Faculté des Sciences Economiques, Sociales et de Gestion Institut Régional Universitaire des Sciences Sociales Appliquées 57 bis, rue Pierre Taittinger 51096 Reims Cedex sommaire





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Dossier de presse:


  • La Danse – La chorégraphe Marilén IGLESIAS-BREUKER en collaboration avec Henri JORDA, Maître de conférence à l’URCA

  • La Photographie – Le photographe Jean-Christophe HANCHE et Lydia LEDIG, enseignante à l’URCA

  • Le Slam – Deux professionnels de Slam Tribu






Licence 3 de Sciences Sanitaires et Sociales

Sous la direction de Lydia LEDIG et Henri JORDA

Chargée de TD Lydia LEDIG

Année Universitaire 2009-2010





Faculté des Sciences Economiques, Sociales et de Gestion


Institut Régional Universitaire des Sciences Sociales Appliquées

57 bis, rue Pierre Taittinger

51096 Reims Cedex

SOMMAIRE




INTRODUCTION ..…………………………………………………………………………. 4

PRESENTATION DETAILLEE DU PROJET............................................................. 5

Organisation …………………..…………………………………………………… 5

La danse avec la compagnie Icosaèdre, sous la direction chorégraphique de Marilén IGLESIAS-BREUKER …………………….……….………………… 6

La photographie « Les vulnérables », sous la direction du photographe rémois Jean-Christophe HANCHE ………………...…………………………... 8

Le Slam, sous la direction de deux professionnels de Slam Tribu ……. 10

ANNEXES ………………………………………………………………………………… 12


INTRODUCTION 

L’atelier du social présente un objectif collectif permettant aux étudiants de troisième année de Licence de Sciences Sanitaires et Sociales d’élaborer une pensée critique et de la communiquer autour de différents ateliers artistiques en lien avec le domaine du social.

Dans cet esprit, chacun des étudiants est amené, en fonction de ses aptitudes et de sa personnalité, à enrichir sa propre pensée nécessaire pour s’affirmer.

La pratique d’une démarche artistique collective à laquelle chacun doit prendre part, à sa façon, au projet du groupe, s’inscrit dans un projet commun. Les étudiants travaillent sur la Danse, la Photographie et le Slam.



Ces ateliers seront clôturés par la restitution des divers travaux effectués par les étudiants lors de deux représentations.
Une pièce chorégraphique sera proposée par la Compagnie Icosaèdre avec la participation de l’atelier « Danse et travail », suivi par les étudiants de Licence de Sciences Sanitaires et Sociales de l’UFR de Sciences Economiques, Sociales et de Gestion de Reims, sous la direction de la grande chorégraphe Marilén IGLESIAS-BREUKER et avec le concours de Henri JORDA, Maître de conférence à l’URCA, le 1er avril 2010 à 19h à la Villa Douce.

Une représentation réunissant les ateliers Photographie et Slam, supervisés par Lydia LEDIG, enseignante universitaire, et respectivement sous la direction du photographe rémois Jean-Christophe HANCHE et de deux professionnels de Slam Tribu, aura lieu le 27 avril 2010 à la Verrière du Campus Croix-Rouge.



Présentation détaillée du projet

Organisation



L’atelier du social s’effectue sur 12 séances de 2h chacune et concerne 90 étudiants divisés en 4 groupes répartis comme suit :

  • 15 étudiants travaillent sur la communication et l’organisation de la restitution des travaux avec Lydia LEDIG.

  • 15 étudiants travaillent sous une forme théâtrale avec la chorégraphe Marilén IGLESIAS-BREUKER de la troupe Icosaèdre et Henri JORDA.

  • 30 étudiants travaillent sous la forme d’un atelier de Slam avec deux professionnels de Slam Tribu.

  • 30 étudiants travaillent en photographie avec le photographe Jean-Christophe HANCHE et Lydia LEDIG.


La restitution des différents ateliers se fera sous une forme collective alliant spectacle et projection entièrement coordonnée et organisée par les étudiants de l’atelier Communication.

