Leçons du premier mois





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Institution

DES

Sourds et muets

PAR LA VOIE

DES SIGNES MÉTHODIQUES,

OUVRAGE qui contient le Projet

d'une Langue Universelle , par l’en-

tremise des Signes naturels assujettis

à une Méthode.

PREMIERE PARTIE.
A PARIS

Chez NYON l’aîné, Libraire, rue Saint

Jean-de-Beauvais, vis-à-vis le Collège.

__________________________

M. DCC. LXXVI.

Avec Approbation, & Privilège du Roi

(V)

TABLE

DES TITRES contenus dans la

première Partie.

CHAPITRE PREMIER. Pourquoi voit-on aujourd'hui plus de Sourds & Muets qu'il n'en avoit paru jusqu’à présent ? Pag. 1

CHAP. II. Différence des deux Méthode dont on se sert pour l'Instruction des Sourds &

Muets, 14

CHAP. III. Comparaison de l'usage de la Dactylologie avec celui des signes méthodiques, 26

CHAP. IV. Manière qu’on croit la plus utile pour commencer l’Instruction des Sourds &

Muets, 36

CHAP. V. Comment on doit continuer l'Instruction des Sourds & Muets par les signes méthodiques, 48

Article I. Explication des Verbes, ibid.

Art. II. Explication des Noms & des Pronoms par les signes méthodiques, 59 Art. III. Usage plus détaillée des signes méthodiques, 72

Art. IV. Comment les idées Métaphysiques s'expriment par les signes méthodiques, 77

CHAP. VI. Objection de MM. les Dactylologistes contre la Méthode des Signes, 91

CHAP. VII. Incompatibilité de l'usage de la Dactylologie avec l'ordre de nos Leçons, 111

(Vj)

CHAP. VIII. Du nombre & de la gravité des gestes qui accompagnant les signes méthodiques,

119

Premier Corollaire du Chapitre précédent. La Langues des Signes peut devenir une Langue universelle, 135

Second Corollaire du Chapitre précédent. Insuffisance de la Dactylologie, soit pour former un Langage universel, soit pour instruire les Sourds & Muets 146

Appendice du chapitre & des corollaires précédents. Moyen unique de rendre totalement les Sourds & Muets à la société, 155

CHAP IX. Comment on pourroit s’y prendre dans un nouvel Etablissement pour instruire les Sourds & Muets, 159

Article I. Leçons du premier mois, ibid.

Art. II. Leçons du Second mois et des suivants, 172

Art. III. Matière ordinaire des leçons des Sourds & Muets ; & Répondre aux reproches qu’on nous fait sur cet article, 178

CHAP. X. Comment on peut apprendre aux Sourds & Muets à parler, 191

CHAP. XI. Observations nécessaires pour la lecture & la prononciation des Sourds & Muets,

213

Fin de la table de la première partie.

(vij)
TABLE

DES TITRES contenus dans la

seconde Partie.

LETTRE PREMIERE de M. l'Abbé ***, Instituteur des Sourds & Muets, à M. l'Abbé ***, son intime ami, en 1771, P. 7

LETTRE II de l'Instituteur des Sourds & Muets, à M. l'Abbé ***, en 1772, 17

LETTRE III de l'Instituteur des Sourds & Muets, à M. l'Abbé ***, en 1773, 44

LETTRE IV de l'Instituteur des Sourds & Muets, à M. l'Abbé ***, son intime ami, en 1774, 62

EXERCICE des Sourds & Muets, de 1771, en François, en Latin, en Italien, en Espagnol, sur les Sacremens en général, & sur le Sacrement de Baptême, 99 et suiv.

