Emmanuelle Béart qui incarnait Emmanuelle dans





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TNS Théâtre National de Strasbourg

Saison 16-17




Préambule



Diriger un théâtre, c'est mettre en relation les artistes et les publics, c’est organiser la rencontre. La saison qui s'achève a comblé toutes nos espérances : plus de 72 000 entrées dont 11 500 pour L’autre saison. Jamais vous n’étiez venus si nombreux entre nos murs, c'est un formidable encouragement pour cette première saison de mise en œuvre du projet que je me suis engagé à développer au TNS pour les années à venir.
Diriger un théâtre, et particulièrement un théâtre national, c'est prendre des risques, s'inscrire dans une création en marche, qui oriente son regard plutôt vers l’avenir que vers le passé. C'est pourquoi nous privilégions les créations, avec vous et les artistes unis dans l'aventure d'un théâtre qui s'invente. Cette saison, neuf des dix-sept spectacles présentés au TNS seront répétés et créés dans nos murs, ce qui signifie que les équipes s'installeront pour au moins deux semaines à Strasbourg avant la première. Cela signifie aussi que c'est ici que la presse et les professionnels de tout le territoire les découvriront ; le TNS comme moteur de la création.
Diriger un théâtre, c'est créer un lien durable entre les artistes et les publics, c'est en ce sens que les vingt artistes associés au TNS s'inscrivent dans l'aventure de ce lien. L'an passé, vous avez fait la connaissance de la plupart d'entre eux, c'est un commencement, ils sont venus et reviendront :

Emmanuelle Béart qui incarnait Emmanuelle dans Répétition

Audrey Bonnet qui interprétait… Audrey dans les deux spectacles de Pascal Rambert, Clôture de l'amour et Répétition

Nicolas Bouchaud, le Paul Celan du Méridien

Vincent Dissez nous a accompagnés tout au long de l'année, c'est son visage qui s'affichait sur le programme de saison. Vous le découvrirez en chair et en os sous les traits d'Oreste dans Iphigénie en Tauride et d'Eckart dans Baal

Valérie Dréville, l'Arkadina de La Mouette

Claude Duparfait, le Cotrone des Géants de la montagne

Véronique Nordey, la Nawal d'Incendies

Laurent Poitrenaux, le Jan Karski de Yannick Haenel

Dominique Reymond, la comtesse des Géants de la montagne

Laurent Sauvage, le Valmont de Ne me touchez pas et la mère de Fassbinder (entre autres) dans Je suis Fassbinder.
Claudine Galea, Marie NDiaye, Pascal Rambert et Falk Richter sont venus chacun une soirée au TNS pour ouvrir leur bal, nous faire entrer dans leur univers.

Vous avez pu découvrir l'écriture de Pascal Rambert au travers des deux spectacles qu'il a lui-même mis en scène, Clôture de l'amour et Répétition.

Vous avez pu découvrir aussi l'écriture de Falk Richter à travers Small Town Boy et Je suis Fassbinder.

Marie NDiaye et Claudine Galea écrivent pour le TNS suite à deux commandes de texte ; les saisons à venir, leurs mots seront donc présents sur nos scènes.
Christine Letailleur, pour son premier geste en tant qu'artiste associée, a mis en scène Les Liaisons dangereuses, tandis qu'Anne Théron, auteure et metteure en scène de Ne me touchez pas, a revisité les figures de Valmont et de Merteuil.

Thomas Jolly et Julien Gosselin présentent au Festival d'Avignon deux spectacles qui s'inscriront dans cette saison ; le premier, Le Radeau de la Méduse de Georg Kaiser avec le Groupe 42 de l'École, et le second, une saga de près de douze heures, adaptation du roman fleuve 2666 de Roberto Bolaño.

Blandine Savetier s'attaquera à un autre monument de la littérature mondiale : Orhan Pamuk, avec une adaptation de son roman Neige.