La Danse

(AN) TRIEB – Compagnie Icosaèdre

sous la direction chorégraphique de Marilén Iglesias-Breuker
L’atelier danse est mené conjointement par la chorégraphe Marilén IGLESIAS-BREUKER et Henri JORDA, Maître de conférence à l’URCA, sur le thème de « danse et travail ».
En 2009-2010, le projet global de la Compagnie Icosaèdre "Work in Process - Le procès du travail" présente une recherche chorégraphique autour de la notion de travail dans la danse et dans la société en questionnant la place de l’effort physique dans un monde où les outils informatiques nous permettent de nous engager dans des discussions, des créations et/ou, des «immersions virtuelles», sans que le corps soit impliqué dans un effort gravitaire. Il s’agit d’un «processus» en travail permanent pour aboutir à différentes formes spectaculaires associant performances, vidéos, textes selon les lieux et les occasions. Une pièce chorégraphique dirigée par Marilén Iglesias-Breuker sera suivie du partage du regard des étudiants de Licence Sciences Sanitaires et Sociales de l’UFR de Sciences Economiques, Sociales et de Gestion de Reims avec le public et aura lieu à la Villa Douce, 9 Bld de la Paix, à Reims, le 1er avril 2010 à 19h.


Revue de Presse : Extraits


"Une création en prise directe avec un questionnement très contemporain notamment sur la place des minorités et le droit à la différence, et qui montre aussi la capacité de la danse à s'ouvrir à des notions telles que le partage ou la transmission. Deux thèmes qui sont au cœur du travail mené par Marilén Iglesias-Breuker de part sa double formation de danseuse et de sociologue."

L'Ardennais, 31 mars 2003
« Un spectacle inédit, tiré des liens tissés avec les habitants du Chiapas. Une façon de montrer une partie de la culture de cet état du Chiapas, et de délivrer quelques messages politiques ».

JF Scherpereel in L’Union, 3 décembre 2002
« Un moment fort de la création à venir est cette déambulation des femmes portant des téléviseurs sur leurs dos comme on porterait son enfant, de toutes façons c’est une pièce pour honorer les femmes et leurs luttes. D’une femme à une autre dans un partage intergénérationnel s’est dessiné l’un des petits bijoux du spectacle : la danseuse Barbara Falco bondit comme un animal sans cornes, cogne l’espace et rebondit en fluides saccades, ni souriante ni renfrognée elle donne à ce moment une saveur toute particulière, comme d’un animal qui serait possédé d’un esprit maléfique et blagueur. (…). Voici maintenant cinq femmes de cultures différentes, loin de leurs terres natales, prêtes à occuper un espace scénique non conventionnel et à tisser ensemble, non sans humour, les fils du partage ».

Fabrice Duglied, in Les Cahiers de l’ORCCA, printemps 2002
La Photographie

« Les vulnérables »

sous la direction du photographe rémois Jean-Christophe Hanché
L’atelier photographie est mené conjointement par le photographe rémois Jean-Christophe HANCHE et Lydia LEDIG, enseignante universitaire, sur le thème « photo et exclusion ».
Le projet pédagogique de cet atelier, sous la direction du photographe Jean-Christophe HANCHE, implique aux étudiants de choisir quelques photos parmi celles qu’ils auront réalisé des « vulnérables » de Reims et de ses environs, rencontrés dans la rue et dans diverses associations accueillant ce type de public, afin de les exposer lors d’une restitution collective. Suite à l’étude de différents thèmes autour de ces personnes en souffrance, les étudiants de Licence Sciences Sanitaires et Sociales partageront leur regard avec le public autour de la sélection de quelques thèmes et photos lors de la projection finale qui aura lieu le 27 avril 2010 à la Verrière du Campus Croix-Rouge.
Revue de Presse :
« Partir ailleurs pour une vie meilleure…

