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Le Diable et le bon Dieu

Visions du Jugement Dernier dans la littérature et l’architecture du Moyen-âge
Déroulement de la séquence
Introduction : Il est important d’expliquer dès le départ aux élèves l’objectif final de la séquence : une visite à la cité de l’Architecture et du Patrimoine (ou autre ressource locale : musée, église…), au cours de laquelle ils devront répondre en équipe à un questionnaire assez pointu sur l’art chrétien médiéval, comme de véritables petits historiens de l’art. Pour cela, le professeur va étudier avec eux un certain nombre de textes et d’œuvres en rapport avec la religion chrétienne. Il ne s’agit évidemment pas de faire un cours de catéchisme, mais d’aborder l’art religieux du point de vue d’un historien. Plusieurs points de cette séquence peuvent être traités conjointement avec le professeur d’Arts plastiques et le professeur d’Histoire.
Séance 1 (lecture et histoire de l’art) : Images de la vie du Christ dans la peinture du Moyen Age et de la Renaissance.
Objectifs

- Connaître les principaux épisodes de la vie de Jésus dans l’Évangile (lecture)

- Mettre en place les pré-requis nécessaires à l’étude de l’art religieux (histoire de l’art)
Supports

Fiche élève – Les épisodes marquants de la vie de Jésus (document Word)

Diaporama – Images de la vie du Christ dans la peinture du Moyen Age et de la Renaissance (présentation Powerpoint in documents professeur))
Il est impossible d’étudier l’art européen – et à plus forte raison l’art médiéval – sans avoir quelques connaissances rudimentaires de l’Évangile et de la vie de Jésus. La plupart de nos élèves ne possèdent pas ces notions, ou de façon très confuse. Pour pallier ce manque, la première séance propose de revoir de la manière la plus ludique possible les épisodes marquants de la vie du Christ, à travers leur représentation dans l’art pictural chrétien.
On peut commencer la séance par une petite mise en commun à l’oral des épisodes de la vie de Jésus que connaissent les élèves de la classe. On peut ensuite leur distribuer le premier document.

Pour plus de facilité, l’histoire du Christ a été divisée en deux parties : sa vie et sa « passion1 ». Dans un premier temps, les élèves doivent lire le document puis redonner leur titre à chaque épisode.
Le professeur leur propose ensuite de regarder un diaporama (également divisé en deux parties), qui présente les épisodes de la vie du Christ dans le désordre. Les élèves devront reconnaître les différentes scènes présentées et les nommer (en reprenant les titres de leur fiche).

On peut proposer cette activité sous forme de jeu : le premier élève qui identifie l’épisode et le nomme correctement gagne un point. Celui qui remporte le plus de points remporte la partie (et éventuellement une récompense laissée à l’appréciation du professeur)

Séance 2 (lecture et histoire de l’art) : Le diable polymorphe.
Objectifs

- Lire ou relire des textes fondateurs (lecture – rappels de la classe de 6ème)

- Découvrir un genre littéraire médiéval : le conte moral (lecture)

- Familiariser les élèves avec les différentes représentations du diable dans la littérature et la peinture (histoire de l’art)

- Faire le portrait d’un diable médiéval (expression écrite)
Support

Textes – Le diable dans la Bible et au Moyen Age (document Word)

- Textes fondateurs : extraits de l’Ancien Testament (la Genèse, les livres d’Esaïe et d’Ezéchiel) et du Nouveau Testament (l’Apocalypse).

- Textes médiévaux : extraits de la Légende dorée de Jacques de Voragine (XIIIe siècle)
N.B. L’objectif n’est pas ici de faire une lecture analytique des textes, mais d’en dégager les idées générales et de donner aux élèves des références culturelles.
Préparation

On demandera tout d’abord aux élèves de lire les textes A, B, C ; un questionnaire (fourni) peut guider le travail..
Leçon : Le diable polymorphe
Introduction

