Parcours étoile en mémorisation avec de plus en plus de balises





télécharger 404.46 Kb.
titreParcours étoile en mémorisation avec de plus en plus de balises
page1/5
date de publication16.07.2019
taille404.46 Kb.
typeCours
l.20-bal.com > documents > Cours
  1   2   3   4   5

STAGE D’EQUIPE SUR SITE : COURSE D’ORIENTATION
Lycée Pape Clément Pessac 33
Mise en œuvre des programmes lycée et de l’épreuve du bac en CO


Formateur : MARC AUBRON professeur agrégé d’EPS collège Capeyron Mérignac 33


Contact :mailto:marcaubron@tele2.fr



LA COURSE D’ORIENTATION


d’une pratique spontanée vers une démarche éducative rationalisée et efficiente.

planning du stage :





MATIN 9H-12H

APRES-MIDI 13H3O-16H30

O2/O2/O4

Au lycée:

  • Présentation du stage

  • La CO c’est quoi ?

  • Les textes sur les programmes lycée

  • La sécurité

  • Les attentes des stagiaires

Bois du Burck :

  • Délimitation de la zone d’évolution , légende, échelle

  • Pose/vérification de balises

  • Réseau de postes par équipe de 2 (formule unss)

O5/O2/04

Bois du Burck :

  • Mises en œuvre des programmes seconde

  • Cartes flottantes

  • Suivi d’itinéraire (surligné)




Bois du Burck :

  • Mises en œuvre des programmes du cycle terminal

  • Parcours étoile en mémorisation avec de plus en plus de balises

  • parcours avec ordre balises imposé (2 niveaux)

  • explication de l’usage de la boussole

06/02/04

Au lycée:

  • théorie : cartographie , traçage , hiérarchisation de circuits

  • comment placer les postes (notamment pour le parcours permanent ; 43 postes)




Bois du Burck :

  • Mise en œuvre de l’épreuve du bac ; course au score 16 balises et projet sur 8

  • Etalonnage du pas avant le début de l’épreuve

  • Bilan et fiches




PLAN


  • 1 qu’est-ce la CO ?




  • 2 Traitement didactique


2.1 Définitions

2.2 Problème fondamental

2.3 Enjeux de formation

2.4 Les variables didactiques

2.5 Les niveaux de pratique

2.6 Les situations d’apprentissage

2.7 La sécurité

2.8 La carte

2.9 Lexique


  • 3 la CO dans les textes lycée


3.1 Programmes seconde

3.2 Programmes cycle terminal niveau 1et2

3.3 Epreuve du baccalauréat

3.4 Fiche 10 des documents d’accompagnement des programmes


  • 4 Mises en œuvre des programmes lycée en CO


4.1 Classe de seconde

4.2 Cycle terminal

4.3 Epreuve du baccalauréat
quelques éléments supplémentaires

interdisciplinarité

utilisation de la boussole

**************************************************************************************************************************


  • 1 qu’est-ce la CO ?