Le « délit de solidarité », pourtant nié par le ministre concerné, est au cœur de l'actualité. Un film, Welcome (780 000 entrées), des débats soulevés chez les politiques, dans les associations, et l'occasion pour Jean-Christophe Hanché, photographe professionnel et habitué des zones conflictuelles, de mettre en avant le travail effectué sur ce sujet. « Un véritable feu de paille prend autour de ces évènements : c'est le moment où jamais de les montrer. On parle de choses graves, sur un ton grave, puis on oublie... L'information est une marchandise comme une autre : s'il n'y a pas d'actu, ça n'intéresse plus ». Coup de projecteur, donc, sur les 800 réfugiés d'un Sangatte pourtant disparu, afghans principalement, qui aspirent à passer de l'autre côté : un eldorado vu à la télé, pour lequel ils n'ont plus rien à perdre. « Le voyage coûte en moyenne 6 000 € : ils ne passent pas en Angleterre pour prendre du bon temps. Les familles attendent l'argent qui sera en réalité très difficile à gagner ». Une responsabilité lourde à assumer pour des voyageurs de plus en plus jeunes, parfois seulement 10 ou 11 ans. Dans cette banlieue de Calais, 4 mois après leur départ, certains gardent espoir, d'autres, moins prêts, craignent d'avoir commis l'erreur de leur vie. Témoin de la survie Avec pour caution les associations d'aide aux migrants, Jean-Christophe Hanché s'est introduit progressivement au sein de cette communauté provisoire. Un flux permanent sur terrain vague, dont il raconte un peu d'histoire. « Les photos, pour ce genre de reportage, doivent décrire une situation et suffire à l'expliquer : l'informatif prime sur l'esthétique, on doit comprendre tout de suite de quoi il s'agit ». Scènes de vie et d'errance, portraits de la fatigue ou de l'espérance, hommes qui s'excusent d'être sales, parlant d'une « vie d'avant » finalement presque normale. « À 250 km de chez moi, des gens crèvent dans la forêt, ils se blessent, ils ont faim, ils sont malades : difficile d'imaginer que ça se passe en France ». Sur les clichés, au cours des distributions des repas, apparaît parfois le vice-président de SALAM, l'une des 2 associations. Il risque aujourd'hui la prison pour outrage à agent, dans le cadre d'une opération de reconduite d'immigrés afghans. »

Pauline Godart (Publié le 14 avril 2009 en ligne par Sylvainlandry)

Le Slam

sous la direction de deux professionnels de Slam Tribu
L’atelier Slam, sous la direction de deux professionnels de Slam Tribu, Laurent Etienne et Sélecta Seb, part de contraintes ou de jeux d’écriture et d’oral simples, et même de l’improvisation, pour aller vers des formes plus complexes, plus intimes. Le projet de cet atelier est d’amener les étudiants de Licence Sciences Sanitaires et Sociales à prendre conscience de leur écriture, de leur voix propre, de leur souffle intérieur, donnant aux mots un caractère personnel. Les étudiants choisiront quelques textes parmi ceux qu’ils auront réalisés lors de cet atelier afin de les restituer lors d’une représentation collective qui aura lieu le 27 avril 2010 à la Verrière du Campus Croix-Rouge.


Revue de Presse : Extraits


« Encore plus de slam

Le slam de poésie est en vogue à Epernay. « Ce succès est lié à la qualité des relais locaux » lance Selecta Seb, membre du collectif « Slam Tribu » qui a animé, l'an passé, deux ateliers à la médiathèque. Grâce à ce groupe, le slam poésie a trouvé rapidement son public dans la cité. « Pas seulement à la médiathèque mais aussi dans les établissements scolaires où le slam apporte un nouveau souffle à l'apprentissage du français » souligne Laurent. La médiathèque va pérenniser l'atelier d'écriture slam et les scènes de slam de poésie qui constituent une approche particulière de la langue française, permettant de travailler sur l'écriture, mais aussi sur l'oral et l'expression.

