Les registres Etudier un texte suivant les registres





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Les registres Etudier un texte suivant les registres
Repérer un ou plusieurs registres dans un texte permet de l’analyser avec justesse et de montrer ses compétences en analyse littéraire.
Le registre lyrique : c’est le registre des sentiments amoureux ou amicaux, de l’affection et des épanchements. Mais aussi le registre du «  Je » qui aime, qui s’épanche sur un souvenir ou qui déclare sa flamme. On le repère grâce : aux champs lexicaux des sentiments, au « Je », aux phrases exclamatives, il montre avec des interjections, la joie d’aimer ou celle d’être aimée. Il est fréquent en poésie mais aussi au théâtre quand un amoureux dit son amour, quand un personnage est amoureux d’un autre personnage. Il est aussi associé à la joie d’être dans la Nature qui dans la poésie romantique est un refuge pour celui qui aime. Il est aussi fréquent dans l’autobiographie quand le narrateur se penche sur son passé et aime à se le rappeler.

Le registre tragique : il est l’expression du destin et de la fatalité. Il montre le tragique de l’existence et généralement, rend compte de quelque chose de funeste. La mort est au bout. On le repère grâce aux champs lexicaux de la mort et du destin, il est aussi aisé à distinguer par les phrases exclamatives et des interjections, des phrases interrogatives aussi : il exprime l’inexorable. Il est fréquent dans tous les textes mais on le retrouve chez Racine et dans les tragédies classiques, chez Rostand à la mort de Cyrano et à toutes les occasions de présenter la mort d’un personnage. Attention, dans certains textes, le registre réaliste l’emporte sur le tragique mais l’agonie du père Goriot, très théâtralisée, comporte du registre tragique.

Le registre pathétique : il est associé au registre tragique. Il montre la douleur, la souffrance, les larmes. La situation montre une certaine pitié, au sens noble du terme. Le personnage souffre et pleure. On le trouve grâce aux champs lexicaux de la douleur, de la souffrance, aux larmes, des phrases exclamatives sont alors convoquées et des interjections de plaintes – fréquentes dans les tragédies grecques et reprises par le chœur- On le retrouve associé à la mort d’un personnage ou à sa douleur, de ne pas être aimé, compris, d’être en échec. La mort de Cyrano est pathétique car c’était un homme bon et généreux. Le père Goriot qui meurt seul sans ses filles nous fait pleurer, de même que Phèdre qui s’accuse d’aimer son beau-fils alors qu’elle est victime des Dieux.

Le registre comique : il est associé au rire, aux plaisanteries, au sourire aussi. Il est généralement convoqué avec ses types : comique de mots, de gestes, de situation, de répétition. On le repère grâce aux effets visuels (le burlesque ou le gag), aux jeux de mots ou aux malentendus, aux quiproquos, aux répétitions de termes. Ses procédés sont : le champ lexical du rire, des phrases exclamatives ou des propos exagérés. Il est fréquent chez Molière et sous toutes ses formes, les coups de bâton, les personnages ridicules, les quiproquos, tout est matière à rire. Il a une valeur de réflexion ou de morale : on rit en corrigeant ses défauts, le rire permet de comprendre ses travers et de se corriger, il permet aussi de réfléchir et en prenant le contrepied d’une réalité, de mieux la dénoncer. Il peut être grinçant et il dérange, il peut être absurde dans le théâtre de l’Absurde et il peut être de l’humour noir quand on rit de choses tragiques. Par exemple, chez Beckett, les personnages attendent Godot qui ne viendra jamais mais ils l’attendent ou chez Ionesco, le roi Ubu est totalement ridicule mais il fait peur, il décide de tuer tous les nobles. Le drame romantique use du comique pour le mélange des genres : dans Hernani, le roi d’Espagne qui a des crampes d’être resté trop longtemps caché dans une armoire.

Le registre ironique : il est avant tout lié à une réflexion. Le personnage dit le contraire de ce qu’il pense ou le narrateur se moque de son personnage et le valorise pour mieux le critiquer. Son procédé de style est l’antiphrase, on le repère parce que le narrateur dit le contraire de ce qu’il avance. Il a permis à des générations d’auteurs d’éviter la censure et la peine de mort. Voltaire l’utilise beaucoup mais il n’est pas le seul. La Bruyère, Montesquieu, Flaubert l’emploient beaucoup. Il faut être compris quand on use de l’ironie car si elle n’est pas comprise, elle est réduite à néant. Par exemple, Voltaire emploie l’expression « un bel autodafé » dans Candide pour exprimer le contraire, lui qui a vu disparaître de nombreux ouvrages dans des bûchers et des hommes périr de cette façon aussi.

Le registre satirique : il dénonce, il critique la société ou un de ces rouages. Il utilise des figures de style comme l’antiphrase mais à des fins de dénonciation, d’un système, il se repère parce que le narrateur en nous faisant rire ou sourire critique quelque chose, une injustice ou la bêtise des hommes. Il demande de l’intelligence et de la finesse. C’est La Bruyère critiquant le Roi et sa cour (Louis XIV), Zola dénonçant l’argent, Hugo dénonçant le pouvoir de Napoléon III et aussi Voltaire s’en prenant à la religion catholique et à toutes les intolérances. Il n’est pas facile de le dissocier du registre ironique, alors il faut retenir que c’est le registre qui critique la société et les hommes, un système et qui le remet en cause.

Le registre fantastique : il est lié aux histoires irréelles, aux objets volants, aux sorciers et aux magiciens, aux vampires et autres cruautés nocturnes. Le fantastique littéraire se repère par des interventions surnaturelles dans un cadre inquiétant : un château hanté, une sombre église, un cimetière. Et dans la nuit ou le brouillard. Cette obscurité fait surgir le doute qui est au cœur même de ce registre : est-ce vrai ? Est-ce faux ? On ne saura jamais ce qui s’est passé réellement. Il est un questionnement sur sa propre raison, il n’est pas associé à la violence. L’exemple même de ce registre nous est fourni par Maupassant, hésitations, doutes, étrangeté, et questionnement sur sa perception et sa propre raison. C’est bien sûr Le Horla, étrange double du personnage, mais aussi tous les contes fantastiques de ce même auteur. Chez Shakespeare, certaines pièces comportent ce registre : Lady Mac Beth qui voit danser des poignards ou des visions terribles des personnages : des fantômes, des personnages décédés réapparaissent…

Le registre réaliste : il est lui ancré dans la réalité et la montre sans l’embellir. Il se repère grâce au cadre spatio-temporel, aux indications sur les personnages, un physique réel, aux situations issues de la réalité : noces, enterrement, amour et surtout argent dans la littérature du XIX ème. C’est un registre très présent dans toute la littérature quand on veut évoquer la réalité d’un monde. Les écrivains étrangers peuvent le mettre en valeur pour décrire la réalité de leur environnement et dénoncer en même temps. Il est parfois plus fort qu’une critique sévère. Il veut être le reflet de la réalité.

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