Nous allons tout d’abord faire table rase sur certaines représentations de la pratique de la CO en milieu scolaire.
Oui, la CO peut se pratiquer dans un milieu urbanisé de l’établissement au stade en allant vers le parc puis le bois pour enfin évoluer en milieu forestier gardons à l’esprit l‘essence de cette APSA cad l’incertitude environnementale .Vous êtes toujours à même de complexifier votre document cartographique soit en ajoutant des détails fins soit en enlevant de l’information(sans les chemins et sentiers par ex).Une chose est certaine vous ne pourrez pas faire l’économie de la carte…nous y reviendrons notamment avec l’utilisation de logiciel comme ocad 8.
Non , la co ne se résume pas à poser des balises 1h avant les élèves et à les déposer à l’issue . Nous avons trop souvent tendance à organiser nos cycles en mettant l’élève dans une situation de consommateur .En effet nous voulons souvent bien faire et pour cela nous posons nous mêmes les balises avant nos séances pour plus de fiabilité certes mais je pense que l’élève en allant poser les balises rentre dans un apprentissage informationnel et si il se trompe tant mieux car c’est ainsi que l’on progresse(à condition de lui montrer, vous ou un camarade pourquoi l’emplacement de son poste est incorrect).En CO encore plus que d’autres APSA l’élève a un rôle déterminant dans le bon déroulement de la séance et la pose des balises par les élèves reste à mon sens un passage obligé. Bien sûr cette pose s’échelonnera sur un continuum d’une pose collective avec le prof vers une pose individuelle. Nous montrerons au fil de notre démarche qu’une balise par élève est un principe organisationnel de notre mode de fonctionnement(25 élèves /25 balises ; les élèves se vérifient par binômes et si il y a litige non résolu on élimine cette balise de la carte mère) . De plus cette pose /vérification est une bonne situation d’échauffement cérébral et physique : on part en marchant pour poser le plus justement en prenant un maximum de précautions cad des informations sur l’emplacement exact du poste et on revient en courant au point de ralliement sans oublier d’indiquer sur le tableau central de répartition des tâches le n° de la balise posée (ceci a un double objectif responsabilisé l’élève et faire connaître à tous le responsable de la pose de telle balise). L’élève passe par différents rôles : poseur , vérificateur , contrôleur , chronométreur , organisateur , concepteur de parcours et bien sûr coureur et plus exactement orienteur. Une organisation anticipée et bien conduite permet à l’enseignant de dépasser le seul stade d’organisateur pour se focaliser sur les apprentissages en étant à l’écoute des élèves sur les difficultés rencontrées pour les guider , les aider. La verbalisation souvent entamée à partir d’un questionnement reste incontournable pour juger de l’état d’avancement des apprentissages . La difficulté de cette APSA est de ne pas voir nos élèves pendant la pratique . Ce propos peut être pondérer car le départ sur un parcours est souvent révélateur du niveau de pratique (à fond sans regarder la carte ,….,j’oriente mon document cartographique et je parts avec un projet qui prend en compte la distance du parcours ,les échelles , le point d’attaque, le fait que cela soit la première balise…etc) analyser les allures et les directions de nos élèves sur le départ nous fournit déjà quelques informations sur la pratique des élèves. L’arrivée traduit aussi des comportement mais de façon moindre car elle renvoie plus à la seule gestion de l’allure par rapport à la longueur du circuit. Il est possible dans le même esprit de poster une « balise spectacle » visible pour l’enseignant depuis son point de ralliement ; cette balise ne pourra être la 1ère ou la dernière balise. Cette « balise spectacle » permet d’observer des comportements généralement observables uniquement en suivant de façon individuelle un élève ou en allant se poster à proximité d’une balise discriminante par rapport au niveau de pratique (quasi impossible quand on est seul prof pour 1 classe/sécurité et organisation). Cette « balise spectacle » permet ainsi d’observer nos élèves tout en continuant la gestion de la séance. Les comportements observés seront affinés dans les niveaux de pratique mais déjà on pourrait repérer 2 attitudes : tout d’abord l’élève qui sprinte sur la balise , il se jette dessus sans même vérifier le numéro puis reste « planté » plus de 20 secondes à orienter sa carte avant de repartir sur la balise suivante et souvent en marchant pour récupérer du de l’accélération précédente ; alors que l’élève expérimenté à expert ne marque pas d’arrêt à la balise hormis le fait de poinçonner il a bien sûr ralenti depuis son point d’attaque et est rentré dans une lecture de carte fine notant tout les détails et ainsi être en parfaite relation carte /terrain , il s’approche sereinement de la balise, positionne son carton de contrôle de façon adéquate et prépare déjà sa sortie de poste de manière qu’à l’issue du poinçonnage il repart en accélérant progressivement avec un nouveau projet de point d’attaque pour la prochaine balise. Par cet exemple on note comment un arrêt à la balise plus ou moins prolongé peut être interprété.

Non la CO ne se résume pas à l’utilisation fastidieuse de la boussole et de l’étalonnage du pas. Trop de collègues instrumentalisent la CO et ne se rendent pas compte de la masse des opérations à traiter pour l’élève .La boussole peut être un outil de sécurité ou du moins une variable didactique intéressante pour les élèves en difficulté car elle leur permet d’orienter la carte correctement. Cependant la compétence prioritaire selon les textes collège est bien de faire la relation carte terrain et vice versa. Le jour où l’élève oublie , perd ou casse sa boussole il est perdu…le contenu (toujours selon la terminologie d’usage dans les textes collège) pour atteindre cette compétence prioritaire est de trouver 2 éléments fiables (ex un chemin et une butte) c’est un minimum pour orienter une carte ; ainsi on peut orienter sa carte en la disposant en correspondance avec les éléments tel « un calque sur la nature ». Ne nous méprenons pas pour autant l’utilisation de la boussole sera une compétence intéressante pour qui sait s’en servir mais nous pensons intégrer cette apprentissage à partir de 30h d’enseignement. L’introduction précoce de la boussole a pour conséquence de ralentir considérablement la vitesse de déplacement et va donc à l’inverse de l’effet initialement recherché. L’utilisation de la boussole dans son usage le plus noble est bien le choix d’un azimut (angle par rapport au nord) cad d’un cap , d’une direction lorsqu’aucune main courante ou ligne directrice permet un déplacement rationalisé et sécurisé on parle aussi d’un « saut »d’un point à un autre d’une ligne à une autre. Il n’est déjà pas simple de prendre un azimut sur sa carte , la tâche s’avère encore plus délicate(regarder la flèche directionnelle et fixer un point de chute et renouveler l’opération jusqu’à l’atteinte de l’objectif ;des sauts de puce de + en + grands permettent de juger du niveau de compétence de l’orienteur). La boussole doit être utilisée de façon raisonnable et raisonnée au risque d’aboutir au contraire de l’effet recherché.

