Au cycle 2 – Ecriture coopérative





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date de publication01.06.2017
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AU CYCLE 2 – Ecriture coopérative
Pour mes cycles 2, la familiarisation avec la structure du conte étiologique s’est surtout faite grâce à l’entraînement oral, quasi-quotidien. Cet entraînement consistait en de brèves productions orales répondant à de simples questions en pourquoi, portant essentiellement sur les animaux ou la nature (plus évocateur et compréhensible pour les 6-8 ans).

Les CE1 ont davantage travaillé sur des textes écrits, associés à des questions de compréhension. Nous avons ainsi travaillé sur trois textes: Un cadeau peu ordinaire suivi de Pourquoi la mer est salée (Sarah Cone Bryant),

Le feu et le léopard et Pourquoi Putois sent mauvais. L’objectif était double : objectif de compréhension « comprendre les infos explicites d’un texte littéraire (ou texte documentaire) approprié à l’âge et la culture des élèves » et un objectif de familiarisation avec ce genre de texte. Les questions liées à la compréhension étaient aussi en rapport avec la structure.
Avec les CP-CE1, le projet consistait en l’écriture d’un album, pour toute la classe. Chaque élève a apporté un élément constitutif de la réalisation finale : couverture et index pour les CE1, pages du conte pour les CP. La trame de l’histoire a été construite par les CP et ce sont les CE1 qui ont apporté des détails, et de la cohérence aux différentes parties.
L’importance des productions d’écrits

Pour la réalisation du conte, j’ai mené deux grandes activités en parallèle : d’un côté avec les CP et de l’autre avec les CE1, pour tout réunir à la fin afin de se recentrer sur un travail collectif. Pendant que les CE1 étaient en anglais (maîtresse des CE1-CE2-CM1), les CP ont élaboré la trame du conte, après avoir choisi le thème de l’escargot. (rapprochement avec la poésie apprise et la séance du Vivant/Non vivant). Certains élèves avaient déjà une histoire en tête après une semaine d’entraînement sur les brèves explications imaginaires. Ils avaient compris la particularité du conte des origines.

Un élève proposait son idée, les autres l’enrichissaient ou la modifiaient. Les treize CP ont bien participé car ils se sont petit à petit appropriés l’histoire. Cet échange à l’oral a duré environ un quart d’heure. Puis je leur ai proposé d’écrire tout ça sur des affiches afin de s’en souvenir et surtout de pouvoir en parler aux CE1. C’est donc par la dictée à l’adulte que les enfants ont écrit l’ébauche de leur conte.

Un élève, à chaque fois, me dictait une phrase en contrôlant la vitesse de son débit pour que je transcrive en même temps. Sur certains mots connus, je m’arrêtais demandant aux élèves de me proposer une écriture possible (phonétiquement correcte). Je faisais relire à d’autres élèves des phrases écrites montrer tel ou tel mot dans la phrase (en justifiant son choix, par exemple : salade, car ça commence par [sa]…). J’ai aussi insisté sur la connexion entre deux phrases (voir le lien qui existait).

J’aurais pu mettre en place des ateliers d’écriture à l’aide d’une banque à étiquettes : chaque élève ou un groupe de deux possède un certain nombre de mots, déchiffrés et trouvés ensemble. L’objectif est de leur faire produire des petites phrases. Chaque groupe aurait une étape différence du conte par exemple. Cette activité délesterait un peu la séance trop oralisée de la dictée à l’adulte. Les élèves sont certes actifs en cherchant des formulations ou des écritures correctes mais ils restent dans l’abstraction. Une fois la trame du conte écrite sur affiches, les CP ont raconté aux CE1 ce qu’ils avaient inventé.
Le travail des CE1 consistait à rédiger en dix lignes le conte de l’escargot en s’appuyant sur la trame et les quatre vignettes (cf.annexes). La trame était dépourvue de tous les détails tels que le nom de l’escargot, éventuellement d’autres personnages, des détails sur les actions. La trame se limitait à : « avant les escargots étaient multicolores et ressemblaient à des limaces ; un jour, un escargot cherche à manger dans la forêt ; il se cache sous une coquille de noix et reste coincé ; puis il tombe dans une mare et perd toutes ses couleurs ; c’est un bain magique ! depuis ce jour, les escargots sont verts et ont une coquille. ».

A l’oral, j’ai guidé les CE1, en leur demandant : Pourquoi l’escargot se cachet- il ? Comment tombe-t-il dans le bain ? Toutes ces questions auraient dû être écrites au tableau ou sur une grille distribuée à chaque élève. Seulement trois des six CE1 en ont tenu compte ! Les autres ont écrit le même conte sans ajouter de détails ou de précisions. Les textes respectaient tous la chronologie proposée et contenaient les éléments précités. Dans cet exercice, je ne me suis pas attachée à l’écriture orthographique correcte (cela fera l’objet d’une séance ultérieure en ORL sur l’accord sujet/verbe ou marque du pluriel par exemple ..). Je me suis attachée à la structure syntaxique. Par manque de temps, j’ai dû accélérer l’étape de production d’écrits en la remplaçant par une production collective (mise en commun CP-CE1) en dictée à l’adulte. Pour remédier à cela, j’avais prévu un entraînement à l’écriture de contes étiologiques, pour les CE1, à l’aide de fiches guides (cf.annexes). J’ai mis en place cette activité la dernière semaine (cf. annexes : Pourquoi Putois sent mauvais et A toi de jouer, sur l'éléphant).

Après des questions de compréhension, les élèves devaient écrire en quelques lignes un conte qui explique pourquoi l’éléphant a un long nez. Ils pouvaient s’aider des images et des idées fournies sur la fiche. La structure

« Avant l’éléphant avait… » et « C’est pourquoi l’éléphant a un long nez » a été bien comprise. Les élèves ont comparé cette situation à celle des oiseaux blancs puis multicolores et de l’escargot multicolore puis vert, tout comme aux nombreuses histoires inventées sur les animaux ou aux textes lus (Pourquoi la mer est salée, Le feu et le léopard). Un travail écrit tout aussi important a été approfondi avec les CE1.


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