Classe de petite et grande section – école maternelle Jacques Prévert Année 2002/2003





télécharger 137.12 Kb.
titreClasse de petite et grande section – école maternelle Jacques Prévert Année 2002/2003
page1/3
date de publication09.01.2017
taille137.12 Kb.
typeDocumentos
l.20-bal.com > documents > Documentos
  1   2   3

Classe de petite et grande section – école maternelle Jacques Prévert

Année 2002/2003

Projet de classe coopérative

Mehdi DRICI




Ce projet s’inscrit dans la perspective d’une classe qui voudrait :

    • favoriser le plaisir de venir à l’école ;

    • privilégier la communication, la coopération, l’expérience, le tâtonnement et la manipulation des enfants dans des situations les plus réelles possibles avec comme règle fondamentale le droit à l’erreur pour les enfants et le respect de leur rythme, indispensable pour progresser ;

et qui vis-à-vis du langage souhaiterait :

    • installer un sentiment de sécurité et un confort langagier favorisant l’expression et indispensable pour que les enfants intègrent par la suite les outils nécessaire à la langue ;

    • donner à l’enfant l’envie, le besoin et l’ambition d’apprendre, d’acquérir des outils et d’entrer dans le langage (de parler, communiquer, lire et écrire) ;

    • aide les enfants à comprendre ce qu’est l’acte de lire et d’écrire (ce qui est différent de savoir lire et écrire qui sera l’objectif du CP et du CE1) ;

    • s’intéresser davantage aux parcours individuels et au développement des processus mentaux dans les apprentissages qu’à l’évaluation ou à la réussite des tâches demandées ; c’est à dire une classe où les enfants ne passent pas leur temps à être évalués.


C’est aussi une classe qui n’oublie pas les parents qui :

    • sont autant que possible informer et associer à la vie de la classe ;

    • ont un rôle fondamental dans l’éducation de leur enfant dont ils sont responsable : ils peuvent ainsi par exemple lire ou raconter des histoires à leurs enfants, les amener régulièrement à la bibliothèque, sortir avec eux voir une exposition, aller en forêt… et surtout parler avec eux de ce qui y est vu, les laisser parler de leur journée, de leurs copains… et leur parler à eux aussi de sa propre journée ou encore d’un autre sujet qui pourrait les intéresser…


Une classe à double niveau
C’est une classe à double niveau (12 petits et 14 grands). C’est un choix que l’équipe enseignante a fait délibérément dans l’intérêt des enfants. Cette répartition des élèves (classe hétérogène) est encouragée à la fois par les résultats de recherches récentes et par les nouvelles Instructions Officielles de l’Education Nationale.

En effet, cette organisation permet aux petits :

  • de bénéficier régulièrement de l’aide et de l’exemple des plus grands à la fois dans les temps d’activités de la classe et dans les moments de vie quotidienne qui à cet âge sont aussi de véritables moments d’apprentissage,

  • de baigner ainsi dans des situations de langages plus variées grâce à des échanges nécessaires avec des enfants plus grands en ayant à se faire comprendre ;

Elle offre aussi des avantages pour les grands :

  • elle permet d’acquérir davantage d’autonomie dans des situations responsabilisantes (donner le bon exemple, servir le goûter, accompagner un petit…) qui sont multipliées avec la présence des plus petits ;

  • de plus dans le cadre de tutorat (un grand aide un petit), les plus grands sont amenés à utiliser et donc à développer plus rapidement des compétences importantes pour la suite de leur scolarité dans différentes situations de langage (raconter, décrire, expliquer à l’autre…) en ayant à s’adapter à leur auditeur pour être compris ;

  • enfin cela permet aussi aux grands de bénéficier d’activités spécifiques en petit groupe l’après-midi pendant la sieste des petits.

De plus, ce type d’organisation favorise grandement une ambiance agréable dans la classe et un esprit d’entraide et de coopération.

COMMUNICATION





  • Les temps de parole :


Il faut inventer des institutions qui vont réveiller le désir de parler, partager, c’est à dire des lieux qui vont appeler à agir, à exister, à apparaître comme sujet (création d’un autre soi-même). Le principal enjeu est donc le travail de séparation et de démêlement. Mais pour que ce travail se fasse, il y a besoin d’un tiers : c’est l’institution qui va pouvoir soutenir ce travail de séparation qui porte la parole.
Règles communes aux différents temps de parole dans la classe :


  1. Nous respectons les autres personnes : nous nous parlons sans nous agresser et nous parlons avec respect et politesse.