Il en va de la même logique pour la notion d’étalonnage du pas qui reste un indicateur non négligeable pour un certain niveau de pratique. Repérer des éléments fiables sur le terrain et la carte me semble plus pertinent dans un 1er temps. Certains collègues pour qui la CO ne peut exister sans boussole et sans étalonnage du pas font plus des cycles d’orientation que des cycles de course d’orientation.
Oui la CO est appréhendée comme une course et à ce titre toutes nos tâches seront conduites sous la contrainte temporelle (sauf la pose) pour rester dans la logique de l’APSA . Ceci ne veut pas dire systématiquement chronométrage car les situations « défi » sont à ce titre très motivantes pour l’élève sans pour autant relever le temps réalisé mais le but étant de réaliser son parcours avant son camarade donc sous pression temporelle. En effet la conjonction de la course et de l’orientation est bien le problème fondamental que l’on peut retraduire sous d’autres formes : énergie et information ; physique et intellectuel ; risque et sécurité. Pratiquer de la « marche d’orientation »(randonnée) ne renvoie pas à mon sens à la même activité. Il est plus facile d’être précis en marchant qu’en courant…de la même manière être lucide en fin de course reste plus délicat du fait de l’épuisement …à l’image du biathlon (ski de fond + tir) le skieur ralentit volontairement à l’approche de la zone de tir et prépare déjà sa concentration sur le tir tout en faisant descendre sa fréquence cardiaque ; cette gestion entre la vitesse et la précision reste un des enjeux de cette APSA ; ainsi l’orienteur doit être capable de ralentir pour être plus efficient dans l’approche de poste (orientation fine). L e système énergétique et informationnel cohabitent mais dans des intensités différentes selon les moments de la course .



  • 2.TRAITEMENT DIDACTIQUE



2.1 Définitions
La CO  : définition / logique fédérale.

La course d’orientation est une course individuelle contre la montre, en terrain varié, généralement boisé, sur un parcours matérialisé par des postes que le concurrent doit découvrir dans un ordre imposé, par des cheminements de son choix, en se servant d’une carte et éventuellement d’une boussole .
Cette définition comporte plusieurs éléments incontournables pour la pratique et à l’issue de l’analyse ses termes constitutifs nous proposerons notre définition de la CO scolaire.
COURSE INDIVIDUELLE :

L’aspect affectif et sécuritaire de cette notion n’est pas sans implication pédagogique. La progression des situations d’apprentissage devra prendre en compte cet aspect ,pour tendre de plus en plus vers la pratique individuelle visant l’objectif d’autonomie . Pour un premier cycle d’apprentissage ou en fonction des conditions matérielles ou humaines , les conditions de sécurité nous conduisent parfois sur des formes de groupement à 2 ou 3 .
CONTRE LA MONTRE :

L’aspect moteur et foncier est une donnée phare de la pratique , elle est l’essence même de la sportivisation de cette pratique(au passage je rappelle que nous possédons depuis août 2003 en France un champion du monde de CO Thierry Gueorgiou). La compétition va naître de ce rapport au temps et par conséquence la comparaison aux autres car les départs sont décalés. L’objectif du déplacement en CO est bien sûr d’être le plus rapide à condition d’avoir découvert tous les postes. En résumé l’aspect moteur et énergétique est donc essentiel mais non suffisant. Les situations d’apprentissage seront porteuses de cette logique liée à la contrainte temporelle que cela soit en référence au temps du chronomètre ou à l’adversaire(situation défi) .Les situations prendront en compte cette exigence dès l’initiation par la mesure du temps de course(heure de départ , heure d’arrivée , temps partiel , temps final , temps limite , pénalité de temps …)
EN TERRAIN VARIE GENERALEMENT BOISE :

La variété environnementale dresse la limite de la pratique de ce sport appartenant au groupement des activités physiques de pleine nature. La notion de pleine nature induit ce contact avec la nature mais surtout avec le concept d’incertitude(P.PARLEBAS).Je tiens aussi à relativiser cette appellation trop emphatique et lui préfère la dénomination d’activité physique d’environnement plus pertinente à mes yeux dans nos contextes de plus en plus urbanisés. Pratiquer la CO sur un terrain de foot manquerait à coup sûr son objectif (ce qui ne veut pas dire que je ne peux pas dire que je ne peux pas utiliser le terrain de foot pour des situations précises par exemples travail avec boussoles pour trouver et conserver le bon azimut départ commun d’un pointA puis à 50m 4 plots pour voir si l ’élève à le bon « cap » puis idem à 100m ; seul un plot correspond au bon azimut...)L’intérêt de cette pratique réside bien dans la variété informationnelle qui engendre une incertitude du milieu. Il y a bien le risque de me perdre ou du moins ne plus savoir exactement où je me situe par rapport à la carte et aux balises à découvrir. Lire le milieu renvoie donc à une gestion perceptive et informationnelle.

