Comité Permanent pour la Recherche Islamique et l’Ifta





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Le remède à la maladie de l'ignorance est le fait de poser des questions aux « Savants » !


IBN QAYYÎM AL-DJAWZIYYAH

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Raîm


Le Messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) voit que l'ignorance est une maladie et que son remède est le fait de poser des questions aux « Savants ».

Abû Dâwoûd rapporte que Djâbir Ibn 'Abdullâh a dit :

« Nous étions sortit en voyage, et une pierre toucha l'un d'entre nous en lui faisant une ouverture à la tête. Après avoir réfléchit, il interrogea les compagnons [as-Sahâbah] en ses termes : Est-ce que vous me permettez de faire le « Tayammum » [les ablutions sèches] ? Ils dirent : Nous ne voyons pas cette permission pour toi, tu peux donc supporter l'eau - Il se lava alors avec de l'eau et en mourut. En arrivant chez le Messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) nous lui racontâmes l'histoire, et il dit : « Ils l'ont tué, qu'Allah les tue ! »

Pourquoi n'ont-ils pas demandé s'ils ne savaient pas ? Certes le remède de la maladie [de l'ignorance] est le fait de poser des questions. Il suffit dans ce cas-là de faire le Tayammum, de bander la tête par une étoffe et de l'essuyer avec de l'eau, et il peut ensuite se laver tout le corps. » [1]

C'est ainsi [que le Prophète] informa que le remède à l'ignorance, est le fait de poser des questions [aux gens qui savent]. [2]

[1] Rapporté par Abû Dâwoûd, Ahmed, Ibn Mâdja et al-Hâkim

[2] Kitâb « al-Dâ'a wal-Dawâ' » de l'Imâm Ibn al-Qayyîm, p.19

Il y a deux voies permettant d'acquérir la science

AL-IMÂM « AL-FAQÎH » SHEIKH MUHAMMAD IBN SÂLIH AL-'UTHAYMÎNE

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm


  • Deux voies permettent d'acquérir la science :

 Premièrement :

Cela consiste à apprendre [la science] dans des livres sûrs rédigés par des savants ['Ulémâ] reconnus pour leur science, leur honnêteté et leur croyance pure débarrassée des innovations [al-Bida'] et des fausses croyances.

Prendre la science dans les livres n'empêche pas la personne d'arriver à son but. [1] Ceci dit, elle se doit de passer deux obstacles :

  • Le premier obstacle : La durée. Il faudra que la personne attende longtemps, souffre durement et déploie un effort soutenu avant d'obtenir la science recherchée. Ceci constitue un obstacle que beaucoup de gens n'ont pas la force de franchir. Et particulièrement, lorsque l'on voit autour de soi ceux qui ont perdu leur temps sans utilité aucune, d'où paresse et lassitude empêchant de parvenir à ce qui est voulut.

  • Le deuxième obstacle : Celui qui cherche le savoir dans les livres recueille souvent de faibles connaissances, qui sont non fondées sur des règles [Qawâ-îd] ou fondements [Ussûl]. C'est pourquoi, on constate beaucoup d'erreurs chez ceux qui apprennent le savoir dans les livres, car ils sont dépourvus de règles et fondements de référence qui permettent de cerner les détails mentionnés dans le Livre et la Sounnah. Certaines personnes empruntent un hadîth qui n'est cité ni dans les recueils authentiques de hadîth [as-Sahâh] qui font autorité en la matière, ni dans les rassemblements [Massânîd], une approche contraire aux règles fondamentales avérées auprès des gens de science [Ahl al-'Ilm] comme par l'ensemble de la communauté [Ummah]. Ensuite, ils font du hadîth qu'ils ont pris le fondement de leur croyance. Et cela est sans aucun doute une erreur. Car le Livre [d'Allah] et la Sounnah comportent des règles fondamentales qui régissent des spécialités. Ceux-ci ne peuvent pas être opposés à celles-là. En effet, s'ils se révèlent contradictoires avec les règles, on se doit de les délaisser.