  2. Nous parlons en notre nom  en disant « je.. » pour donner notre avis

  3. Nous parlons directement à la personne à qui nous nous adressons si elle est présente

  4. Nous parlons assez fort et nous articulons pour nous faire comprendre

  5. Nous levons la main pour nous exprimer

  6. Nous écoutons jusqu’au bout les paroles des autres : nous ne pas levons la main si quelqu’un est en train de parler

  7. Nous prenons le temps d’écouter attentivement les autres et de réfléchir avant de répondre 


le conseil : GS
Rôle spécifique :
Il ouvre un temps de parole, d’analyse, d’écoute et de décision collective :

  • il permet de voir ce qui se passe dans la classe, d’analyser et de régler certains conflits, de chercher ensemble des solutions aux défauts d’organisation ;

  • il est aussi un bon outil de régulation pour les projets coopératifs de la classe :

  • lancer et organiser un projet ;

  • réguler l’avancée des projets et les relations dans le groupe ;

  • évaluer les réalisations ;

    • le conseil a aussi avoir une visée citoyenne (initiation au fonctionnement d’un système démocratique).


Cadre de référence :


  • périodicité : 1 fois par semaine ;

  • durée : 15 à 30 minutes ;

  • règles spécifiques : voir organisation.


Organisation :
Le conseil est dirigé au début de l’année par le maître puis par un enfant (ceinture bleue de comportement) sur des périodes de 6 à 8 semaines. Le président :

  • ouvre et ferme le conseil (je déclare ouvert/fermé le conseil des GS du …) ;

  • donne l’ordre du jour et distribue la parole ;

  • favorise le dialogue et rappelle les règles si besoin est ;

  • fait respecter les règles liées aux temps de parole (il peut exclure un élève du conseil après un premier avertissement)


Un enfant est désigné « maître du temps » : il est responsable de l’avancée du conseil et du respect des horaires.
Contenu :
Mise en place et suivi d’un ordre du jour :

  • les questions ;

  • les critiques et les félicitations ;

  • les projets de la classe : propositions (+ discussions et votes si nécessaire) et bilan des actions en cours ou déjà menées.


Le « quoi de neuf ? » : PS et GS
Rôle spécifique :
Il s’agit d’une parole individuelle réglée dans le temps où chacun peut s’exprimer librement.
C’est un temps où on apprend à s’exprimer, à se faire entendre dans un groupe et à échanger avec les autres.
C’est un moment privilégié qui va appeler à agir, à exister et à apparaître comme sujet. L’inscription du nom par l’élève est donc ici importante, c’est une marque différentielle. En effet, ce temps permet à la fois de :

  • mettre son nom ;

  • être appelé(e) ;

  • appeler l’autre.


Ce temps peut aussi permettre de donner davantage de sens aux apprentissages : en effet, de ce moment, le maître et les enfants peuvent décider de prolonger en classe une interrogation apparue dans une des discussions.
Cadre de référence :


  • périodicité : 2 fois par semaine

  • durée : 15 à 30 minutes

  • règles spécifiques :

  1. il est nécessaire de s’inscrire au préalable ;

  2. pour parler, il faut avoir le bâton de parole (c’est l’enfant qui lance un sujet qui distribue ensuite le bâton de parole) ;

  3. la confidentialité : ce qui est dit durant ce temps ne doit pas sortir de la classe.


Organisation :
Les enfants s’inscrivent au tableau individuellement. Ils prennent alors la parole les uns après les autres. Les élèves s’expriment librement (ce qu’ils ont vécu, un fait d’actualité…) à l’intérieur du cadre de référence (respect d’autrui…).
Contenu :
Chacun peut s’exprimer à propos d’un événement ou d’une situation vécus à l’école, dans le quartier, la cité, la famille… ou bien d’un objet que l’enfant amène.
Les « ateliers de philosophie » (1 fois par mois) : GS
Rôle spécifique :
Par la pratique de la réflexion sur des thèmes philosophiques en groupe, l’enfant apprend à comprendre sa propre personne. Il prend confiance en lui et s’affirme. Il est reconnu comme « sujet parlant » ayant le droit de communiquer. Il peut se décentrer de lui-même et acquiert une ouverture d’esprit face à l’autre. Il peut aller à la rencontre d’autrui qui devient un partenaire valable et indispensable dans l’échange.
Ces ateliers ont aussi d’autres objectifs pour les enfants :

  • avoir une expérience de l’oral intense : cet atelier permet en effet de développer un langage de réflexion et raisonné qui est nécessaire à tout être vivant dans une société ;

  • développer sa propre réflexion sur des thèmes philosophiques comme le bonheur, le malheur, le regard des autres, la sanction…

  • affirmer ses choix et ses goûts, les expliquer et les partager ;

  • écouter et questionner les autres ;

  • raconter, expliquer, argumenter et justifier.