Les variables et les caractéristiques du terrain sont donc capitales pour la pratique de la CO .Bien sûr tous ces éléments peuvent être soumis à une simplification ou une complexification (à mettre en relation avec le type de public et le niveau de pratique) : d’un milieu aménagé à un milieu sauvage ;d’un milieu ouvert(terrain foot , champs..) à un milieu boisé ; d’un milieu clair à un milieu dense ; d’un milieu connu à un milieu inconnu
SUR UN PARCOURS MATERIALISE PAR DES POSTES :

Cette donnée renvoie à la notion de traçage et de conception des circuits. En CO une relation particulière existe entre le traceur et le coureur . En EPS , l’aspect relationnel se concrétise à travers les objectifs de l’enseignant (parcours à thèmes) et les ressources des élèves afin de développer des compétences spécifiques. Les parcours et donc le traceur renvoient à une intention et les situations ou circuits proposés aux élèves favorisent des réponses adaptatives ou des comportements recherchés. L’enseignant veille à adapter la difficulté des parcours aux élèves(nombre de choix d’itinéraires , nombre de balises donc de parcours partiels , niveau des lignes directrices , nombre de changements de lignes , nombre de points de décision , nature du poste , distance entre le poste et le point d’attaque, présence de lignes d’arrêt…autant d’éléments et de variables à la conception de circuits différenciés. Si l’on propose à l’élève d’aller de A à B et qu’entre les 2 postes il n’existe qu’un grand chemin cela revêt que peu d’intérêt alors que si il existe au moins une alternative d’itinéraires (par le fossé , par le sentier ouest ou par le sentier est)nous sommes dans la CO car l’élève est confronté à un choix instauré par le traceur. Attention tout ceci s’applique avec la logique d’ordre imposé(ce qui ne signifie sûrement pas itinéraire imposé je le rappelle) mais reste d’une portée moindre dès lors que l’on propose des courses au score car l’élève n’arrive pas nécessairement du même point . Il faudra retenir que la difficulté du poste est aussi conditionnée à d’autres variables que la seule nature de son emplacement.
ITINERAIRE DE SON CHOIX/A L’AIDE D’UNE CARTE :

La carte(du plan simplifié de l’établissement à la carte FFCO avec nomenclature internationale, 5 couleurs ,échelle , équidistance) est l’outil indispensable à la CO. Sans carte pas de pratique de l’activité possible ce qui ne veut pas dire que des situations ne seront pas proposées sans carte (parcours mémo ; carte blanche ; course au radar cad seulement avec les distances et les azimuts de chaque poste…) . La compétence prioritairement visée est la mise en relation carte/terrain et terrain/carte.

L’intérêt de la CO réside ici dans la sélection de l’information et de son traitement pour élaborer un projet de déplacement cad la construction d’un itinéraire personnel. En ce qui concerne les jeunes élèves et les débutants la difficulté c’est d’être submergé par la quantité d’informations visuelles et de n’être pas capable de relever les informations pertinentes en faveur de son déplacement d’où sa lenteur et ses hésitations. Il convient donc en début d’apprentissage de réduire cette charge d’informations à traiter ; les documents seront adaptés ainsi que le choix de terrain (milieu plus ou moins aménagé) pour réduire la complexité liée au décryptage ce qui nuit au déplacement. Il s’agira de toujours garder à l’esprit ce décalage optimal entre la lecture de carte et la vitesse de course.

Quant à l’utilisation de la boussole au niveau débutant elle me semble comporter plus de risques que d’avantages et nous l’écarterons délibérément de nos 1er cycles qui je le rappelle se déroule dans des milieux aménagés (stade , parc).En effet elle sera une source informationnelle supplémentaire mais biaisant la compétence prioritairement recherchée cad la mise en relation de la représentation symbolique et de la réalité environnementale.


NOTRE DEFINITION POUR UNE CO SCOLAIRE EDUCATIVE ,PHYSIQUE ET SPORTIVE:

