Née dans l'Italie du xive siècle, la Renaissance s'y développe; puis, au xvie siècle





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Humanisme et renaissance
• Un mouvement européen

Née dans l'Italie du xive siècle, la Renaissance s'y développe ; puis, au xvie siècle

elle s'étend à toute l'Europe. Les guerres d'Italie (1515-1525), menées par François 1 ,

qui attireront parallèlement les artistes italiens en France, la multiplication des

échanges et l'essor de l'imprimerie jouent un rôle fondamental dans sa diffusion.

• Les caractéristiques de ce mouvement

• La Renaissance marque le retour au premier plan de la culture antique,

grecque et latine. Il s'agit en littérature et en philosophie de revenir aux textes

mêmes (antiques ou bibliques), en se dégageant des interprétations données au

Moyen Âge. Le modèle antique gagne tous les arts. Certains auteurs expriment

aussi la volonté de rivaliser avec cette culture prestigieuse en développant et en

enrichissant la langue française, le vocabulaire, les images poétiques (du Bellay :

Défense et illustration de la langue française, 1549). Ce sera le triomphe, en

France des poètes de la Pléiade (Ronsard, du Bellay...) : art du sonnet inspire

du poète italien Pétrarque (1304-1374) ; imitation des poètes latins (comme

Ovide dans Regrets de du Bellay), importance des références mythologiques ,

influence du philosophe grec Platon selon lequel la réalité perceptible (1 image) est

le reflet d'un monde idéal (l'Idée), d'ordre supérieur (ainsi le Beau perceptible par

les sens n'est que l'image du Bien).

• L'humanisme caractérise, durant la Renaissance, un courant de pensée qui

place l'homme au cœur du savoir et de la réflexion. Il exprime sa foi dans le pro-

grès intellectuel et moral de l'homme. Il s'accompagne donc d'une volonté de

renouveler les connaissances (révolution scientifique de Copemic qui place le

soleil et non la terre, au centre de l'univers), de leur donner une dimension universelle, de s'ouvrir au monde (les grandes découvertes), d'adopter le doute et

l'esprit critique comme méthode intellectuelle. Ses figures fondamentales sont en

France Rabelais et Montaigne.

• L'évolution de l'humanisme

Dès la première moitié du xvie siècle, apparaît, au Nord de l'Europe, un humanisme contestataire. Luther (un moine allemand) et Calvin (fondateur du protestantisme français) veulent réformer la religion par la connaissance nouvelle de

la Bible et prônent un accès direct à la parole de Dieu, sans ^^^^

l'Église Ce mouvement débouchera sur des guerres de religion (1562-159») : a la

foi dans l'homme succédera un pessimisme de plus en plus fort. Certains écrivains

s'engagent dans la querelle religieuse : Ronsard avec son Discours sur les misères

de ce temps, ou d'Aubigné avec Les Tragiques.

• Étudier un tableau de la Renaissance

Pour les principes généraux de l'étude de l'image, reportez-vous à la page 42.

On sera d'abord attentif :

• au choix du sujet : sujets antiques et religieux dominent ;

• à la représentation des personnages et du décor (avec une attention particulière aux références au monde antique) ; la place du corps humain, dont on célèbre

parfois par le biais du sujet mythologique, la beauté, est fondamentale ; le peintre

prend appui sur l'étude anatomique ;




Le Classicisme

• Origine du mouvement |

Au xvue siècle, le terme « classiques » désigne les auteurs anciens et reconnus. Ce

mot sera employé, parfois péjorativement, au xixe siècle, pour désigner ceux qui

reprennent la doctrine des anciens. Aujourd'hui, « classicisme » désigne un mouvement culturel dominant au xviie siècle où l'art des grands auteurs de

l'Antiquité, déjà visités par la Renaissance, est érigé en règles et en principes

esthétiques. Les principaux théoriciens de ce mouvement (Chapelain, Scudéry,

Boileau, en France) s'appuient sur le Grec Aristote et sur le Latin Horace.

• La doctrine classique

• L'un des premiers principes du classicisme est celui de l'utilité de l'art : il faut

plaire et instruire. C'est le projet même des Fables de La Fontaine. Les comédies

de Molière corrigent les mœurs par le rire ; dans la tragédie (Racine, Corneille),

le spectacle des passions doit conduire à des émotions fortes (pitié, crainte, admi-

ration...) et à la maîtrise de ces mêmes passions (« catharsis » - purgation des

passions - chez Aristote).

• L'autre principe fondamental du classicisme réside dans le respect de règles qui

accompagnent le génie (ce don divin et mystérieux). Pour les classiques, il n'y a

pas d'œuvre digne de ce nom qui ne mette son travail technique au premier plan,

se soumettant ainsi à un idéal d'ordre et de mesure : respect de la vraisemblance

(faire vrai) et de la bienséance (rester conforme aux mœurs du temps), règle des

trois unités (de temps, de lieu, d'action) au théâtre. Il s'agit de ne pas laisser libre

cours au jaillissement de l'inspiration. Ce respect des règles est compris comme

une soumission à la raison.

