Devoir Maison – 1ère – Objet d'étude : «le roman et ses personnages»





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date de publication21.04.2017
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Devoir Maison – 1ère – Objet d'étude : « le roman et ses personnages »
Texte 1 : Honoré de Balzac, Eugénie Grandet (1833)

Une partie de loto est organisée pour les 23 ans d'Eugénie, la fille du tonnelier1 Grandet, immensément riche et avare.


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À huit heures et demie du soir, deux tables étaient dressées. La jolie madame des Grassins avait réussi à mettre son fils2 à côté d’Eugénie. Les acteurs de cette scène pleine d’intérêt, quoique vulgaire en apparence, munis de cartons bariolés, chiffrés, et de jetons en verre bleu, semblaient écouter les plaisanteries du vieux notaire, qui ne tirait pas un numéro sans faire une remarque ; mais tous pensaient aux millions de monsieur Grandet. Le vieux tonnelier contemplait vaniteusement les plumes roses, la toilette fraîche de madame des Grassins, la tête martiale du banquier, celle d’Adolphe, le président, l’abbé, le notaire, et se disait intérieurement : « Ils sont là pour mes écus. Ils viennent s’ennuyer ici pour ma fille. Hé ! ma fille ne sera ni pour les uns ni pour les autres, et tous ces gens-là me servent de harpons pour pêcher ! »

Cette gaieté de famille, dans ce vieux salon gris, mal éclairé par deux chandelles ; ces rires, accompagnés par le bruit du rouet de la grande Nanon3, et qui n’étaient sincères que sur les lèvres d’Eugénie ou de sa mère ; cette petitesse jointe à de si grands intérêts ; cette jeune fille qui, semblable à ces oiseaux victimes du haut prix auquel on les met et qu’ils ignorent, se trouvait traquée, serrée par des preuves d’amitié dont elle était la dupe ; tout contribuait à rendre cette scène tristement comique. N’est-ce pas d’ailleurs une scène de tous les temps et de tous les lieux, mais ramenée à sa plus simple expression ? La figure de Grandet exploitant le faux attachement des deux familles, en tirant d’énormes profits, dominait ce drame et l’éclairait. N’était-ce pas le seul dieu moderne auquel on ait foi, l’Argent dans toute sa puissance, exprimé par une seule physionomie ? Les doux sentiments de la vie n’occupaient là qu’une place secondaire, ils animaient trois cœurs purs, ceux de Nanon, d’Eugénie et sa mère. Encore, combien d’ignorance dans leur naïveté ! Eugénie et sa mère ne savaient rien de la fortune de Grandet, elles n’estimaient les choses de la vie qu’à la lueur de leurs pâles idées, et ne prisaient ni ne méprisaient l’argent, accoutumées qu’elles étaient à s’en passer. Leurs sentiments, froissés à leur insu mais vivaces, le secret de leur existence, en faisaient des exceptions curieuses dans cette réunion de gens dont la vie était purement matérielle. Affreuse condition de l’homme !


Texte 2 : Marcel Proust, Du côté de chez Swann (1913)

Charles Swann est amoureux et jaloux d'Odette, qui commence à se détacher de lui. Il assiste, sans elle, à une soirée musicale dans un grand salon parisien.


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Mais le concert recommença et Swann comprit qu’il ne pourrait pas s’en aller avant la fin de ce nouveau numéro du programme. Il souffrait de rester enfermé au milieu de ces gens dont la bêtise et les ridicules le frappaient d’autant plus douloureusement qu’ignorant son amour, incapables, s’ils l’avaient connu, de s’y intéresser et de faire autre chose que d’en sourire comme d’un enfantillage ou de le déplorer comme une folie, ils le lui faisaient apparaître sous l’aspect d’un état subjectif qui n’existait que pour lui, dont rien d’extérieur ne lui affirmait la réalité ; il souffrait surtout, et au point que même le son des instruments lui donnait envie de crier, de prolonger son exil dans ce lieu où Odette ne viendrait jamais, où personne, où rien ne la connaissait, d’où elle était entièrement absente.

