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date de publication08.01.2017
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Notre association a lancé en décembre 2008 un questionnaire adressé à ses 167 membres. La mairie ayant décidé de créer une commission extramunicipale chargée de réfléchir à l’avenir des Murs à pêches, nous nous sommes tournés vers ceux qui nous font confiance depuis des années.

Eh bien, nous n’avons pas été déçus. L’espace concerné par l’enquête est constitué d’un tissu urbanisé le long des rues de Rosny, Saint Just, Nungesser et Clos des Arrachis, pour une superficie de 15 hectares environ qui enserre un espace remarquable constitué par les Murs à Pêches proprement dits, d’une surface de 35 hectares environ.
Cet espace est effectivement exceptionnel puisqu’en décembre 2003, 8,6 hectares ont été classés parmi les sites d’intérêt national (loi du 2 mai 1930 devenue article L.341 du code de l’environnement) ; mais c’est environ 14 hectares qui, à l’origine, ont été mis à l’enquête ; suite à celle-ci, 8 hectares ont été exclus, à la demande du député maire d’alors ; ceux-ci n’en demeurent pas moins remarquables et ne sont pas protégés.

Entre les 35 hectares concernés par l’espace libre d’urbanisation et les 14 hectares remarquables classés ou non, l’espace est resté « naturel », même s’il est en friche, c'est-à-dire non urbanisé.

Et c’est essentiellement sur l’ensemble de cet espace d’environ 35 hectares qu’a porté l’enquête.
Le «  devenir des murs à pêches  (35 hectares environ) » terminologie précise spatialement, mais très ouverte quant à son contenu ; dans les réponses, il n’est donc pas étonnant de recueillir à la fois, l’expression d’une culture rurale ancienne encore très vivace, et la frustration qu’induit le développement économique social et urbain de la société contemporaine.
Le nombre de questionnaires reçus : 43, ce qui équivaut à un taux de réponses de 25% (167 adhérents).

1èrequestion :
Lorsque vous venez aux murs à pêches, à quoi êtes-vous le plus sensible ?

Toutes les réponses sont d’une parfaite homogénéité et unanimité :

Le lieu est un espace naturel, exceptionnellement rare pour chacun d’entre nous dans l’agglomération parisienne où les agressions y sont nombreuses et violentes : pollution de l’air, niveau de bruit continu et élevé, stress lié aux nécessaires déplacements individuels, stress continu dans les divers moments de la vie.

Il est donc normal que chacun vienne dans les 35 hectares rechercher les valeurs développées ci-dessous.

D’abord et avant tout, la douceur, le calme et la paix, mots très souvent exprimés. Cet espace constitue un véritable refuge contre toutes les agressions que nous subissons. Nos adhérents y associent les termes suivants : ressourcement individuel, silence, sons de la nature, intimité, respect, paix et tranquillité - sérénité et détente -, lieu sauvage, magie des lieux - charme et poésie -, mémoire de l’enfance, espace de respiration hors du temps. Espace de liberté au milieu de l’enfer urbain. Le périmètre des murs est un immense jardin d’aventure plein de surprises.

Nos adhérents insistent ensuite sur les valeurs humaines de rencontre et de convivialité. Les murs permettent la rencontre. Avec d’autres associations. Avec des individus porteurs d’autres savoirs et de connaissances, pratiques ou non. Avec d’autres nationalités. Avec la fête, qui nous réunit tous.

Nos adhérents se montrent également sensibles aux valeurs du passé, même si le mot fait débat. Ils constatent que les murs sont le témoignage de notre culture ancienne. Celle d’une France rurale et agricole. Les murs seraient comme un bout de l’ancienne campagne, qui aurait résisté à l’enfer urbain. Avec ses friches, ses grenouilles, ses faucons et ses geais. Un petit coin surgi du passé.

Enfin, nos adhérents apprécient au plus haut point la valeur patrimoniale du site : à côté de la culture agricole et rurale, la présence continue et régulière de murs hauts de 2,5 à 3 mètres, distants de 7 à 10 mètres et tous orientés nord-sud, constituent un paysage pittoresque, exceptionnel. Ces murs confèrent aux 14 hectares où ils se trouvent concentrés, une valeur patrimoniale et paysagère indéniable, reconnue par un classement du site qui n’en a reconnu qu’à peine huit. Il faudrait donc étendre le classement aux 6 hectares que la municipalité précédente avait exclus.

Ce patrimoine est historique et plonge ses racines dans une histoire locale, agricole, horticole, vieille de plusieurs siècles. Ce patrimoine est si méconnu qu’il fait surtout peur aux Montreuillois d’aujourd’hui, qui ne le connaissent pourtant pas.

2ème question :

Selon vous, quels aspects, quels éléments essentiels doivent être absolument inclus dans le projet d’aménagement du quartier des murs à pêches ?

D’abord et avant tout, il faut conserver les aspects naturels des 35 hectares : il y a unanimité sur ce sujet ! Dans tous les cas, « pas d’urbanisation ». Cela inclut la préservation en l’état de zones sauvages (friches) jusqu’aux jardins pédagogiques, partagés, de cocagne, sociaux, ouvriers, en passant par « des petites productions agricoles, fruitières et maraîchage » dont la culture des pêches. Il faut, disent beaucoup de réponses, continuer à « voir le ciel ».

Apparemment en contradiction, certains réclament un «  maximum de plantation d’arbres » «  ou des méthodes pour «  isoler visuellement le site par une forte bordure végétale ».