Lazare, auteur et metteur en scène, créera Sombre Rivière avec son équipe de comédiens et de musiciens.
Diriger un théâtre, c'est faire bouger les lignes, imaginer d'autres façons de s'adresser aux publics : en ce sens, la naissance de L'autre saison est un manifeste, la volonté de réinventer les liens entre un théâtre et ceux qui y viennent. Cette première édition éclectique et généreuse a rassemblé des présentations au public de travaux réalisés par les élèves de l'École, des rencontres avec des penseurs, des lectures ou mises en espace par de grandes figures du théâtre (Dominique Blanc, Charles Berling, Denis Podalydès, et de nombreux artistes associés...), des Spectacles autrement, des impromptus (les

deux magnifiques rencontres avec Edouard Louis et Wajdi Mouawad, par exemple)... Vous avez répondu présent et nous vous espérons, pour ce programme gratuit, ambassadeurs auprès d'autres publics, ouvreurs à votre tour : aidez-nous à élargir le cercle de ceux qui franchissent le parvis du théâtre, car l'un des buts de L'autre saison est aussi d'accueillir de nouveaux spectateurs.
Diriger un théâtre, c'est veiller à ce que nos scènes soient le reflet de notre société, de notre histoire. La parité n'est pas un très beau terme en soi, mais ce qu'il contient a une importance certaine. Je me suis engagé à ce qu'à la fin de mon mandat autant d'acteurs que d'actrices se soient produits sur la scène du TNS ; cette première saison a posé la première pierre et nous continuons à porter cette vigilance dans les choix de programmation. D'autre part, un rapport récent de l'INED et l'INSEE (« Trajectoires et origines. Enquête sur la diversité des populations en France ») souligne qu’en France métropolitaine 30 % de la population est issue de l'immigration ou plus ou moins directement d'un mouvement migratoire. Nos scènes ne reflètent pas cette France-là, et là encore il nous appartient de faire bouger les lignes. En ce sens, le partenariat que nous avons inauguré avec le Maxim Gorki Theater à Berlin (troupe entièrement composée d'acteurs binationaux), qui est venu présenter Small Town Boy de Richter, va perdurer. De façon plus souterraine, en collaboration avec La Colline – théâtre national à Paris et le Centre chorégraphique national de Grenoble et en partenariat avec les fondations Rothschild et SNCF, nous poursuivons le projet intitulé « 1er acte » qui s'adresse à des jeunes gens apprentis comédiens et victimes de discri- mination. Ce programme leur donne un coup de pouce pour intégrer les écoles supérieures d’art dramatique.



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Diriger un théâtre, c'est, en tant que directeur, être présent, être là avec les publics, porter physiquement le projet. C'est pourquoi, cette première année, j'ai tenu à vous faire partager mon travail de metteur en scène au travers de deux formes différentes : Je suis Fassbinder, un théâtre de l’immédiateté, entre collage et théâtre total, et Incendies, fable théâtrale dans la plus pure tradition de la tragédie grecque dont Wajdi Mouawad se revendique clairement. En tant qu'acteur, monter sur les planches, dans les deux spectacles de Pascal Rambert et dans Je suis Fassbinder, était aussi un salut que je voulais vous adresser. Une façon d'incarner cette place de directeur. De tout mon être.
Diriger un théâtre, c'est organiser et orchestrer d’importants projets d’action artistique avec les publics. C’est la partie immergée de l’iceberg que l'équipe du TNS porte avec passion et courage, comme un engagement de chaque instant.

Pour n'en citer que quelques-uns : la « Troupe Avenir » a pris son envol sous la bienveillance de Lazare la saison passée : atelier de pratique artistique à destination de jeunes d’horizons divers de seize à vingt-cinq ans n’ayant jamais fait de théâtre ; c'est la première pierre d'un développement important de l'offre d'ateliers de pratique artistique que nous allons mettre en place dans les années à venir.

Dans le prolongement du programme Éducation et Proximité porté en partenariat la saison dernière avec La Comédie de Reims et La Colline, nous amplifierons notre travail de mixité sociale et de rencontres entre des classes de lycées d’enseignement général et des classes de lycées professionnels. Ces rendez-vous inter-lycéens, composés de formes spectaculaires accueillies dans les établissements, de parcours de spectateurs et de temps de pratique partagés, se dérouleront tout au long de la saison.

