1. Comment avez-vous décidé de réaliser ce film et d’incarner le rôle de Paradjanov?





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date de publication09.11.2016
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1. Comment avez-vous décidé de réaliser ce film et d’incarner le rôle de Paradjanov?
Ce n’est pas moi qui ai décidé de réaliser le film et d'incarner le rôle parce qu'on me l'a proposé, c’est venu d'une production ukrainienne qui avait ce projet depuis un long moment. J'ai d'abord accepté la proposition d'incarner le personnage puis on m'a proposé la réalisation du film et j'ai accepté aussi. 
2. Paradjanov, que représente-t-il pour vous ? Et son œuvre ?
Je connaissais PARADJANOV personnellement et depuis longtemps. J'ai eu la chance de le rencontrer en janvier 1984 à Tbilissi,  lorsqu'il commençait de nouveaux à se préparer à réaliser un film, enfin. Puis nous avons pu nous voir de nouveaux à Erevan, peu après, puis à Paris en 1988 et 1989 jusqu'à sa mort en 1990 à Paris aussi. Le « personnage » de Paradjanov et son œuvre m’ont toujours impressionnés. Pour moi c'était un des plus grands novateurs de son temps, parmi les cinéastes de son époque.

La première fois que j'ai vu "Sayat-Nova, couleur de la grenade, (j’avais 12 ans à Erevan) j'ai eu l'impression qu'il faisait du cinéma comme si personne avant lui n'avait osé faire du cinéma de cette sorte. La poésie et le surréalisme qui parcourent son œuvre ont toujours été extrêmement intéressant pour moi. 
3. Y-avait-il des choses que vous avez apprises à propos de lui grâce à ce film ?
Je connaissais plutôt bien sa biographie, ainsi que la personne et son œuvre. Mais le fait de travailler sur son personnage, avant le tournage, pendant le tournage et après au montage, j’ai senti à quel point il avait été seul et que sa solitude avait été une sorte de tragédie intériorisée qui ne montrait pas. J'ai aussi été impressionné par l'exclusivité et l'énergie qu'il déployait vis-à-vis des autres pour exister au centre des choses. Est une chose importante aussi, j'ai senti sur ma peau le travail immense qu'il faisait sur lui-même. 
4. Avez-vous fait face à des difficultés pendant le tournage ?
On avait bien préparé le tournage, donc il n'y avait pas de difficultés techniques, les difficultés étaient plus de l'ordre des décisions définitives à prendre sur l'esthétique du film sur la dynamique de la mise en scène. Dans l'ensemble, on avait les moyens nécessaires pour faire le film que j'imaginais et l'équipe ukrainienne, notamment l'opérateur du film Sergei Mikhailchuk et le décorateur du film Vlad Rijykov ont été formidable dans le travail. Le plus important c'était de garder le cap, l'énergie du personnage et j'ai été en ce sens, avec l’aide de la production.
5. Comment le film a-t-il été accueilli par le grand public ?
Aujourd'hui le film a fait un parcours festivalier assez important, à commencé par Karlovy Vary, l'été dernier et continuant dans des festivals en France et ailleurs. En salle aussi, puisque le film est sorti en Ukraine, il vient de sortir en Arménie, le public en général, tout genre de public confondu, accueil extrêmement chaleureusement le film. Peut-être parce que les gens ne s'attendent pas à un film aussi généreux aussi direct et d'une certaine façon, aussi profond. Le public semble très touché par le parcours du personnage est aussi par le style du film. 
6. Quelle est votre définition de la notion d’anticonformisme ? Pourrait-on attribuer ce terme au parcours de Paradjanov ?
L'anticonformisme dans l'art est une façon de ne pas être à la mode, de ne pas suivre les concepts qui sont imposés de l'extérieur, mais d'essayer d'écouter plutôt l'intuition, les recoupements et les synthèses qui apparaissent à l'intérieur de soi. C'est peut-être aussi une façon d'échapper à la règle générale qui nous est imposé, à l'économie d'un projet, qui nous est imposé aussi et d’essayer de dépasser les limites qui sont les nôtres. Prendre le risque de faire du nouveau, d'aller vers l'inconnu, par exemple dans les recherches qui sont en cours chez soi, c'est aussi une façon d'être anticonformiste.

