L’essentiel : Le XIX, «siècle des révolutions» (Gombrich), des ruptures, en art comme en histoire !





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date de publication29.05.2017
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*Ceci est la trame des connaissances, pas la mise en place pédagogique qui est à réinventer pour chaque classe (durée réelle des séances, activités annexes, devoirs etc). La dimension répétitive des parties du cours est volontairement renforcée dans cette séquence (classe faible). Pour compenser, l’importance des biographies permet d’intéresser et d’animer le cours, elles peuvent se faire sous forme d’anecdotes, de recherches, d’activités diverses.

Ce plan de séquence est un support de travail et de réflexion

*Le cours de méthode est à greffer. * Les DS, DM et activités ne figurent pas.

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Seq I : Quelques Romantiques…
Intro- Le XIXème Siècle

Définition : Un mouvement littéraire est un rassemblement d’auteurs de la même époque intéressés par les mêmes thèmes, avec la même sensibilité.

Un mouvement culturel rassemble des artistes de plusieurs disciplines (écrivains, musiciens et peintres) autour des mêmes idées. On définit un mouvement par :

- ses dates (une période donnée limitée) - ses membres: des artistes qui se rencontrent et souvent travaillent ensemble. C’est un groupe souvent structuré avec un chef. - ses thèmes qu’on retrouve dans différents textes de différents auteurs - son programme : les artistes doivent avoir produit un texte théorique expliquant leur vision commune de l’art et de son rôle (un manifeste)
L’essentiel : Le XIX, « siècle des révolutions » (Gombrich), des ruptures, en art comme en histoire !

Placer les mouvements littéraires



I- Qu’est-ce que le Romantisme ? (à faire émerger à partir d’un corpus – manuel à utiliser)
1- L’essentiel :

Le R est un mouvement qui touche toute l’Europe et tous les domaines de l’art comme la littérature (Lamartine, Hugo, Musset), la peinture (Delacroix, Géricault) et la musique (Schubert, Chopin, Berlioz).

Les auteurs Rtques s’illustrent dans tous les genres (romans, autobio, poésie, théâtre) qu’ils veulent révolutionner en inventant de nouvelles règles. Le Rtisme est en effet une nouvelle manière de concevoir le rôle de l’art, c’est aussi une pensée politique et sociale fondée sur la défense du peuple et la foi dans le Progrès (révo 1848). C’est enfin une nouvelle manière d’envisager la place de l’homme dans le monde.

Pour les romantiques en effet les émotions doivent être la source de tout, par elles l’homme atteint la vérité du monde. Ce programme est en rupture totale avec le XVIIIème, qui affirmait la supériorité de la raison et de la pensée. Avec le R surgissent l’individu et les émotions.
2- Quelques dates et caractéristiques du Rtisme

- Alors que le classicisme est né en France, le R est allemand et anglais avant d’être français. Goethe publie Les souffrances du jeune Werther en 1774 et les théoriciens all, tels Schlegel, sont à l’œuvre dès 1800. C’est en 1810 que M de Staël, qui fréquente les salons allemands, introduit leurs idées en France avec son livre De l’Allemagne. Le mot R vient de « roman » (est Rtique ce qui semble venir d’un roman, ce qui est romanesque. Le mot apparaît au début du XIX pour désigner le mvt montant mais ne se fixera que plus tard).

Les précurseurs en France, les premiers à annoncer le Romantisme (les pré-romantiques) sont JJR et Chateaubriand. Vers 1800 nait la génération des grands auteurs R fr : Lamartine (1790), Vigny (1797), Hugo (1802), Musset (1810). Le contexte dans lequel se forge leur personnalité est très important :

Texte : un extrait de La Confession d’un enfant du Siècle

- Le R s’impose en France de 1820 (1er succès, Les Méditations poétiques de Lamartine) à 1851 environ. Littérairement, le mvt triomphe en 1830 quand le drame Hernani sera joué à la Comédie Française (bataille d’H), jusque là tenue par les classiques. La révo de 1848 marque leur apogée car ils triomphent politiquement (Lam président, esclavage aboli, suffrage universel) mais l’échec de cette révolution et le coup d’état de Napoléon III signe la fin du mouvement. Si certains auteurs R écrivent encore (dt Hugo), le mouvement, lui n’existe plus (dispersion, espoirs déçus, exil…)
La sensibilité Rtique : Projection de tableaux et explications (Delacroix, Géricault…)

II-Le Premier grand romantique : Alphonse de Lamartine
1-Biographie

2- Travail sur un poème de Lamartine (ex : le Lac, Isolement…)

3- Le lyrisme
Rappel/ mise en place : qu’est-ce qu’un registre ? Si nécessaire : activité en ½ groupe
Récit : le mythe d’Orphée
Définition : le registre lyrique 

Il sert à l’auteur qui veut communiquer une émotion forte et des sentiments personnels en faisant sentir fortement sa présence.