Cadre de référence :


  • périodicité : 1 à 2 fois par mois

  • durée : 10 minutes de débat + 10 minutes de réécoute

  • règles spécifiques : voir cadre spécifié plus bas


Organisation :


  1. Lancement de l’atelier :


a) Le sujet est écrit au tableau à l’initiative du maître : qu’est-ce que le bonheur ? qu’est-ce l’amitié ? qu’est-ce qu’apprendre ? Qu’est-ce qu’avoir peur ? (les élèves peuvent cependant proposer des thèmes de discussion à la classe en conseil).
b) Pour lancer le débat, le maître peut aussi accompagner le thème écrit au tableau par la lecture d’un texte (extrait d’un album, un poème, un article de journal…) ou de la présentation d’un document (peinture, affiche, extrait d’un document vidéo…) en rapport avec le sujet de discussion du jour (ce document aura pu faire l’objet d’un travail de lecture préalable et de questionnement quelques jours avant selon son niveau de compréhension).


  1. Le « débat philosophique » :


Les élèves sont amenés à s’exprimer autour du thème choisi à partir du cadre suivant (énoncé durant les premiers ateliers et rappelés régulièrement) :


  • vous allez faire de la philosophie, c’est à dire : vous allez apprendre à réfléchir sur des questions importantes pour tout le monde ; il n’y a pas une bonne réponse mais toutes sortes de réponses sont possibles pour ces questions ;




  • vous allez apprendre à réfléchir, c’est à dire que vous allez prendre le temps de penser dans votre tête, tout en écoutant les autres ; vous pouvez penser tout seul, mais parfois les idées des autres peuvent nous aider. Vous dites votre idée quand vous êtes prêts à la dire. Vous n’êtes pas pressés. Tout le monde n’est pas obligé de prendre la parole dans la même séance. Vous pouvez aussi réfléchir sans parler.


Le maître n’intervient que pour rappeler ce cadre, faire respecter les règles et pour recentrer le débat si nécessaire à travers les questions :

- qu'est-ce que c'est ? qu’est-ce que ce n’est pas ?

- à quoi ça sert ?

- et si ça n'existait pas ? est-ce utile ?
Il ne prend pas position : en effet, l’objectif premier de l’atelier étant de faire vivre aux enfants l’expérience de leur capacité à produire de la pensée issue de leur propre source.


  1. réécoute du débat :


Les enfants écoutent à nouveau avec le maître l’ensemble des échanges qui auront été

enregistrés sur cassette (la cassette restera ensuite à disposition dans le coin écoute).


  1. Conclusion :


Le sujet n’est jamais clôt puisqu’il n’y a pas une réponse possible mais plusieurs.

Cependant si le débat n’est par terminé et demande à se poursuivre, l’enseignant rassemble les points de vue et re-précise les positions de chacun afin de reprendre la fois suivante.


  • le bilan de la journée : PS et GS


Chaque soir, les enfants font un bilan rapide de la journée :

  1. un enfant ou le maître rappelle les grands moments de la journée et invite les enfants à se rappeler des activités faites dans la journée ;

  2. les enfants lèvent ensuite la main et proposent :

    • un soleil (la main est ouverte et les doigts écartés) : la journée s’est bien passée ;

    • un nuage (la main est fermée) : la journée s’est mal passée.

  1. certains enfants sont invités à expliquer leur choix : un problème révélé par un nuage peut être renvoyé au conseil pour y être résolu.




  • le cahier de vie : GS


Le cahier de vie est un outil de liaison entre l’enfant, l’école et sa famille. On y retrouve les événements marquants et importants pour les enfants ainsi que leur centre d’intérêt.

On y trouve des productions venant de :

  • l’école qui témoignent et illustrent les activités faites en classe (le courrier des correspondants, les comptines et les chansons apprises, les recettes, les photos de certains ateliers, le récit des sorties…), la participation des parents dans la classe y sera particulièrement mise en valeur ;

  • la maison qui présentent les grands moments de la vie des enfants (ticket d’entrée à un musée, à un spectacle…, une invitation ou un faire-part, l’ordonnance du médecin, des photos relatant des faits ou présentant un objet, un animal…).


