Declamation d’un texte poetique au choix





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date de publication31.05.2017
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DECLAMATION D’UN TEXTE POETIQUE AU CHOIX :

Une traduction est proposée vers par vers, le plus près possible du mot à mot, pour vous permettre de mieux comprendre le texte latin. Vous pouvez n’apprendre que la traduction, mais cela vous donnera deux fois moins de points.

Catulle : « Vivamus, mea Lesbia, atque amemus… »  (2 points):
Vivamus, mea Lesbia, atque amemus,

Vivons, ma Lesbie, et aimons-nous,

Rumoresque senum severiorum

Et les ragots des vieillards trop sévères,

Omnes unius aestimemus assis !

Estimons leur somme à la valeur d’un seul as !

Soles occidere et redire possunt :

Le soleil peut se coucher et se lever de nouveau :

Nobis cum semel occidit breuis lux,

Mais nous, sitôt éteinte la brève lumière de nos jours,

Nox est perpetua una dormienda.

C’est une nuit éternelle qu’il nous faut dormir.

Da mi basia mille, deinde centum,

Donne-moi mille baisers, puis cent,

Dein mille altera, dein secunda centum,

Puis mille autres, puis encore cent,

Deinde usque altera mille, deinde centum,

Puis mille autres à la file, puis cent,

Dein, cum milia multa fecerimus,

Puis, quand nous en aurons fait plusieurs milliers,

Conturbabimus illa, ne sciamus,

Nous les mélangerons bien, pour ne plus savoir leur nombre,

Aut ne quis malus invidere possit,

Ou pour qu’on ne puisse nous les jalouser par malveillance,

Cum tantum sciat esse basiorum.

En apprenant qu’il s’est donné tant de baisers.

Catulle : « Sur la mort du moineau de Lesbie » (3points) :

En s’attendrissant de façon mièvre sur la mort de l’oiseau, Catulle s’adresse en fait à Lesbie, surnom donné à la femme aimée. L’oscillation est burlesque entre le ton grave et le sujet dérisoire.

Lugete, o Veneres Cupidinesque,
Portez le deuil, vous, le cortège de Vénus et vous, les Cupidons,

Et quantum est hominum venustiorum.

Et tout ce qu’il y a d’hommes suffisamment épris de grâce.

Passer mortuus est meae puellae,

Il est mort, le moineau de ma petite amie,

Passer, deliciae meae puellae,

Le moineau qui fait les délices de ma petite amie,

Quem plus illa oculis suis amabat ;

Qu’elle aimait plus que la prunelle de ses yeux. ;

Nam mellitus erat suamque norat

Car il était de miel et sa maîtresse, il la connaissait

Ipsam tam bene quam puella matrem,

Aussi bien qu’une petite fille sa mère

Nec sese a gremio illius movebat,

Et il ne quittait jamais son giron,

Sed circumsiliens modo huc modo illuc

Mais sautillant tantôt de ci, tantôt de là

Ad solam dominam usque pipiabat.

C’est à sa seule maîtresse qu’il adressait sans cesse ses pépiements.

Qui nunc it per iter tenebricosum

Mais maintenant il va sur le chemin ténébreux

Illuc, unde negant redire quemquam.

Là d’où, dit-on, personne ne revient.

At vobis male sit, malae tenebrae

Ah ! maudites soyez-vous, ténèbres malfaisantes

Orci, quae omnia bella devoratis :

D’Orcus, vous qui dévorez tout ce qu’il y a de joli :

Tam bellum mihi passerem abstulistis.

Si joli était le moineau que vous m’avez enlevé.

O factum male ! o miselle passer !

O grand malheur ! o malheureux petit moineau !

Tua nunc opera meae puellae

A cause de toi voici que de ma petite amie,

Flendo turgidoli rubent ocelli.

A force de pleurer, les petits yeux sont tout rouges.
Horace : « Carpe diem » (3 points) :

Voici le poème dont les derniers mots sont devenus célèbres : le poète s’adresse à la femme aimée, surnommée Leuconoé (« Blanche pensée ») et l’invite à jouir de l’existence sans se soucier du lendemain. Ce message épicurien sera souvent repris dans la poésie française (Ronsard : « Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie »).
Tu ne quaesieris (scire nefas) quem mihi, quem tibi

Ne cherche pas (il est néfaste de le savoir) quelle fin les dieux
Finem di dederint, Leuconoe, nec Babylonios

Nous ont réservée à toi, à moi, Leuconoé, et ne fais pas l'essai
Temptaris numeros. Ut melius quidquid erit pati !