Mais tout à coup ce fut comme si elle était entrée, et cette apparition lui fut une si déchirante souffrance qu’il dut porter la main à son cœur. C’est que le violon était monté à des notes hautes où il restait comme pour une attente, une attente qui se prolongeait sans qu’il cessât de les tenir, dans l’exaltation où il était d’apercevoir déjà l’objet de son attente qui s’approchait, et avec un effort désespéré pour tâcher de durer jusqu’à son arrivée, de l’accueillir avant d’expirer, de lui maintenir encore un moment de toutes ses dernières forces le chemin ouvert pour qu’il pût passer, comme on soutient une porte qui sans cela retomberait. Et avant que Swann eût eu le temps de comprendre, et de se dire: «C’est la petite phrase de la sonate de Vinteuil4, n’écoutons pas!» tous ses souvenirs du temps où Odette était éprise de lui, et qu’il avait réussi jusqu’à ce jour à maintenir invisibles dans les profondeurs de son être, trompés par ce brusque rayon du temps d’amour qu’ils crurent revenu, s’étaient réveillés, et à tire d’aile, étaient remontés lui chanter éperdument, sans pitié pour son infortune présente, les refrains oubliés du bonheur.

Texte 3 : Julien Green, Léviathan (1929)

M. et Mme Grosgeorge, un couple de bourgeois aisés, passent une soirée d'hiver dans leur salon.


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Au bout d'un assez long moment, Mme Grosgeorge plia son journal et se mit à regarder les bûches qui se consumaient. Lorsque la dernière tomberait en morceaux, elle et son mari quitteraient le salon pour regagner leur chambre. C'était le signal qu'ils attendaient l'un et l'autre ; ainsi s'achevaient leurs soirées d'hiver. Et, tout en considérant les flammes, elle s'abandonnait à mille réflexions. Dans cet intérieur à la fois comique et sinistre, où tout proclamait la petitesse d'une existence bourgeoise, le feu semblait un être pur et fort que l'on tenait en respect, comme une bête cernée au fond de sa tanière avec des chenets5, des pincettes et des tisonniers, instruments ridicules. Toujours prêt à se jeter hors de sa prison, à dévorer le tapis, les meubles, la maison détestée, il fallait le surveiller sans cesse, ne pas le laisser seul dans la pièce, refouler les tronçons brûlants qu'il envoyait quelquefois sur le marbre, parer ses étincelles meurtrières. Elle était comme ce feu, furieux et impuissant au fond de l'âtre6, agonisant devant des choses sans beauté et des lâches vigilants qu'il ne pourrait jamais atteindre.

Brusquement, M Grosgeorge sortit de son demi-sommeil.

« Hein? Quoi ? fit-il. Tu as dit quelque chose ?

- Non. Tu as dû rêver », dit-elle d'une voix sèche où perçait le mépris. Et elle ajouta :

« Je vais monter dans un instant.

- Ah ? Moi aussi. Je dors déjà. Donne moi la pelle que je recouvre les bûches. »

Il prit la pelle de cuivre que sa femme lui tendait en silence et ramassant de la cendre la fit tomber d'une manière égale sur les flammes qui s'éteignirent.


Vous répondrez d'abord à la question suivante (4 points) :
Question sur le corpus

Quelle est la focalisation majoritairement employée dans chacun des textes ? Quels sont les effets produits par ces choix ?
Vous traiterez ensuite un des trois sujets suivants (16 points) :
Commentaire

Vous commenterez le texte de Balzac (texte 1).
Dissertation

« Un bon roman nous fait réfléchir sur nous-mêmes et sur le monde qui nous entoure. »

Partagez-vous cette conception du roman ?
Invention

Deux lycéens échangent leurs goûts en matière de roman au cours d'un dialogue. L'un préfère les romans d'aventure où l'action et le suspense dominent. L'autre privilégie les romans qui mettent en scène l'aventure intérieure des personnages et offrent l'occasion de réfléchir sur sa propre existence et sur le monde.

Vous rédigerez ce dialogue romanesque.

Pistes de correction pour le devoir maison
Question : La focalisation dominante dans les textes 2 et 3 est interne. On relèvera les verbes de perception, les éventuels modalisateurs et les indices qui suggèrent que le lecteur accède à l'intériorité des personnages. Dans le texte 3, la scène est perçue et décrite à travers le regard et la subjectivité de Mme Grosgeorge : verbes de perception (« Mme Grosgeorge (...) se mit à regarder », « tout en considérant les flammes », ...), verbes de pensée (« elle s'abandonnait à mille réflexions »,...), modalisateur (« le feu semblait un être pur et fort »). Dans le texte 2, c'est le point de vue de Charles qui est privilégié. La scène est perçue et décrite à partir de sa subjectivité : « Swann comprit qu'il ... », « la bêtise et le les ridicules le frappaient », « apercevoir (...) l'objet de son attente », « tous ses souvenirs (...) s'étaient réveillés »,...

