Littérature & littérature comparéE





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date de publication22.04.2017
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LITTÉRATURE & LITTÉRATURE COMPARÉE

L1 – L2 – L3

description : 02-g
Paris VII- Denis Diderot

Esplanade des Grands Moulins

75013 Paris

Métro : Quai de la Gare (ligne 6) / Bibliothèque François Mitterrand (ligne 14)

Bus 62 ou 89
DÉbut DU SEMESTRE : 15 SEPTEMBRE

FIN DU SEMESTRE : 20 DÉCEMBRE
CONSULTEZ RÉGULIÈREMENT les tableaux d’affichage (info de salles, d’absences de profs etc…) :

  • pour les cours de l1 et de l2 : batiment des Grands Moulins, aile c, 1er etage

  • pour les cours de l3 : batiment des Grands moulins, aile c, 6ème etage


http://bibliotheque.univ-paris-diderot.fr/bibliotheques/lsh/bibliotheque-centrale/accueil-bc.html
L1  et L2 : cours de première et deuxième années – les cours ont lieu à la Halle aux Farines (HF)

Vérifiez bien les salles de classe sur les tableaux d’affichage : Bâtiment des Grands Moulins, Aile C, 1er étage

54AEL4LM - Littérature comparée –

Gr.2. Catherine COQUIO: «Grands textes de l’Antiquité à la modernité européenne»

Mardi 09h00 – 12h00 165E (HF)

Le cours veut introduire à la lecture d’œuvres que les étudiants ne connaissent souvent que vaguement, mais qu’ils retrouveront souvent ensuite, citées, réutilisées ou détournées jusque dans les littératures contemporaines.

Le corpus est choisi de sorte que se dessine un récit critique sur la « civilisation occidentale » et que se fassent écho des textes d’époques et d’horizons éloignés. L’idée est de ressaisir chacune de ces œuvres, transformées en monuments, en tant qu’événements inaugurateurs ou moments de crise et d’invention.

On veut ainsi sensibiliser à la transmission critique des œuvres, au devenir des littératures et à la signification de l’acte de lecture aujourd’hui. A travers ce parcours on livrera des aperçus sur les genres fondateurs (mythe, épopée, tragédie, comédie, fable, roman, poésie lyrique), et on s’interrogera sur les grandes étapes ou les grands tournants que désignent ou recouvrent les catégories d’ « Antiquité », « Moyen Age », « Renaissance », « Baroque », « Romantisme », « Modernité ».

1 : L’idée d’Europe, de civilisation occidentale. Mythes d’origine. Notions d’antique, classique, moderne, de « littérature européenne » et de « littérature comparée ». (2 cours)

2 : Etudes d’extraits. L’Odyssée d’Homère. Prométhée enchaîné d’Eschyle. Métamorphoses d’Ovide. La Bible (Genèse). Tristan et Yseult (texte de Bédier). L’Enfer de Dante. Les Mille et une nuits. Don Quichotte de Cervantès. Songe d’une nuit d’été de Shakespeare. Mary Shelley, Frankenstein ou le Prométhée moderne.
Les extraits de textes seront distribués aux étudiants. Ils auront à lire intégralement une œuvre de leur choix dans le programme (ou une partie en concertation avec l’enseignante).
L1: 54AEL4LM & L2: 54DEL8LM - Littérature comparée –

Gr.3. Marik FROIDEFOND: «Le poème long au XXe siècle» -

Mardi 15h00 – 18h00 165E (HF)

Bien qu’on associe souvent la poésie du XXe siècle à une écriture de la discontinuité, du souffle court et des formes brèves, un certain nombre de poètes font pourtant le choix du poème long. Hommage à la tradition romantique du poème narratif ? Désir d’un renouveau épique ? Ou au contraire impossibilité de finir, donnant lieu à un poème interminable ?

Aussi contradictoires soient elles, ces différentes inclinations s’observent au XXe siècle, le choix du poème long pouvant se lire tantôt comme l’expression d’un épuisement symptomatique du temps en crise, tantôt au contraire comme la manifestation d’un désir de reconquête, d’énergie et de joie. À travers ces ambivalences, c’est toujours le statut problématique du lyrisme et la manière dont la poésie prend en charge le « bruit du temps », et en rend compte, qui sont interrogés. La pratique du poème long au XXe siècle revêt ainsi une grande diversité esthétique, où se croisent des questions de poétique de la forme, de porosité générique, autant que des questions éthiques et politiques.