Le Diable, l’incarnation du Mal pour les chrétiens, est un être polymorphe (des racines grecques poly- = « plusieurs » et –morphe = « forme » → « qui peut prendre plusieurs formes ») qui se déguise pour mieux tromper les hommes. Il revêt donc différentes apparences en fonction des œuvres dans lesquelles on le trouve.
I. Dans la Bible
Dans la Genèse - Texte A, le premier livre de la Bible, le diable est présenté sous la forme du serpent, le « séducteur », le « tentateur ». En faisant croire à Eve qu’elle deviendra « comme Dieu » (l.14), le diable la convainc de goûter du fruit de l’arbre de la connaissance et d’en faire manger à son mari Adam. Le diable est donc responsable du péché originel, qui vaudra à Adam et Eve d’être chassés du jardin d’Eden et de perdre la vie éternelle… C’est également lui qui conteste la toute puissance de Dieu, et son droit de décider des règles de l’univers…
Dans l’Ancien Testament - Texte B, certains prophètes (Ésaïe et Ezéchiel)2 reviennent sur ce qu’était le diable avant de se rebeller contre Dieu : dans la Vulgate, Saint Jérôme le nomme Lucifer3 (du latin lux, lucis = « la lumière » + fere : « porter » → « le porteur de lumière »). C’était l’un des anges de Dieu, un chérubin magnifique, parfait, mais qui pécha par orgueil. Par conséquent, Dieu le chassa du paradis (symbolisé dans le texte par « Eden le jardin de Dieu » ou « la montagne sainte de Dieu » - l.9, 20) et le condamna à être « dévoré par le feu » (l.25, 26) et à devenir « un objet d’épouvante » (l.30). Cela annonce déjà ce que sera l’image du diable au Moyen-âge…
Dans l’Apocalypse4 - Texte C (le dernier livre de la Bible, qui annonce ce que sera « la fin des temps »), le diable est présenté comme un dragon monstrueux, avec sept têtes et dix cornes ornées de diadèmes, au faîte de sa puissance. Sa queue précipite sur terre « des étoiles du ciel » (l.4), qui peuvent symboliser les anges déchus qu’il a acquis à sa cause. Saint Jean annonce qu’après un long combat, le diable sera vaincu par l’archange Michel et précipité sur terre, avant d’être jeté dans « l’étang de feu et de soufre » (l.19, 20 - périphrase qui désigne vraisemblablement l’Enfer) pour y souffrir des tourments éternels.
On demandera ensuite aux élèves de lire les derniers textes (D, E) chez eux et de répondre aux questions.
II. Au Moyen Age
On trouve assez peu de portraits du diable dans la littérature du Moyen Age, alors qu’il est très souvent représenté dans la peinture et la sculpture médiévales. Les démons sont pourtant fréquemment mentionnés dans les contes moraux et les récits hagiographiques (qui racontent la vie des saints chrétiens), comme ceux que l’on trouve dans la Légende dorée de Jacques de Voragine (XIIIe siècle).
• Dans le Texte D, l’auteur explique que les démons sont bloqués entre le Ciel (d’où ils ont été chassés selon le texte de l’Apocalypse) et la Terre, où ils descendent de temps en temps, avec la permission de Dieu, pour « éprouver les hommes. »5 Il les compare même à des « mouches » innombrables dans l’air que nous respirons (l.14). Cette comparaison est intéressante puisque la mouche (animal maléfique associé à la mort et à la putréfaction) est le symbole de Belzébuth (l’un des noms du diable, du phénicien Baal Zebub : « le seigneur des mouches »).
• Dans le Texte E, Satan écoute les rapports d’activités de ses démons envoyés sur Terre. Ces derniers sont présentés comme responsables des catastrophes qui frappent l’humanité : les guerres (l.6), les tempêtes (l.15), les meurtres (l.24). Malgré leurs exploits, Satan fait frapper ses serviteurs, estimant qu’ils ont mis trop de temps à commettre leurs méfaits ! En revanche, il récompense un diable qui a mis quarante ans avant de faire succomber un moine au « péché de chair ».6 La mission des démons est donc claire : détourner le plus d’hommes possibles de Dieu et les amener à pécher pour récupérer leurs âmes en Enfer !
On peut ensuite proposer aux élèves un diaporama sur les représentations du diable au Moyen Age.
Support

Diaporama – Représentations du diable au Moyen Age (présentation Powerpoint)
Expression écrite

En vous inspirant des peintures médiévales que vous avez vues dans le diaporama, faites le portrait d’un démon particulièrement effrayant. Votre texte devra être rédigé à l’imparfait.

Séance 3 (lecture) : Le fabliau ou l’art d’être irrévérencieux… même envers le diable !
Objectifs

- Familiariser les élèves avec la langue médiévale : leur faire remarquer les changements et les évolutions qui ont eu lieu entre l’ancien français et le français moderne (vocabulaire – introduction de la séance 4)

- Découvrir un genre littéraire médiéval : le fabliau (lecture)

- Revoir la visée du discours explicatif (rappels sur le conte étiologique – rappels de 6ème)
Support

Document élève – Le pet du Vilain de Rutebeuf (document Word)
Il est conseillé de lire le fabliau avec les élèves en classe avant de leur donner à faire les questions de préparation.
N.B. Cette découverte d’un texte dans sa version médiévale originale peut faire l’objet d’un petit point sur la prononciation de l’ancien français (« R » roulés, prononciation de toutes les lettres, etc.), suivi de lecture du texte par les élèves à haute voix.
Leçon : Le fabliau ou l’art d’être irrévérencieux… même envers le diable !
I. L’évolution de la langue française
Ce fabliau a été écrit au XIIIe siècle, au Moyen Age, en ancien français. De nombreux mots sont encore reconnaissables, même si leur orthographe a changé aujourd’hui. D’autres mots en revanche ont complètement disparu : empereillier, laianz, cuide7

Le sens des mots a également évolué au cours des siècles. Par exemple, le nom vilain, qui désignait simplement un paysan à l’origine (mot issu du bas latin villanus, c'est-à-dire l’habitant de la villa : « la ferme »), a pris peu à peu une forte connotation péjorative en raison du mépris que les paysans inspiraient aux seigneurs au Moyen Age. De nos jours, le mot renvoie ainsi à une personne laide et/ou méchante.