Rappelons d’abord l’appartenance au groupement d’APSA nommé Activités Physiques de Pleine Nature mais où il semble préférable de raisonner en termes de  « pleine culture » à l’heure de la naturalisation de nos espaces urbains soit dans une certaine domestication de la nature soit dans une recomposition de l’espace naturel(Surface Artificielle d’Escalade ; Espace Sport Orientation voire plus avec le Park orienteering véritable recomposition artificielle d’aires dédiées à la CO ;plan d’eau artificiel ; bassin artificiel d’eaux vives ; piste de ski sur neige artificielle ou sur tapis ,plan d’eau à Bercy…le indoor pour les activités outdoor quel paradoxe le spectacle médiatique entre autre est-il encore capable d’apporter ?). Je ne rentrerai pas dans un débat qui me semble stérile entre les sports traditionnels et leurs hybridations modernes ou encore entre les puristes(classiques) et les néo-pratiquants mais me placerai du point de vue de la motricité décisionnelle sollicitée dans ce type d’APSA.
Les sports nature ou encore les activités physiques d’environnement plus classiquement énoncés dans le verbiage des enseignants d’EPS en tant qu’APPN regroupent :

l’ensemble des activités se caractérisant par un déplacement finalisé(CO :recherche de balises) , avec ou sans engin(CO à pied mais cela se pratique aussi à ski, à VTT…) , dans un milieu de pleine nature ou le reproduisant. Ce milieu est complexe ,varié , parfois variable(la carte à besoin de mise à jour car le milieu évolue végétation, sentiers), souvent imprévu , rarement standardisé (non au cycle CO au stade de la 6ème à la terminale). La motricité mise en jeu dans ce milieu nécessite plus particulièrement un codage des informations , un contrôle de ses émotions et une maîtrise des risques éventuels.
DEFINITION : faire de la course d’orientation , c’est réaliser un déplacement finalisé individuel ( je viens de, je suis à , je vais à)(parfois modalité collective)le plus rapidement possible en terrain plus ou moins inconnu et complexe, à l’aide d’un document de  référence (plan , carte voire road book ), et éventuellement à l’aide d’une boussole.
Il s’agit bien de décider et de réaliser individuellement un itinéraire en se servant des indications d’un document cartographique dans un minimum de temps

2.2 Problème fondamental :
En CO il s’agit de courir le plus vite possible et prélever les informations pour son parcours. L’élève devra construire et conduire son déplacement le plus rapidement possible et sans se perdre. Il faudra combiner prise de risque et sécurité ;vitesse et précision..

Il faut aller vite tout en restant lucide cad s’orienter sous pression temporelle .

Pour l’élève, il y a une phase de repérage sur la carte , une phase où il s’imagine son parcours et où il mémorise les points caractéristiques qu’il veut trouver et une phase où il réalise son parcours en réajustant constamment ses prévisions avec la nature du terrain(lire ,décider , réaliser).L’élève associe, reconnaît, construit l’espace et code des informations visuelles, physiques, de durée, symboliques pour identifier, se situer , se guider et faire des choix efficients.
Les contradictions :

vitesse / précision

Course / orientation

Physique / intellect

Energétique/ informationnel

Risque / sécurité

2.3 enjeux de formation

La CO permet l’accès à l’autonomie en s’engageant en sécurité dans un milieu inconnu. Elle offre aussi la possibilité d’une éducation à l’environnement (écocitoyenneté)

La CO permet d’acquérir des connaissances sur son corps et de développer des compétences motrices (bio-énergétiques, bio-informationnelles, affectives et cognitives) et de répondre aux objectifs généraux de l’EPS.


  1. développement de conduites motrices

  2. accès à la culture des  APPN

  3. « gestion de sa vie future »

  4. former un citoyen lucide, responsable et éclairé.


mais aussi la CO permet d’éduquer par son corps à l’autonomie (je fais des choix seul et je m’y conforme) en passant d’un référentiel égocentré à un référentiel exocentré, à la responsabilité (être conscient de ses actes), à agir en créant sa propre sécurité, et d’entendre un message civique (respect de la forêt, de la nature…)
.

Elles supposent des compétences:

à s'informer,

à contrôler ses émotions,

à construire des connaissances et des savoirs,

à fonctionner en groupes,

à réguler les énergies.
2.4 Les variables didactiques
Le plan ou la carte :

L’échelle du 1/1000ème au 1/15000ème

La légende (compréhension) carte couleur ou noir/blanc

La lisibilité (plan perso ou carte IGN et carte FFCO)

La carte aux éléments planimétriques uniquement ou à la végétation ou au relief ou encore aux éléments liés à l’hydrographie


La distance :

La distance entre les postes (plus la distance est importante et plus le chemin nécessite des points d’appuis et une lecture précise) et l’étendue des circuits( surface)

Fait varier la difficulté du travail aérobie (avantage l’élève qui court correctement)


Le poste à trouver :

Une balise orange (30cm/30cm)est facile à trouver dans une forêt mais une plaquette en bois l’est moins.