L'année dernière, deux ateliers ont été menés par Slam Tribu : un pour adultes à la médiathèque et un pour enfants à la bibliothèque des jeunes de Bernon. En outre, une scène a pu être tenue tous les mois au café « Le Central » en présence de 40 à 60 personnes. Un succès qui permettra de prolonger l'action en 2008-2009. Avec, en plus, un partenariat avec le Salmanazar qui accueillera deux fois l'équipe de Slam Tribu dans le foyer du théâtre. Première date : mardi 14 octobre à 18 h 30, à l'occasion de la soirée d'ouverture de la saison avec démonstration et projection. »

Jean Batillier, L’Union
« Les ateliers Slam à Epernay

Tiré d’un phénomène américain qui déclarait dans les années 80 « un poème déclaré = un verre offert », le concept du Slam s’importe de plus en plus dans le paysage marnais. Fort de son expérience à Reims où les scènes ouvertes sont bondées de monde, le collectif « Slam Tribu » s’est inscrit la saison dernière dans le programme de la Médiathèque d’Epernay, une expérience que la directrice de la structure culturelle a décidé de renouveler. […] Avant de lancer les Sparnaciens dans le grand bain des scènes ouvertes et des concours, l’atelier à la médiathèque est une sorte de première approche. Les slameurs en herbe qui viendront s’essayer aux vers voire à la prose bénéficieront de l’accompagnement de référents au verbe affûté. […] Courant artistique en plein envol, le Slam a la particularité de s’adresser à tout type de public. Lors des derniers ateliers, les adolescents et les cinquantenaires écoutaient successivement les compositions de leur crû. Pour ceux que le concept aurait ravi, une scène ouverte se tiendra le 29 novembre à partir de 20h au café « Le Central », place de la République. À vous de franchir le pas et de faire profiter chacun de la richesse de vos carnets de notes. »