Quel est le rôle du cahier de vie ?


  1. Donner une véritable place à l’écrit et mettre les enfants en situation de lecteur :

Le cahier de vie place les enfants dans un véritable bain d’écrits, indispensable à l’apprentissage de la lecture, en :

  • leur apportant des situations vraies au niveau de l’approche de divers types d’écrits ;

  • les sensibilisant aux différentes fonctions de l’écrit (narratif, informatif…) ;

  • les habituant et les confrontant avec les différentes formes que peut prendre l’écrit (mise en page, type d’écriture, vitesse d’écriture…) – lorsque l’enfant dicte un texte au maître, ce dernier dit pourquoi il écrit, ce qu’il écrit et montre la liaison entre son geste graphique et le mesage qu’il énonce.




  1. Collectionner les différents types d’écrits que l’enfant rencontre dans sa vie quotidienne :

Il s’agit de mettre les enfant en situation de lecteur en le conduisant à collectionner différents types d’écrits qu’ils s’approprieront en comprenant qu’ils ont une fonction et un sens différents.

Repérer et nommer les différents écrits s’inscrit pleinement dans une démarche d’apprentissage de la lecture. En effet, susciter leur curiosité par l’observation d’une grande variété d’écrits conduit les enfants vers une démarche de lecteur.


  1. Provoquer de nouvelles situations de langage :

Ce cahier est un formidable support de langage qui permet aux enfants :

  • de raconter ce qu’ils ont fait, ce qu’ils aiment et ce qui a pu les marquer ;

  • de développer l’envie de communiquer aux autres : présenter, expliquer, se faire comprendre…

  • d’enrichir ainsi son vocabulaire et ses expressions.



  1. développer un outil de communication :

Le cahier de vie diversifie et enrichit les situations de communication :

  • entre les enfant et le maître : pour certains enfants, la présentation de leur cahier au maître le matin en arrivant relève d’une grande importance ; c’est le maître qui en classe va écrire sous la dictée de l’enfant, il sera alors médiateur entre l’écrit et l’enfant ;

  • entre les enfants : la présentation du cahier de vie à ses camarades permet aux enfants de présenter, expliquer, commenter de mieux en mieux – cette communication va de plus s’enrichir avec l’intérêt et la curiosité que les enfants vont trouver dans le cahier des autres : des similitudes et des différences vont en effet faire le jour ;

  • entre les enfants et leur famille : généralement les enfants et leur famille prennent beaucoup de plaisir à se retrouver autour du cahier de vie, véritable moment d’échange ;

  • entre la famille et l’école : ce cahier aide donc aux familles de mieux comprendre le fonctionnement, il permet aussi de tenir les parents informer de la vie: sorties, fête, animation dans l’école, visite médicale…




  • La correspondance scolaire : PS et GS


Elle permet d’ouvrir culturellement les élèves à d’autres enfants habitant dans une autre ville. Elle crée une situation authentique de communication source de nombreux apprentissages.
C’est aussi un outil pour motiver et donner du sens aux différentes productions dans la classe.

Enfin, c’est aussi un moyen de donner du sens à l’outil informatique.


  • Ouverture de la classe aux parents : PS et GS


La classe est ouverte aux parents chaque matin jusqu’à 8h45. Une fois par trimestre, la classe est complètement ouverte un samedi matin, temps durant lequel les enfants sont en activité.

Les parents peuvent intervenir en classe pour présenter une expérience personnelle ou animer un atelier.
Le cahier de vie de chaque enfant informe les familles sur le fonctionnement de la classe et les activités qui y sont faites. Un classeur de vie est aussi mis à disposition, les parents peuvent y trouver le projet de la classe, des photos, des textes écrits par les enfants ou par la classe, des informations supplémentaires sur les activités faites en classe…

RESPONSABILISATION


  • les règles de vie :


Elles font l’objet d’un travail spécifique en début d’année (avec l’intervention de marionnettes) et sont clairement affichées dans la classe. Il s’agit d’un outil auxquels les enfants peuvent faire référence, par exemple lors d’un conseil pour résoudre un conflit.

Chaque règle est présentée de trois manière :

  • il interdit de…

  • nous devons…

  • nous avons le droit de…




  • les métiers : PS et GS


Ils responsabilisent les élèves et permettent à chacun de trouver une place active au sein de la classe (rangement, distribution…).


  • Le tutorat : GS


Chaque grand est tuteur d’un petit au niveau de la vie quotidienne de la classe et pour un métier.