EXERCICE des Sourds & Muets, de 1772, en François, en Latin, en Italien , en Espagnol sur le Sacrement de Confirmation , 101

EXERCICE des Sourds & Muets, de 1773, en François, en Latin , en Italien, en Espagnol, en Allemand, & en Anglois, sur le Sacrement de l'Eucharistie, 104

(viij)

EXERCICE des Sourds & Muets, de 1774, en François , en Latin , en Italien, en Espagnol, en Allemand , & en Anglois, sur le Sacrement de Pénitence, pag. 115

ORATIO , ab uno è Surdis Mutisque , ineunte Exercitio, pronunciata 1774, 127

Fin de la Table de la seconde Partie.
ERRATA.

P. A G E 64, ligne 18 , je, moi, mon , &c. Lisez, je , moi, me , mon , &c.

Pag. 173, lig. 18, n'eût point expliqué; lisez n'eût point été expliqué.

Pag. 183 , lig. 2, pour venir tour à tour à leur , lisez , pour venir tour à tour servir à leur.

Pag. 198 , lig. 9 , J'écris ba, bé, bi , bo , bu , lisez , J'écris ensuite ba , bé, bi, &c.

A la fin de la première Partie en Juillet 1773, lisez 1775.

(1)

INSTITUTION

DES

SOURDS ET MUETS,

CHAPITRE PREMIER.

Pourquoi voit-on aujourd'hui plus de Sourds & Muets

qu'il n’en avoit paru jusqu’à présent?

DEPUIS trente ans ou environ vient-il au monde plus d'enfans sourds & muets, qu'il n'en naissoit auparavant? La ville de Paris en renferme un grand nombre. On nous en annonce de toutes parts dans les Provinces, & nous apprenons qu'il s’en trouve aussi beaucoup dans les Royau- (2) mes qui nous environnent. Sans vouloir pénétrer les décrets de la Providence, ni décider si c'est un châtiment de la justice divine, qui nous étoit particulièrement réservé, je crois

Que cette infirmité s'est toujours trouvée dans une proportion à peu près égale à tous nos maux : s'il paroît néanmoins aujourd'hui plus de Sourds & Muets que dans les temps qui nous ont précédés; c'est que jusqu'à nos jours on tenoit éloignés de la société les enfans qui naissaient privés des facultés d'entendre & de parler, parce que leur instruction avoit toujours été regardée comme très difficile, & en quelque sorte impossible.

Cependant les Savans n'ignoroient pas que depuis deux cens ans il avoit paru quelques phénomènes en ce genre, je veux dire, des Sourds & Muets plus ou moins instruits, ce qu'on regardoit alors comme une (3) espèce de merveille, mais le reste des hommes n'imaginoit pas qu'on eut jamais tenté cette entreprise, & encore moins qu'on y eût réussi.

L'état de sourd & muet ne présentoit donc aux yeux qu'une situation affreuse, & sembloit être, dans l'ordre naturel, un malheur sans remède. Nous sçavons même par des relations non suspectes, qu'il y a encore des pays barbares, où l'on fait mourir à l'âge de trois ans au plus tard les enfans qui ne peuvent ni entendre ni parler, parce qu'on les regarde comme des monstres.

Cette cruauté nous fart frémir ; mais le préjugé qui en est la source étoit presque universel jusqu’à notre siècle. Des parens se croyoient, pour ainsi dire, déshonorés d'avoir un enfant sourd & muet. On pensoit avoir rempli toute justice à son égard en pourvoyant à sa nourriture & à (4)

son entretien, mais on le soustrayoit pour toujours aux yeux du monde, en le confinant ou dans le secret d'un Cloître , ou dans l'obscurité de quelque pension inconnue.

Aujourd'hui les choses sont changées de face. On a vu plusieurs Sourds & Muets se montrer au grand jour. Les Exercices qu'ils devoient faire, ont été annoncés par des Programmes qui ont excité l'attention du Public. Des personnes de tout état & de toute condition y font venues en foule. Les Soutenans ont été embrassés, applaudis, comblés d'éloges, couronnés de lauriers. Ces enfans qu'on avoit regardés jusqu'alors comme des rebuts de la nature, ont paru avec plus de distinction, & fait plus d'honneur à leurs pères & mères que leurs autres enfans, qui n'étoient pas en état de faire la même chose & qui en rougissoient. Les larmes (5) de tendresse & de joie ont donc succédé aux gémissemens & aux soupirs. On montroit ces acteurs de nouvelle espèce avec autant de confiance & de plaisir qu'on avoit pris jusqu'alors de précaution pour les faire disparoître.