Le cours se propose de cheminer à travers un corpus culturel et linguistique large pour tenter de cerner les différents enjeux dont cette spécificité formelle devient porteuse au XXe siècle, qu’elle soit présentée sur le mode de la revendication ou au contraire du pis-aller.
Œuvres au programme :
- Octavio Paz, Liberté sur parole (extraits), trad. de B. Perret, NRF, Poésie Gallimard, 1971 et « Blanc », dans Versant est, NRF, Poésie Gallimard.
- Anna Akhmatova, Requiem et Poème sans héros (extraits) trad. de J.L. Backès, NRF, Poésie Gallimard, 2007.
- Antoine Emaz, Caisse claire. Poèmes 1990-1997, Seuil, Points, 2007.
Œuvres complémentaires :
- Pablo Neruda, Chant général (extraits), traduction de C. Couffon, NRF, Poésie Gallimard, 2000 ;
- Ezra Pound, Les Cantos (extraits), traduction de J. Darras, Y. di Manno et D. Roche, Flammarion, 2013 ; - Saint-John Perse, Exil, in Eloges suivi de La Gloire des Rois, Anabase, Exil, NRF Poésie Gallimard, 1960 ; - Louis-René Des Forêts, Les Mégères de la mer, Mercure de France, 1967 ;
- Peter Handke, Poème à la durée, traduction de G.A. Goldschmidt, Gallimard, 1987.
54AEL4LM - Littérature comparée –

Gr. 4. Inès CAZALAS: «Métamorphoses d’Ulysse». Une traversée des relectures et réécritures de l’Odyssée.

Mercredi 14h00 – 17h00 789C (attention : 6è étage des Grands Moulins)

Le personnage d’Ulysse, déjà présent dans des légendes orales très anciennes, a été doté d’une réelle complexité dans l’Odyssée qui a été « le point de départ d’une fascinante destinée mythique » (Corinne Jouanno). On explorera le poème homérique dans un dialogue constant avec quelques-unes des relectures et réécritures marquantes qu’en ont proposées des poètes, des romanciers mais aussi des philosophes modernes et contemporains. On déploiera les enjeux éthiques et politiques incarnés par la figure d’Ulysse : la conception de l’héroïsme et de l'aventure ; la plasticité de l’identité ; l’expérience de l’exil et le rapport avec le pays natal. La perspective diachronique appellera aussi des jalons anthropologiques et esthétiques: comment une performance orale est-elle devenue un texte ? Comment la convocation d’une épopée antique peut-elle impulser une traversée des genres littéraires et l’invention de nouvelles formes ?

Programme :
Homère, Odyssée, traduction Philippe Jaccottet, La découverte, « Poche », 2004.
Un recueil d’extraits sera distribué à la rentrée.

Les étudiants liront intégralement l’Odyssée d’Homère ainsi qu’une œuvre littéraire au choix parmi celles traitées en cours (Dante, Tennyson, Joyce, Fondane, Séféris, Pessoa, Kazantzakis, Borges, Derek Walcott, Milan Kundera, Arno Bertina). Pour les œuvres les plus longues, il sera possible de sélectionner des chapitres ou sections en concertation avec l’enseignante.

Le cours sera prolongé par l’analyse de quelques représentations iconographiques d’Ulysse ainsi que d’extraits de films de Mario Camerini, de Jean-Luc Godard et des Coen.
54AEL1LM - Analyse de textes littéraires du XVIe au XXe siècle

Choisissez UN groupe :

  • G.1 Lundi 13h-16h J.-D. EBGUY 248E (HF)

  • G.2 Mardi 15h - 18h Y. SEITE 253E (HF)

  • G.3 Mercredi 9h-12h F. LOTTERIE 253E (HF)

  • G.4 Mercredi 15h-18h R. WALLON 253E (HF)

  • G.5 Mercredi 18h-21h L. ZIMMERMANN 253E (HF)

  • G.6 Jeudi 9h-12h ??? 253E (HF)

Cet enseignement vise à développer les compétences dans les domaines de l’analyse littéraire et de l’élaboration de l’explication de textes, à l’oral et à l’écrit.
Programme : Seules les éditions indiquées sont acceptées

Racine, Bajazet (Folio Théâtre)
Ponge, Le Parti pris des choses (Poésie/Gallimard)

54DEL1LM - Lecture du théâtre – Genet et Müller

Choisissez UN groupe:

  • G.1 Lundi 12h-15h S.LUCET 253E (HF)

  • G.2 Mardi 9h-12h S.LUCET 406B (HF)

  • G.3 Mardi 15h-18h S. NICLAIS 406B (HF)

  • G.4 Mercredi 12h-15h I. BARBERIS 165E (HF)

  • G.5 Jeudi 12h-15h S. NICLAIS 253E (HF)

Le programme associe cette année deux œuvres théâtrales majeures de la deuxième moitié du XXème siècle.