C'est évident que Paradjanov était un très grand anticonformiste, en ce sens, puisque qu'il a réussi à passer du réalisme socialiste à un cinéma poétique, personnel, allégorique, lyrique et surtout inventif. 
7. Comment avez-vous réussi à rentrer dans son univers, la complexité de sa personnalité ?
Pour rentrer dans l'univers de quelqu'un comme PARADJANOV il fallait surtout essayer de circonscrire de quelle façon votre attirance travaille envers lui. C'est-à-dire quel est le degré d'affinités que vous partagez avec le personnage, comment vous arrivez à vous projeter justement dans son univers. Si je n'aimais pas le cinéma de Paradjanov, ses collages sont univers mental, sa façon d'être, je pense que je n'aurais pas pu épouser le personnage entièrement. Pour le reste c'est un travail sur le physique du personnage sur sa façon de bouger, son énergie et sa façon de parler, qu'un comédien se doit de s'approprier. Mais il n'était pas question pour moi de faire une composition extrêmement ressemblante, il fallait que ça sonne plutôt juste, à partir de l'outil qui était le mien.
8. Le film parle de la liberté d’un artiste et du prix à payer pour cette liberté. Ce prix, mérite-t-il toujours d’être payé ? Qu’en pensez-vous ?
Sans être idéaliste, au dernier degré, je pense que lorsqu'on a un peu d'estime pour l'art qu'on pratique, on se doit d'essayer d'aménager le maximum de liberté possible autour de ce qu'on fait. Ce n'est pas toujours facile d'imaginer qu'on doit faire des sacrifices, mais peut-être qu’on s'éloigne de plus en plus de cette capacité de l'artiste actuellement. Je veux dire qu'on vit dans un certain confort, de communication, qui peut-être, nous empêche d'imaginer qu'on peut se délester de tout pour être libre. Et la question c'est à quoi ça sert la liberté de créer, lorsque cette création ne parvient pas au plus grand nombre, ou même un petit nombre de gens, puisqu'aujourd'hui toutes les voies de communication sont contrôlées par le commerce et l’intérêt.
9. L’Ukraine est un moment clé de la vie et du travail du grand maître. En ce moment, la crise ukrainienne fait la une des journaux. Auriez-vous des commentaires à  faire sur ce sujet ?
Ce n'est pas facile de commenter ce qui se passe en Ukraine et en Europe de l'Est en général, actuellement, par ce que les choses ne sont pas aussi simples que les journalistes veulent nous faire croire, parfois. Par ailleurs on a toujours tendance à commenter les événements à chaud, c'est la rapidité et la vitesse de la communication actuelle qui nous pousse à cela et je pense que c'est une erreur. Le seul commentaire un peu objectif qu'on peut peut-être faire c'est que l'Ukraine a le droit à son autodétermination, comme tous les peuples, mais il faut savoir ce que veut dire une révolution, une remise en question des votes populaires, de l'éducation, des limites de la démocratie, dans la façon de s'y prendre. Et aussi, tenir compte de l’histoire de la formation d’un pays, au film du temps, et de la grande histoire. C'est peut-être là, une des questions que pose les événements qui ont eu lieu en Ukraine.
10. Selon vous, ce film, contribue-t-il à rendre certains traits caractéristiques du peuple arménien/ l’âme arménienne plus accessible(s) au grand public ?
Je ne crois pas que ce film, en particulier, contribuerait à rendre plus clair les caractéristiques du peuple arménien. PARADJANOV lui-même est un mélange culturel, entre la Géorgie, la Russie, l'Ukraine et l'Arménie, donc il ne se présente pas comme un arménien culturellement marqué. Dans son travail sur le film "Sayat Nova, couleur de la grenade", justement, il à souhaiter lui-même découvrir le fondement des miniatures arméniennes, en rapport avec celles de la cour de la Géorgie. Il essaie de faire un travail intéressant parce qu'il met en rapport, le mélange des cultures. Pour moi Paradjanov est un être de la diaspora arménienne, comme beaucoup d'autres créateurs d'ailleurs, qui ne sont pas nés forcément en Arménie, ou même dans un milieu arménien, et qui cherche à mettre en rapport la culture qu'ils ont reçu de leurs parents, l'héritage qu'ils ont, avec les cultures en présences. 