Emmanuel Lagain, L’Hebdo du vendredi

ANNEXES


  1. Parcours et projet de la Compagnie Icosaèdre…………………p 13




  1. Parcours et portrait de la chorégraphe Marilén IGLESIAS-BREUKER………………………………………………………………p 15




  1. Parcours du photographe Jean-Christophe HANCHE…………p 17




  1. Qu’est-ce que le Slam ?……………………………………………..p 17




  1. Parcours de Slam Tribu……………………………………………...p 18


1) Parcours et projet de la Compagnie Icosaèdre


Crée en 1984, la Compagnie Icosaèdre est primée au concours de l'Eté de la Danse, à Paris en 1985. Invitée en résidence de création à la Maison de la Culture de Reims, la Région Champagne-Ardenne et le Ministère de la Culture lui confient une Mission de Sensibilisation de 1990 à 1992.
La Compagnie participe aux plus importants événements de la danse dans cette région et y présente ses créations qui tournent également dans de nombreux festivals (Festival de la Butte Montmartre, Biennale Internationale de la Danse de Lyon, Festival d'Arles, Festival SIGMA de Bordeaux, Danse Emoi de Limoges), dans des lieux parisiens (Théâtre Dunois, Regard du Cygne, Amphithéâtre d’Opéra Bastille, Etoile du Nord, Espace Kiron, Café de la Danse, Théâtre du Lierre, Théâtre Sylvia Montfort) et à l’étranger (Allemagne, Argentine, Belgique, Brésil, Chili, Hollande, Italie, Japon, Suisse, Tunisie, Tchécoslovaquie…).
Icosaèdre crée des projets liés à l'image: Silences Nomades exposition des photos réalisées avec le photographe Roy Meneguetti dans des régions désertiques à la frontière Tunisienne-Algérienne. Le sourire de Reims court-métrage co-produit par la "la Sept", avec le réalisateur Bernard Ferry tourné sur les toits de la Cathédrale de Reims.
La compagnie coréalise des créations avec l’Allemagne (Werkstatt de Düsseldorf et Tanztheater Christine Brunel de Essen) et développe des liens particuliers avec le Japon: performance avec les "Tambours de Kofu", spectacles à la semaine Japonaise de St Germain en Laye et au Théâtre Aoyama de Tokyo. Susumu Yoshida, commandité par la télévision japonaise EISEI Channel, réalise un reportage de 40 minutes sur la vie quotidienne d'une compagnie de danse contemporaine en France: Icosaèdre à Reims (Emission "Free Zone").
Icosaèdre lance Instants d'Europe: recherche théorique, éditions, création scénique et films autour de la mémoire de la danse européenne. La Souche des bateleurs, volet scénique d’Instants d'Europe est montré à Reims, Weimar, Essen, Tokyo et Paris. Une résidence-images au TNDI de Chateauvallon permet d'initier le volet audiovisuel (« Passeurs de Danse ») avec le réalisateur Jean Louis Sonzogni.
A partir des recherches théoriques réalisées à la Tanzarchiv de Cologne, Icosaèdre développe le projet Danses de Cœur, permettant de danser ensemble à des danseurs de tout âge et tous niveaux. Ce vaste projet est mené en région (Marne, Ardennes, Haute Marne), ainsi qu’à Soissons, Clermont-Ferrand et au Luxembourg. Il sera repris en 2006 en Italie, dans le cadre du Festival Oriente-Occidente.
En 2005, à l’occasion des 20 ans de la compagnie Icosaèdre différentes créations et expositions sont présentées à Reims et en Région, en particulier Présences 20 au Manège de Reims, scène nationale.
Fragmentos de Esperanza est le début d’un regard porté sur l’âme latine qui s’exprime par une création scènique, des reportages, des débats et une exposition-photos autour des indiens du Chiapas, après plusieurs séjours au Mexique avec la collaboration de deux artistes du Chiapas. Suivront Argentina Sola ? et Good Bye Patagonia !.
En 2009-2010 Icosaèdre entame une recherche autour de la notion de travail dans la danse et dans la société en questionnant la place de l’effort physique dans un monde où les outils informatiques nous permettent de nous engager dans des discussions, des créations et, ou, des « immersions virtuelles », sans que le corps soit impliqué dans un effort gravitaire.
En creusant la place des mouvements et explorations du corps dans la construction de notre imaginaire, c’est la question de la trace et de la mémoire sensorielle qui est posée.
Il s’agit de la mise en chantier d’un vaste projet, susceptible d’intégrer des chercheurs en art, des scientifiques, des artisans et pouvant se développer de pair dans plusieurs pays, relayés par Internet. Une première étape de travail international est prévue avec la section danse de l’Université de Buenos Aires en octobre prochain.

Dans l’élaboration de la création scénique, l’accent est mis sur l’effort et ses composantes spatiales, temporelles, sensorielles… mais également sur la raison du mouvement, sur notre Antrieb, impulsion première et intention du mouvement. La recherche du pré-mouvement autant que l’endurance et l’empreinte sensorielle de chaque geste tracé seront l’aire de jeu des interprètes. Une implication psychique et physique, une concentration intensifiée, donnant à percevoir le « danseur-pensant », tendant à réaliser la formule du renversement philosophique : « je danse donc je pense» ou, comme le dit Haruki Murakami « C’est seulement quand je suis physiquement aux prises avec un fardeau concret…que mon compteur intellectuel grimpe ».

La recherche en studio, menée par Marilén Iglesias-Breuker avec Aurore Castan-Aïn et Katia Petrowick, en collaboration avec Luc Petton, aboutira à une création scénique : (AN)TRIEB qui sera présentée dans des étapes de travail dès le 19 septembre au C2R de Reims, interprétée par Julie Barbier, Aurore Castan-Aïn, Agnès Pancrassin et Katia Petrowick.


  1. Parcours et portrait de la chorégraphe Marilén Iglesias-Breuker

Danseuse et sociologue argentine, initiée à la danse par Harald Kreutzberg, Marilèn Iglesias-Breuker débute sa carrière à Buenos Aires puis poursuit ses études à l’Ecole Folkwang d’Essen (Prix Folkwang 81) et obtient le Diplôme de Pédagogue de danse.