Créée en 1959 et écrite pour des acteurs noirs, la pièce du poète, romancier et dramaturge Jean Genet, Les Nègres, déploie avec virtuosité les pièges d’une théâtralité gigogne pour mettre en scène, mettre en jeu, interroger et dénoncer les mécanismes politiques et sociaux de l’aliénation. Iconoclaste et somptueusement lyrique, cette « clownerie », comme la désigne Genet, est mise en scène au Théâtre de L’Odéon, par l’américain Robert Wilson, auteur de spectacles mythiques et pionniers dans les années 1970, avant de devenir un artiste de la scène, mondialement célébré aujourd’hui.
Composée en 1979, et sous-titrée « Souvenirs d’une révolution », La Mission du dramaturge allemand Heiner Müller, évoque la tentative avortée d’« exportation » de la Révolution Française en Jamaïque, cette mission étant rendue caduque par la prise du pouvoir en France de Bonaparte. Cet épisode emprunté à une nouvelle d’Anna Seghers fournit le matériau d’une réflexion désenchantée sur l’illusion révolutionnaire, dans le jeu d’une confrontation des temporalités, portée par l’écriture et la dramaturgie novatrice de Müller. La pièce est mise en scène au Théâtre de la Colline, par l’allemand Michael Thalheimer, qui signe là sa deuxième mise en scène en français (après Combat de nègre et de chiens, de B. M. Koltès, en 2010).
Ce programme est complété enfin par la reprise exceptionnelle de la « Cantate de Bissessero » à l’Espace 89 de Saint-Ouen (les 14 et 15 novembre 2014), – sorte d’oratorio, conçu comme le final du spectacle que le Groupov (collectif belge dirigé par Jacques Delcuvellerie) a consacré en 2000 au génocide rwandais (Rwanda 94).
Les trois spectacles du programme sont obligatoires, fournissant la matière principale d’un cours qui propose de réfléchir aux différentes articulations de la scène et du texte.

Les étudiants réaliseront des travaux écrits et oraux, mettant en jeu leur expérience de spectateur autant que leur activité de lecteur (interrogation sur des aspects spécifiques des mises en scène considérées, exposés sur d’autres textes et d’autres mises en scène en rapport avec les œuvres du programmes, commentaires organisés de séquences textuelles, éclairées par la mise en scène etc.).

Spectacles au programme :
- Les Nègres de Jean Genet, mise en scène Robert Wilson, Festival d’Automne, Théâtre de l’Odéon, du 3 octobre au 21 novembre 2014.
- La Mission, de Heiner Müller, mise en scène de Michael Thalheimer, Théâtre de la Colline, du 5 novembre au 30 novembre 2014
- « La Cantate de Bissessero », [oratorio, final de Rwanda 94, spectacle du Groupov, mise en scène J. Delcuvellerie, création 2000], à l’Espace 89, Saint-Ouen, les vendredi 14 novembre et samedi 15 novembre 2014, à 20h (spectacle précédé de la projection du film dans l’après-midi du 15 novembre].

[Les réservations pour ces trois spectacles ont d’ores et déjà été faites. Tous les détails seront donnés lors des premiers cours].

Textes associés aux spectacles du programme :
- Les Nègres, de Jean Genet, édition de Michel Corvin, Folio théâtre, 2005 (7, 90 euros).

- La Mission [Der Auftrag], souvenir d’une révolution, de Heiner Müller, in Quartett, précédé de La Mission, Prométhée, Vie de Gundling, traduction Jean Jourdheuil, Heinz Schwarzinger, éditions de Minuit, 1982 (10 euros).

Quelques idées bibliographiques et filmographiques :

-Jean Genet, Théâtre : Les Bonnes, Les Paravents, Le Balcon...
- Jean Genet, Lettres à Roger Blin, Gallimard, Paris, 1986.
- Marie-Claude Hubert, L’Esthétique de Jean Genet, Liège, SEDES, 1996.
- Heiner Müller, Théâtre : Quartett, Hamlet Machine, Germania, etc.
- Jean-Pierre Morel, L'hydre et l'ascenseur. Essai sur Heiner Müller, coll. « Penser le théâtre », Circé, 1996.
- Les Bonnes, de Jean Genet, mise en scène de Jacques Vincey, avec Hélène Alexandridis, Marilu Marini, Myrto Procopiou, Dvd COPAT, septembre 2012.
- Jean Rouch, Les Maîtres fous, film 1956, 28 minutes, Films des éditions Montparnasse, 2005.
- Rwanda 94, 5 dvd, film [2005-2013] réalisé par Marie-France Collard et Patrick Czaplinski, d’après le spectacle du même nom mis en scène par Jacques Delcuvellerie, écrit par Marie-France Collard, Jacques Delcuvellerie, Yolande Mukagasana, Jean-Marie Piemme, Dorcy Rugamba et Mathias Simons, créé en 1999.
54AEA6LA - Théâtres anciens – Le théâtre romain et ses codes – Maxime Pierre

Lundi 15h00 – 18h00 793C (attention : 7ème étage des Grands Moulins)

Ce cours aborde la tragédie et la comédie ancienne du point du vue de la performance à Rome et à Athènes.