11. De quelle façon votre origine arménienne vous a-t-elle  influencée ?
On est forcément toujours influencé par ses origines, ça me semble être un mouvement tout à fait naturel. Par exemple le fait de parler une langue maternelle, le fait de connaître des aires de musiques différentes de l'endroit où l'on vit, compose forcement une sensibilité différente, au niveau de l'interprétation. Il faut dire que la culture arménienne est assez influencée, à la fois par L'Orient et L'Occident et surtout de la culture anatolienne et caucasienne, donc c'est une synthèse qui permet une sensibilité assez large. 
12. Aimeriez-vous tourner des films en Arménie ? Un tel projet serait- il possible ?
Mes prochains projets de film sont directement ou directement liés à l'Arménie, notamment une comédie que je pense réaliser entièrement dans un village de l'Arménie. Oui il est possible aujourd'hui de travailler en coproduction avec des petites structures, en Arménie, et l'état et le Centre National du Cinéma  peuvent aussi aider un peu, à compléter le budget d'un tournage là-bas. Mais je pense que ce genre de choses il faut le faire que si le sujet qu'on traite nécessite le fait d'aller tourner là-bas et non pas pour le fait que ça coûterait moins cher, par exemple.
13. Gardez-vous des mémoires de votre enfance en Arménie ? Comment décririez-vous l’Arménie d’antan par rapport à celle d’aujourd’hui ?
La mémoire de l'enfance est encore vive pour quelqu'un qui a vécu 15 ans en Arménie soviétique, dans les années 60. Surtout que c'était une période, entre guillemets, florissante peux on dire, la période Krouchevienne qui a permis une sorte de rayonnement de L'ex Union soviétique, pendant quelques années. J'ai été Pionnier et Komsomol et en même temps j'allais à l'école Française de Erevan, pour apprendre la langue française, dans l'espoir de quitter le pays avec ma famille. L'Arménie comme tous les pays au monde aujourd'hui, en 30 ou 40 ans, a beaucoup changé, surtout depuis les bouleversements politiques, géopolitiques qui s'y sont opérés, et la présence de l'économie de marché à évidemment, en tout cas superficiellement, changée la vie des gens. Mais je pense que les mentalités, les traditions changent beaucoup moins vite que la nouvelle technologie ou l'ouverture du marché ou l'accession à l'information rapide.
14. Quels sont les films et les metteurs en scène qui vous ont inspiré le plus ?
J'ai été très influencé par le cinéma soviétique des années de 20/30, les Dovjenko, Eisenstein et d'autres, puisque c'est les films que j'ai vu en premier, mais aussi plus tard par les Tarkovski,  Pelechian, évidemment Paradjanov mais aussi Pasolini, Fellini, Bergman, Antonioni et d'autres qui sont des cinéastes qui ont trouvé un langage personnel.
15. Aimeriez-vous partager avec nos lecteurs certains détails sur la technique animation que nous rencontrons dans votre parcours d’artiste ?
Le cinéma d'animation a aussi joué un rôle très important dans mon enfance, puisque que les Russes, les Tchèques, les Allemands de l'Est étaient assez fort en animation et j'ai beaucoup regardé ses films à la télévision, en Arménie. Mais je dois dire aussi que l'amour du cinéma d'animation est venu par l'amour de la peinture, c'est-à-dire que je l'imaginais que la peinture qui se mettait à bouger, à s'animer, pouvait exprimer quelque chose de très très fort. Une sensation un peu magique, un peu inattendue. Je me suis rendu compte aussi que la suggestion que pouvait amener la peinture animée était beaucoup plus forte que ce qu'exprime directement l'image, en prise de vue réelle. Les mélanges de techniques, entre photographie, dessin, peinture, des couches atmosphériques, des images filmés à 24 images secondes et l'intégration et la fusion de tous ces matériaux, pour créer une seule et même image, m'a très rapidement fasciné. Cela permet une sorte de poésie et de baroquisme que l'image en prise de vue réelle a des difficultés à restituer. En fait, ce que j'aime avant tout, c'est l'image retravaillée, c'est l'image réinterprétée par une vision subjective du réalisateur. C'est pour emmener les spectateurs à rentrer dans son univers, dans un champ magnétique qu'ils ne connaîent pas. 