Dans le texte 1, c'est la focalisation omnisciente qui est majoritaire. Le narrateur est comme dieu au milieu de sa création, il connaît les pensées de tous les personnages et leurs motivations réelles, et décrypte leurs mensonges et les faux-semblants : les protagonistes semblent « écouter les plaisanteries du vieux notaire », mais en réalité tous pensent « aux millions de monsieur Grandet ». De plus, le narrateur omniscient se manifeste ici de manière évidente par de fréquentes intrusions ironiques (« la jolie madame des Grassins », « cette scène pleine d'intérêt », ...), par une écriture de commentaire où perce un regard critique qui juge et explicite les enseignements à tirer de cette scène (« scène tristement comique », « affreuse condition de l'homme ! ») et dans une forme de dialogue fictif avec le lecteur, interpellé dans les questions rhétoriques à valeur de vérité générale : « N'est-ce pas d'ailleurs une scène de tous les temps et de tous les lieux ? », « N'était-ce pas le seul dieu moderne auquel on ait foi, l'Argent (...) ? ».

Les effets tirés des différentes focalisations sont variés. La focalisation interne permet au lecteur de pénétrer dans la conscience et la subjectivité du personnage : c'est un moyen de connaissance directe favorisant sans doute l'identification. Le lecteur partage les sentiments/sensations du personnage et le regard qu'il porte sur le monde qui l'entoure, il partage son aventure intérieure. Dans le texte 2, le lecteur ressent plus intensément peut-être la souffrance de Swann (cf. omniprésence de ce champ lexical), l'exaltation de l'attente douloureuse et le processus du surgissement des souvenirs, ces « refrains oubliés du bonheur ». Dans le texte 3, le même processus est à l'oeuvre : c'est le désespoir de Mme Grosgeorge, son impuissance et son enfermement dans une existence bourgeoise terne que ressent le lecteur avec une certaine intensité. La focalisation interne permet de transfigurer une paisible soirée d'hiver dans un salon bourgeois en une sorte de vision fantasmagorique où le feu de l'âtre devient l'image du feu intérieur qui ronge Mme Grosgeorge (notez la personnification du feu : « être pur et fort », « bête cernée », « prêt à se jeter hors de sa prison, à dévorer », ...). Dans le texte 1, le narrateur omniscient se place en véritable metteur en scène de cette comédie « tristement comique » (voir le lexique du théâtre : « acteurs », « scène », « drame », ...). Véritable régisseur, il décrit, mais aussi juge, commente et explicite les enseignements à tirer.
Remarque : L'identification des différents points de vue peut parfois s'avérer difficile, notamment pour certains fragments des textes 1 et 3. On n'attendait pas une analyse de détail mais un repérage du point de vue majoritairement employé dans chaque extrait. Les analyses légèrement biaisées n'ont pas été pénalisées à partir du moment où une justification précise était avancée.
Commentaire :
I) Une comédie «  tristement comique »
a) une comédie humaine

  • Lexique emprunté au théâtre : « acteurs », « scène », « drame ».

  • La dissimulation : la scène est totalement factice (seules Eugénie, sa mère et Nanon ne se doutent de rien). Voir le lexique des apparences trompeuses et du mensonge : « en apparence » (l.2), l'opposition « les acteurs (...) semblaient écouter (...) mais tous pensaient aux millions » (l.4), « ces rires (...) qui n'étaient sincères que sur les lèvres d'Eugénie et de sa mère » (l.10), « dupe » (l.12), « le faux attachement des deux familles », « à leur insu » (l.20), « le secret » (l.20).


b) une comédie triste et pathétique

  • Le personnage d'Eugénie est la victime pure et innocente des machinations de son père et des autres invités : son anniversaire n'est que le prétexte à une cour intéressée. Celle-ci se transforme en figure pathétique : notez l'opposition entre le lexique de la jeunesse, de l'innocence, de la sincérité (« sincères » l.10, «jeune fille » l.11, la comparaison avec un oiseau l.11, « cœurs purs » l.17) et le sort qui lui est réservé (« traquée, serrée par des preuves d'amitié » l.12, « leurs sentiments froissés » l.20).