De même, en préfiguration de la création d’une classe théâtre − et ce grâce au soutien de l’Académie de Strasbourg −, un atelier de pratique associera trois établissements professionnels d’Illkirch et proposera, sur la base du volontariat, à une quinzaine de jeunes issus de ces établissements, de s’initier au jeu, de découvrir les métiers du théâtre et d'assister à plusieurs spectacles.
Diriger un théâtre, c'est veiller à ce qu'une histoire du théâtre s'écrive et évolue par des choix clairs et assumés quant aux missions d’un théâtre public, telle que la primeur donnée aux auteurs d'aujourd'hui. Ma première saison était résolument contemporaine, avec le désir d'affirmer que le théâtre d’aujourd’hui, dans son écriture et dans ses formes, dans sa générosité et dans sa qualité, n’a rien à envier au théâtre classique : d'Incendies de Wajdi Mouawad à Je suis Fassbinder de Falk Richter en passant par Clôture de l'amour de Pascal Rambert... Cette saison et les suivantes creuseront ce sillon et feront confiance à la plume de nos contemporains. Les fondements de l'art du théâtre, ce sont des écrivains qui les posent. Sophocle était un jeune auteur contemporain, Molière et Shakespeare aussi. Si leurs œuvres sont restées, c'est parce que leurs pairs les ont fait circuler. Le TNS prend à bras-le-corps cette question de la recherche et de la responsabilité de faire apparaître les classiques de demain. En ce sens, deux nouveautés remarquables cette saison : d’une part, la création du Prix des lycéens Bernard-Marie Koltès : ce prix de littérature dramatique contemporaine permettra d’accom-pagner des classes de lycéens d’Alsace vers la lecture de textes de théâtre nouvellement édités et sera décerné pour la première fois en mars 2017. Et, d’autre part, la naissance de Parages, revue du Théâtre National de Strasbourg, dont le premier numéro est dès à

présent disponible. La revue est animée par des auteurs, elle prend le temps et l'espace de déployer de la pensée et de l'écriture ; elle a pour objet principal l'imaginaire et l'atelier de l'auteur. Un à deux numéros paraîtront chaque année. Par ailleurs, des textes issus du Comité de lecture du TNS seront présentés dans L’autre saison.
Diriger ce théâtre, c'est aussi diriger une école, imaginer comment s'entrelacent les deux missions : celle de montrer les œuvres d'artistes confirmés et celle de préparer la piste d'envol pour ces acteurs, scénographes, régisseurs, dramaturges, metteurs en scène qui incarnent le théâtre à venir. Leur apprentissage est souterrain, secret, mais L’autre saison vous permet d'entrebâiller la porte et d’observer la naissance de leurs premiers gestes.
Diriger un théâtre et une école, c'est veiller à placer la transmission au cœur de l'acte théâtral et du lieu. La grande particularité et la grande chance du TNS est d’être le seul théâtre national à porter en son sein une école qui forme à la plupart des métiers du théâtre (ni la Comédie- Française, ni les théâtres de l’Odéon, de Chaillot ou de La Colline n'ont cette mission). Chaque année, cinquante jeunes artistes habitent notre théâtre, en font leur terrain de jeu et d'expérimentation pour le théâtre de demain, bousculent les habitudes, ruent joyeusement dans les brancards sous l'œil attentif et exigeant d'une équipe pédagogique alliant permanents du TNS et grands pédagogues français et étrangers. Cette année, le Groupe 42 finit ses études et part dans le monde en entrant par la grande porte sous la direction de Thomas Jolly : Le Radeau de la Méduse sera créé au Festival d'Avignon 2016 et sera repris à l'Odéon puis au TNS en fin de saison.