16. Comment votre film "Chienne d'Histoire"  a-t-il été accueilli en Turquie ?
"Chienne d'histoire", qui a été rebaptisé en turque, "Hayersis Ada", au nom de l'ile sur laquelle se passe l'histoire, a été accueillie de façon très favorable. D'une part parce que le film était une coproduction avec Anadolu Kultur, une O.N.G. d'Istanbul dirigée par Osman Kavala, et d'autre part parce que ils ont senti assez rapidement que ça pouvait jouer un rôle éducatif. D'ailleurs le film a été invité au festival d'Antalya est juste après le festival, la région à financer la diffusion du film en DVD gratuit, avec un bonus, à 10 000 exemplaires, pour les écoliers de cette région. J'ai aussi participer à des débats après la projections du film avec des étudiants plus âgés et fait des Master classe lors du festival d'Antalya autour du film. Le film a été aussi diffusé sur la chaîne NTV, où j'étais invité sur le plateau, pour parler de l'histoire de la tradition des chiens des rues et de l'idée que j'avais eu de réaliser ce film. 
17. Y-a-t-il des films ou des metteurs en scène d’origine turque que vous appréciez ? Si oui, lesquels ?
Oui, dans la nouvelle génération, il y a des réalisateurs en Turquie ou d'origine turque que je trouve très intéressants. Par exemple Nurit Belge Ceylan, qui a un vrai talent de cinéaste, qui habite à Istanbul, mais aussi Fathi Akin qui habite à Hambourg, que j'ai rencontré et qui a aussi un vrai talent de cinéaste. Ce sont des cinéastes qui à leur façon parlent de la Turquie d'aujourd'hui, de l'histoire de la Turquie, sans forcément directement évoquer le génocide arménien, mais qui à l'intérieur de leurs œuvres laissent apparaître le démantèlement de leur pays. Je sais que le prochain film de Fathi Akin évoque directement les conséquences du génocide des Arméniens, ce sera pour bientôt. Il y a aussi des jeunes femmes documentaristes d'origines turques qui habitent à Bruxelles ou en Allemagne et même en Turquie, et qui font un travail très intéressant, au niveau documentaire. Cette nouvelle génération à mon avis va pouvoir dire avec le cinéma ce que leurs aînés non pas pu dire sur l’histoire de la Turquie. 
18. Quelle forme d’art vous exprime le plus ? Le théâtre, le cinéma, le documentaire ou l’animation? Pourquoi ?
Je crois que  chaque mode d'expression, le théâtre, le cinéma, le documentaire ou l'animation, sont des outils qui correspondent aux choses qu'on envie de dire. Je n'ai jamais pu figer mon expression dans un seul genre et j'ai essayé d'utiliser, à chaque fois, le mode d'expression qui correspondait le mieux à ce que je souhaitais dire. L'essentiel pour moi c'est de trouver la poésie, la distance est la forme nécessaires pour que ce qui va être exprimées puissent s'inscrire dans un imaginaire, dans une allégorie, dans un rapport métaphorique à la pensée et non pas à la pensée directe et réaliste.
19. Quels sont vos projets pour l’avenir ?
Je prépare actuellement deux films de long-métrages, l'un est un film d'animation qui s'appelle "Dernier dernière round à Istanbul", et l'autre est une comédie, écrit avec un acteur comique français, que je voudrais tourner dans un village en Arménie. Les deux projets sont en financement mais ils sont assez mûr je pense, pour qu'ils se réalisent à partir de cette année… et puis il y a aussi des projets de théâtre et d'autres projets, mais le temps, le temps, manque, je pense qu'une vie ne suffit pas... Mais il faut se résoudre à se battre contre le temps qui est à la fois notre ami et notre ennemi. Le plus important c’est la durée de vie des œuvres que l’ont fait.


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