Certaines activités pour les petits se font avec la tutelle d’un grand lorsque cela peut se révéler nécessaire.


  • les ceintures de comportement : GS


Selon leur comportement, les enfants ont une ceinture de comportement définie par une couleur, ce qui leur permet alors d’accéder ou non à certaines responsabilités :

Ceinture jaune = je ne peux pas avoir de responsabilités (métiers, aller seul au toilette…)

Ceinture verte = je peux avoir des responsabilités (métiers, aider les petits…)

Ceinture bleue = je peux avoir des responsabilités plus importantes 

Le conseil des élèves est compétent pour baisser ou relever la couleur de la ceinture de comportement d’un enfant à la demande d’un de ses membres. Le maître garde un droit de veto et peut à son initiative seule (de manière exceptionnelle) agir sur la couleur de la ceinture de comportement d’un enfant.
EXPRESSION ET CREATION


  • les ateliers de création : PS et GS


Les enfants sont amenés régulièrement à pouvoir s’exprimer et réinvestir leur savoir-faire à travers des ateliers de création dans des domaines variés : expression corporelle, arts plastiques, musique.
Qu’est-ce apportent ces ateliers ?
Les ateliers de création sont de véritables moyens d’expression authentique pour les enfants. Ils permettent aux enfants de pouvoir s’exprimer de manière plus personnalisée.
Avant, pendant et après, ils peuvent aussi servir de point de rencontre avec les œuvres et les démarches de certains artistes.
Pour les réaliser, les enfants doivent réinvestir, adapter et agencer différentes techniques, procédés et connaissances des matériaux acquis ou découverts auparavant.
Ils permettent de responsabiliser les enfants par rapport au matériel : c’est à eux en effet de préparer, partager avec les autres et ranger le matériel dont ils ont besoin.
Ils poussent aussi les enfants dans une voie expérimentale : en effet, les enfants passent par des phases de recherche par tâtonnement et d’expérimentation de nouvelles techniques ou de nouveaux matériaux pour résoudre les problèmes qu’ils rencontrent et pour arriver à la fin de leur projet.
Les créations sont aussi souvent liées au reste de la vie la classe et aux autres apprentissages (travail sur des albums ou des documentaires spécifiques, découverte d’une notion en mathématique…) et permettent ainsi de créer des liens.
Ils favorisent aussi grandement les échanges et la coopération :

  1. dans la classe : les échanges réguliers entre les élèves font partie intégrante du processus de la réalisation de ces créations ;

  2. mais aussi vers l’extérieur de la classe (les parents, autres classes de l’école, les correspondants…), les créations font en effet souvent l’objet d’une grande curiosité des autres et peuvent entraîner des échanges très riches.


Enfin, de part le goût très prononcé qu’ont les enfants a créer, ces ateliers ne peuvent que favoriser le bien être et le plaisir de faire et d’être là indispensable dans la classe.
Comment ces ateliers sont mis en place ?
Les enfants disposent de différents moments variés dans la journée pour travailler sur leurs créations.

Les enfants peuvent utiliser différents matériaux de récupération présents dans la classe : boites en carton variées, catalogue de papier peint, rouleaux en carton, tissus…

Les créations peuvent être amenées parfois avec un nombre variable de consignes :

  1. un thème ;

  2. une (ou des) technique(s) ;

  3. des matériaux ou des supports.

INDIVIDUALISATION, AUTONOMIE et COOPERATION





  • les temps de « travail individualisé » : GS


Les enfants peuvent utiliser leur cahier de progrès pour savoir où ils en sont et pour choisir les activités correspondant à leur niveau avec l’aide éventuelle du (de la) maître(sse) dans les fichiers proposés.


  • Le cahier de progrès et les affiches de suivi des compétences :