Enfin, certains mots issus du latin ont même donné plusieurs mots différents dans la langue française. Par exemple, le mot latin potionem (« potion ») a évolué petit à petit pour donner en ancien français le nom poizon (ou poison) qui a pris par la suite un sens négatif (« substance pouvant provoquer la mort. »). Au XVIe siècle, les savants ont repris le latin potionem pour créer le mot français potion, de sens positif (« médicament à boire »). C’est ce qu’on appelle un doublet.

En raison de toutes ces évolutions8, il est aujourd’hui nécessaire de traduire les textes du Moyen Age en français moderne, en les adaptant à la langue actuelle.
II. La forme du fabliau
L’auteur de ce texte, Rutebeuf (1230 ?-1285), était jongleur. Au Moyen Age, les jongleurs (également appelés ménestrels, trouvères ou troubadours) étaient des amuseurs publics qui voyageaient de château en château pour distraire les seigneurs en leur récitant des poèmes, des chansons de geste ou des fabliaux, en s’accompagnant parfois de musique.

Rutebeuf a donc écrit ce fabliau en octosyllabes (vers qui contiennent 8 syllabes) avec des rimes suivies (AA / BB), ce qui lui permettait de le mémoriser plus facilement pour le réciter ensuite en public.

Les jongleurs avaient souvent l’habitude d’interpeller directement les spectateurs pour raviver leur attention. On en trouve deux exemples dans ce fabliau : « Ici je vous dis bien la vérité. » et « Vous en avez entendu la raison. » (lignes 4 et 22 → utilisation du pronom personnel de 2ème personne du pluriel)
III. Un récit explicatif humoristique
Le thème de ce fabliau est très grossier ou scatologique (« qui se rapporte aux excréments ») : on y parle en effet du pet d’un vilain qui empuantit l’enfer, en utilisant plusieurs mots appartenant à un niveau de langue très familier : « cul » (ligne 7) et « chier » (ligne 17). Ce genre d’humour, plutôt étonnant – voire choquant – de nos jours, était très apprécié au Moyen Age !

Sous ses aspects provocants, ce fabliau permettait toutefois au public de rire des démons, qui sont pourtant extrêmement craints au Moyen Age. Le diable qui croit emporter l’âme du vilain est présenté comme un incapable qui se trompe de « sortie »… Il échoue lamentablement dans sa mission et ramène en Enfer un pet infect, dont la puanteur insupportable sème une belle pagaille parmi les autres démons ! Ce fabliau dédramatise complètement la conception médiévale de l’enfer et de la damnation.

L’histoire se donne enfin une fausse valeur étiologique9 religieuse, en prétendant expliquer pourquoi les vilains se voient même refuser l’entrée de l’enfer10. Cette idée ne fait évidemment pas partie de la doctrine de l’Eglise : il s’agit surtout pour Rutebeuf d’un nouveau prétexte pour caricaturer grossièrement les paysans et faire rire les seigneurs auxquels il récitait ses fabliaux…

Séance 4 (étude de la langue - vocabulaire) : Petite histoire de la langue française.
Objectifs : Étudier la formation et l’évolution des mots de la langue française.

- le fonds primitif du français (latin, celtique, germanique)

- l’évolution phonétique jusqu’à l’ancien français (la « formation populaire »)

- l’absence d’orthographe au Moyen Age

- l’évolution du sens des mots

- la création de nouveaux mots au XVIe siècle (la « formation savante ») ; les doublets

- les emprunts aux langues étrangères
Support

Laissé à l’appréciation du professeur.
Cette séance de vocabulaire – comme les autres séances d’étude de la langue de cette séquence – n’a volontairement pas été développée. En effet, on trouve de nombreux supports intéressants (leçons et exercices) dans la plupart des manuels de 5ème.

Séance 5 (lecture) : Visions du Jugement Dernier.
Objectifs :

- Donner du sens à un texte fondateur symbolique grâce à un commentaire exégétique médiéval (lecture)

- Savoir ce qu’est le « Tétramorphe » et ce qu’il représente (histoire de l’art – introduction de la séance 6)

- Distinguer la représentation canonique du Jugement Dernier dans l’Apocalypse de sa conception populaire au Moyen Age : « la pesée des âmes » (lecture / histoire de l’art)
Support

Textes – Visions du Jugement Dernier (document Word)

- Texte fondateur : extrait de l’Apocalypse de Saint Jean (« Le Christ en majesté »)

- Textes médiévaux : extraits de la Légende dorée de Jacques de Voragine
N.B. Là encore, les textes ne sont pas destinés à faire l’objet de lectures analytiques poussées.
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