Grammaire : les styles de paroles rapportées





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titreGrammaire : les styles de paroles rapportées
date de publication15.06.2017
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LES PRINCIPAUX TYPES DISCOURS
IL existe plusieurs types de discours. Chacun correspond à un projet, à un but. Soit on veut :


  1. Donner des informations sur les actions et les situations de personnages : DISCOURS NARRATIF.

  2. Aider le récepteur à imaginer un individu, un objet, un paysage… : DISCOURS DESCRIPTIF.

  3. Donner directement la parole aux personnages d’une histoire : DISCOURS DIALOGIQUE (DIALOGUE).

  4. Renseigner sur un thème précis : DISCOURS EXPLICATIF.

  5. Défendre son opinion, son avis personnel : DISCOURS ARGUMENTATIF.

  6. Faire agir une autre personne, lui donner un conseil, un ordre… : DISCOURS INJONCTIF.

  7. Jouer sur le sens et le son des mots : DISCOURS POÉTIQUE.



GRAMMAIRE : les styles de paroles rapportées.
Dans un récit, on dispose de trois façons pour informer le lecteur ou l’auditeur sur les paroles dites par les personnages. L’organisation des énoncés n’est, bien entendu, pas la même suivant les choix opérés.

Soit …


  1. On reprend directement les paroles des personnages. La parole leur est donnée, on « entend » ce qu’ils disent (ou pensent). Le narrateur disparaît provisoirement pour laisser place au discours dialogique. Les énoncés sont ainsi ancrés dans la situation d’énonciation. C’est le STYLE DIRECT.


  1. Le narrateur intègre à son histoire les paroles ou pensées de ses personnages. Cela correspond au discours narratif et à des énoncés coupés du moment de l’énonciation. On n’ « entend » pas les paroles ou pensées des personnages. C’est le STYLE INDIRECT.



  1. Le narrateur ne donne pas la parole à son personnage mais il reprend sa pensée comme si c’était la sienne. Le narrateur pense avec son personnage… On est dans le discours narratif et les énoncés sont coupés de la situation d’énonciation. Cela s’appelle le STYLE INDIRECT LIBRE.


Il refusa de l’embrasser… Elle en fut profondément vexée. Comment pouvait-il se comporter comme cela ? C’était inadmissible pour elle. Avec tous ces efforts qu’elle avait consenti à faire !

Exercice. Imagine l’extrait d’un récit dans lequel deux personnes discutent. Julien demande de l’argent à Charlotte qui refuse, scandalisée. Il faudra le retranscrire dans les trois styles de paroles rapportées en y respectant les caractéristiques.


GRAMMAIRE DU DISCOURS THÉÂTRAL : la double énonciation.
Le fonctionnement de l’énonciation dans le discours théâtral est plus complexe que celui du discours argumentatif ou narratif, par exemple. En effet, l’énonciateur s’adresse toujours à deux récepteurs (énonciataires) en même temps, dans deux situations d’énonciation différentes.

A. Lorsque la pièce de théâtre est lue, dans un livre, le schéma de l’énonciation est le suivant:
énonciateur message énonciataires


dramaturge

histoire racontée à travers des dialogues et des didascalies

lecteurs indéfinis

professionnels du théâtre (metteur en scène, comédiens, décorateurs…)

français écrit (livre)


code

B. Lorsque la pièce de théâtre est vue, lors d’un spectacle, le schéma est le suivant:
énonciateurs message énonciataires


personnages


dialogues

spectateurs

autre(s) personnage(s) présents sur la scène

français oral

(spectacle)


code

Les GROUPES DE MOTS.

DANS LES ENONCÉS, LES MOTS SONT SOUVENT REUNIS EN GROUPE. CES GROUPES DE MOTS SONT ORGANISÉS AUTOUR D’UN NOYAU. C’EST LUI QUI PORTE LE SENS DOMINANT.
Il est conseillé de procéder à l’analyse des groupes suivant l’ordre indiqué ci-dessous…
Quand le noyau d’un groupe de mots est :


  1. un VERBE  CONJUGUÉ: c’est une proposition:

(La nuit, que j’aime tant, devrait être le moment idéal pour se reposer.) ;


  1. une PRÉPOSITION : c’est un groupe prépositionnel :

(La nuit aurait pu être un moment idéal et plein de douceur pour se reposer.) ;

Le Groupe Prépositionnel se reconnaît par la présence du noyau en tête du groupe.


  1. Un NOM : c’est un groupe nominal :

(La nuit aurait sans doute été le moment idéal pour se reposer.) ;


  1. un adjectif : c’est un groupe adjectival :

(La nuit aurait pu être le moment idéal et riche de silence pour se reposer.) ;


  1. un ADVERBE : c’est un groupe adverbial:

(La nuit, très probablement, sera un moment d’apaisement.)


LE RYTHME DU RÉCIT.


Le rythme du récit c’est la façon dont l’auteur décide de développer les actions dans le temps. Il faut donc comparer le temps réel des actions et le temps libre de la narration pour pouvoir l’analyser. Il y quatre vitesses de récit:


  • Si le Temps de la Récit est égal à celui de l’Histoire et des actions racontées (TR=TH) :

      • SCÈNE (effet de réalité).

  • Si le temps du récit est supérieur à celui des actions racontées (TR>TH) :

      • PAUSE (effet d’arrêt, de ralentissement).

  • Si le temps du récit est inférieur à celui des actions racontées (TR

      • SOMMAIRE (effet de résumé, de synthèse).