A partir de l'analyse du texte traduit en français de plusieurs oeuvres majeures, l'étudiant est invité à analyser les codes du jeu utilisés dans ce type de théâtre

Histoire des formes théâtrales. Éléments de dramaturgie appliquée à la scène.

Quelles sont les spécificités du théâtre romain antique? En repérant comment la musique, le chant, la danse et les masques introduisent des codes fixes reconnus par le spectateur, nous apprendrons à déchiffrer les mécanismes qui constituent le jeu à Rome. Ce faisant, nous comparerons la scène romaine avec d’autres formes similaires, qu’il s’agisse du théâtre grec ancien ou de théâtres traditionnels d’Asie (opéra de Pékin, nô, kyôgen...), et la confronterons à notre modernité occidentale. Nous tâcherons ainsi de mesurer la différence entre des formes théâtrales utilisant des codes fixes et d’autres recourant à une mise en scène

Textes étudiés en classe :

  • Plaute, La Marmite suivi de Pseudolus, trad. Florence Dupont, Actes Sud, Babel, 2001.

  • Euripide / Sénèque,Médée, trad. Pierre Miscevic, Payot et Rivages, 1997.

Bibliographie :

  • Florence Dupont et Pierre Letessier, Le théâtre romain, Armand colin, 2012.

  • Florence Dupont,Les monstres de Sénèque, Pour une dramaturgie de latragédie romaine,Belin, Poche, 201 ?


54AEA7LA : Introduction aux fondamentaux de l’image – Céline Flécheux

Mercredi 12h00 – 15h00 681C (attention : 6ème étage des Grands Moulins)

Qu’est-ce que voir, comment représenter ce qui est vu ? La construction d’une image sera l’objet principal de ce cours. Nous introduirons aux questions fondamentales que pose la pluralité des images.

Analyse d’images. Compréhension des rapports entre le langage et l’image et maîtrise des périodisations.
« D’abord, je trace sur la surface à peindre un quadrilatère à angles droits (...), qui joue le rôle d’une fenêtre ouverte, par où l’histoire puisse être perçue dans son ensemble ». C’est par cette phrase qu’Alberti, dans le De Pictura (I, 19), a scellé une grande partie du destin de l’image en Occident depuis la Renaissance.

La fenêtre est non seulement un thème récurrent dans l’histoire de la peinture, mais le modèle même par lequel se comprend l’art de peindre. Grâce à la séparation physique procurée par le cadre, le tableau fut considéré pendant plusieurs siècles comme cette fenêtre fictive à travers laquelle le spectateur pouvait voir se dérouler une histoire, une sorte d’ancêtre du cinéma. Qu’il s’agisse de paysages rêvés, de vues réalistes ou de peinture de dévotion, le tableau est un support pour la vision et l’imaginaire si puissant qu’en lui se transmettent désirs et récits. La fenêtre renvoie à la lumière et au regard, à « la chronique de l’intime », selon les mots de Gérard Wajcman : sans elle, pas de point de vue sur le monde, ni de perspective. Dans leur profond souci de renouveler les images, les peintres de la fin du XIXe et du XXe siècle n’en oublient pas pour autant les fenêtres, qui deviennent des prétextes pour brouiller les limites entre le dedans et le dehors, le mur et le tableau, l’écran et la toile. Nous étudierons les œuvres d’artistes majeurs de Masaccio à Magritte, ainsi que le prolongement de cette question dans des œuvres plus contemporaines.
Bibliographie indicative : (une bibliographie complémentaire sera distribuéeen cours) :

  • Leon Battista ALBERTI , De Pictura, trad. DanielleSonnier, Allia, 2007

  • Daniel ARASSE, On n’y voit rien, Paris, Denoël, 2000 L’homme en perspective et L’homme en jeu, Hazan, 2008

  • COMAR Philippe, La Perspective en jeu. Les dessous de l’image, Paris, Gallimard, 1992.