Possibilité de mettre de fausses balises cad des leurres

La définition du poste /point d’attaque/complexité du déplacement

Comment trouver cette balise (si la balise est au bord du chemin ou s’il y a un fossé qui mène à la balise ou encore un azimut à faire ; cela ne pose pas les mêmes problèmes

Le terrain : difficulté par rapport :

A l’ étendue ; ouverture /fermeture ; plat /dénivelé ; uniformité/variation

Connu/inconnu

Dangerosité du site


Le chronomètre :

Il y a toujours cette mesure/ au temps, donc une pression temporelle

La comparaison des temps /autres ou /aux différents circuits

La gestion de l’heure limite de retour





La boussole :

Une boussole n’est pas obligatoire mais il faut savoir comment l’utiliser

1) seulement pour orienter la carte

2) pour relever l’azimut d’un point

3) pour à partir de l’azimut trouver un poste c’est à dire faire une visée.

2.5 les niveaux de pratique

trois étapes de Rozoy et Palcau académie dijon

1Ère ÉTAPE

LE COUREUR SE DÉPLACE SUR DES LIGNES PLANIMÉTRIQUES (CHEMINS, HABITATION, MUR...)

FINALISATION

Passer de la difficulté à lire une carte et se repérer à un déplacement sur un trajet court en suivant des lignes directrices simples, avec des ralentissements voire des arrêts aux changements de direction.

CONDITIONS DE RÉALISATION

Milieu sûr ou rendu sûr par rapport aux dangers objectifs, soit par aménagements, soit par reconnaissance. Plan ou carte (1/2000 à 1/15000è). Balises placées sur des endroits repérables de lignes directrices simples (balises de niveau 1).

ACTIONS VISÉES

- identifier, au fur et à mesure de son déplacement, les lignes directrices à suivre et les changements de direction (points de décision) pour atteindre la balise

 

 

 

 

 

 

- se déplacer sur des lignes simples en cherchant du regard les

éléments choisis sur la carte

 

 

 

 

 

 

- vaincre son appréhension et se déplacer en restant attentif

- respecter le milieu

- respecter les consignes propres au milieu fréquenté

 

 

OPÉRATIONS À METTRE EN ŒUVRE

- orienter sa carte par rapport à des éléments simples du terrain

- se situer sur la carte

- se représenter et codifier des éléments simples de planimétrie, et les retrouver sur la carte

- différencier une ligne (à suivre) d'un élément repère (se situer)

- retrouver sur sa carte un itinéraire jalonné suivi auparavant

- suivre un itinéraire surligné sur la carte

- suivre des lignes directrices de niveau 1 : chemin, rivière, clôture, ligne électrique...

- déplacer son pouce sur la carte par rapport aux éléments repères : croisement, virage, maison, mur...

- mémoriser un élément repère

- plier ou rouler sa carte de façon à voir tout l'itinéraire entre les deux balises

- oser s'éloigner en mémorisant un itinéraire simple

- respecter les limites d'espace (lignes d'arrêt) et de temps

- revenir sur ses pas pour retrouver le dernier point sûr

- respecter le matériel et laisser les balises en place

- s'arrêter pour aider un camarade en cas de besoin et faire prévenir le professeur

- respecter les zones de régénération

- respecter l'esprit course d'orientation : pas de cri, ni d'appel

 

 

INDICATEUR DE FIN D'ÉTAPE

trouver, à son rythme, toutes les balises de niveau 1 d'un parcours empruntant les lignes directrices de niveau 1

  INDEX  
2ÈME ÉTAPE

LE COUREUR SE DÉPLACE SUR DES LIGNES DIRECTRICES PLUS DIFFICILES À IDENTIFIER, ET PEUT COUPER D'UNE LIGNE À L'AUTRE

FINALISATION

Passer d'un déplacement sur un trajet court en suivant des lignes directrices simples, avec des ralentissements voire des arrêts aux changements de direction, à un déplacement plus régulier sur un trajet comportant des balises éloignées en utilisant d'autres éléments de repère que planimétriques (
nivellement, végétation...), et en coupant parfois pour rejoindre une ligne directrice facilement identifiable.

CONDITIONS DE RÉALISATION

Milieu naturel reconnu et limité. Document cartographique riche et précis de type carte de course d'orientation. Balises placées sur des lignes directrices ou visibles depuis des lignes (balises de niveau 2).

ACTIONS VISÉES

- concevoir un itinéraire sûr entre deux balises, en coupant éventuellement

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- adapter sa courge au relief, à la pénétrabilié et à la qualité du sol

- alterner la prise d'information sur le terrain et sur la carte pour se situer en permanence

 

 

 

 

 

- se déplacer seul dans un milieu partiellement connu

- choisir son itinéraire (couper ou pas) en fonction de sa compétence et de sa connaissance du milieu

- respecter le milieu

 

OPÉRATIONS À METTRE EN ŒUVRE

- orienter sa carte à l'aide de repères plus fins ou d'une boussole

- reconnaître une plus grande variété de lignes : talus, fossé, petit sentier, laie forestière, muret, ruisseau, rupture de terrain, limite de végétation...