Diriger un théâtre, c'est veiller à inviter dans les murs à la fois les grands aînés, les « maîtres », mais aussi leurs successeurs, ces jeunes équipes brillantes qui bousculent notre art et le questionnent. Jean-Pierre Vincent, Alain Françon, Anatoli Vassiliev, artisans bien vivants du théâtre, porteurs d'un art en mouvement, côtoieront ainsi les aventures singulières et très remarquées de Sylvain Creuzevault, Thomas Jolly ou Julien Gosselin, figures de proue d'une génération, qui emportent tout sur leur passage.
Diriger un théâtre c'est, dans les choix d'une programmation, s'attacher à tracer des lignes de vagabondage que le public pourra emprunter : cette saison fait la part belle aux écritures germaniques et retrace presque une histoire de la littérature dramatique de langue allemande : Goethe avec Iphigénie en Tauride, puis Brecht avec Baal, Georg Kaiser avec Le Radeau de la Méduse, Thomas Bernhard avec Le froid augmente avec la clarté, Heiner Müller avec Médée-Matériau et Botho Strauss avec Le Temps et la Chambre.
Diriger un théâtre, c'est donner toute leur place aux acteurs : oui, les auteurs et les metteurs en scène sont constitutifs de l'acte et de la représentation théâtrale, mais c'est l'actrice, l'acteur qui enflamment nos cœurs. Valère Novarina dit : « L'acteur n'est pas au centre il est le seul endroit où ça se passe et c’est tout. » Cette saison, les acteurs auront l’occasion de nous emporter loin : des magnifiques incandescences de nos deux Médée − Valérie Dréville et Jean-René Lemoine −, à la belle aventure de Charles Berling et Léonie Simaga, acteurs-metteurs en scène inventant leur désir de Koltès sous nos yeux, sans oublier Laurent Poitrenaux et Clotilde Hesme, passeurs de l'écriture d'Olivier Cadiot, ou cette magnifique troupe d'acteurs palestiniens réunis sous la direction d'Adel Hakim pour Des roses et du jasmin.



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Diriger un théâtre, c'est créer des ponts : à partir de cette année, le TNS accueillera chaque saison un théâtre français ou étranger dont il

Diriger un théâtre, c'est faire preuve d'ambition et donc solliciter les équipes administratives et techniques, les équipes de nos ateliers

Les artistes associés


reconnaît la singularité du chemin, un théâtre

frère, pourrait-on dire, malgré ses différences. Pour inaugurer ce cycle, il m'a semblé important de saluer le travail du Théâtre du Rond-Point dirigé par Jean-Michel Ribes. Ce dernier, artiste protéiforme dont le parcours ne peut être figé, auteur, metteur en scène, cinéaste, homme de télévision, a su inventer dans ce lieu improbable, tout en bas des Champs-Élysées à Paris, un théâtre inclassable, terriblement alerte, consacré exclusivement aux auteurs vivants et brassant un public hybride et curieux. Au mois de décembre, le Théâtre du Rond-Point aura donc carte blanche pour envahir le TNS avec joie.
Diriger un théâtre, c'est le faire rayonner dans la ville, au-delà des frontières de la ville. Nous avons commencé cette saison à sortir du TNS et à voyager dans le Grand Est (à Reims, Sarre-Union, Bouxwiller, Dannemarie, Lixhausen, Dahlenheim, Rouffach, Erstein), dans plusieurs établissements de la communauté urbaine (centres sociaux culturels, lycées, prisons…), et à le faire briller de tous ses feux dans la France entière : les spectacles produits et coproduits par le TNS voyagent dans les grands théâtres français.

de création de costumes et de décors, les

équipes pédagogiques de l'École. Je tiens ici à témoigner de leur magnifique implication dans ce nouveau projet. Diriger un théâtre, c'est souvent demander beaucoup, parfois trop, pour l'amour de l'art, et, comme à la naissance de la décentralisation, la frontière entre le travail et l'acte militant est parfois ténue. Nos théâtres sont fragiles, le modèle du théâtre public est friable, il peut se briser en un rien de temps, et ceux et celles qui permettent de maintenir de beaux caps sont plus que précieux.
Diriger un théâtre comme le Théâtre National de Strasbourg, c'est une joie de tous les instants. Je vous laisse maintenant découvrir le détail de cette nouvelle saison en espérant qu'elle vous apporte des émotions fortes, des troubles durables, des enthousiasmes − et des colères, car le théâtre est un art vivant qui ne doit pas chercher à être consensuel et qui peut nous questionner sur les formes et sur les contenus. Un théâtre qui ne laisse pas indifférent.
Stanislas Nordey


LeS auteurS


Claudine Galea

Une soirée a été consacrée à Claudine Galea en novembre 2015. Son texte Au Bois a été mis en scène par Maëlle Dequiedt, élève metteure en scène, lors d’un spectacle itinérant en Alsace en mai dernier. Elle est membre du Comité de lecture du TNS. Cette année dans L’autre saison, elle présente deux Cartes blanches.