Des calculs babyloniens . Comme il vaut mieux accepter tout ce qui sera !
Seu plures hiemes, seu tribuit Juppiter ultimam

Que Jupiter nous ait accordé un plus grand nombre d'hivers ou que ce soit le dernier
Quae nunc oppositis debilitat pumicibus mare

Qui à présent affaiblit par l'obstacle de rochers poreux la mer
Tyrrhenum, sapias, vina liques et spatio brevi

Tyrrhénienne, garde la sagesse, filtre tes vins, et puisque le temps de la vie est bref,
Spem longam reseces ; dum loquimur fugerit invida

Retranches-en l'espoir de la durée ; tandis que nous parlons, il aura fui, le temps
Aetas : carpe diem, quam minimum credula postero.

Jaloux : cueille le jour, fais le moins possible confiance au lendemain.

Lucrèce : Hymne à Vénus :

De rerum natura, I, 1-28.

vous pouvez vous arrêter au vers 9 (« caelum » : 4 points), 13 (« tua vi » : 6 points), ou 16 («pergis » : 8 points), ou 20 («propagent » : 10 points). Si vous allez jusqu’à la fin : 16 points. Vous pouvez aussi vous répartir le poème à deux, trois ou quatre récitants.

Le poète rend hommage à Vénus, qui incarne ici la vitalité et la force de reproduction de la nature au printemps. Ce début du poème se présente comme un véritable hymne exalté, enthousiaste.
Aeneadum genetrix, hominum divumque voluptas,

Mère des Énéades, plaisir des hommes et des dieux,

Alma Venus, caeli subter labentia signa

Vénus nourricière, toi qui sous la course des astres du ciel

Quae mare navigerum, quae terras frugiferentes

Parcours la mer porteuse de navires, les terres fructifères,

Concelebras, per te quoniam genus omne animantum

Puisque c’est par toi que toute espèce animale

Concipitur uisitque exortum lumina solis :

Est conçue et, dès la naissance, voit la lumière du soleil :

Te, dea, te fugiunt venti, te nubila caeli

C’est toi, déesse, toi que fuient les vents, les nuées du ciel,

Adventumque tuum, tibi suaves daedala tellus

Toi et ton arrivée, c’est pour toi que la terre industrieuse

Summittit flores, tibi rident aequora ponti,

Fait pousser ses suaves fleurs, à toi que sourient les flots de la mer,

Placatumque nitet diffuso lumine caelum.

Et que le ciel apaisé brille en répandant sa lumière.

Nam simul ac species patefactast verna diei,

Car sitôt que s’est dévoilé l’aspect printanier du jour,

Et reserata viget genitabilis aura Favoni,

Et que, délivré, le souffle fécondant du zéphyr retrouve sa vigueur,

Aeriae primum volucres te, diva, tuumque

Ce sont d’abord les espèces ailées des airs qui t’annoncent, déesse,

Significant initum perculsae corda tua vi.

Qui annoncent ta venue, agitées en leur cœur par ta violence.

Inde ferae, pecudes persultant pabula laeta

Alors bêtes sauvages, troupeaux bondissent par les riants pâturages

Et rapidos tranant amnes : ita capta lepore

Et tentent la traversée des courants ravisseurs : à tel point chacun,

Te sequitur cupide quo quamque inducere pergis.

Saisi par ta grâce, te suit, plein de désir où tu décides de le conduire.

Denique per maria ac montes fluviosque rapaces

Enfin, par les mers, les monts, les fleuves ravisseurs,

Frondiferasque domos avium camposque virentes,

Les demeures feuillue des oiseaux et les plaines verdoyantes,

Omnibus incutiens blandum per pectora amorem,

Inspirant à tous dans leur poitrine un amour caressant,

Efficis ut cupide generatim saecla propagent.

Tu fais en sorte que sous l‘effet du désir les générations se reproduisent par espèce.

Quae quoniam rerum naturam sola gubernas,

Or, puisque seule tu gouvernes la nature,

Nec sine te quicquam dias in luminis oras

Et que sans toi rien ne naît aux divines rives de la lumière,

Exoritur, neque fit laetum neque amabilem quicquam,

Ni rien ne se produit de joyeux et d’aimable,

Te sociam studeo scribendis versibus esse

C’est toi que j’aspire à m’associer dans l’écriture des vers

Quos ego de rerum natura pangere conor

Que je m’efforce de composer sur la nature

Memmiadae nostro, quem tu, dea, tempore in omni,

Pour mon cher descendant de Memmius, que toi, déesse, de tout temps,

Omnibus ornatum voluisti excellere rebus.

Tu as voulu pour sa gloire voir exceller en toutes choses.

Quo magis aeternum da dictis, diva, leporem.

Raison de plus pour que tu donnes à mes paroles, déesse, une grâce éternelle.

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