Autre questionnement : le bruit. Le calme et le silence, reconnus comme essentiels, peuvent être menacés de différentes manières. Le cirque voisin, les concerts, les installations provisoires de Roms de Roumanie peuvent, à terme, générer des niveaux de bruits très supérieurs à ce qu’ils sont actuellement. Faut-il les réglementer ?

Parmi les idées évoquées : une ouverture tant sur le quartier que sur la ville. Les 35 hectares pourraient être reliés à pied et à vélo au parc des Beaumonts et à celui de Montereau. Le secteur pourrait même devenir totalement piéton et cycliste. Mais il faudrait alors concevoir des équipements publics nécessaires à la gestion du site tout en le valorisant.

À l’intérieur, les adhérents souhaitent le développement d’activités culturelles et sociales, comme le font déjà d’autres associations que la nôtre. Oui donc à l’avenir et au changement, mais pas à n’importe quelles conditions. Les adhérents, très attachés aux murs et à la culture des pêches, n’imaginent pas forcément une reconstruction à l’identique. D’autres modes de cloisonnements de l’espace existent, qui maintiendraient soigneusement le parcellaire si particulier en clos . Bien évidemment, quelques réponses évoquent la possibilité d’implantation d’activités économiques liées à la protection de la nature. Mais où arrêteraient les constructions ? Les équipements que l’on peut espérer temporaires de dépollution du site sont également évoqués.

3ème question :

Pensez-vous que l’association « Murs à Pêches » doive accepter des formes d'urbanisation (équipements publics, logements) sur le secteur non urbanisé du quartier des murs à pêches (environ 35 hectares) ?
Si oui, précisez.

La majorité répond brutalement et sèchement NON ; en évoquant « le coin de nature proche de l’urbanisation » «  le rêve » et «  le trésor ». Il s’agit même de « lutter contre l’axe de transit » qui couperait en deux le secteur.

Six réponses, également négatives, acceptent des dérogations pour des équipements publics ou pour les Roms, sous diverses formes.  

Deux réponses sont hésitantes, plutôt non par principe, sauf à rendre le quartier plus vivant sur une quinzaine d’hectares.

Seules deux réponses OUI, pour faire vivre le quartier car celui-ci est «  mort, laid, infréquentable, dégradé et sale  : le rendre beau ».

4ème question :

Seriez-vous d'accord pour la transformation et l’amélioration de l’habitat existant en éco-quartier du type BedZED  (Londres) ou quartier Vauban de Fribourg-en-Brisgau (Allemagne) ?

Un éco-quartier tente de conjuguer des manières de vivre ensemble  authentiquement durables sur les plans écologique, économique et social. Un éco-quartier insiste sur la question de la mobilité et des transports; l'usage de l'énergie; les économies d'eau; l'habitat écologique et bioclimatique; un usage des sols qui évite le recours aux pesticides.

21 réponses OUI ; ce sont généralement des réponses sèches par leur seule approbation ; on peut se demander combien de réponses dans cette catégorie connaissent réellement la signification de la question et ne rejoignent pas les 4 « ne connaît pas ce dont il s’agit » et les 8 réponses peu claires. 3 non réponses

5ème question :

Êtes-vous d’avis qu’il faut conserver la totalité des zones végétales  existant actuellement dans le quartier des murs à pêches ?

Bien évidemment, la grande majorité des réponses est cohérente avec les réponses précédentes, 31 réponses OUI, sans beaucoup de commentaires: « replanter des pêchers » ; deux autres : «  protéger la vie » et « poumon vert de proximité ». «  25 hectares des espaces naturels à conserver » et une remarque manifeste une « hésitation » « car on est en milieu urbain ». Cinq non-réponses.

6ème question :

Pensez-vous qu’il est nécessaire d’urbaniser une partie des zones végétales  existant actuellement dans le quartier des murs à pêches ?

Cette question redondante avait pour but de croiser la question précédente. Ici aussi les réponses sont sèches et prêtent à peu de commentaires : 24 NON, mais 5 sont moins formelles et proposent 3 « peut-être ». Une seule réponse pense l’urbanisation inévitable pour réaliser un beau projet. 9 non réponses.

7ème question :

Etes-vous favorable à ce que différents projets d’aménagement fassent l’objet d'un débat et d’un référendum communal pour décider de l'avenir du quartier des Murs à Pêches ?

Très logiquement, le oui prend largement la tête des réponses 30 .
Toutefois, sans explication 2 y sont opposés, et deux répondent à côté : « débat oui, référendum non » et « combien de référendums ? ».7 non réponses
Et pour finir :

Vous pouvez nous faire part de toute idée ou remarque contribuant à cette réflexion. À cette question, il y a lieu d’y adjoindre les propositions faites en fin de questionnaire. Elles sont relativement rares mais illustrent bien l’essentiel du contenu de cette réflexion collective sur la valeur du site des 35 hectares :

  • «  site vierge, de liberté, d’imaginaire, de poésie des lieux »

  • «  embellir le site et le rendre vivant « 

  • «  mixité des approches, horticoles, culturelles, et patrimoniales »

  • «  avoir une vision globale »

  • «  coupler le projet des murs à pêches avec une opération pilote du type zéro énergie et zéro pollution »

  • «  créer un timbre poste Murs à pêches »

  • « organiser un concours de jardins divers tous les ans »

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