Les Gazettes nationales & étrangères ayant rendu compte de ce qui s’étoit passé dans Paris, sous les yeux d’un nombre considérable de témoins distingués, les Leçons ordinaires des Sourds & Muets sont devenues en quelque sorte des Exercices continuels. On y voit tous les jours des Sçavans de différens pays, & des personnes de la plus haute qualité. Quelques-uns même de nos Princes les ont honorées de leur présence; & des Souverains étrangers ont voulu se convaincre par eux-mêmes qu'on ne leur en avoit point imposé dans les Papiers publics.

(6) Il n'est donc plus question d'ensevelir les Sourds & Muets dans la retraite : de quelque famille qu'on puisse être, on ne rougit plus d'avoir un enfant qui soit incapable d'entendre. La surdité, qui sembloit ne devoir être le partage que de ces hommes qui mendient leur pain dans les rues en tenant une petite sonnette, ne paroît plus qu'une de ces difformités corporelles, dont les conditions les plus élevées ne sont point exemptes, & aux inconvéniens de laquelle il est facile de remédier.

M. Ernaud, M. Perreire Portugais, & Madame de Sainte-Rose, Religieuse de la Croix du

Fauxbourg Saint Antoine, ont été les premiers de notre siècle qui se soient appliqués à l’instruction des Sourds & Muets, sans avoir concerter ensemble le plan de leurs opérations.

Je n'ai point connu le premier de (7) ces Messieurs, ni aucun de ses disciples, mais quelques sçavans m'ont assuré qu'il s'y prenoit très – bien . La dame Religieuse a formé (en faisant usage de l'Alphabet manuel françois, & des signes naturels) deux élèves, dont l'une a parfaitement réussi.

Quant à M. Perreire, un de ses disciples (M. de Saboureux de Fontenai) lui a fait beaucoup d'honneur, & se trouve aujourd'hui en état de composer des ouvrages, & de les donner au public. Il a même entrepris à ton tour d'instruire quelques autres Sourds & Muets, sur le progrès desquels je ne puis rien affirmer, n'en ayant point de connoissance. Trois autres Elèves de M. Perreire,

Sçavoir deux Messieurs que je ne connois pas, mais dont j'ai beaucoup entendu parler, & une Demoiselle qui à paru devant le feu Roi & ses Ministres, sont aussi parvenus à un (8) degré d’instruction qui mérite de grands éloges.

Pour moi, voici de quelle manière je fuis devenu Instituteur de Sourds & Muets, ne sçachant point alors qu'il y en eût jamais eu d'autres avant moi.

Le P. Vanin , très respectable Prêtre de la Doctrine Chrétienne, avoit commencé par le moyen des estampes ( ressource en elle-même très – foible & très – incertaine ) l'instruction de deux sœurs jumelles, sourdes & muettes de naissance. Ce charitable ministre étant mort, ces deux pauvres filles se trouvèrent sans aucun secours, personne n'ayant voulu pendant un temps assez long entreprendre de continuer ou de recommencer cet ouvrage. Croyant donc que ces deux enfans vivroient & mourroient dans l'ignorance de leur religion, si je n'essayois pas (9) quelque moyen de la leur apprendre, je fus touché de compassion pour elles, & je dis qu’on pouvoit me les amener, que j'y ferois tout mon possible.