  • Gérard Wajcman, Fenêtre. Chroniques du regard et de l’intime, Verdier, 200


54AEA5LA - Le texte mis en musique : perspectives historiques – Laurence Tibi

Jeudi 09h00 – 12h00 789C (attention : 7ème étage des Grands Moulins)

Ce cours est une introduction à l’analyse des rapports entre littérature et musique et n’exige pas de compétences techniques en matière musicale. Le choix d’une approche historique permettra d’emblée d’aborder les parentés, les parallèles ou convergences entre dcourants musicaux et courants littéraires, de Machaut à Boulez, de Pétrarque à Mallarmé, de la musique des sphères au vingt-et-unième siècle. Nous irons à la rencontre de certaines figures de musiciens-écrivains et replacerons dans leur chronologie les formes fortes qui consacrent cette union du littéraire et du musical : chanson, madrigal, dramma per musica, opéra, lied, poème symphonique, ainsi que des pièces de musique instrumentale qui ont le texte comme modèle, référence, support ou prétexte. Cet enseignement repose sur l’analyse détaillée de nombreux extraits sonores, mais ne requiert pas de compétences techniques en matière musicale.

Capacité à situer les genres musicaux dans l’histoire de la musique/ Initiation à la technique du commentaire de l’écoute / Familiarisation avec l’analyse de partitions.
Bibliographie

  • Jean-Louis Backès, Musique et littérature, Paris, PUF, 1994.

  • Belinda Cannone, Musique et littérature au XVIIIe siècle, PUF, 1998.

  • Aude Locatelli, Littérature et musique au XXe siècle, PUF, 2001


54DEA4LA – Esthétique – Céline Flécheux

Jeudi 09h00 – 12h00 Amphi 7C

Il s’agit de proposer un cours d’esthétique générale et appliquée : générale, parce qu’on aborde les grandes questions de l’esthétique et appliquée, parce qu’on tente de les traiter au regard de la pratique et de l’histoire des beaux-arts (peinture, musique, sculpture, littérature, cinématographe, danse).

Approche des grandes théories de l’art sur le beau. Capacité d’analyse des exemples à partir des noeuds théoriques. Capacité de décentrement sur les exemples.

Lecture d’un grand texte esthétique
54DEA7LA : Rencontre avec les œuvres – Clélia Nau et Shirley Niclais

Vendredi 12h00 – 15h00 682C (attention : 6ème étage des Grands Moulins)

Le cours a pour objet de familiariser l’étudiant avec l’analyse d’image. Des séances de présentation articulées autour d’un courant, d’un thème ou d’un genre pictural précis - déterminé en fonction du programme des expositions de la saison - prépareront les visites (musées, collections permanentes, expositions temporaires) faites en alternance tous les quinze jours. Analyse d’oeuvres in situ
54DEA5LA : Opéra, théâtre musical, espaces scéniques : Richard Wagner - Martin Kaltenecker

Mercredi 09h00 – 12h00 685C (attention : 6ème étage des Grands Moulins)

Ce cours explore les jeux et les enjeux de la dramaturgie dans différents genres musicaux (opéra, théâtre musical…), autour des questions du texte, de la voix et de la mise en scène en général. Aptitude à situer les oeuvres dans l’histoire de l’opéra.

Acquisition des outils d’analyse comparée des textes, partitions et mises en scène filmées.

Le cours sera centré ce semestre sur Richard Wagner. Après une introduction générale à l’histoire de l’opéra, vu selon l’angle (polémique) de Wagner lui-même, on se concentrera sur quelques œuvres, Lohengrin, Tristan et le Ring du Nibelungen. On analysera dans les écrits de Wagner ce qui a trait à la question du texte, au comportement des chanteurs sur scène et à la mise en scène en général. La question du renouvellement de la dramaturgie wagnérienne sera étudiée à partir de textes d’Adolphe Appia et Wieland Wagner, ainsi que des versions filmées de Lohengrin mis en scène par Peter Konwitschny, du Tristan mis en scène par Christoph Marthaler et du Ring de Patrice Chéreau
54DEL9LM - Littérature et civilisation médiévales - Nathalie KOBLE : les lais bretons

Vendredi 09h00 – 12h00 406B (HF)

Mort et métamorphose du chant Contemporains de la naissance du roman en français, les lais narratifs se disaient inspirés d’une aventure célébrée par un chant d’origine bretonne. Ces chansons d’une autre langue, pour nous disparues, survivent métamorphosées dans des récits en vers, qui ont constitué un genre à part entière, aux XIIe et XIIIe siècles. En partant de ce travail de la mémoire sur fonds d’oubli, le cours analysera les traits poétiques propres à ce genre : mémoire de la voix perdue, souvenir de l’autre monde, fragments de discours amoureux, figures fantomatiques, objets merveilleux : autant d’éléments que les récits investissent pour imposer leur propre sens de l’aventure et explorer les pouvoirs de la fiction. Le recueil exemplaire de Marie de France servira de corpus de référence, avec quelques incursions dans les lais féeriques anonymes.
Œuvres au programme :