Marie NDiaye

Une soirée pour découvrir l’œuvre de Marie NDiaye a eu lieu en mai 2016. Pour la saison 16-17, une commande d'écriture lui a été passée par le TNS.


LeS aCteurS


emmanuelle Béart

Emmanuelle Béart a lancé L’autre saison en septembre 2015 avec une lecture à trois voix du texte Un qui veut traverser de Marc-Emmanuel Soriano. Elle a fait entendre la correspondance entre Rilke, Pasternak et Tsvetaïeva lors des Bibliothèques idéales. Elle a joué dans le spectacle Répétition, écrit et mis en scène par Pascal Rambert. Cette saison, elle jouera dans Erich von Stroheim, mis en scène par Stanislas Nordey.




Falk richter

Falk Richter, également metteur en scène, a co-signé la première création de Stanislas Nordey au TNS avec le spectacle Je suis Fassbinder. Il a présenté en janvier Small Town Boy. Dans le cadre de L’autre saison, quatre versions de sa pièce Trust ont été présentées par les élèves de l’École ; une soirée lui a été consacrée en janvier.


Pascal rambert

Pascal Rambert a présenté deux de ses textes en ouverture de la saison dernière : Clôture de l’amour, avec Stanislas Nordey et Audrey Bonnet, rejoints par Emmanuelle Béart et Denis Podalydès dans Répétition. Une soirée pour découvrir son œuvre a eu lieu, en octobre 2015, dans le cadre de L’autre saison.



audrey Bonnet

Audrey Bonnet a ouvert la saison 15-16 avec Clôture de l’amour de et mis en scène par Pascal Rambert, au côté de Stanislas Nordey, ainsi que dans Répétition où ils ont été rejoints par Emmanuelle Béart et Denis Podalydès. Elle est une des marraines du projet 1er Acte.



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LeS MetteurS eN SCèNe



Nicolas Bouchaud

Nicolas Bouchaud a porté la parole de Paul Celan avec Le Méridien en octobre 2015 à l’Espace Grüber. Dans L’autre saison, il a participé à plusieurs rencontres avec le public à la Librairie Quai des Brumes et au Centre Emmanuel Mounier. Cette saison, il interprète Dom Juan dans la mise en scène de Jean-François Sivadier.


Vincent Dissez

Vincent Dissez a participé à L’autre saison lors de la présentation du Grand Vivant avec Thierry Thieû Niang en mai 2016. Cette saison, on le retrouve dans deux spectacles : Iphigénie en Tauride de Goethe, mis en scène par Jean-Pierre Vincent et dans Baal, mis en scène par Christine Letailleur.


Valérie Dréville

Valérie Dréville interprétait Arkadina dans La Mouette, mis en scène par Thomas Ostermeier. Elle a présenté une Carte blanche dans L’autre saison : une mise en espace d'un texte de Sylvain Georges sur les migrants. Cette saison, on la retrouve seule en scène dans Médée-Matériau d’Heiner Müller mis en scène par Anatoli Vassiliev.


Claude Duparfait

Claude Duparfait interprétait Cotrone dans Les Géants de la montagne de Luigi Pirandello, présenté en décembre 2015. Cette saison, il met en scène et joue dans Le froid augmente avec la clarté, d’après les récits autobiographiques de Thomas Bernhard. Dans L’autre saison, il interprète La Fonction Ravel dont il est l'auteur. À l'École, il mènera un atelier avec le Groupe 44.

Véronique Nordey

Véronique Nordey interprétait Nawal dans Incendies, de Wajdi Mouawad, mis en scène par Stanislas Nordey. Elle a mené un stage intensif pour le programme 1er Acte début septembre 2015. Elle était membre du jury Jeu du concours d'entrée à l'École, ainsi que du Comité de lecture du TNS. À l'École, elle mènera un atelier avec le Groupe 44.


Laurent Poitrenaux

La saison dernière, Laurent Poitrenaux interprétait Jan Karski dans le spectacle Jan Karski (Mon nom est une fiction). Il a fait entendre la correspondance entre Rilke, Pasternak et Tsvetaïeva lors des Bibliothèques idéales. Cette saison, on le retrouve dans Providence d’Olivier Cadiot, mis en scène par Ludovic Lagarde.