Elle intègre le Folkwang Tanz Studio sous la direction de Hans Züllig. Interprète soliste de Jean Cèbron et de Susanne Linke, elle devient son assistante et débute une carrière de chorégraphe. Lauréate des concours de Bagnolet et de Nyon, elle se perfectionne à New York puis s’installe en France où, avec Luc Petton, elle fonde la compagnie Icosaèdre.
Marilén Iglesias-Breuker créée une trentaine de chorégraphies présentées en France et à l’étranger. Coauteur de films (Le sourire de Reims, Passeurs de Danse) et de projets liés à l’image (Silences Nomades, L’âme des Pierres), elle est à l’origine du projet « Instants d’Europe » associant recherche théorique, reportages vidéos et spectacles autour de la mémoire de la danse européenne.

Titulaire du CA, elle poursuit des activités pédagogiques parallèlement à son travail de création et enseigne dans différents centres de formation au DE, donne des master-class et participe à des colloques.

Auteur de divers textes dans des revues spécialisées (Marsyas, Les Saisons de la Danse, Nouvelles de Danse) et dans des ouvrages collectifs (Histoires de corps-IPMC, Oscar Schlemmer-CND), elle intervient en qualité de conseillère scientifique, dans la rédaction du Dictionnaire de la Danse Larousse-Bordas.


Aujourd'hui, ses recherches et créations sont portées par un intérêt plus général : la relation entre l’art et les questions de société, le lien entre danse et utopie.
Depuis 2003, le Ministère de la Culture et la Ville de Reims lui confient la direction du Laboratoire des Compagnies, lieu de résidences, échanges et rencontres pour la danse contemporaine en région Champagne-Ardenne.
« Je l’ai rencontrée, il y a vingt ans. D’un pas ferme et résolu, elle posait les pieds sur le sol de Champagne Ardenne. Elle arborait avec élégance un chapeau picaresque dont les larges bords dissimulaient mal des regards pleins d’impertinences et brasillant de révoltes, riait en cascades cristallines et parlait- argentine polyglotte- merveilleusement un français aux saveurs ultramarines. Elle était venue en résidence à la Maison de la Culture de Reims pour danser, et aussi, pour faire chatoyer les vingt faces de son Icosaèdre labanien : c’était le nom, disait-elle de la compagnie qu’elle venait de fonder avec Luc Petton, « le danseur plus rapide que son ombre ». Les missions et les tournées succédant à la résidence, elle prolongea si longtemps son séjour, en créant, en animant, en fédérant, qu’à la fin elle s’installa. De résidente, elle était devenue sans pose ni pathos, résistante. Elle se prépare aujourd’hui à souffler les bougies d’un joyeux anniversaire.

Vingt ans après, comme pour les mousquetaires d’A.Dumas, tout a changé sauf l’essentiel : la beauté, l’allure, l’humour en toutes circonstances et le goût du paradoxe, mais aussi et surtout la pratique ( à la manière des sages) constante et opiniâtre d’une pensée-corps et d’un corps-penser dont l’objet serait le mouvement, la hantise : le transcendant, la vérité : l’immanence au monde et le ressort secret : la joie.

Marilén jubile jusque dans ses œuvres les plus graves, c’est la condition même de sa danse, puisqu’il y va de sa pensée. Elle fait partie de ceux-là, artistes, philosophes ou savants, qui selon H. Miller s’affairent à polir des lentilles dans l’espoir d’un improbable événement : « Un jour la lentille sera parfaite; et ce jour-là nous percevrons tous clairement la stupéfiante, l’extraordinaire beauté de ce monde ». »

Bernard Weber


  1. Parcours du photographe Jean-Christophe HANCHE

Principaux reportages :
1998 : "Une vie de cinéaste, Johan Van Der Keuken" : Paris, Amsterdam
1999 : "SDF " France
2000 : "Les réfugiés d'Afrique de l'Ouest", Libéria, Sierra-Léone, Guinée Conakry
2001 : "Artistes en résidence", pour le Ministère de la Culture, Québec
2002 : Lauréat de la Résidence d'artiste à Salzbourg
2003 : "Les réfugiés palestiniens au sud-Liban" pour l'ONG Première Urgence
2003 : "Le 9ème collectif de sans-papiers" pour Libération, Paris
2004 : "Irak, le chaos", pour l'ONG Première Urgence
2005 (jusqu'en 2006) : "Sangatte, chroniques d'une fermeture", agence GAMMA
2006 : "Bidonvillle à La Courneuve", France
2007 : "Les palestiniens" Isarël et Cisjordanie
2009 : « Sangatte, chroniques d’une fermeture » France