- Lais bretons. Marie de France et ses contemporains, édition bilingue et introduction par Nathalie Koble et Mireille Séguy, Paris, Champion (« Classiques Champion Moyen Âge »), 2011.
Les textes sont disponibles également dans des éditions de poche :
- Lais de Marie de France, éd. Warnke et trad. L. Harf, Paris, Le Livre de Poche (« Lettres gothiques »), 1990 ; ou éd. Warnke et trad. P. Walter, Paris, Gallimard (Folio classique), 2000.

- Lais féeriques des XIIe et XIIIe siècles, éd. P.M. Tobin, trad. A. Micha, Paris, Flammarion, 1992.
Orientation bibliographique :

Ouvrages généraux sur la littérature médiévale

- Emmanuèle Baumgartner, La Littérature française du Moyen Age, Paris, Dunod, 1998 ; et Le Récit médiéval, Paris, Hachette, 1995.
- Dominique Boutet, Histoire de la littérature française du Moyen Age, Paris, Champion, 2003.
- Daniel Poirion, Le Merveilleux dans la littérature médiévale, Paris, PUF, 1982 (QSJ).

- Paul Zumthor, Essai de poétique médiévale, Paris, Seuil, rééd. 2000 ; Parler du Moyen Age, Paris, Minuit, 1980 ; La Lettre et la voix. De la « littérature » médiévale, Paris, Seuil, 1987.
Sur les lais
- Amour et merveille. Les Lais de Marie de France, Paris, Champion (Collection Unichamp), 1995.

- Philippe Ménard, Les Lais de Marie de France, Paris, PUF, 1979.

- Jean-Charles Payen, Le Lai narratif, Paris, Brepols, 1975 (« Typologie des sources du Moyen Age occidental », 13).

Une bibliographie plus complète sera donnée au début du cours.
L2 & L3 - 46GE04LM - Littérature comparée - Guiomar HAUTCOEUR : Lire Don Quichotte

Mardi 09h00 – 12h00 677C (attention : 6ème étage des Grands Moulins)

Ce cours a pour but de faire lire (ou relire) le Quichotte dans la perspective des grandes interprétations qui ont été faites du roman depuis sa parution en 1605-1615. On envisagera la parodie du roman de chevalerie et ses enjeux (Don Quichotte comme origine du "roman moderne") ; la fabrication, par les romantiques allemands, d’un mythe quichottesque ; les interprétations politiques que le XXe siècle a pu donner de cette figure majeure de la littérature de même que la réception picturale et cinématographique du personnage.

Programme :
Cervantès, Don Quichotte, traduction de Jean-Raymond Fanlo, Paris, Le Livre de Poche, 2008 (la pochothèque)

L3 : cours de troisième année – les cours ont lieu aux Grands Moulins (GM, 6ème et 7ème étages)

Vérifiez bien les salles de classe sur les tableaux d’affichage : Bâtiment des Grands Moulins, Aile C, 6ème étage
46GE01LM – Lecture d’un texte et de sa critique : Molière

Choisissez UN groupe:

  • Gr.1 lundi 15h00 – 18h00 P. DEBAILLY 677C

  • Gr.2 mardi 15h00 – 18h00 F. DUMORA 681C

  • Gr.3 mardi 18h00 – 21h00 P. DEBAILLY 681C

  • Gr.5  vendredi 09h00 – 12h00 R. CAPPELLEN 682C

Programme :

Molière : L'École des femmes, Le Bourgeois gentilhomme, George Dandin.
Bibliographie de base :

BÉNICHOU, Paul, Les Morales du grand siècle, Paris, Gallimard, 1948.
BRAY, René, Molière, homme de théâtre, Paris, Mercure de France, 1992.
DANDREY, Patrick, Molière ou l’esthétique du ridicule, Paris, Klincksieck, 1992.

DEFAUX, Gérard, Molière ou les métamorphoses du comique, Paris, Klincksieck, 1992.

MAZOUER, Charles, Molière et ses comédies-ballets, Paris, Klincksieck, 1993.
46GE04LM – Littérature étrangère et comparée - Gr. 2 – C. COQUIO – Romans de la beauté coupable

Jeudi 12h00 – 15h00 785C

On parle souvent du « mythe » de la « femme fatale », et on sait qu’en vertu de la vieille logique biblique qui s’était abattue sur Eve, le « fatum » qu’elle déclenche se retourne contre elle : la femme par qui le mal arrive est aussi une victime. On s’interrogera sur le retour de ce vieux scénario dans trois grands romans parus en Europe dans la deuxième moitié du XIXe siècle – France, Grande-Bretagne, Allemagne - à une époque de crise culturelle et de mutation socio-politique.