• Ces codes esthétiques et moraux ne concernent pas la seule littérature : peintres

(Poussin, le Lorrain), architectes (Perrault, François d'Orbet au Louvre), jardiniers (le Nôtre) s'appuient sur le même idéal d'ordre et d'harmonie, de rigueur et

de sobriété de la forme.

^

• Étudier l'évolution et l'influence d'un mouvement culturel :

le classicisme

II convient à la fois d'être sensible, pour les œuvres des périodes suivantes, à ce qui

relève de l'héritage ou de la contestation du classicisme.

• Être attentif à l'influence du classicisme

Le classicisme déborde très largement le cadre du xvne siècle. Voltaire (1694-1778)

est un tragédien classique. Au début du xixe siècle, on peut parler en peinture, avec

David, de néoclassicisme (nouveau classicisme). Plus largement, l'idéal esthétique

du classicisme marque profondément la littérature française.

• Analyser la contestation des codes classiques

C'est aussi contre la conception classique de l'art que naîtront les grands mouvements esthétiques du xvme et du xixe siècle. Diderot, dans le drame « bourgeois »,

souhaite s'écarter des sujets antiques, des personnages nobles ou mythologiques,

qui selon lui ne peuvent plus toucher la sensibilité du spectateur contemporain. De

même, le romantisme remet en cause les règles classiques : mélange des genres,

refus des unités de lieu et de temps au théâtre, exaltation du moi et des sentiments

chez le héros et le poète romantiques.




Les lumières

• Définition des Lumières

En 1784, le philosophe allemand Kant propose une devise qui peut définir les

Lumières : « Aie le courage de te servir de ton propre entendement ! ». Ce mouvement

repose avant tout sur l'adoption d'une attitude intellectuelle : se servir de sa propre

raison librement, en se dégageant des dogmes, des superstitions, des préjugés.

Ce mouvement ne peut être séparé de la naissance des sciences modernes (per-

fectionnement des instruments de mesure, développement de la biologie, méthode

expérimentale, volonté d'expliquer le monde par des lois physiques).

• Lumières de l'Europe, Lumières françaises

Le triomphe des Lumières françaises (accentué par le retentissement de la révolution

de 1789) en masque la dimension européenne. Certes, les philosophes français

rayonnent sur l'Europe par leurs voyages (Voltaire en Prusse et en Angleterre, Diderot

en Russie) et leur correspondance. Mais l'Europe toute entière joue un rôle déter-

minant dans l'origine et le développement du mouvement : la monarchie parle-

mentaire anglaise comme modèle politique, sans oublier l'influence de Newton et

de Locke, la Hollande comme foyer de diffusion des œuvres.

• Cibles, enjeux et diffusion de l'esprit critique

Les philosophes des Lumières exercent leur esprit critique à l'égard de toute chose :

- en politique (critique de la monarchie absolue de droit divin, de la tyrannie) ;

- dans le domaine social (défense des droits de l'homme, lutte contre la peine de

mort, la torture, le servage et l'esclavage, l'ethnocentrisme) ;

- dans le domaine religieux (lutte contre les superstitions, l'intolérance ; remise en

cause de l'Église, anticléricalisme ; émergence timide de l'athéisme).

Ainsi s'élabore une réflexion sur le bonheur de l'homme sur Terre.

Les philosophes des Lumières entendent diffuser leurs idées au plus grand nombre,

malgré la censure : en s'engageant dans les affaires de leur temps (comme Voltaire

dans l'affaire Calas) ; en produisant des œuvres de vulgarisation comme l'Ency-

clopédie ; en ayant recours à la fiction pour dénoncer la réalité (conte philosophique,

roman).

• Étudier un mouvement culturel dans sa diversité : les Lumières

Si l'attitude critique caractérise l'ensemble du mouvement, il serait faux de penser

comme unique la figure du philosophe des Lumières et comme identiques les armes

qu'il choisit. Pour éviter cet écueil, il est préférable :

• d'être attentif à la variété des genres utilisés : dictionnaire, essai, roman, conte

philosophique, correspondance, théâtre... ;

• de ne pas schématiser la pensée des philosophes mais de tenir compte de la

variété de leurs positions (et même de l'évolution de la pensée chez chacun) : ainsi,

l'athéisme d'un Diderot contraste avec la position déiste de Voltaire (reconnaissance

d'un être suprême, créateur de l'univers, qui reconcilie les différences de dogmes

et de rites) ; de même, le souhait d'une évolution des monarchies vers un modèle

à l'anglaise (Voltaire, Montesquieu) diffère de la réflexion de Rousseau, où se

jouent les fondements d'une démocratie ;

• de prendre en compte la naissance d'une sensibilité nouvelle, qui accom-

pagne les Lumières : réhabilitation des passions chez Diderot, rêveries liées à la

nature (Rousseau, Bernardin de Saint-Pierre), expression du moi (les Confessions,

de Rousseau).