 Deuxièmement :

De ce qui fait partie de la voie pour l'acquisition de la science, il y a le fait de s'instruire auprès d'un professeur sûr dans sa science [al-'Ilm] et sa religion [ad-Dîn]. Cette voie est plus rapide et plus sûre pour la science. Certes, la première voie peut égarer l'étudiant à son insu, par le défaut de sa compréhension ou par sa négligence, ou pour d'autres circonstances. Quant à la deuxième voie, elle permet de discuter [débattre] avec le professeur, d'accepter des idées et d'en rejeter d'autres. Ceci ouvre à l'étudiant beaucoup de portes lui permettant de comprendre, de vérifier et de connaître la manière de défendre les paroles authentiques et de repousser les paroles faibles. Si l'étudiant réunit ces deux voies, cela est bien plus complet et achevé. Il doit commencer par ce qui est important à ce qui est encore plus important, des abrégés aux ouvrages exhaustifs de manière à ne pas passer à une étape avant de maîtriser la précédente, et de cette manière, il cheminera sainement. [2]

[1] La question suivante a été aussi posée au SHeikh Ibn 'Uthaymîne :

Question : Certains étudiants en science se suffisent d'écouter les cassettes des savants ['Ulémâ] qui dispensent leur cours. Cela suffit-il pour apprendre la science ? Peut-on considérer ceux qui agissent ainsi comme des chercheurs de la science ? Et est-ce que cela peut influer sur leur croyance ?

Réponse : Il n'y a aucun doute que l'écoute des cassettes leurs suffisent en remplacement des cours des gens de science [Ahl al-'Ilm] quand ils ne peuvent pas y assister. Cependant, la participation aux cours des savants est meilleure et plus proche de l'excellence, ainsi que plus proche d'une bonne compréhension et du débat. Toutefois, s'ils ne peuvent pas y assister, cela [les cassettes] leurs suffisent.

Ensuite, est-il possible de le considérer comme étudiant en science quand il se limite à cela ?

Nous disons : Oui, lorsque la personne déploie un grand effort pour cela. Comme il est possible qu'une personne devienne savante ['Âlim] quand elle prend la science directement des livres. Ceci dit, il existe une différence entre le fait de prendre la science des livres et cassettes et son apprentissage direct auprès des savants ['Ulémâ], car cette dernière approche est plus à même de procurer la science, et celle-ci est un chemin facile qui permet de discuter des divergences de ce que la personne a entendu ou lu. Ce qui est différent pour celle [qui écoute ou lit seulement] et qui devra déployer un important effort afin de rassembler les différentes parties de la science sur le sujet.

Quant à la question de savoir si le fait de se contenter des cassettes pourrait influencer la croyance de ces personnes, la réponse est : Oui, cela peut influencer leur croyance quand elles peuvent écouter des cassettes qui comportent des innovations [Bid'iyyah] et qu'elles les suivent. Si par contre, elles écoutent des cassettes de savants avérés pour elles, celles-ci ne laisseront aucune influence négative sur leur croyance. Bien au contraire, elles augmenteront leur foi et les sauvegarderont et leur feront adopter une croyance authentique [as-Sahîh].

[2] « Kitâb ul-'Ilm » de SHeikh Ibn 'Uthaymîne, p.68-70.

Les Innovations et leurs causes

l’Imam Muhammad Nasiruddîn Al-Albânî

En effet, [il faut savoir que] tout acte d’adoration, pour être accepté par Allah le Très-Haut, doit forcément répondre aux deux conditions suivantes :

1.  Qu’il soit voué sincèrement à Allah ;

2. Qu’il soit pieux (Sâlih), et une œuvre ne peut être pieuse que si elle est conforme à la Sunna du Prophète sallahou alayhi wa’salam, et non en contradiction.

C’est une chose établie chez les savants qui se basent sur les preuves que quiconque prétend accomplir un acte d’adoration qui n’a pas été prescrit par notre Prophète sallahou alayhi wa’salam verbalement, ou qu’il n’a pas accompli lui-même pour adorer son Seigneur, est en contradiction avec sa Sunna, car la Sunna se divise en deux catégories :

1.  Les actes qu’il faut faire ;

2.  Les actes qu’il faut délaisser.

Délaisser ce que le Prophète sallahou alayhi wa’salam a délaissé parmi ces actes d’adoration fait partie de la Sunna.