Pour prouver la présence du registre et l'analyser, on repère …

- La présence d’une personne exprimant ses sentiments en focalisation interne

- La présence de sentiments (champ lexicaux) liés au thème du temps qui passe : mélancolie, regrets, douleur, désespoir, solitude… et toutes les gammes de l’amour fragile

- Souvent : la présence de la nature et de sensations (communion avec la nature, plaisir des sens, harmonie du monde…)

- La volonté de narrateur d’inclure le lecteur dans le texte et d’attirer son attention : l’interpellation de l’autre («tu», impératif, interrogations,…), les procédés d’insistances : hyperboles, anaphore (répétition de termes en début de phrase ou vers), accumulation, gradation (liste organisée en crescendo ou en decrescendo), présence du « ô »,…
Lecture de Musset, Nuit de Mai   (allégorie du pélican, lyrisme assumé et défendu)
4-Elargissement 

Lecture d’image : Le voyageur devant la mer de nuages, C D Friedrich

Ccl : L’artiste R aime se mettre en scène, seul et mélancolique. Il aime aussi se confronter à une nature sauvage, désordonnée, mystérieuse qui est comme un appel au dépassement de soi-même.
III- Une figure majeure du Romantisme : Victor Hugo
1-Biographie d’Hugo

Petit ex de méthode : résumer la vie d’Hugo sans suivre l’ordre chronologique (en fait : vie privée, vie publique, œuvres)

2- Le chef de file du Romantisme

La révolution romantique passe par le théâtre et c’est Hugo qui la mène 

La Préface de Cromwell  le manifeste romantique. Analyser et dégager les grands principes que pose Hugo.

C’est lors de la bataille d’Hernani (une de ses pièces) que le jeune mouvement impose ses nouvelles règles au monde littéraire en faisant triompher un drame sur la scène de la Comédie Française.

Lire l’extrait de Choses vues
IV- Musset, l’enfant terrible du Romantisme
1- Biographie

2- « La nuit de Décembre »

3- L’ironie Romantique Bilan: Les deux premières strophes de Musset : « A Juana » :
Fin : extrait de Mme Bovary, la caricature du Rtisme dans les lectures d’Emma au couvent

I- Relier les poèmes suivant aux événements importants de la vie d’Hugo :
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,

Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.

J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.

Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,

Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,

Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,

Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,

Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,

Et, quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe

Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
Les Contemplations, IV,14


(..)Oui, tant qu'il sera là, qu'on cède ou qu'on persiste,

O France! France aimée et qu'on pleure toujours,

Je ne reverrai pas ta terre douce et triste,

Tombeaux de mes aïeux et nid de mes amours!

Je ne reverrai pas ta rive qui nous tente,

France! hors le devoir, hélas! j'oublierai tout.

Parmi les éprouvés je planterai ma tente:

Je resterai proscrit, voulant rester debout.

J'accepte l'âpre exil, n'eût-il ni fin ni terme;

Sans chercher à savoir et sans considérer

Si quelqu'un a plié qu'on aurait cru plus ferme,

Et si plusieurs s'en vont qui devraient demeurer.

Si l'on n'est plus que mille, eh bien, j'en suis! Si même

Ils ne sont plus que cent, je brave encor Sylla;

S'il en demeure dix, je serai le dixième;

Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là!

Jersey, 2 décembre 1852.
Après la bataille

Mon père, ce héros au sourire si doux,
Suivi d'un seul housard qu'il aimait entre tous
Pour sa grande bravoure et pour sa haute taille,
Parcourait à cheval, le soir d'une bataille,
Le champ couvert de morts sur qui tombait la nuit.
Il lui sembla dans l'ombre entendre un faible bruit.
C'était un Espagnol de l'armée en déroute
Qui se traînait sanglant sur le bord de la route,
Râlant, brisé, livide, et mort plus qu'à moitié.
Et qui disait: " A boire! à boire par pitié ! "
Mon père, ému, tendit à son housard fidèle
Une gourde de rhum qui pendait à sa selle,
Et dit: "Tiens, donne à boire à ce pauvre blessé. "
Tout à coup, au moment où le housard baissé
Se penchait vers lui, l'homme, une espèce de maure,
Saisit un pistolet qu'il étreignait encore,
Et vise au front mon père en criant: "Caramba! "
Le coup passa si près que le chapeau tomba
Et que le cheval fit un écart en arrière.
" Donne-lui tout de même à boire ", dit mon père.