Ne m'étant occupé jusqu'alors que de matières théologiques ou morales, j'entrois dans une carrière qui m'étoit absolument inconnue. La route des estampes n'étoit point de mon goût. L'alphabet manuel françois que je sçavois dès ma plus tendre enfance, ne pouvoit m'être utile que pour apprendre à lire à mes disciples. Il s'agissoît de les conduire à l'intelligence des mots. Les sîgnes les plus simples, qui ne consistent qu'à montrer avec la main les choses dont on écrit les noms, suffisoient pour commencer l'ouvrage: mais ils ne mènent pas loin, parce que les objets ne sont pas toujours sous nos yeux, & qu'il y en a beaucoup qui ne peuvent (10) être apperçus par nos sens. Il me parut donc qu'une méthode de signes combinés devoit être la voie la plus commode & la plus sûre, parce qu'elle pourroit également s'appliquer aux choses absentes ou présentes, dépendantes ou indépendantes des sens.

C'a été en effet la route que j'ai prise, & avec le secours d'une telle méthode, j'ai formé les Elèves dont on a vu les Exercices publics, & aux Leçons desquels il vient tous les jours des personnes qui me font honneur, mais que je n'ai jamais cherché à y attirer.

Depuis long-temps on me presse de donner cette méthode au public : ce n'étoit pas mon goût. Il me paroissoit difficile de l'expliquer bien clairement, & je craignois qu'elle ne fût pas bien accueillie. Voici donc ce qui m'oblige maintenant de la faire paroître. M. de Saboureux, sourd (11) & muet de naissance, vient de composer un ouvrage, qu'il doit faire imprimer incessamment. Il y suppose qu'il m'est impossible, avec le secours des signes méthodiques, de donner aux Sourds & Muets les idées des choses indépendantes des sens. Il avoit déjà fait insérer quelque chose de semblable dans le Journal de Verdun, sans cependant me nommer. C'est de lui-même que je tiens cette anecdote : mais pour cette fois, ne voulant pas que je pusse en prétendre cause d'ignorance, il eu venu lui-même me faire lire le chapitre de son ouvrage qui renferme cette assertion.

Comment ce Monsieur auroit-il pu juger pertinemment de ma méthode ? Il n'en connoît que la surface d'après ce qu'il en a vu dans quelques portions de mes Leçons, auxquelles il lui a plu d'assister de temps (12) en temps : jamais il n'en a examiné l’ensemble: il n'a pas même été une seule fois le témoin d'une Leçon entière ; & quand j'ai fait en sa présence l'exposition de cette méthode à des personnes qui me l'ont demandée, il a bien pu en comprendre ce que j'en expliquois par écriture & par signes, mais il n'a pu entendre ce que je leur en disois de vive voix,

puisqu'il est sourd & muet, & c'en étoit certainement la plus grande partie , & la plus intéressante. Il est donc évident, que si on s'en rapporte à ce qu'il en dit, on en jugera comme lui sans la connoître. C'est ce qui me détermine, malgré moi, à la faire imprimer.

Je souhaiterois, pour le bien de l'humanité, que M. Perreire eût trouvé une méthode préférable à la mienne. En ce cas je l'adopterois de tout mon cœur, & avec beaucoup d'ac- (13) tions de grâces. Il n'est point ici question de la folie d'être auteur: il s'agit de faire tout ce que nous pouvons pour nous rendre utiles aux Sourds & Muets, présens & à venir. C'est uniquement dans cette vue que je vais présenter les deux Méthodes. Ceux qui dès – à – présent ou dans la suite voudront s'appliquer à ce genre d'instruction choisiront celle des deux qui leur paraîtra conduire plus directement au but, à moins qu'ils n'en découvrent eux-mêmes une troisième préférable .aux deux autres.

14. INSTITUTION

CHAPITRE II

Différence des deux Méthodes dont on se sert pour l’instruction

des Sourds & Muets.

DANS l'instruction de ses disciples M. Perreire fait un grand usage d'un Alphabet manuel, qu'il nomme la Dactylologie. Voici le jugement qu'en a porté en 1745 une société également sçavante & respectable: « M. Perreire se sert fort à propos d'un alphabet manuel pour s'exprimer avec son élève, & il le fait par ce moyen plus commodément que par récriture, ce qui lui évite l’incommodité d'avoir continuellement la main à la plume.