Dominique reymond

Dominique Reymond était à l’affiche des Géants de la montagne de Luigi Pirandello mis en scène par Stéphane Braunschweig en décembre 2015.



Laurent Sauvage

Laurent Sauvage a mené un atelier avec les élèves du Groupe 43 de l’École. Il a joué dans deux créations : Ne me touchez pas, mis en scène par Anne Théron en octobre 2015, et dans Je suis Fassbinder, mis en scène par Falk Richter et Stanislas Nordey en mars dernier.

Julien Gosselin

Julien Gosselin a mené avec les élèves du Groupe 43 de l’École un atelier autour du roman World War Z. Il mettra en scène leur spectacle d'entrée dans la vie professionnelle en 2017. Cette saison, il présente son spectacle 2666 d’après le roman de Roberto Bolaño.




thomas Jolly

Thomas Jolly met en scène le spectacle d'entrée dans la vie professionnelle du Groupe 42 de l'École avec Le Radeau de la Méduse de Georg Kaiser présenté au Festival d’Avignon en juillet 2016 à l'Odéon et au TNS en juin 2017. Dans L’autre saison, il a présenté une Carte blanche : Tous les enfants veulent faire comme des grands de Laurent Cazanave.


Lazare

Lazare a ouvert L’autre saison en septembre 2015 lors d’un concert-spectacle sur le parvis du TNS. Il a présenté une Carte blanche : lecture de son texte Je m’appelle Ismaël par Charles Berling et des élèves de l’École. Il a présenté un spectacle avec le Groupe 43 au festival Écoles de passages de Metz. Il a mené pendant plusieurs mois des ateliers sur le territoire, notamment avec le programme Troupe Avenir et à la prison d’Oermingen. Cette saison, il crée Sombre Rivière en mars.

Christine Letailleur

Christine Letailleur a mis en scène Les Liaisons dangereuses. Elle a proposé une Carte blanche : lecture des Années d’Annie Ernaux par Dominique Blanc et mené des ateliers avec les associations « SOS femmes Solidarité » et « Femmes de talent ». Elle était membre du jury Scénographie-Costumes du concours. Cette saison, elle met en scène Baal de Bertolt Brecht. À l'École, elle mènera un atelier avec le Groupe 44.


Blandine Savetier

Blandine Savetier a mené plusieurs ateliers la saison dernière, notamment avec les élèves acteurs de l’École du TNS et dans le cadre du programme 1er Acte. Elle était membre du jury Jeu du concours d'entrée à l'École. Cette saison, elle crée Neige, d’après le roman d’Orhan Pamuk en février ; elle présentera une Carte blanche dans L’autre saison.


anne théron

Anne Théron a créé Ne me touchez pas en octobre 2015. Elle a également mené un atelier à l’École avec les élèves du Groupe 42, et un atelier d’écriture intergénérationnel avec des spectateurs. Dans le cadre de L’autre saison, elle a présenté une Carte blanche avec trois élèves de l’École : lecture-performance d’Hymne de Lydie Salvayre.




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13 | 25 sept 2016 Salle Koltès

CRÉATION AU TNS COPRODUCTION

Iphigénie en tauride

Sauvée du sacrifice par Diane, Iphigénie est exilée en Tauride depuis des années et rêve de revoir les siens. Elle a convaincu le roi Thoas de cesser l’exécution des étrangers qui débarquent sur ses terres. Mais quand elle refuse à nouveau de l’épouser, il décide de rétablir cette peine de mort. Or, deux jeunes hommes viennent d’accoster, dont l’un est Oreste, le frère d’Iphigénie… Goethe (1749-1832) offre à cette héroïne antique, porteuse de « la malédiction des Atrides », une parole empreinte de l’esprit des Lumières, ouvrant ainsi une brèche dans la fatalité de la violence.



texte

Goethe

Mise en scène

Jean-Pierre Vincent

avec

assistanat à la mise en scène

Frédérique Plain

et Léa Chanceaulme

Décor

Jean-Paul Chambas

avec la collaboration de

Après En attendant Godot de Samuel Beckett, présenté la saison dernière au TNS, Jean-Pierre Vincent

− directeur du TNS de 1975 à 1983, administrateur de la Comédie-Française jusqu’en 1986, directeur du Théâtre Nanterre-Amandiers de 1990 à 2001 et codirecteur avec Bernard Chartreux de la compagnie Studio Libre depuis 2001 − revient avec cette Iphigénie qui affirme la positivité des êtres et milite pour une humanité délivrée de sa violence.