- apprécier les distances, reconnaître la densité de la végétation sur la carte, se représenter le relief

- apprécier la difficulté de l'itinéraire pour couper ou non

- analyser a posteriori son parcours : erreurs, pertes de temps, "sauts de lignes"...

 

- réduire les arrêts en durée et en nombre

- courir en tout terrain

- courir en conservant sa carte orientée et en déplaçant son pouce à chaque élément repère. Mémoriser les éléments repères pour anticiper sur son déplacement et vérifier à chacun d'eux

- choisir un point d'attaque pour couper, et identifier la ligne d'arrêt sur laquelle on aboutit

 

- oser s'éloigner seul sur un itinéraire facilement identifiable

- retrouver rapidement le point de ralliement

- en cas de doute, retrouver rapidement le dernier point sûr

- respecter les limites d'espace (lignes) et de temps

- respecter le matériel et laisser les balises en place

- s'arrêter pour aider un camarade en cas de besoin et faire prévenir le professeur

- respecter les zones de régénération

- respecter l'esprit course d'orientation : pas de cri, ni d'appel

INDICATEUR DE FIN D'ÉTAPE

trouver des balises de niveau 2 sans pertes de temps, en acceptant parfois de couper d'une ligne à une autre

  INDEX   
3ÈME ÉTAPE

LE COUREUR OPTIMISE SON DÉPLACEMENT EN S'APPUYANT SUR TOUS LES ÉLÉMENTS PERTINENTS DE LA CARTE

FINALISATION

Passer d'un déplacement régulier sur un trajet comportant des balises éloignées en utilisant d'autres éléments de repère que planimétriques (
nivellement, végétation...), et en coupant parfois pour rejoindre une ligne directrice facilement identifiable, à un déplacement en tout terrain avec recherche de l'itinéraire le plus rapide. Balises éloignées des lignes directrices (balises de niveau 3).

CONDITIONS DE RÉALISATION

Milieu nature plus complexe et inconnu, avec relief et végétation variée. Carte de course d'orientation.

ACTIONS VISÉES

- concevoir un itinéraire efficace

 

 

 

 

 

 

 

 

- suivre son itinéraire sans perte de temps, et en maintenant en permanence la relation carte-terrain

 

 

 

 

 

 

 

 

- se déplacer seul dans un milieu inconnu

- choisir son itinéraire en fonction de sa compétence et de sa connaissance du terrain

- respecter le milieu

 

OPÉRATIONS À METTRE EN ŒUVRE

- lire avec précision le dénivelé, le relief et la pénétrabilité de la végétation

- évaluer les distances

- prendre un azimut

- choisir son point d'attaque et sa ligne d'arrêt pour optimiser la recherche de la balise

- choisir et mémoriser les éléments pertinents pour construire son déplacement

- analyser et réguler son itinéraire

- courir régulièrement en tout terrain comportant du relief, en esquivant les obstacles risquant de ralentir la course

- régler son allure en fonction du relief et de la pénétrabilité pour optimiser son effort

- doser son effort pour rester lucide sur l'ensemble du parcours

- lire sa carte en courant dans les zones où la course est facile ou ralentie (montée, chemins...)

- différencier la phase d'attaque du poste de la phase d'approche (varier sa vitesse en fonction de la précision de lecture, rester concentré)

- rationaliser ses choix pour se déplacer seul dans un site inconnu

- retrouver rapidement le point de ralliement

- en cas de doute, retrouver rapidement le dernier point sûr

- respecter les limites d'espace (lignes d'arrêts) et de temps

- respecter le matériel et laisser les balises en place

- s'arrêter pour aider un camarade en cas de besoin et faire prévenir le professeur

- respecter les zones de régénération

- respecter l'esprit course d'orientation : pas de cri, ni d'appel

INDICATEUR DE FIN D'ÉTAPE

trouver des balises de niveau 3 d'un parcours de dénivelé moyen, à une vitesse supérieure à 14 mn/km

  INDEX  

La réduction kilométrique ou RK correspond à la vitesse moyenne , exprimée en minute par kilomètre , de l’élève sur un parcours

Tableau de RK moyennes en fonction du niveau de pratique CO:



RK moyennes

Terrain facile

Terrain moyen

Terrain difficile

Débutant

10-15 min/km

12 - 20




Débrouillé

8-12

9-14

10-17

Confirmé

5-8

6-9

7-10

Haut-niveau

3-4

4-5

5-6


les niveaux de pratique vont correspondre à des niveaux techniques de circuits ; La difficulté sera de proposer des circuits adaptés au niveau des élèves.