  • Triste comédie aussi, car le décor est lugubre (« vieux salon gris, mal éclairé par deux chandelles » l.9, « le bruit du rouet » l.10), prosaïque et vulgaire (« vulgaire » l.2, « cette petitesse » l.11), loin du raffinement d'un salon bourgeois de bonne société.


c) une comédie ridicule

  • La réunion des notables de la ville (cf. l'énumération de la ligne 6 : madame des Grassins, le banquier, Adolphe, le président, le notaire) dans une parodie de cour galante qui contraste avec le décor prosaïque et indigent et la bassesse des intérêts est ridicule.

  • Notez les couleurs criardes (« cartons bariolés », « jetons en verres bleus » l.3), la toilette déplacée et ridicule de madame des Grassins (« plumes roses », « toilette fraîche » l.5) dont le nom évoque par homophonie une femme adipeuse, la pose affectée du banquier et d'Adolphe (« tête martiale » l.6).


II) Mise en scène par un narrateur omniscient
a) les indices de la focalisation zéro et les effets produits

  • Vous pouvez reprendre ici une partie des analyses tirées de la question préliminaire


b) l'ironie du narrateur

  • L'ironie, parfois discrète mais bien réelle néanmoins, traduit le regard critique et accusateur du narrateur : « la jolie madame des Grassins » (l.1), le verbe « avait réussi » (l.1) comme si le fait de placer Adolphe à côté d'Eugénie était une victoire significative, l'expression « scène pleine d'intérêt », les termes « vulgaire en apparence » car cette scène est loin de n'être vulgaire qu'en apparence, la dissonance entre le verbe « contemplait » et l'objet ridicule de la contemplation (« les plumes roses »), l'énumération chaotique des lignes 5 et 6 qui place sur le même plan les « plumes roses », l'abbé (représentant censément digne de la spiritualité) et les divers notables, figures majeures de la ville (le banquier, le notaire, le président), etc.

  • Ironie encore car les notables croient tromper Eugénie et son père par leur cour intéressée alors que c'est le vieux Grandet qui les dupe (« tous ces gens-là me servent de harpons pour pêcher » l.8). Bien plus, on pourrait dire aussi que Grandet croit tirer les ficelles alors que c'est le narrateur omniscient qui est le seul véritable maître du jeu.


c) une critique sociale

  • Le texte prend une valeur générale critique : voir le dialogue fictif avec le lecteur, interpellé dans les questions rhétoriques à valeur de vérité générale : « N'est-ce pas d'ailleurs une scène de tous les temps et de tous les lieux ? », « N'était-ce pas le seul dieu moderne auquel on ait foi, l'Argent (...) ? ».

  • La critique s'attache à deux cibles principales : la comédie sociale (cf. analyses précédentes) et un renversement des valeurs en ce XIXème siècle bourgeois : le seul dieu moderne qui mène le monde est « l'Argent » (notez la majuscule, Grandet en est en quelque sorte l'allégorie, « exprimé[e] par une seule physionomie » l.16). Toute autre valeur a disparu, les « doux sentiments de la vie » n'occupent plus qu'une « place secondaire ». Formellement, la disparition des autres valeurs se traduit par l'hypertrophie du champ lexical de l'argent qui dévore jusqu'au texte même: « millions », « écus », « grands intérêts », « haut prix », « exploitant », « énormes profits », « l'Argent », « fortune », « argent », « matérielle », …