Léa Chanceaulme

Vincent Dissez Cécile Garcia Fogel

Pierre-François Garel thierry Paret

alain rimoux

traduction

Bernard Chartreux eberhard Spreng

Dramaturgie

Bernard Chartreux
Vincent Dissez est acteur associé au tNS

Carole Metzner

Lumière

alain Poisson

Costumes

Patrice Cauchetier

Son

Benjamin Furbacco

C’est Bernard Chartreux qui a attiré mon attention sur cette pièce en me disant qu’il n’avait jamais rien lu de pareil.


«

La situation de départ est semblable à celle de la tragédie d’Euripide : Iphigénie est héritière de la malédiction des Atrides, lignée condamnée à s’entretuer. Sauvée in extremis du geste meurtrier de son père, elle est exilée en Tauride

− l’actuelle Crimée. Prêtresse de la déesse Diane, elle est chargée d’exécuter tous les étrangers qui s’aventurent sur les terres du roi Thoas…

Mais dès les premiers mots, Goethe place son héroïne dans un discours de réflexion et de protestation, contre les dieux, contre le sort réservé aux femmes. Dès les premières scènes, on apprend qu’elle a obtenu du roi Thoas l’arrêt de cette pratique barbare qui condamne à mort les étrangers.

Goethe s’empare du mythe d’Iphigénie pour insuffler à son héroïne l’esprit des Lumières.

C’est une pièce écrite à la gloire d’une femme. C’est un voyage qui fait entendre des idées, nous entraîne dans le meilleur de la pensée. C’est une tragédie qui finit bien, non pas grâce à l’intervention des dieux, mais parce qu’une femme prend la parole et bouleverse les usages. Il y a dans

cette pièce quelque chose qui vous prend et ne vous lâche

Dans ce lieu qui appelle meurtres et sacrifices, Iphigénie n’a pas d’autre arme que la parole, face au conseiller de Thoas qui cherche à lui imposer le mariage, face au roi qui veut l’épouser et rétablir les sacrifices, face à son frère dévasté par la folie, face à Pylade qui voudrait la convaincre de mentir et ruser pour s’emparer de la statue de Diane… Les débats sont violents, on y retrouve l’esprit du courant littéraire de la fin du XVIIIe siècle Sturm und Drang, "Tempète et passion". Les images poétiques sont formidables, la langue de Goethe est riche, belle, mais ce n’est pas seulement de la littérature : les mots ont du sang en eux.

On peut dire d’Iphigénie qu’elle est positive, apaisante. Mais l’apaisement vient de sa fermeté. C’est incroyable le nombre de fois où elle dit "non" dans la pièce ! Ce "non", vigoureux, est un "oui" à une autre façon de vivre que ce que les hommes proposent. Ce n’est pas une posture morale : tout en elle refuse, de manière viscérale, absolue, le mensonge et la ruse qui sont le langage commun.

Hier comme aujourd’hui, cette "droiture maladive" peut paraître suicidaire…

Avec Iphigénie en Tauride, Goethe nous entraîne dans un

théâtre des passions positives. Ce "contre courant" audacieux


Le décor et les costumes sont réalisés par les ateliers du tNS

Le texte est publié chez L’arche éditeur

plus. Pas de grandes actions, pas de meurtres, pas d’effets spéciaux. C’est un théâtre de la parole. Mais chaque parole est un événement, une affaire de vie ou de mort.

Tout se passe en un seul jour et en une seule nuit ; en un seul lieu : l’entrée du temple en bordure de la mer Noire, où l’autel garde la trace ineffaçable du sang des têtes coupées.

est revigorant. Aujourd’hui plus que jamais, "mesurer le son dans un monde de vacarme" nous paraît essentiel. Pour retrouver l’espace de penser. »
Jean-Pierre Vincent propos recueillis



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