Pourquoi, alors que le deuil de Dieu semble se faire dans les consciences modernes, redonne-t-on un tel relief à un mythe religieux ? Sur quel autel le romancier « sacrifie »- t-il ainsi son irrésistible héroïne tout en procédant à la critique d’une société, voire d’un régime ou même d’une Histoire ?

Dans ces romans qui, sous l’étiquette « naturaliste » ou « réaliste », radiographient et condamnent une société entière, des dispositifs proprement mythiques font qu’une femme est condamnée à la faute et à la mort par une beauté essentiellement coupable.

On analysera les significations de cette construction poétique où un nouveau tragique fait du corps féminin le lieu d’apparition d’une grâce ou d’une gloire exceptionnelle, et le siège d’une malédiction qui s’abat indifféremment sur elle et sur ceux qui tombent sous sa force d’attraction. Une force à laquelle le romancier semble à la fois se livrer et se soustraire, chacun entretenant des liens contradictoires avec son héroïne.

Il s’agira ainsi de comprendre ce qui se joue autour de cette figure de la Beauté coupable à un moment où dans les arts, sur fond d’intense crise des valeurs, se cherche une relation nouvelle entre l’éthique et l’esthétique, l’artiste et la société. Ces trois romans ayant fait l’objet d’adaptations cinématographiques, on pourra intégrer celles-ci dans la réflexion.

Bibliographie :

- Emile Zola, Nana [1879], Folio classique 2002. Edition Henri Mitterand.
- Thomas Hardy, Tess d’Urberville [Tess of the d’Urberville’s, 1891], trad. M. Rolland (1939), Paris, Le livre de poche. 1995.
- Theodor Fontane, Effi Briest [1895], trad. A. Coeuroy, Imaginaire-Gallimard, 2007.
46GE15LM – Littérature et anthropologie - E. VALETTE : Anthropologie de la guerre en Grèce, à Rome, et ailleurs.

Vendredi 12h00 – 15h00 677C

Récits de batailles, harangues aux soldats, figures de guerriers héroïques : la guerre est omniprésente dans les littératures de l’Antiquité. Centrale dans l’épopée (l’Iliade, l’Enéide, la Pharsale) ou dans les récits des historiens grecs (Hérodote, Thucydide, Xénophon) et romains (Tite-Live, César, Tacite), la guerre - et l’imaginaire qui lui est associé- apparaissent aussi dans la description du combat des Titans (Hésiode), dans les tragédies (les Perses d’Eschyle), dans les comédies d’Aristophane (La paix, Les Acharniens), ou encore dans la codification des personnages des comédies de Plaute (Le soldat fanfaron).

En nous appuyant sur les travaux fondateurs de l’anthropologie historique de l’Antiquité (J.P. Vernant et P. Vidal Naquet, N. Loraux...) et en confrontant les textes aux images (vases grecs, statuaire, reliefs historiques, monnaies romaines), nous tâcherons de comprendre le contexte culturel dans lequel ces textes ont été écrits, lus ou entendus et d’en dégager les principaux enjeux anthropologiques.

Pourquoi fait-on la guerre ? La guerre est-elle essentielle aux cités ? Comment penser les guerres civiles (stasis, bellum civile)? Quelles sont les affinités entre la guerre et la chasse ? ou la guerre et l’échange ? Peut-on être un homme sans être un guerrier ?
En proposant un parcours à travers un large corpus de textes et d’images, ce cours donne des clés de lecture pour aborder et comprendre les cultures et les littératures de l’Antiquité. Les lectures et exposés présents tout au long du semestre visent aussi à initier les étudiants à la démarche anthropologique. Nous nous attacherons ainsi à reconstituer le discours anthropologique sur la guerre à travers quelques textes essentiels (C. Lévi- Strauss, P. Clastres, G. Dumézil...) et ferons quelques études de cas (la guerre chez les Indiens Guayaki...), qui montreront la fécondité du « comparatisme contrastif » dans l’étude des périodes anciennes.

Programme : un fascicule comprenant les textes étudiés au cours du semestre et une bibliographie complète seront distribués en début de cours.
Indications bibliographiques
- J. P. Vernant, Problèmes de la guerre en Grèce ancienne (Points Histoire n°265, rééd. 1999), 1ère éd. 1968.