La hiérarchisation de difficultés des circuits est conditionnée par plusieurs variables :

-le nombre de postes sur le circuit et distance totale du circuit

-la position des postes/niveau des lignes(sur les lignes simples puis loin des lignes directrices)

-les points de décision et changements de direction

-le nombre d’itinéraires possibles entre les postes

-l’emplacement  du poste /au point d’attaque (confondu à éloigné)

-la présence de lignes d’arrêt

2.6 des situations d’apprentissage

L’échauffement.
La pose et la vérification des balises me semble une bonne entrée en matière à condition de l’organisée avec quelques consignes. Les élèves partent en marchant avec leur carte de pose et doivent revenir en courrant , puis échangent avec un camarade par exemple . Il n’y a que le jour de l’évaluation terminale que nous demandons aux élèves de s’échauffer seul sous des formes plutôt athlétiques et de type aérobie.

La course avec carte à thème grâce au logiciel OCAD il est possible de supprimer certains symboles ou couleurs pour en faire des cartes à thème(carte au relief, à la végétation, aux éléments de planimétrie ou encore en se référant uniquement aux éléments de l’hydrographie.

  • une carte à thème avec uniquement les chemins

  • une carte qu’avec les bâtiments etc…

  • une carte complète

  • une carte sans couleur


Le relais (formule unss par équipe de 4)
But : Chaque élève fait le même parcours à la suite.

Aménagement du milieu : une course simple

Critères de réussite : notre équipe gagne quand on a tous réalisé le parcours

Place du professeur : au départ ou à l’arrivée

remarques : c’est une des courses pratiquées en compétitions UNSS.
La course au score :
But : on dispose un grand nombre de balises et on leur attribue des points quand on les trouve (en fonction de la difficulté et de l’éloignement)

L’élève devra obtenir le plus de points possible et donc poinçonner un maximum de balises.

matériel : balises, poinçons, boussoles cartes et cartons de contrôle.

Critères de réussite : trouver beaucoup de balises et revenir à l’heure

Place du professeur : au départ ou à l’arrivée.

remarques : si revenir à l’heure est la compétences que vous développez avec vos élèves, il faut mettre en place des pénalités sévères (2 points en moins par minutes de retard

La chasse aux balises

Même principe mais toutes les balises ont la même valeur ,

But : il faut le plus grand nombre de balises dans un temps limite

Départ en masse de tous les élèves avantage pour la gestion du temps scolaire
la course au score par équipe : réseau de postes

Même organisation mais les élèves peuvent avoir un projet en fonction des forces et faiblesses individuelles des élèves.

Par deux se répartir des postes facultatifs obligeant la séparation pour être efficace et des postes obligatoires communs aux deux élèves (formule UNSS par quatre au championnat de France)

La course en étoile

But : aller poinçonner les balises une à une en repassant toujours par le point central
  1   2   3   4   5

similaire:

Parcours étoile en mémorisation avec de plus en plus de balises iconInterprétatIon des rêves
«Une étoile de jour, une étoile de nuit» poèmes de jeunesse – Ed du Grand Rêve

Parcours étoile en mémorisation avec de plus en plus de balises iconInterprétation des rêves
«Une étoile de jour, une étoile de nuit» poèmes de jeunesse – Ed du Grand Rêve

Parcours étoile en mémorisation avec de plus en plus de balises iconRêve et Chamanisme
«Une étoile de jour, une étoile de nuit» poèmes de jeunesse – Ed du Grand Rêve

Parcours étoile en mémorisation avec de plus en plus de balises iconNous sommes heureux de vous présenter la programmation de la sixième...
«J’ai tendu des cordes de clocher à clocher; des guirlandes de fenêtre à fenêtre; des chaînes d’or d’étoile à étoile, et je danse»...

Parcours étoile en mémorisation avec de plus en plus de balises iconAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres
«le grand paysage de ma vie» : le massif de l’Étoile, collines qui vont d’Aubagne à Aix-en-Provence avec, dans le fond, la Sainte-Victoire...

Parcours étoile en mémorisation avec de plus en plus de balises iconAnimation Pédagogique «Apprentissage et processus de mémorisation»

Parcours étoile en mémorisation avec de plus en plus de balises iconCours preparatoire
«monotone, lampadaire, fleuriste» appartenant au registre de l'histoire ne font pas obstacle à la mémorisation

Parcours étoile en mémorisation avec de plus en plus de balises iconJean-Marc Hovasse : Heredia Hugo
«révélation» d’une étoile relativement nouvelle, lui avait donné, confiera-t-il plus tard, un désir «ardent, à la façon d’une obsession»,...

Parcours étoile en mémorisation avec de plus en plus de balises iconLEÇon 1 – Pour apprendre dans de bonnes conditions, IL faut
«trou noir». Ça signifie tout simplement que la mémorisation durable ne s’est pas faite

Parcours étoile en mémorisation avec de plus en plus de balises iconNotes relatives au tableau 2 : Programmation et bilan d’une année...
«Projet» fédérateur. Cette fiche-classe constituera une des traces du Parcours d’éducation artistique et culturelle, à côté de l’outil...





Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
l.20-bal.com