Chapitre 1 : la 1ère guerre mondiale : vers une guerre totale (1914-1918)





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Correction du contrôle sur la 1ère guerre mondiale

1. Ce document est une affiche de l'illustrateur Alcide Rabaudi

2. La 1ère guerre mondiale débute le 3 août 1914 et se termine le 11 novembre 1918. Le

document a été créé durant la guerre e position : il date de novembre 1916, ce qui

correspond à la guerre de position (1915-1917). La bataille de Verdun, dans le nord est

de la France, oppose l'armée française à l'armée allemande de février à décembre

1916.

3. Le personnage central est Marianne, qui incarne la France. Elle est drapée dans le

drapeau tricolore français. À droite, on reconnaît au 1er plan un paysan âgé et sa

femme, puis des bourgeois au second plan reconnaissable à leurs chapeaux canotier.

Ils versent leur argent épargné pour l'effort de guerre : la guerre coûte cher, l'Etat

emprunte à ses citoyens ou à ses alliés pour financer la construction d'armements ou

d'équipement militaire. Le monument à l'arrière plan pourrait être l'arc de triomphe de

Paris, qui est orné d'un bas relief de François Rude, représentant la Victoire ailée

(niké)

4. La mobilisation des États, de leur population et de leur économie est totale durant la

1ère guerre mondiale. En effet, pour la victoire finale, chaque État mobilise toutes ses

forces disponibles. Des millions de soldats vont s'affronter sur les différents fronts

européens et dans les colonies (8 millions pour la France). Les civils, les femmes en

particulier, sont recrutés pour remplacer les hommes partis au front, dans les usines,

qui sont reconverties en usines d'armement ou les champs (ex de Renault dont les

usines d'automobile fabriquent des chars). Pour financer la guerre, les Etats font appel

au patriotisme de leurs citoyens pour drainer l'épargne, car les impôts ne suffisent plus.

Le moral est galvanisé par la propagande et la censure.

Repères

Repères 6ème


I siècle : début du christianisme

En Palestine romaine apparaît parmi les Juifs puis les Romains une nouvelle religion autour de l’enseignement de Jésus : le christianisme.

I et II siècle : paix romaine

La paix et la civilisation romaine s’étendent autour de la Méditerranée. Apogée de l’empire romain.
Nomme et situe un grand désert humain (2 pts)

La Sibérie est un grand désert humain. Elle se trouve à l’Est de la Russie, au-delà des Monts Oural.

Le contexte de cette affiche

La Grande Guerre, une mise à l’épreuve des nations et des populations

Dès les premières semaines de la guerre, à l’automne 1914, les réserves de munitions et d’approvisionnement des armées belligérantes sont épuisées. Le passage de la guerre de mouvement à la guerre de position s’incarne dans les 800 kilomètres de tranchées qui balafrent le nord et l’est de la France, régions capitales de l’industrie nationale. Rapidement se pose la question de la gestion économique d’une guerre qui s’annonce plus longue que prévu. Les prêts de la Banque de France ou des alliés britanniques, l’augmentation de la monnaie en circulation, ne suffisent pas. L’État lance donc quatre grands emprunts, chaque année, entre 1915 et 1918. Mais les Français sont durement mis à l’épreuve : les hommes en âge de travailler sont au front, les morts et les blessés se multiplient, les privations nuisent au moral de l’arrière. Comment, dans ces conditions, solliciter la solidarité nationale ?

Auteur : Alexandre SUMPF

L’analyse

L’argent, nerf de la guerre 

L’affiche, dessinée par l’illustrateur pour enfants Robaudi (1850-1928) en 1916, représente le peuple français qui, en procession, vient déposer aux pieds de Marianne l’argent nécessaire à la poursuite de la guerre. Le défilé est mené par un paysan en blouse bleue, suivi d’une ouvrière économe, d’un employé coiffé d’un melon et d’un bourgeois au canotier. Mais c’est le centre de la composition qui est impressionnant : Marianne, immobile, ceinte du drapeau tricolore, les paumes ouvertes, est assimilée à une madone. En surplomb, la statue La Marseillaise de François Rude orne le pilier aisément reconnaissable de l’Arc de triomphe et donne le signal du départ vers les combats. Le petit garçon, nu comme un ange mais armé d’un glaive et casqué comme un poilu, complète cette Sainte Trinité patriotique. 

La seconde affiche, dessinée par Georges Redon (1869-1943) en 1917, joue sur un tout autre registre, plus intimiste et moins ouvertement guerrier. La composition, frappante, oppose personnages vivants, présents, et figures symboliques, reléguées à distance. La poupée alsacienne, jouet d’enfant et emblème de la France perdue, sourit de face et ouvre les bras, confiante dans la Revanche. De même, le poilu barbu et médaillé qui apparaît dans le cadre au mur regarde le spectateur, déterminé et serein. Au contraire, la mère détourne la tête vers sa fille : son attitude exprime à la fois la vulnérabilité et le désir de protection. Le slogan enfin – « pour que vos enfants ne connaissent plus les horreurs de la guerre, souscrivez à l’emprunt national Société Générale » –, teinté des couleurs nationales, vient conclure cette image par un thème patriotique.

Auteur : Alexandre SUMPF

L’interprétation

Du patriotisme guerrier à la dénonciation des « horreurs de la guerre »

La première affiche annonce l’emprunt de la Défense nationale lancé en octobre 1916, alors que la bataille de Verdun et l’offensive de la Somme, meurtrières, s’achèvent. On y insiste sur la notion de sacrifice, qui s’avère également économique : la mobilisation est totale. Les symboles de la Révolution et de la conquête napoléonienne doivent lever une « armée de l’épargne » censée faire couler l’argent en abondance. Les principaux contributeurs visés sont les paysans, auxquels reste attaché le préjugé de l’économie du « bas de laine », de l’épargne improductive – mais qui représentent aussi les racines de la nation. Ce deuxième emprunt ne rapporte toutefois que 10 milliards de francs et est le moins fructueux des quatre lancés – preuve, sans doute, que la coupure entre la société de l’arrière et le front est réelle et qu’un intense effort de propagande est nécessaire. 

Dans l’affiche de G. Redon, le lit vide, à la courtepointe d’un rouge légèrement passé, occupe la place centrale et exprime l’absence, la privation, l’incertitude, qui rongent alors les Français. Cette dénonciation de la guerre est pourtant utilisée par une banque, la Société Générale, pour garantir le succès du troisième emprunt de la Défense nationale en octobre 1917. Il rapporte d’ailleurs un peu plus que le précédent (10,2 milliards de francs). Ce dessin offre un changement complet de dynamique : le front des combattants et des provinces perdues semble soutenir l’arrière plongé dans l’affliction, où chacun est désormais susceptible d’être touché par les « horreurs de la guerre ». Ici, l’œuvre, plus ambiguë que l’affiche de 1916, se situe à la frontière de la propagande et du témoignage.

Auteur : Alexandre SUMPF
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