« Nous pensons que l'alphabet manuel de M. Perreire, pour lequel il n'emploie qu'une seule main, deviendra, s'il le rend public, d'au- (15) tant plus commode pour ses élèves & pour ceux qui voudront commercer avec eux, qu'il paroît extrêmement simple & expéditif : par conséquent aisé à apprendre & à pratiquer».

On peut lire ce qui fuit dans l’Histoire de l'Académie Royale des Sciences de 1749, page, 183.

« On est assez généralement instruit que parmi les Sourds il y en a un grand nombre qui ont l'organe de la parole très – bien conformé, & qui ne sont muets que par l'indisponibilité où le défaut de l’ouie les met d'avoir aucune idée des tons, & d'acquérir aucune des connoissances qui doivent venir par leur moyen. M. Perreire a fait voir à l'Académie deux jeunes Sourds & Muets de naissance qu'il a instruits à concevoir ce qu'on veut leur faire entendre, soit au moyen (16) de l'écriture, soit par des signes dont il se sert avec eux, & à y répondre de vive voix ou par écrit. Ils lient & prononcent distinctement toutes fortes d'expressions françoises, ils donnent des réponses très-sensées à toutes les questions qu'on leur fait, ils exécutent promptement ce qu'on leur propose de faire ; ils donnent aux noms le genre & le cas qui leur conviennent ; conjuguent les verbes , & font l’usage propre des pronoms & des adverbes, des prépositions & des conjonctions, ils sçavent les règles de l'Arithmétique , & connoissent sur la carte les quatre parties du monde, les royaumes, les capitales, &c. Enfin il paroît que si M. Perreire leur a donné avec la parole la faculté d'acquérir les idées abstraites, dont ils avoient été privés jusques-là.

(17) « Il se sert, comme nous l'avons dit, pour leur communiquer ses pensées, de l'écriture ou des signes qu'il leur fait avec la main, & desquels il a composé un alphabet, dont l’usage est bien plus prompt que celui de l’écriture ; il espère même pouvoir instruire ses Elèves à entendre, par le seul mouvement des lèvres & du visage, ce qu'on voudra leur dire , pourvu cependant que ce soit des personnes qui aient avec eux une habitude journalière: les autres feront toujours obligés de se servir de l’ écriture, ou des signes dont nous avons parlé .

« Quoique l'art dont nous venons de parler ne toit pas absolument nouveau, & que MM. Wallis, Amman, Emmanuel, Rammirez de Cortonne, Pierre de Castro , le P. Vanin de la Doctrine Chrétienne, & peut-être encore beaucoup (18) d'autres l'aient pratiqué avec succès; comme cependant les progrès des Elèves de M. Perreire démontrent la bonté de la méthode dont il se sert, & dont il s'est réservé le secret, l'Académie a cru qu'on ne pouvoit trop l'encourager à cultiver cet art, qui peut rendre à la société un grand nombre de sujets qui lui seroient demeurés inutiles sans ce secours : c'est en quelque sorte les tirer, par une heureuse métamorphose, de l'état de simples animaux pour en faire des hommes ».

Voici enfin ce qu'on trouve dans les registres de l'Académie Royale des Sciences, du 27 Janvier 1751.

« Nous avons examiné, par ordre de l'Académie, les progrès du nouvel Elève que M. Perreire lui présenta le 13 de ce mois.

« M. ( de Saboureux de Fon- (19) tenai), sourd & muet de naissance , âgé de treize à quatorze ans, fils de M. Fontenai, Maréchal – de – Logis des Chevaux – Légers de la Garde , a commencé à recevoir les instructions de M. Perreire le 26 Octobre 1770. Il prononce déjà toutes les lettres, toutes les diphtongues, & toutes les syllabes distinctement & clairement, sans excepter les plus compliquées ; telles que
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