  • Si dans le récit certaines actions ne sont pas racontées (TR = 0 et TH = n) :

      • ELLIPSE (effet d’accélération).



Compare ces trois textes imaginés à partir de la nouvelle de Poe.
1. Le marin entra dans la pièce. Un lit était fait et semblait prêt à accueillir un visiteur car une valise y avait été jetée. Il aperçut une silhouette sur sa gauche. Un homme était assis dans un vieux fauteuil Louis XV et le regardait sans bouger. Une odeur de renfermé flottait dans l’obscurité. Une chandelle se trouvait sur la tablette, à la tête du lit. En voyant cette mise en scène, il tenta de partir aussitôt.
2. Une annonce avait été finement préparée par Dupin qui se rendit au journal local pour la faire publier. Deux jours plus tard, le marin mordait à l’hameçon et se rendait à notre rendez-vous.
3. Dupin parut douter. Il s’assit dans un fauteuil et se mit à réfléchir profondément pendant au moins une heure. Je me permis, au bout de ce temps qui me parut une année, de lui demander quelles étaient ses conclusions.
4. Nous marchâmes vite deux heures durant. Je l’attendis pendant qu’il s’achetait des allumettes. Ensuite, nous passâmes devant le théâtre de Français et un homme manqua de me faire tomber. « Quel imprudent vous faites, cher ami, me dit-il ». Je ne répondis pas à cette insinuation désagréable mais amicale. En arrivant devant mon appartement, je lui proposai de monter pour terminer notre conversation. Malgré l’heure tardive, il accepta. Je remarquai dans les escaliers que sa respiration trahissait une forte consommation de tabac… Le lendemain, je ne me souvenais plus de l’heure jusqu’à laquelle nous avions veillé.

RETOUR SUR LES NOTIONS D’ÉNONCÉ ET D’ÉNONCIATION
L’énonciation est l’acte par lequel un humain produit un message linguistique (les animaux ne peuvent en produire car ils n’utilisent pas de langue).

L’énoncé en est le résultat (message écrit ou oral).

Les énoncés sont tous produits à un moment donné et dans un lieu précis (situation d’énonciation). Certains d’entre eux portent les traces de ce moment, de la situation d’énonciation. Ces traces sont ce que l’on appelle les indices de l’énonciation. Ces indices sont tous les mots ou groupes de mots que l’on ne peut comprendre que si on connaît la situation d’énonciation (notés ainsi dans l’exemple 1 ci-dessous).
Compare : ex 1. Je crois qu’aujourd’hui les avocats sont en forme !

  • ÉNONCÉ ANCRÉ DANS LA SITUATION D’ÉNONCIATION


ex 2 Ce jour-là, les procureurs furent déçus des jugements prononcés.

  • ÉNONCÉ COUPÉ DE LA SITUATION D’ÉNONCIATION

(Ici, aucune information dans l’énoncé ne permet de dire quand, où et par qui il a été produit).
Les indices de l’énonciation sont donc de plusieurs sortes :

  • certains pronoms qui renvoient à des individus que l’on ne peut identifier que grâce à la situation d’énonciation : je / tu / nous / vous / celui-là / celle-ci

  • certains temps de l’indicatif, parfois, signalent des actions ou faits ancrés dans la situation d’énonciation : présent, futur simple, passé composé, imparfait.

  • Certains adverbes ou GP de lieu et de temps que l’on ne peut comprendre que grâce à la situation d’énonciation : aujourd’hui / hier / ici / dans une semaine / demain…


Moment de l’énonciation

Énoncé coupé du moment de l’énonciation

(exemple 2)

Énoncé situé par rapport au moment de l’énonciation

(exemple 1)

PRÉSENT



PETITE MÉTHODOLOGIE DE L’EXPOSÉ

(à adapter le cas échéant pour les étudiants et lycéens).
Le travail consiste en la préparation d’une intervention orale d’une dizaine de minutes sur un sujet. Les critères de réussite seront:

- la clarté de la parole

- la clarté et la pertinence du plan

- l’intérêt des informations données sur le sujet traité

- la communication avec les auditeurs.
Pour mener à bien ce travail, il est conseillé de:

A/ TRAVAIL COLLECTIF


1. circonscrire si besoin le sujet et organiser les recherches,

2. choisir les grandes lignes de l’exposé. Il FAUT ABSOLUMENT DÉFINIR UN PLAN.

3. Attribuer à chacun une partie ou thème à traiter.

B/ TRAVAIL INDIVIDUEL


4. Faire des recherches plus précises sur son axe de travail,

5. sélectionner des informations et documents,

6. puis, les résumer ; en extraire l’essentiel, faire des choix. Il est impératif que l’élève sélectionne des informations qu’il comprend afin de bien les retransmettre aux auditeurs…

7. Organiser les informations choisies pour ne pas les répéter ni les oublier.

8. Il peut être demandé de sélectionner aussi des documents à analyser plus ou moins succinctement au public.

C/ TRAVAIL COLLECTIF


9. On réunit les travaux de recherches et vérifie la cohérence globale de l’exposé.

10. Définir (ou modifier) l’ordre de l’exposé et préparer UNE INTRODUCTION (redéfinir le sujet en détail pour le public), présenter l’organisation de l’exposé.

11. Penser à une conclusion qui reprendra les éléments essentiels évoqués et/ou renvoyer à un thème ou une problématique proche du sujet traité.

11. Mettre au point la diffusion des documents le cas échéant.


On n’oubliera pas, pendant l’exposé, de regarder le public, de lui parler, de NE PAS LIRE ses notes et, éventuellement de répondre à ses questions.

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