Il n’est pas autorisé, par exemple, d’adorer Allah en faisant l’appel pour la prière de l’Aïd ou pour enterrer un mort, bien que ce soit une formule de rappel et une forme de vénération d’Allah – exalté et élévé soit-Il – tout simplement parce que le Prophète sallahou alayhi wa’salam ne l’a pas fait et que c’est la Sunna de ne pas le faire. Ses Compagnons, qu’Allah les agrée, l’ont compris ainsi et ils ont très souvent mis les gens en garde contre les innovations en général, comme on peut le trouver dans les livres qui traitent ce sujet.

A ce propos, Hudhayfa ibn ul-Yamân, qu’Allah l’agrée, a dit : « Tout acte d’adoration que les Compagnons du Messager d’Allah sallahou alayhi wa’salam n’ont pas fait, alors délaissez-le. »

De même, ‘Abdullah Ibn Mass’ûd, qu’Allah l’agrée, a dit : « Suivez [ceux qui vous ont précédés] et n’innovez pas, car ce que vous avez [reçu comme révélations] vous suffit, alors tenez-vous-en à l’ancien commandement [c’est-à-dire le Coran, la Sunna et les faits des Compagnons]. »

Bien heureux est celui à qui Allah a accordé de Lui vouer sincèrement ses actes d’adoration, et de se conformer à la Sunna du Prophète sallahou alayhi wa’salam, et de ne pas y mêler des innovations.

Qu’il se réjouisse car Allah le Tout-Puissant agréera ses actes d’obéissance et Il le fera rentrer dans son Paradis. Qu’Allah nous place parmi ceux qui ont entendu la parole [de vérité] et qui l’ont suivie de la meilleure manière.

Sachez que la cause de ces innovations remonte à plusieurs choses :

1. Les hadiths faibles (Dha’îf) qu’il est interdit de citer comme preuves, et d’attribuer au Prophète sallahou alayhi wa’salam. Mon avis est qu’il est même interdit de les appliquer selon les arguments que j’ai avancés dans l’introduction de mon livre Sifatu Salât in-Nabî sallahou alayhi wa’salam, et ceci est la position adoptée par un certain nombre de savants comme Ibn Taymiyya et d’autres.

2.  Les hadiths forgés, inventés (Mawdhû’) ou sans origine (sans Isnâd), dont la faiblesse a échappé à l’attention de certains savants du Fiqh (Fuqahâ) et sur la base desquels ils ont établi des règles qui sont en substance des innovations dans la religion !

3.  Les efforts d’interprétation émis par des savants du Fiqh - notamment des savants modernes - et les avis qui leur ont paru corrects, qu’ils n’ont pas pris la peine d’étayer par des preuves des textes révélés, mais plutôt qu’ils ont présentés comme des faits établis, jusqu’à ce qu’ils deviennent des Sunnas que les gens suivent !

Toute personne qui a des connaissances dans sa religion sait bien qu’il n’est pas permis de suivre ces choses-là, car il n’y a de Sharî’a que ce qu’Allah a prescrit. On peut encore admettre, pour celui qui voit certains actes comme corrects – à condition qu’il ait le niveau pour fournir un effort de recherche (Mujtahid) – qu’il a le droit, lui seulement, de mettre en pratique ce qu’il considère comme correct, et qu’Allah ne lui en tient pas rigueur. Quant au fait que les gens considèrent ces actes comme faisant partie de la religion et de la Sunna, [je dis] non, et encore non. Comment [pourrait-on admettre cela en effet] alors que certains de ces actes sont en contradiction avec les actes du Prophète sallahou alayhi wa’salam, comme nous allons le montrer par la suite, si Allah le veut ?

4.     Les habitudes (‘Âdât) et les superstitions (Khurafât) qui n’ont aucun fondement dans la religion, et que n’approuve pas la raison. [On ne tiendra aucun compte de cela] même si quelques ignorants les ont pratiquées et en ont fait leur loi, et même s’il existe des gens qui les soutiennent, ne serait-ce que dans une partie de leurs actes. [Peu importe aussi si ceux-là] prétendent faire partie des gens de science et se font passer pour tels.

