Fiche- synthèse brevet sur les notions de versification





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Fiche- synthèse brevet sur les notions de versification

Support: Le Dormeur du val, Arthur RIMBAUD



1-La mesure du vers


  1. Le décompte des syllabes


Un vers est un ensemble de syllabes. On mesure un vers en comptant le nombre de syllabes qui le composent.

En poésie, le e muet (en fin de mot):

- se prononce s’il est suivi d’une consonne ou d’un h aspiré:

Ex: «Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu»


  • s’élide (ne se prononce pas) lorsqu’il est suivi d’une voyelle, d’un h muet, ou lorsqu’il se trouve en fin de vers: Ex: «C’est un trou de verdur(e), où chant(e) une rivièr(e)»


Dans un vers, il faut parfois prononcer séparément deux sons, là où la prose n’en fait entendre qu’un seul. Il s’agit d’une diérèse. Ex: vers 9: «souri / ant»


  1. Les principaux types de vers


L’alexandrin: vers de 12 syllabes. (ex: «C’est un trou de verdure où chante une rivière»)

Le décasyllabe: vers de 10 syllabes. (ex: «Un air très vieux, languissant et funèbre» G. de Nerval)

L’octosyllabe: vers de 8 syllabes. (ex: «Ô triste, triste était mon âme» P. Verlaine.)
2-Les rimes

La rime est le retour en fin de vers de la même sonorité.
a) La sonorité d’une rime

rime féminine: quand la dernière syllabe du vers est un e muet.

ex: «Les parfums ne font pas frissonner sa narin(e)» A.Rimbaud.

rime masculine: quand la dernière syllabe du vers n’est pas un e muet.

ex: «Pâle dans son lit vert où la lumière pleut» A.Rimbaud.

b) La qualité d’une rime

rimes pauvres:celles où seule la voyelle finale est répétée.

ex: Se trouva fort dépourvue/ Quand la brise fut venuJ. de La Fontaine.

rimes suffisantes: celles qui présentent 2 sons en commun. ex: tête nue/ la nue, comme/somme

rimes riches: celles qui présentent 3 sons ou plus en commun. ex: haillons/rayons, narine/poitrine.
c) La disposition des rimes

On appelle strophe un groupement de vers unis par un système de rimes:

un distique: strophe de 2 vers.

un tercet: strophe de 3 vers.

un quatrain: strophe de 4 vers.

un quintil: strophe de 5 vers.

un sizain: strophe de 6 vers.

Selon leur disposition, les rimes peuvent être:

rimes plates, ou suivies: aabb

rimes croisées: abab (deux quatrains du Dormeur du val)

rimes embrassées: abba (vers 11 à 14 du Dormeur du val)
3-Le rythme

Dans un vers, certaines syllabes sont plus accentuées que d’autres. Dans les alexandrins, une pause importante, appelée césure, intervient souvent après la sixième syllabe, et sépare le vers en deux hémistiches. ex: «C’est un trou de verdure // où chante une rivière»

Parfois, une phrase se poursuit d’un vers sur l’autre: c’est un enjambement. (v 1 à 3).

Si un enjambement se réduit à un mot où deux, on a affaire à un rejet.

ex: Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine

Tranquille.

Si, au contraire, une phrase débute à la fin d’un vers, et se poursuit sur le ou les vers suivant(s), il s’agit d’un contre-rejet. ex: ...........................................Souriant comme

Sourirait un enfant malade, il fait un somme.

Anaphore: répétition de mêmes mots en début de vers, ou au début de phrases qui se suivent.


Exercices d’application du cours sur la versification
Ecoutez attentivement la lecture des poèmes suivants, puis répondez aux questions suivantes.


Elsa au miroir, 1946

1 C’était au beau milieu de notre tragédie

Et pendant un long jour assise à son miroir

3 Elle peignait ses cheveux d’or Je croyais voir

Ses patientes mains calmer un incendie

5 C’était au beau milieu de notre tragédie [...]

Louis Aragon (1897-1982)

Un oiseau chante, 1918

1 Un oiseau chante ne sais où 5 Ecoute il chante tendrement

C’est je crois ton âme qui veille Je ne sais pas sur quelle branche

3 Parmi tous les soldats d’un sou 7 Et partout il va me charmant

Et l’oiseau charme mon oreille Nuit et jour semaine et dimanche [...]

Guillaume Apollinaire (1880-1918)

Couvre-feu, 1942

1 Que voulez-vous la porte était gardée

Que voulez-vous nous étions enfermés

Que voulez-vous la rue était barrée

Que voulez-vous la ville était matée

Que voulez-vous elle était affamée

Que voulez-vous nous étions désarmés

Que voulez-vous la nuit était tombée

Que voulez-vous nous nous sommes aimés Paul Eluard (1895-1952)



1-Séparez sur cette feuille les syllabes des deux premiers vers de chacun de ces poèmes, puis précisez le nom de chacun de ces types de vers.
2-Dans le poème d’Aragon, il faut faire une diérèse sur un mot pour avoir le bon nombre de syllabes. De quel mot s’agit-il?
3-Soyez attentifs à la lecture, et indiquez, pour le poème d’Apollinaire, si les e muets s’élident: (e) ou se prononcent: e
4-Parmi ces trois poèmes, lesquels comportent des enjambements?
5-Repérez, parmi ces trois poèmes un contre-rejet, et relevez-le.
6-Comment appelle-t-on la strophe du poème d’Aragon, et celles du poème d’Apollinaire.
7-Précisez pour chacun de ces poèmes si les rimes sont pauvres, suffisantes ou riches. Justifiez votre réponse en relevant au moins une rime de chaque type pour chaque poème.
8-Sur cette feuille, précisez à la fin de chaque vers s’il forme une rime masculine (m) ou féminine (e).
9-Dans les deux premiers poèmes, relevez des rimes suivies, croisées et embrassées.

Le dormeur du val


C'est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil de la montagne fière,
Luit : C'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Arthur Rimbaud (1870)

Le dormeur du val


C'est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil de la montagne fière,
Luit : C'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Arthur Rimbaud (1870)

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