à un tel degré de beauté.

Dans cette période qui nous occupe — nous l’appellerons schématiquement «l’âge héroïque » de la Grèce —régnaient en général l’agitation et la violence. Les positions gagnées de vive force étaient rapidement abandonnées, parce que l’évolution changeait brusquement de direction. Le principe selon lequel le progrès historique ne suit jamais une ligne droite et directe, même sur de courtes périodes, se vérifie pleinement dans la distance qui va d’Homère à Pindare. Après Homère se produisit une rupture si forte que nous sommes contraints de diviser « les premiers temps de la Grèce » en deux époques distinctes : la période épique et la période archaïque. Ici l’histoire littéraire marche du même pas que l’histoire des arts : à la période géométrique succèdent le style « orientalisant » et la nouvelle période archaïque des arts plastiques.

Pour ce qui est des épopées homériques, il est évident pour nous, qu’elles ne constituent ni un début ni un milieu mais une fin. Au lieu de prolonger la poésie et les façons de voir homériques, la période archaïque qui la suit se rebelle contre tout cela et recommence tout, presque entièrement à nouveaux frais. Cette révolution fut un des tournants les plus dramatiques dans toute l’histoire de l’esprit grec. Qui ignore ce phénomène, et croit voir l’Hellénisme marcher avec armes et bagages sur un sentier tracé une fois pour toutes, ferme les yeux sur une des formes les plus singulières du courage grec : la capacité à chercher, et à trouver une autre voie, nouvelle et claire, au milieu de l’obscurité et de la confusion les plus complètes.

On priverait donc l’époque archaïque de sa caractéristique principale en voulant à toute force la mettre en harmonie avec les périodes qui la précèdent et la suivent. Mais on ne comprendrait pas non plus la poésie homérique dans sa spécificité si on en faisait découler toute la culture héllénique qui l’a suivie. Cela reviendrait en effet à faire d’elle le point de rencontre de toutes sortes de lignes divergentes, alors que l’épopée homérique n’a jamais cherché à être le centre de gravité de toutes les forces et puissances en germe dans la culture hellénique des premiers âges. Il faut plutôt se rendre compte qu’au seuil de la littérature grecque se dresse un poème qui donne voix, d’une manière radicale et unilatérale à certaines particularités du caractère grec, en excluant les autres suivant ses partis pris et préjugés. On ne trouve par exemple chez Homère, aucune trace des premiers balbutiements de la philosophie grecque. La religion homérique n’exprime qu’un aspect de la piété grecque, mais lui accorde un poids écrasant. Durant toute leur existence en tant que nation, les Grecs ont souffert de cet état de fait, et si l’image des dieux que donne Homère avait toujours cours, ce n’était pas sans réticence qu’ils l’acceptaient.

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II. Homère
A) Aèdes et épopées (The singers and their epics)

[P.6] De toute la poésie épique grecque, seules l’Iliade et l’Odyssée sont parvenues jusqu’à nous. En dépit de leur volume (respectivement 15 000 et 12 000 hexamètres) ces deux poèmes ne sont que les parties d’un ensemble plus vaste qu’on nomme le Cycle Troyen. Le cycle complet était constitué de huit épopées qui faisaient corps, sans interruption ni rupture.

Cinq épopées pour raconter la guerre de Troie, du début à la prise de la ville, parmi lesquelles l’Iliade occupe la deuxième position.

Trois poèmes épiques pour les Nostoi. La sixième de ces épopée  raconte le retour de tous les autres chefs grecs, excepté Ulysse ; la septième : l’Odyssée, qui est à proprement parler, le retour d’Ulysse ; la huitième raconte les autres expéditions d’Ulysse, après le rétablissement de son pouvoir à Ithaque et sa mort1. L’ Iliade et l’Odyssée étaient de toute évidence les pièces maîtresses du Cycle Troyen. L’Iliade à elle seule avec ses 24 chants est plus étendue que les quatre autres épopées du cycle de la guerre de Troie, qui en compte 22. L’Odyssée (24 chants elle aussi) était cinq fois plus longue que les voyages de retour (nostoi) des autres héros (la sixième épopée, comportant cinq chants) ! Parallèlement à ce Cycle Troyen, il y avait en avait d’autres, notamment un Cycle Thébain.

Selon la tradition, l’Iliade et l’Odyssée furent composées par un chanteur itinérant, du nom d’Homère et venant de l’Est, de l’Ionie. Les autres épopées étaient attribuées à d’autres auteurs, d’une manière incertaine et variable. Le nom d’Homère apparaissant plus souvent que celui des autres, il finit par désigner collectivement tous les poètes épiques.

C’est tout ce que la tradition la plus ancienne peut nous apprendre d’Homère ! Aucune donnée extérieure ne nous permet de savoir dans quelle mesure Homère est un personnage historique et encore moins l’auteur de ces œuvres. Il est possible que la tradition simplifie (comme les Grecs le font souvent) et embrasse sous le nom d’Homère toute une période de la littérature !

« Homère » sonne en tout cas comme le nom d’une personne réelle et non comme un symbole artificiellement inventé. Sans doute un homme de ce nom participa-t-il, à un degré ou un autre, à la composition d’œuvres épiques et son nom se trouva lié à elles pour toujours.
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