Principales expositions :
2003 : Ancien Collège des Jésuites, Reims: "Sud-Liban : 55 ans plus tard"
2007 : Parlement Européen, Strasbourg : "Les réfugiés palestiniens"
2009 : Commission Européenne, Bruxelles, « Irak, le chaos »


  1. Qu’est-ce que le Slam ?

Le Slam est né aux Etats-Unis dans les années 80. Un précurseur a un jour récité un poème dans un café et son audace a fait des émules. Le mouvement s’est propagé et, au début des années 90, est arrivé en Europe.
En argot américain, Slam signifie « claquer ». Le mot idéal pour définir cet art ,où les mots claquent et les phrases s’entrechoquent, sous l’inspiration du poète. Le collectif Slam Tribu fait vivre cette discipline avec ferveur et talent.

Poésie vivante issue des performances des poètes de la Beat Generation (Kerouac, Ginsberg, Burroughs, Cassady) puis appropriée par les poètes de la rue, les rappeurs voulant sortir du cadre du Hip-Hop, il fut initié au début des années 1980 par Mark Smith, à Chicago, sous forme de lectures publiques, pour gagner en popularité et arriver en Europe dans le milieu des années 1990. Il commence réellement à s'installer en France depuis 5 ou 6 ans.
Hommes ou femmes, jeunes ou seniors, ils sont de plus en plus nombreux à emprunter la voie du Slam pour laisser libre cours à leur inspiration.
Il s’agit de dire des textes de poésie de son crû, devant un public où est choisi, au hasard, un jury. Le Slam est rapidement devenu une discipline de poésie reconnue, pour faire vivre la langue française autrement, à travers des scènes ouvertes (sans notes) ou tournois (notés). La forme classique d’une scène slam, c’est une scène notée, un « tournoi » : un jury choisi au hasard dans la salle note les slameurs, l’idée étant de mettre de l’ambiance (le public est censé influencer le jury, qui est censé, en retour, ne pas se laisser influencer).
Le public, à l'écoute des mots dits, des mots jetés, des mots rattrapés au vol, des mots enfilés en perles s'amuse de tant de possibilités. Oublie les mots figés des exercices, retient ceux qui s'expriment. Il aime aussi la lumière de la scène posée dessus. Et le partage d'une idée, d'un coup de gueule, d'un bon mot.


  1. Parcours de Slam Tribu

Slam Tribu, créé à Reims en 2005, fait vivre cet art en organisant de multiples manifestations : tournois, ateliers, interventions dans les festivals, et, bien sûr, scènes ouvertes. Apprentis et confirmés se retrouvent le temps d’une soirée, pour réciter leurs créations.
En quelques années, Slam Tribu a acquis une jolie renommée et les membres sont sollicités pour intervenir en France, mais aussi à l’étranger. Il a été l'invité de l'émission poétique « ça rime à quoi » de France Culture, l'invité du festival « Paris en toutes lettres » pour une production Arte, invité du festival Solidays en 2009, sans compter leurs nombreuses 1éres parties prestigieuses.
Dans la région Champagne-Ardenne, c'est autour de « Slam Tribu » que la scène slam s'est logiquement installée. Ce collectif n'est pas qu'une simple bande de copains qui se seraient convertis au slam ; il rassemble au contraire des slameurs ayant chacun leur style.
La tribu a lancé ses premiers ateliers il y a 3 ans, avant de devenir professionnelle l'an dernier face à une demande exponentielle. En parallèle, chacun des artistes poursuit son petit bonhomme de chemin, s'illustrant dans des concours aussi bien français qu'européen. Selecta Seb a ainsi remporté un concours à Turin… Et c'est maintenant au tour de Laurent Etienne.com d'être sacré champion de France 2009. Une belle réussite champardennaise !




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