La Légende des Siècles


II- Mieux connaître Hugo…
1- Quelles sont les qualités que Victor Hugo prête à son père et qu’il admire chez lui ?
2 - Quelles sont les qualités que Victor Hugo se reconnaît dans le second poème ?
3- Dans le premier poème, quelle image Hugo donne-t-il de lui-même ? Est-ce en contradiction avec le second poème ?
III- Question sur corpus : faites un portrait moral de Victor Hugo

Bonus- Quel poème préférez-vous et pourquoi ?

Essayez d’utiliser vos connaissances sur les registres
La Nuit de décembre
Du temps que j'étais écolier,
Je restais un soir à veiller
Dans notre salle solitaire.
Devant ma table vint s'asseoir
Un pauvre enfant vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un frère.

Son visage était triste et beau :
A la lueur de mon flambeau,
Dans mon livre ouvert il vint lire.
Il pencha son front sur sa main,
Et resta jusqu'au lendemain,
Pensif, avec un doux sourire.

Comme j'allais avoir quinze ans
Je marchais un jour, à pas lents,
Dans un bois, sur une bruyère.
Au pied d'un arbre vint s'asseoir
Un jeune homme vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un frère.

Je lui demandai mon chemin ;
Il tenait un luth d'une main,
De l'autre un bouquet d'églantine.
Il me fit un salut d'ami,
Et, se détournant à demi,
Me montra du doigt la colline. (…)

A l'âge où l'on est libertin,
Pour boire un toast en un festin,
Un jour je soulevais mon verre.
En face de moi vint s'asseoir
Un convive vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un frère.
Un an après, il était nuit ;
J'étais à genoux près du lit
Où venait de mourir mon père.
Au chevet du lit vint s'asseoir
Un orphelin vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un frère. (…)

Partout où, sous ces vastes cieux,
J'ai lassé mon coeur et mes yeux,
Saignant d'une éternelle plaie ;
Partout où le boiteux Ennui,
Traînant ma fatigue après lui,
M'a promené sur une claie ;

Partout où, sans cesse altéré
De la soif d'un monde ignoré,
J'ai suivi l'ombre de mes songes ;
Partout où, sans avoir vécu,
J'ai revu ce que j'avais vu,
La face humaine et ses mensonges ;

Partout où, le long des chemins,
J'ai posé mon front dans mes mains,
Et sangloté comme une femme ;
Partout où j'ai, comme un mouton,
Qui laisse sa laine au buisson,
Senti se dénuder mon âme ;

Partout où j'ai voulu dormir,
Partout où j'ai voulu mourir,
Partout où j'ai touché la terre,
Sur ma route est venu s'asseoir
Un malheureux vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un frère.

(…)
A Juana (publié en 1835)
O ciel ! je vous revois, madame,
De tous les amours de mon âme
Vous le plus tendre et le premier.
Vous souvient-il de notre histoire ?
Moi, j'en ai gardé la mémoire :
C'était, je crois, l'été dernier.

Ah ! marquise, quand on y pense,
Ce temps qu'en folie on dépense,
Comme il nous échappe et nous fuit !
Sais-tu bien, ma vieille maîtresse,
Qu'à l'hiver, sans qu'il y paraisse,
J'aurai vingt ans, et toi dix-huit ?

(…)

Mais que dis-je ? ainsi va le monde.
Comment lutterais-je avec l'onde
Dont les flots ne reculent pas ?
Ferme tes yeux, tes bras, ton âme ;
Adieu, ma vie, adieu, madame,
Ainsi va le monde ici-bas.

Le temps emporte sur son aile
Et le printemps et l'hirondelle,
Et la vie et les jours perdus ;
Tout s'en va comme la fumée,
L'espérance et la renommée,
Et moi qui vous ai tant aimée,
Et toi qui ne t'en souviens plus !



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