Les principaux registres

Le registre, dans le domaine littéraire, est déterminé par la sensation, l'impression,

le sentiment que l'énoncé vise à créer chez le destinataire. Un registre se décline

dans tous les genres littéraires, même si certains registres sont historiquement liés

à certains genres.

On distingue sept principaux registres.

• Le registre tragique : lié à la tragédie antique, il met en scène un héros qui,

conscient de son impuissance, subit la fatalité des événements (pouvoir des dieux

ou absurdité de l'existence). Le registre tragique peut provoquer la terreur, l'effroi,

mais aussi l'admiration envers le héros.

• Le registre pathétique : ce registre, lié à l'origine au théâtre, cherche à susci-

ter la.pitié, la compassion, par la représentation de la souffrance (« pathos »), de la

douleur, mais sans évoquer la fatalité.

• Le registre épique : issu de l'épopée, il présente un héros affrontant d'autres

hommes ou des forces naturelles, réalisant des exploits et démontrant ses valeurs

morale et guerrière. Cet être exceptionnel peut être aidé par des pouvoirs sumaturels. Il apparaît souvent comme le représentant d'une force collective.

• Le registre lyrique : associé à la poésie (la lyre d'Apollon, dieu de la Poésie),

il est l'expression des sentiments du poète et vise à les faire partager au lecteur. Les

thèmes universels de l'amour, de la fuite du temps, du souvenir, sont largement

traités, sous la forme d'une énonciation à la première personne.

• Le registre comique : il cherche à provoquer le rire. On distingue notamment

l'humour, la farce, le burlesque, la caricature, la parodie, l'absurde, la satire. Il joue

souvent sur les situations, le langage, le décalage ou le contraste.

• Le registre réaliste : particulièrement présent dans le roman, le registre réaliste

se rencontre également dans de nombreux autres genres. Il se caractérise par la

volonté de représenter le réel : le lecteur doit croire à la réalité de ce qui est raconté

(« illusion réaliste »), l'histoire est vraisemblable, les personnages proches du

quotidien.

• Le registre fantastique : il fait intervenir, dans un monde ancré dans le réel, des

événements étranges, inquiétants, des personnages apparemment surnaturels. Il

génère doute, malaise, peur, angoisse chez le lecteur qui hésite entre explication

logique et croyance en le surnaturel.

!

S

|

• Déterminer le(s) registre(s) d'un texte .

• Pour déterminer le registre dominant d'un texte, il convient de s'interroger sur :

• le genre du texte ;

• le but visé par le texte : quelle est la réaction, quel est le sentiment du lecteur

après la lecture du texte (rire, peur, pitié, admiration...)

• les indices lexicaux et grammaticaux et les procédés rhétoriques : champs lexicaux dominants, énonciation, focalisation, procédés d'amplification, métaphores,

structures et types de phrases particuliers,

• Mettre en relation les principaux procédés permet de définir le registre du texte.

Un texte peut, cependant, jouer sur différents registres, qu'il convient de repérer.

• II est important, enfin, d'analyser l'effet produit par le choix du registre sur le

sens du texte.




Les formes poétiques

Le genre poétique regroupe de nombreuses œuvres aux formes très variées. On peut j

distinguer trois grandes catégories de formes poétiques : les formes fixes, qui sont ^

régies par des règles strictes, les formes de construction régulière, et les formes libres, j

qui n' apparaissent qu' à partir du xixe siècle, j

• Les formes poétiques fixes |

• Le sonnet • d'origine italienne, il s'impose, en France, avec les écrivains de la |

Pléiade, au xvie siècle. Il est composé de quatorze vers, répartis en deux quatrains j

et deux tercets, composés d'alexandrins ou de décasyllabes. |

• L'ode : elle est répartie en strophes égales, avec des vers généralement courts, j

D'inspiration lyrique, elle convient aussi à des thèmes élevés. J

• Le rondeau : très utilisé au Moyen Âge, il se compose de strophes et de mètres j

variés mais se caractérise par la présence de deux rimes seulement, et la reprise du j

premier vers en refrain, g

• La ballade : elle est structurée en trois strophes (chacune se termine par un J

refrain) auxquelles s'ajoute un envoi au dédicataire (destinataire de la dédicacer j

Chaque strophe comporte un nombre de vers identique au nombre de syllabes d un ^

vers (un dizain de décasyllabes, par exemple), j
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