Ces documents ont pour but de mettre l’enfant au centre de ses apprentissages conformément aux Instructions Officielles : en effet, c’est un outil qui sera principalement utilisé par les enfants. Ils suivront et pourront organiser plus facilement leurs apprentissages en remplissant ces documents eux-mêmes. C’est pour cela que le vocabulaire a été simplifié autant que possible et que les items correspondent le plus souvent possible à des activités identifiables facilement par les enfants.
Ils ont aussi pour rôle de mettre en avant ce que l’enfant réussit au cours de sa scolarité afin de le motiver davantage. La construction des apprentissages n’étant pas linéaire, ces documents pointent simplement ce qui a été réussit à un moment donné sans figer les apprentissages en terme de notes ou d’acquis/non acquis. Il s’agit de points de repères qui soulignent et balisent le parcours individuel de chaque élève l’aidant ainsi à construire lui-même selon ses propres besoins son projet de formation qui l’aidera au mieux à progresser.
De plus, ils permettent aux élèves de progresser à leur propre rythme, de les rendre plus autonomes et de favoriser des apprentissages correspondants davantage aux besoins précis et réels de chacun. En effet, chaque item des affiches de suivi des compétences  peut se préparer de manière personnalisée durant les temps de travail individualisé.
Enfin, la mise en place de ce système se situe aussi dans une visée coopérative favorisant l’entraide et les relations entre les élèves au niveau des apprentissages au sein de la classe. En effet, lorsqu’un enfant a réussi une activité, il peut mettre à disposition son savoir-faire ou ses connaissances pour aider un autre camarade à réussir cette compétence. Il y a alors un double intérêt pour les enfants au niveau de leurs apprentissages :

  • d’une part les enfants peuvent trouver rapidement dans la classe des personnes ressources autre que le maître pouvant les aider à dépasser parfois des difficultés ;

  • d’autre part, le fait d’aider un camarade permet un renforcement de ses connaissances ou de ses savoir-faire chez l’élève qui va aider un camarade.


Le cahier de progrès (GS):
C’est un document individuel, il contient :

  1. le suivi des fichiers d’activités ou des ateliers progressifs proposés aux enfants (graphisme, coloriage magique…) ;

  2. le pointage des réussites de chacun sous la forme de vignettes illustrées avec des dessins correspondant aux compétences  lorsqu’une activité est réussie, la vignette correspondante est collée ;

  3. un tableau de suivi de l’évolution des progrès par rapport à certaines compétences : compter jusqu’à, lire certains mots…


Comment fonctionne ce cahier ?
Les activités réussies par les enfants y sont pointées par le (la) maître(sse) avec un rond vert (pour les fichiers d’activité) ou par le collage d’une vignette avec un dessin correspondant à la compétence.
Les enfants peuvent donc utiliser ce cahier pour savoir où ils en sont et pour choisir les activités correspondant à leur niveau avec l’aide éventuelle du (de la) maître(sse) dans les fichiers proposés.
Lorsque les enfants réussissent 3 activités se situant sur une même ligne (pour les fichiers d’activité), ils gagnent une « étoile d’or ».
  1   2   3

similaire:

Classe de petite et grande section – école maternelle Jacques Prévert Année 2002/2003 iconCe cahier va vous permettre de suivre l'évolution de votre enfant...

Classe de petite et grande section – école maternelle Jacques Prévert Année 2002/2003 iconCe cahier va vous permettre de suivre l'évolution de votre enfant...

Classe de petite et grande section – école maternelle Jacques Prévert Année 2002/2003 iconProces verbal du conseil de l’ecole maternelle jacques prevert
«Chanter le quotidien». Gs uniquement 1 fois tous les 15 jours avec une intervenante de l’école de musique de Fougères. Aboutissement...

Classe de petite et grande section – école maternelle Jacques Prévert Année 2002/2003 iconEcole maternelle Jacques Prévert – 28220 Cloyes sur le Loir

Classe de petite et grande section – école maternelle Jacques Prévert Année 2002/2003 iconProgrammes de l’école maternelle : 2008 Petite section

Classe de petite et grande section – école maternelle Jacques Prévert Année 2002/2003 iconProgrammes de l’école maternelle : 2008 Grande section

Classe de petite et grande section – école maternelle Jacques Prévert Année 2002/2003 iconSynopsis 24/03/2003 3
«L’univers de Jacques Prévert», réalisé dans le cadre de l’unité valeur si28 au cours du semestre de Printemps 2003

Classe de petite et grande section – école maternelle Jacques Prévert Année 2002/2003 iconEcole maternelle Jacques Prévert
«Pierre à Pierre» au centre culturel de Neuves-Maisons le 12 février 2013 : un joli moment adapté et plein de poésie

Classe de petite et grande section – école maternelle Jacques Prévert Année 2002/2003 iconLa comptine : un élément du patrimoine enfantin, détourné à des fins pédagogiques !
«A l’école maternelle, on accorde une grande importance aux comptines» (Orientations, projets, activités pour l’École maternelle....

Classe de petite et grande section – école maternelle Jacques Prévert Année 2002/2003 iconJacques Prévert est un poète et scénariste français. IL est né le...
«Barbara», une petite biographie sur Jacques Prévert, les poèmes qu’il a écrits, les recueils ou encore les scénarios pour des films....





Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
l.20-bal.com