Sachez aussi que la gravité de ces innovations varie : certaines sont des actes d’associationnisme (Shirk) et de la mécréance (Kufr) pure comme vous allez le constater, et d’autres sont d’un degré de gravité moindre. Cependant, il faut savoir que la moindre innovation que la personne puisse commettre dans la religion – aussi petite soit-elle - est interdite à partir du moment où il est devenu clair que c’est une innovation. Donc, il ne faut pas croire – comme certains le pensent – que certaines innovations font partie des choses détestables (Makrûh) seulement. Comment !… alors que le Prophète sallahou alayhi wa’salam a dit : « Toute innovation est égarement et tout égarement mène en Enfer », c’est-à-dire celui qui la commet.

L’imam Ash-Shâtibî a démontré cela de la meilleure manière dans son excellent ouvrage Al- I’tiçâm. L’innovation est donc une chose extrêmement grave et la plupart des gens n’en sont pas toujours conscients ; seul un groupe parmi les savants sait cela. Il suffit comme preuve à cela la parole du Prophète sallahou alayhi wa’salam : « Allah a suspendu le repentir de tout innovateur, jusqu’à ce qu’il délaisse son innovation. »[1]

Enfin, je conclus en rapportant aux lecteurs le conseil d’un grand imam qui fait partie des plus grands savants musulmans anciens, cheikh Hassan ibn ‘Alî Al-Barbahârî (mort en l’an 329 de l’hégire). Il a suivi la voie de l’imam Ahmad (il a étudié chez ses élèves), qu’Allah le Très-Haut lui fasse miséricorde, et il a dit : « Méfiez-vous des petites innovations, car les petites innovations se répètent jusqu’à ce qu’elles deviennent grandes. Et chaque innovation qui a été commise dans la communauté [des musulmans] était au début petite, et elle ressemblait à la vérité. Puis, celui qui s’est mis à la pratiquer fut trompé au point où il ne parvînt plus à s’en défaire, et l’innovation s’agrandit.

Puis, les gens la considérèrent comme une religion qu’il faut pratiquer. Examine – qu’Allah te fasse miséricorde - tout ce que tu entends dire des gens de ton époque en particulier et ne t’empresse pas [de l’accepter], et n’accepte rien d’eux avant de t’être posé la question : est-ce qu’un des Compagnons du Prophète sallahou alayhi wa’salam, ou un savant en a parlé ? Si tu en trouves trace [chez les Compagnons ou les savants], alors prends ce que tu a entendu, et tiens-t’en à cela sans dépasser [cette limite], et ne le délaisse pour rien d’autre, car tu tomberais en Enfer […]

Sache - qu’Allah te fasse miséricorde – que l’islam du musulman n’est complet que s’il suit [les textes révélés], y donne foi et s’y soumet. Celui qui prétend qu’il reste des choses de l’islam que les Compagnons de l’Envoyé d’Allah sallahou alayhi wa’salam ne nous ont pas montré de manière suffisante, les a traités de menteurs. Ce point suffit comme division [qu’il a créée entre eux et lui] et comme insultes [qu’il a proférées envers eux], et c’est un innovateur, un égaré, qui égare les gens avec lui et qui a inventé dans l’islam une chose qui n’en fait pas partie. »

Je dis (cheikh Al-Albânî) : « Qu’Allah fasse miséricorde à l’imam Mâlik, qui a dit : « Le succès des dernières générations ne s’obtiendra qu’à travers ce qui a fait le succès de la première génération de cette communauté. Ce qui ne faisait pas partie de la religion à cette époque-là n’en fait pas non plus partie aujourd’hui. »

Qu’Allah prie sur notre Prophète sallahou alayhi wa’salam qui a dit : « Je n’ai laissé aucune chose qui vous rapproche d’Allah sans vous enjoindre de l’accomplir, et je n’ai laissé aucune chose qui ne vous En éloigne, et qui vous rapproche du Feu, sans vous interdire de la faire. »

Et louange à Celui par Qui s’accomplissent les bienfaits.

Extrait des "Rites du Pèlerinage et de la 'Umra"

Comment les musulmans doivent-ils agir entre eux lorsqu'ils divergent ?


SHEIKH MUHAMMAD IBN SÂLIH AL-'UTHAYMÎNE (RAHIMAHULLÂH)
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