- P. Vidal-Naquet, Le chasseur noir. Formes de pensée et formes de société dans le monde grec (La Découverte Poche) 1ère éd. 1981.
- P. Clastres, Archéologie de la violence. La guerre dans les sociétés primitives (L’aube, Poche essai), 1997.
- G. Dumézil, Heur et Malheur du guerrier, aspects de la fonction guerrière chez les Indo-Européens, Presses universitaires de France, 1969.

- C. Lévi-Strauss, « Guerre et Commerce chez les Indiens de l'Amérique du Sud », Revue Renaissance, Volume 1 (New-York), 1943 et « Le principe de réciprocité » dans Les structures élémentaires de la parenté (1947).
46GE16LM – Littérature et psychanalyse - E. GROSSMAN Identités sexuées

Lundi 12h00 – 15h00 682C

Ce cours s’articule autour des théories psychanalytiques de la sexualité (principalement Freud et Lacan). Il vise à explorer, à travers l’étude de textes philosophiques, psychanalytiques et littéraires, la ré- interrogation moderne des différences sexuelles.
Textes au programme :

Antonin Artaud, L’Ombilic des Limbes, rééd., Poésie Gallimard

Marguerite Duras, Le Vice-consul [1966], rééd. L’imaginaire-Gallimard.

Haruki Murakami, Après le tremblement de terre [2000], 10/18
Repères bibliographiques :

Extraits de textes philosophiques (Jacques Derrida, Gilles Deleuze, Michel Foucault, Judith Butler...)
Extraits de textes de Freud, dont : Trois essais sur la théorie de la sexualité (1905-1924), Folio essais
Extraits de textes de Jacques Lacan (Ecrits), Jean Laplanche (La sexualité humaine ; biologisme et biologie), Monique Schneider (Généalogie du masculin)...
Virginie Despentes, King Kong Theorie [Grasset, 2006], rééd. Le livre de poche.
46GE17LM – Littérature et philosophie - J.-O. BEGOT - Qu’est-ce que le romantisme allemand ?

Mercredi 09h00 – 12h00 681C

Loin des clichés saturés de bons sentiments et des histoires d’amour qui finissent mal, le « romantisme d’Iéna » est, autour de 1800, le lieu d’une extraordinaire création conceptuelle, d’une authentique révolution qui touche à toutes les questions littéraires, artistiques, sociales et politiques qui agiteront la modernité et rythmeront l’histoire des avant-gardes. En l’espace de quelques années seulement, dans le sillage de la Révolution française et de la philosophie de Kant, sous l’impulsion conjuguée de Novalis et de Friedrich Schlegel, ce romantisme réinvente la littérature, le roman, la critique, la mythologie et la religion, etc – sans oublier l’amour. Autant dire qu’il est urgent de le découvrir.
Bibliographie : Un fascicule rassemblant les textes de référence sera distribué lors du premier cours.
À consulter :

L’Absolu littéraire. Théorie de la littérature du romantisme allemand, textes traduits et présentés par Ph. Lacoue-Labarthe et J.-L. Nancy, Éd. du Seuil, coll. « Poétique »
46GE01LA - Histoire de l'art – Gr1, C. NAU

Jeudi 12h00 – 15h00 677C

Le cours entend réactiver, développer, approfondir, autour d’un thème précis, récurrent dans l’histoire de l’art (le nu, le paysage, le miroir, la mélancolie, etc.), envisagé sur une longue période allant de l’Antiquité à nos jours, les connaissances acquises en première année. La méthode, quel que soit le motif retenu, est toujours la même : dégager les moments de rupture historique et les enjeux théoriques spécifiques à ce thème, montrer que l’histoire de l’art ne peut s’établir qu’au croisement des disciplines.

Situer les phénomènes artistiques dans le temps, les comprendre comme des objets à la fois historiques et théoriques.
46GE04LA - Photographie, territoire et société – Gr1, J. RAMAGE

Mercredi 12h00 – 15h00 682C

Ce cours propose d'examiner la naissance de la photographie comme un acte politique, social et territorial, avant d'être un acte artistique.
46GE02LA - Questions d'esthétiques musicales – Gr1, M. KALTENECKER

Mardi 09h00 – 12h00 685C ou 789C

Ce cours aborde les discours sur l’esthétique musicale. Il s’appuie sur l’étude de nombreux textes, à partir desquels seront dégagés les oeuvres ou genres musicaux qui donnent vie à ces théories. Comment l’esthétique aiguise-t-elle la compréhension de la musique et comment la référence musicale nourrit-elle la réflexion philosophique ?

Acquérir les concepts fondamentaux de l’esthétique musicale.

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