Remarque : Certains élèves ont abordé la dimension réaliste de ce passage. Si celle-ci ne peut être niée (cadre domestique familier, dimension prosaïque de la description, personnages ancrés dans la réalité sociale du XIXème, thématique de l'argent, …) et peut être évoquée avec profit dans votre production, il semble cependant difficile de fonder un commentaire uniquement sur cet aspect du texte. Un tel traitement a trop souvent donné lieu à une simple récitation de cours et à des propos vagues, applicables à tout autre passage du roman, voire à bien d'autres romans de la même période. Le commentaire exige, au contraire, une analyse personnelle qui mette en évidence la singularité du texte à commenter : les analyses passe-partout et reproductibles à l'infini sont donc à envisager avec méfiance.
Dissertation : Le sujet propose une définition restrictive du « bon » roman par l'effet produit sur le lecteur : il « nous fait réfléchir sur nous-mêmes et sur le monde qui nous entoure ». Est-ce à dire que les autres romans (et quels autres d'ailleurs ?) ne sont pas de bons romans ? On le voit, il s'agit d'articuler une réflexion entre deux éléments : une appréciation de la qualité d'un roman et ses fonctions potentielles (divertir, faire rêver, émouvoir, faire rire, peindre le réel, dénoncer, faire réfléchir, ...). Le sujet est assez ouvert et a été partiellement traité en cours (« les romans ne servent-ils qu'à nous divertir ? »). On attend une réflexion personnelle qui dépasse le cours car la question est bien celle du pourquoi : pourquoi tel ou tel roman vous semble « meilleur » ? En conséquence, une production qui se limiterait à un catalogue des fonctions du roman ne serait que partiellement conforme aux exigences du sujet : la question posée n'est pas en effet « quelles sont les fonctions d'un roman ? », ni même « qu'est-ce qu'un bon roman ? ».

On propose ci-dessous un plan sommaire qui n'a pas valeur d'impératif catégorique. Tout plan est recevable à partir du moment où il manifeste une prise en compte des termes du sujet et démontre une réflexion personnelle. Les exemples cités sont puisés dans vos copies.
I) Pour certains, le « bon roman » est celui qui procure plaisir et divertissement
a) Succès indéniable des romans où dominent l'action, le suspense, le pur divertissement (aventures, policiers, …) : on pourrait considérer que leur popularité en fait de « bons » romans.

b) Quelles raisons à cet engouement ? : le besoin d'évasion, d'éprouver des sensations fortes, l'efficacité de la construction dramatique qui tient le lecteur « en haleine », la recherche d'un plaisir facile et immédiat, ...
II) Pour d'autres, le « bon roman » est celui qui donne à réfléchir
a) Certains romans privilégient l'analyse psychologique et nous invitent à une véritable aventure intérieure. La lecture peut être alors l'occasion d'une introspection personnelle (Du côté des chez Swann, Léviathan,...)

b) Certains autres nous font réfléchir sur le monde qui nous entoure et ses valeurs. Leur lecture nous permet de porter un regard neuf, voire critique sur la réalité, sur la société (Eugénie Grandet et le culte de l'argent ou la comédie sociale, 1984, Le Meilleur des mondes, Les Choses de Pérec, …)

c) D'autres encore nous invitent à une véritable réflexion sur la nature et la condition humaines (exemples des types du roman réaliste, Si C'est un homme, La Peste, …)
III) Mais le « bon roman » n'échappe-t-il pas finalement à ces catégories artificielles ?
a) La majorité des romans échappe à cette classification et mêle plaisir et réflexion (Vendredi ou la vie sauvage, Le Vieil homme et la mer, Le Vieux qui lisait des romans d'amour, ...)

b) Cette classification occulte l'aspect proprement « littéraire » d'un roman : qualité du style ? de l'écriture ? poésie ? ...

c) « Lire, c'est peut-être créer à deux » (Balzac) : le « bon » roman n'est-il pas finalement celui qui trouve un écho particulier en nous, dont voix unique et devenue chère résonne en nous et nous accompagne.
Invention : On attend un dialogue romanesque à caractère argumentatif. Les deux thèses en présence sont clairement formulées dans le sujet : il s'agit donc de trouver des arguments et des exemples pour étayer chaque point de vue. L'écrit d'invention est ici une sorte de dissertation détournée. Une expression correcte, voire soutenue est exigée : ce n'est pas parce qu'il s'agit d'un dialogue entre deux lycéens qu'une syntaxe relâchée ou un vocabulaire familier sont autorisés.



1Grandet doit sa fortune à la fabrication de tonneaux.

2Adolphe. Ses parents veulent le marier à Eugénie pour son argent.

3La servante des Grandet est en train de filer la laine.

4La phrase musicale que Swann écoutait avec Odette et « qui était comme l'air national de leur amour ».

5Pièces métalliques sur lesquelles on dispose les bûches.

6Partie de la cheminée où on fait le feu.

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